Publié par : gperra | 14 janvier 2018

Mon recueil de citations de Paul Eluard en 2018

2018

« Sommes-nous deux ou suis-je solitaire ? »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 24

2018

« La vérité c’est que j’aimais

Et la vérité c’est que j’aime

De jour en jour l’amour me prend première. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 24

2018

« Rien ne peut déranger l’ordre de la lumière

Où je ne suis que moi-même

Et ce que j’aime. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 25

2018

« Je suis ma mère et mon enfant

En chaque point de l’éternel. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 26

2018

« Savoir vieillir, savoir passer le temps. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 26

2018

« Être la source invariable et transparente

Toujours être au cœur blanc

Une goutte de sang

Une goutte de feu toujours renouvelée. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 27

2018

« Il se mit à genoux pour un premier baiser

La nuit était pareille à la nuit d’autrefois

Et ce fut le départ et la fin du passé. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 27

2018

« Pour qu’elle soit neige bénie

Sous l’aile tiède d’un oiseau

Lorsque le sang coule plus vite

Dans les veines du vent nouveau. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 28

2018
« Mais entre nous

Une aube naît de chair ardente

Et bien précise

Qui remet la terre en état. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 28

2018

« Nous avançons d’un pas tranquille

Et la nature nous salue

Le jour incarne nos couleurs

Le feu nos yeux et la mer notre union. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 28

2018

« Je finirai bien par barrer la route

Au flot des rêves imposés

Je finirai bien par me retrouver. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 29

2018

« Nous prendrons possession du monde. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 29

2018

« Plus léger et limpide est l’enfant que j’étais

L’enfant que je serai

Et la femme que je protège

La femme dont j’assume

L’éternelle confiance. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 31

2018

« Mais du bonheur promis et qui commence à deux

La première parole est déjà un refrain confiant. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 34

2018

« Que ma parole pèse sur la nuit qui passe. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 35

2018

« Les derniers arguments du néant seront vaincus. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 43

2018

« Nous deux nous ne vivons que pour être fidèles à la vie. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 44

2018

« Mon orgueil n’a pas tort

Le monde ancien ne peut me toucher je suis libre. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 49

2018

« Je ne suis pas un fils de roi je suis un homme debout qu’on a voulu abattre. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 49

2018

« Tu dressais une haute épée

Comme un drapeau dans le vent contraire

Tu dressais ton regard contre l’ombre et le vent

Des ténèbres confondantes. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 50

2018

« A jamais sur terre

Tout remue et chante

Change et prend plaisir. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 60

2018

« Il est très tard ferme les yeux demain rayonne

Demain mieux qu’aujourd’hui tu connaîtras le monde. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 70

2018

« Ce bateau s’enfonçait à jamais dans la brume

De loin en loin qui dit la haine

De proche en proche dit l’amour. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 71

2018

« Un enfant naît en moi qui n’est pas d’aujourd’hui. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 80

2018

« Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 83

2018

« Le jour est paresseux mais la nuit est active. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 83

2018

« Je vis encore et je partage

Le blé le pain de la beauté

Sans autre lumière que naître et qu’exister. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 105

2018

« Et voici l’herbe qui poussa dans notre enfance. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 105

2018

« Malgré douleur mon cœur point ne dévie. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 106

2018

« L’aurore en moi pouvait creuser son nid

Et rayonner, subtile et protectrice,

Sur mes semblables qui auraient fleuri. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 106

2018

« Un jour viendra où je serai parmi

Les constructeurs d’un vivant édifice,

La foule immense où l’homme est un ami. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 106

2018

« Et sur la terre et sous le ciel

Hors de mon cœur et dans mon cœur

Second bourgeon première feuille verte

Que la mer couvre de ses ailes

Et le soleil au bout de tout venant de nous. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 107

2018

« Je suis devant ce paysage féminin

Comme une branche dans le feu. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 107

2018

« Les plus ténus dessins du feu

Préparent l’incendie ultime. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 111

2018

« Où est la lettre sans réponse

Et la poussière des paroles

Cette confiance dans la vie

Qui tout à coup devient silence ? »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 112

2018

« Je suis le germe du désordre. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 112

2018

« Mon passé se dissout je fais place au silence. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 112

2018

« Je n’oublie rien de ces oiseaux de grande espèce

Qui nous guident qui nous enlèvent

Et qui font des trous dans l’azur. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 113

2018

« Nous n’irons pas au but un par un mais par deux. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 114

2018

« Le jour est une orange parfumée

Se tranches de soleil et d’air pur font la joie

Des amoureux conscients de leur paresse

Le jeu consiste à être heureux. »

Paul Éluard, Marc Chagall,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 118

2018

« Notre naissance est perpétuelle. »

Paul Éluard, Marc Chagall,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 118

2018

« Je suis partout en toi, partout où bat ton sang. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 123

2018

« Rien n’a pu te réduire à toi-même. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 132

2018

« L’aurore apparaît à tout âge

A tout âge s’ouvre la porte

Étincelante du courage. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 133

2018

« Sourire aux anges est réel. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 137

2018

« Un feu d’homme un seul feu d’homme

Un seul baiser

Et ce qui doit brûler brûle. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 153

2018

« Je réponds de la vie je réponds d’aujourd’hui. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 157

2018

« Je suis sur terre et tout est sur terre avec moi. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 157

2018

« Les étoiles sont dans mes yeux j’enfante les mystères

A la mesure de la terre suffisante. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 157

2018

« Seul dans la nuit je dois régner. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 160

2018

« Chaque jour un petit peu plus. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 160

2018

« Ton travail a le poids de tout travail utile. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 164

2018

«  Toi, tu vas dans la rue avec confiance.

Tu sais que l’homme s’amalgame avec l’idée qu’il a des autres.

Et que nous ne sommes nombreux et fidèles que dehors. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 165

2018

« Tu es ce rocher d’où tous les hommes qui espèrent se lancent dans l’inconnu avec toute leur raison, avec cette innocence qui leur permet d’avoir raison. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 166

2018

« La misère noire serait de voir là où il n’y a rien à voir que soi, de s’arrêter sur la première marche du monde : sa propre vie, de se saluer mortel et de se retirer. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 167

2018

« Ton drapeau flotte contre le vent. Et tu avances en combattant. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 169

2018

« On a le monde derrière soi et devant soi. L’œuvre accomplie est œuvre à faire, car, le temps de se retourner, elle a changé. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 170

2018

« Tout est sans cesse à réinventer, à revoir,

Travailler devient un plaisir. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 170

2018

« Il y aura, demain, sur la place bien entretenue de notre cœur, une foule unie, intelligente, heureuse – victorieuse. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 170

2018

« Irrémédiable vie

Vie à toujours chérir. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 176

2018

« Mais un immense drapeau bat

Comme un miroir dans la lumière

Célébrant à la fois défaites et victoires

Dans les mains de celui qui sans trembler regarde

La coupe de son cœur sur le tranchant du temps. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 178

2018

« Et je me dresse face au froid. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 180

2018

« J’accepte le danger d’être amoureux je vis. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 181

2018

« Je suis le très aimable

Et le très obstiné gardien du feu léger. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 181

2018

« Explique si tu peux pourquoi c’est ce visage

Et non un autre qui s’arrête devant toi. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 205

2018

« Aime, aime

Et tu te sentiras devenir comme un chêne

Et la forêt sera ton ombre

Les oiseaux les étoiles se poseront sur ta tête

Tu ne dormiras plus qu’en un autre sommeil

Et des yeux sans sommeil veilleront dans les tiens. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 205

2018

« L’espoir est un bœuf labourant un champ

Et c’est un flambeau labourant la vue. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 212

2018

« Je parle et la porte s’ouvre. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 215

2018

« Il fallait y croire il fallait

Croire que l’homme a le pouvoir

D’être libre d’être meilleur

Que le destin qui lui est fait. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 217

2018

« Mais du côté de l’homme, les portes s’ouvrent toutes grandes. Son sang coule avec sa peine, et son courage de vivre malgré la misère, contre la misère, étincelle sous le pavé boueux, enfantant des prodiges. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 218

2018

« Combattre pour son droit rend la nuit sans durée. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 226

2018

« Nous ne voulons plus avoir froid

Dans nos os et dans nos pensées

Prenons couleur contre malheur

Prenons bonheur contre injustice. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 228

2018

« Seul exercice la bonté

Seule manœuvre la raison

Avec ses mille et mille oiseau

Portés de planète en planète. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 229

2018

« Que le plus clair courage éclaire le langage ! »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 230

2018

« J’écarte de ma terre tout fardeau stérile

Et ma faim fait ma force et j’ai le droit de vivre. »

Paul Éluard, Perspectives,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 245

2018

« J’ai réfléchi mon chemin sur la terre

J’ai creusé dans mes yeux mon désir d’avancer. »

Paul Éluard, Perspectives,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 257

2018

« Le monde est sur la table des métamorphoses. »

Paul Éluard, Léda,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 264

2018

« Je rougirai quand le froid me prendra

Et je serai de neige dans les flammes. »

Paul Éluard, Léda,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 268

2018

« Je suis la vie et il n’y a rien d’autre

J’ai moi des ailes tout en feu. »

Paul Éluard, Léda,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 268

2018

« Jour après jour malheur fait place à l’aube. »

Paul Éluard, La saison des amours,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 277

2018

« L’homme en grandeur au cœur d’un monde impérissable

Inscrit son ombre au ciel et son feu sur la terre. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 279

2018

« Chaque homme est à construire entier

Chaque vallée à féconder

Chaque arbre à éclairer d’en bas

Demain a l’ardeur du bonheur. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 282

2018

« Alors les cieux s’ouvrirent comme une grenade mûre du Nouvel An

Et toutes les étoiles se dispersèrent au seuil de l’Immortalité. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 288

2018

« Nous avons déployé les ailes de nos âmes

Ébloui la lumière de la Liberté

Étendu nos mains en extase

Pour ramasser les étoiles. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 288

2018

« Écoute… Loin, très loin, comme s’il surgissait des entrailles de la lumière

Le clairon du matin retentit.

Il t’appelle à la lutte sur l’autel du sacrifice. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« La vie éveille en toi des mondes magnifiques. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« C’est l’heure : mon esprit et mon cœur se lèvent, tout s’éveille en moi. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« Je me sens farouche et léger, je flambe et je m’élance dans le feu,

Je communie avec la vie la plus profonde. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« Des ailes poussent à nos cœurs et nous nous lançons en avant ! »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« En dépit de tout, dans le chagrin, dans le danger, dans la terreur, j’ai su dire les raisons noires et blanches de l’espoir. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 303

2018

« Je dure

pour me perfectionner. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 303

2018

« Même si je n’avais eu, dans toute ma vie, qu’un seul moment d’espoir, j’aurai livré ce combat. Même si je dois le perdre, car d’autres le gagneront. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 304

2018

« L’aube s’éveille et je m’éveille

Et la promesse d’être heureux

Suis mon serment d’être immortel. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 306

2018

« La sève monte et la terre s’accroît

Et moi je gagne le plus dur combat. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 307

2018

« Rien que l’espoir et la confiance

Le même bien la même force. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 307

2018

« Je nais je meurs j’ouvre et ferme la porte

Je suis au cœur de ce qui meurt d’éclore. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 312

2018

« Être unis c’est le bout du monde

Le cœur de l’homme s’agrandit

Le bout du monde se rapproche. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 314

2018

« Nous avons pénétré le feu

Il faut qu’il nous soit la santé

Nous nous levons comme les blés

Et nous ensemençons l’amour. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 314

2018

« Flamme pour flamme jour pour jour

Ici l’on se pense en lumière

Et le ciel sur la terre

C’est la volonté d’y voir clair. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 318

2018

« Il n’y a qu’une vie c’est donc qu’elle est parfaite. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 320

2018

« La grande nuit pâlit

La mort salue la vie

L’arc-en-ciel est vivant

du sang sous notre peau. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 320

2018

« Nous jurons par l’offrande de nos mains tendues

Que tout est terminé que tout va commencer

Sans que rien ne ressemble à ce qui a été. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 320

2018

« Je ne regrette rien

J’avance. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 322

2018

« Au jour généreux des victoires

Se définit ma volonté. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 324

2018

« Immensément réelle elle réinventait

Une terre accordée une terre natale

Et des yeux pour y voir

Que tout vaut d’être vu

Sans dérision comme un caillou

Au fond d’un puits

Et comme un arbre mort

Qui fait la joie du gui. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 327

2018

« Faute de vivre l’on vivote. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 327

2018

« Merveille c’est d’aimer encore

Malgré ce mur illimité. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 328

2018

« T’aimer chante assez haut la nuit

Pour allumer un autre monde

Que celui de ma propre vie

T’aimer me rend à tous les hommes. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 328

2018

« Il faut réanimer le monde de demain

Mais sans vieillir

Si j’ai vieilli rien ne sera

Du jour ni de la nuit nul suc ne coulera

Si je n’ai dans les mains la force d’un jeune homme. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 333

2018

« Signal la fumée au soleil

Mon cœur dégèle

Parole un essaim d’abeilles

Mon cœur si mort revient au monde. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 333

2018

« Les nuits apprennent à marcher

L’aube bégaie

La vie rivale est réarmée

Je sors du berceau du tombeau. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 334

2018

« Je vis je suis libre de voir. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 334

2018

« Un taureau tirant à terre

Comme un arc comme une épée

Fendant l’homme en son milieu

Et construisant dans le sang

Les fondations du soleil. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 335

2018

« Je lutte je suis ivre de lutter pour vivre.»

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 337

2018

« Dans la clarté d’autrui j’érige ma victoire. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 337

2018

« Et grâce à tes baisers qui me liaient au monde

Je me suis retrouvé faible comme un enfant

Fort comme un homme et digne de mener mes rêves

Vers le feu doux de l’avenir. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 338

2018

« Et celui qui parlait de loin s’entendit répondre de près. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 339

2018

« J’ai besoin de mains dans les miennes

Besoin d’un cœur pour m’éprouver

Si je suis seul l’aurore est vaine. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 340

2018

« Voici demain qui règne aujourd’hui sur la terre. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 342

2018

« Le cœur a tant d’espace qu’il défie les astres

Il est comme une vague qui n’a pas de fin

Il est comme une source éternisant la chair. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 342

2018

« La majesté de vivre désavoue la mort. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 342

2018

« Et voici que le monde

est un objet utile

Objet voluptueux

indestructible et roi

Que la vie a comblé en même temps que l’homme. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 343

2018

« Car travailler pour vivre est agir sur la vie. »

Paul Éluard, Hommages,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 352

2018

« Espérer c’est être fort. »

Paul Éluard, Hommages,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 358

2018

« Le mot frontière

est un mot borgne

L’homme a deux yeux pour voir le monde. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 370

2018

« Le temps ne sépare rien

L’éternité me rejoint. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 371

2018

« Le travail est vivant

La fatigue est joyeuse

Je respire au-delà

De ma propre poitrine. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 373

2018

« C’est la douce loi des hommes

De changer l’eau en lumière

Le rêve en réalité

Et les ennemis en frères. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 377

2018

« Après avoir lavé son visage au soleil

L’homme a besoin de vivre

Besoin de faire vivre et il s’unit d’amour

S’unit à l’avenir. »

Paul Éluard, Un poème,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 381

2018

« Et la fidélité, c’est de garder les yeux ouverts, sur soi-même et sur le monde, à l’endroit du miroir, à l’envers du miroir pour interdire la nuit. »

Paul Éluard, Première anthologie vivante de la poésie du passé, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 385

2018

« Tout a changé et tout changera, mais il faudra toujours confondre le langage de la réalité et celui de l’imagination, le possible et l’espoir, voir clair dehors, voir clair en soi, réfléchir, agir et être heureux. »

Paul Éluard, Première anthologie vivante de la poésie du passé, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 385

2018

« Et le mensonge peut être simplement l’acceptation sans combat de la très basse et sordide réalité. Ne pas mentir, c’est d’abord s’emparer de la réalité, la dominer. »

Paul Éluard, Remarques sur le questionnaire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 394

2018

« C’est la graine enfouie qui fait le blé grandi. Le jardinier, le laboureur ne peuvent que protéger sa croissance. »

Paul Éluard, Remarques sur le questionnaire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 396

2018

« L’amour est au travail il est infatigable. »

Paul Éluard, Le visage de la paix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 408

2018

« La force deviendra de plus en plus légère

Nous respirerons mieux nous chanterons plus haut. »

Paul Éluard, Le visage de la paix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 409

2018

« Rends ton cœur enfantin. »

Paul Éluard, Grain-d’aile,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 412

2018

« Le tout est de s’entendre parler, de bien savoir ce que l’on dit. »

Paul Éluard, Grain-d’aile,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 414

2018

« Ô toi mon agitée et ma calme pensée

Mon silence sonore et mon écho secret

Mon aveugle voyante et ma vue dépassée

Je n’ai plus eu que ta présence

Tu m’as couvert de ta confiance. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 424

2018

« Les flots de la rivière

La croissance du ciel

Le vent la feuille et l’aile

Le regard la parole

Et le fait que je t’aime

Tout est en mouvement. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 425

2018

« Les moissons sont brûlées à nous le renouveau

Fleur et fruit de mémoire ont force d’avenir. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 427

2018

« Maintenant je me lève car tu t’es levée

Rose du feu sur les cendres du feu

Et mon amour est bien plus grand que mon passé. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 427

2018

« Et je respire et je me double

Du vent qui va vers le printemps. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 428

2018

« Il suffit d’avancer pour vivre

D’aller droit devant soi

Vers tout ce que l’on aime. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 435

2018

« Mais l’enfant nouveau-né nie le cours des saisons

Il rayonne il demeure aux portes de la vie

Feu liquide déluge du désir de vivre

Toujours le même enfant immortel éternel

A l’horizon de l’homme même éclat solaire. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 437

2018

« Rien de ce qui périt n’a de prise sur toi

Et tu ne veux pas avoir froid

Notre printemps est un printemps qui a raison. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 439

2018

« J’allais vers toi

J’allais sans fin vers la lumière

La vie avait un corps

L’espoir tendait sa voile. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 441

2018

« Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit

Promettait à l’aurore des regards confiants. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 441

2018

« Dans l’amour la vie a toujours

Un cœur léger et renaissant

Rien n’y pourra jamais finir

Demain s’y allège d’hier. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 443

2018

« La nuit n’est jamais complète

Il y a toujours puisque je le dis

Puisque je l’affirme

Au bout du chagrin une fenêtre ouverte. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 444

2018

« Pour matinale m’accorder

Une perpétuelle enfance. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 445

Publicités
Publié par : gperra | 1 janvier 2018

Songe de la Vie

J’écoute la vie, l’oreille collée à la paroie d’un mur derrière lequel jouerait un orchestre de blues clandestin. Je ne vois pas ses musiciens, mais je sens ses vibrations contre ma peau et je peux emporter chaque chanson dans ma poitrine.

Moi qui ait si longtemps séjourné parmi les morts, je n’ai plus à craindre désormais le débordement d’un fleuve dont les crues n’obéissent à aucune injonction sacerdotale. Car la nouvelle année commence chaque fois qu’il est nécessaire qu’une étoile paraisse pour guider une vie humaine, et se moque des calculs calendaires des astrologues assermentés.

Corps contre corps, je danse avec la vie dont la sueur me découvre l’intimité. J’apprends à me laisser guider par elle, mais aussi à prendre le relais lorsqu’elle veut que la danse m’appartienne et que je sois son cavalier.

Et chaque pas posé dans le bon tempo devient aussi primordial qu’un lever de soleil orange sur la grande mer bleutée. Lorsque tu colles ton front contre ma joue et que je sens tes poumons comprimer tes seins sur ma chemise blanche de fête, comment pourrais-je décider de quitter la piste où tu m’as entraîné ?

La vie m’a accordé sa danse et je n’ai pas passé mon tour, inscrit en toutes lettres dans son carnet de bal parfumé. Car c’est par sa main fermée dans la mienne que s’est ouvert le désir d’aimer.

Publié par : gperra | 30 décembre 2017

Regards vers l’arrière : 2017

L’année qui commence avec le déménagement de Collado Villalba à San Sebastian de los Reyes, à bout de bras, de bus en trains et inversement, pendant deux jours.

Les cours de Littérature française et d’histoire de la Philosophie que je donne aux élèves espagnols, avec François et Eva.

Le hammam de San Sebastian de los Reyes, où je reste des heures de suite jusqu’à la tombée de la nuit, passant d’eaux en eaux, de lumières en lumières.

Les samedis de semi-marathons dans les montagnes, suivis de la piscine et du ciné.

Le Parque del Retiro dans le froid de janvier la nuit tombée.

Les cours de Balboa et de Lindy Hop avec Lou, les cours de Jazz Step avec Petrina, les cours de Blues avec Maria et Joaco.

La solitude de l’expatrié.

Le retour précipité de mars.

La drôle de course en sac de l’élection présidentielle, suivie sur Youtube en terres lointaines depuis mon téléphone portable.

La bonne droite envoyé dans le visage de la nonne-sorcière au moment précis où elle s’asseyait sur son trône sculpté de vanité et de folie.

La grande inquiétude du mois de juin.

Le long et beau voyage : Pérou, Chili, Argentine, Bolivie. 
Les étoiles de la Valle del Elqui et mes retrouvailles avec les anneaux de Saturne.
Le cercle des volcans du désert d’Atacama qui m’entoure comme une assemblée de trolls festifs.

Les lions de mer querelleurs et gloutons sur le port de Quoquimbo.

Mes pieds glacés dans mes chaussures foulant le sel encore sombre du Salar de Uyuni avant que le soleil ne se lève.

L’émotion profonde du Museo de la Memoria de Santiago du Chili et les larmes des visiteurs revenant sur les traces de la souffrance de tout un pays.
Les arcs en ciel se déployant sur la mer en face de Puerto Montt, comme des prières de l’Ocean Pacifique.

Le mauve si majestueux du ciel de Punta Arénas, à la fin de ce continent dont j’atteinds les bords au cœur de l’hiver austral.

L’armure étincelante du glacier Perito Moreno, partant pour la bataille comme au premier jour du monde.
Le petit troupeau maniganceur de septembre, broutant les pâquerettes amères du Parc de Sceaux. 

Quelques visages et quelques couleurs : boucles de cheveux d’or de l’Ukraine, rousseur de l’Argentine, noirceur lisse du Chili, noir ondulant d’origine italo-andine.

Les premiers cours d’aïkido. 

Retrouver les amis et son chez-soi, confirmer la construction de vrais liens, plus solides que le temps, plus larges que les limites d’une vie. 
Plus de structure, plus de raison, plus de cohérence et davantage de prudence à chaque pas, pour chaque décision, à chaque rencontre, rendant l’irrationnel plus insupportable et indésirable que jamais.

Publié par : gperra | 23 septembre 2017

Rio de Janeiro

Publié par : gperra | 23 août 2017

Songe d’un Oiseau des mers glacées

L’oeuf dans lequel tu viens au monde est une petite enclave de chaleur menacée sur la vaste banquise, que veillent tour à tour tes parents. Ainsi serais-je moi aussi cette part d’humanité résistant au froid qui tue la grandeur voulant éclore de nos actes.

La face avant de ton corps resplendit de blanc éblouissant. Ainsi serais-je moi aussi adonné à la clarté du jour lorsque mes yeux seront tournés vers le monde, jusqu’à ce que ma conscience soit emplie de la couleur des nuages et de la neige lorsque je pense.

La face arrière de ton corps est couverte du noir de la nuit la plus profonde. Ainsi porterais-je moi-aussi vaillament dans l’existence la part nocturne de mon être et de la vie, dans laquelle je me fonde et me ressource.

Sur ta poitrine se dessine un éclat jaune-orange aussi surprenant que le soleil du matin émergeant de l’océan austral. Ainsi adonnerais-je moi-aussi mon cœur à l’astre d’or de la générosité, pour aller toujours de l’avant, jusqu’aux pôles inhabités.

Tu plonges dans la mer glacée pour t’y nourrir et virevolter dans les flots en compagnie des grands mammifères marins. Ainsi chercherais-je moi-aussi la nourriture de mon âme en suivant les forts courants poissonneux de la vie, faisant joyeusement la course avec ceux dont les nages sont des danses que je dois apprendre.

Tu te dresses intensément vertical dans l’immensité désertique de la Terre de Feu. Ainsi veillerais-je aussi farouchement que toi à ma droiture, malgré le vent qui renverse et couche tout ce qui est faible.

Toi qui vas peut-être disparaître de ce monde tant est fragile ton espèce, comme est délicate ici-bas la persistance du Bien, je te garderai vivant, gourmand et querelleur dans ma mémoire reconnaissante, car tu fus l’Homme avant même qu’il y ait des hommes.

Publié par : gperra | 20 août 2017

Songe d’un Lac bleuté

Lorsque je suis entré sans trop savoir comment dans la bataille de mon temps, je n’avais pas idée de la place qui serait la mienne dans les rangs de ceux qui combattaient, ni quelle sorte de victoire je pouvais espérer si ceux-ci l’emportaient. J’ai seulement marché là où la lumière de la pensée éclairait mon chemin, sans m’attendre à me retrouver au centre des combats, où la première ligne peut sentir la sueur rance des soldats de l’autre bord qui poussent contre ses boucliers.

La guerre a fendu mon casque, entaillé mon armure, couvert ma poitrine et mes bras de cicatrices, mais elle a aiguisé mon épée au tranchant sans pareil. Car je n’ai pas déserté lorsque l’ennemi paraissait si fort que le passage vers la ville lui semblait grand ouvert.

Ce combat était devenu le mien, et je ne recevais mes ordres que de mon propre cœur. J’entrais ainsi dans le temps présent, après en avoir été si longtemps éloigné. Et je ne quitterais ce champs où pleuvent les projectiles enflammés que lorsque mon époque aura entendu l’heure de la relève sonner.

Je pourrais alors venir dresser ma sépulture au bord du grand lac bleuté, d’où émergea jadis la culture et la dignité. Et je me dresserai immobile dans l’éternité, comme une pierre levée dont le seul rôle sera de poser son regard sur le paysage, sans aller plus loin que l’horizon où passent les nuages, sans dépasser la ligne que dessine la crête des montagnes, sans désirer un bleu plus somptueux que celui du ciel que le soleil invincible parcourt sans un bruit.

Les champs dorés, la terre rouge et les eaux bleues seront mon empire loin des terres convoitées, où personne ne passe jamais, si ce n’est parfois quelques voyageurs en quête de vérité, à qui je n’adresserais pas la parole, ni n’indiquerais l’emplacement du peu d’or que j’aurais peut-être enterré, mais que j’inviterais à s’asseoir aux côtés de ma pierre levée, où une svelte salamandre aura été gravée, pour contempler ensemble un moment le grand lac bleuté.

Publié par : gperra | 20 août 2017

Songe d’un Lac turquoise

En allant si loin jusqu’au bout des chemins et de toi-même, où les distances sont si vastes que les montures s’épuisent parfois avant d’être arrivées, tu aurais pu t’attendre à ce que les paysages rencontrés bousculent ton être émerveillé.

Pourtant, quand le grand lac turquoise se découvrit à tes yeux dans toute sa majesté, tu mis du temps à comprendre que sa beauté n’avait plus rien d’une apparence, ni d’une surface sur laquelle ton âme habituellement glissait.

Tu restais interdit devant lui comme un oiseau dont le coeur s’était arrêté, attendant que cesse ce spectacle si beau qu’il ne pouvait décemment durer.

Mais chaque fois que ton regard y revenait, il te fallait te rendre à l’évidence d’une existence qui se maintenait. Face à toi s’étendait cette verte immensité qui semblait respirer, plus grande que l’horizon des montagnes bleutées qui la bordaient, comme si le monde n’avait pas ici les règles qu’il doit partout respecter.

Et tu te demandais comment avait pu t’apparaître avec une telle netteté, comme une image échappée de tes rêves les plus sacrés, la réserve de vie que ton coeur garde cachée, pure comme un lac d’une terre jamais incarnée, gardée par les Andes comme un trésor inviolé, impétueuses et libres sous le ciel vibrant de clarté, ces eaux turquoises et douces où chaque jour tu viens t’abreuver.

20170810_113814

20170810_113748

Publié par : gperra | 12 août 2017

Lago Argentino

Publié par : gperra | 9 août 2017

Songe d’un Glacier

Il fut un temps où la planète fermait peu à peu ses paupières de glace sur les continents, ne laissant pénétrer dans son coeur somnolant qu’un étroit filet de lumière crépusculaire. Les glaciers étaient descendus des montagnes en conquérants invincibles qui recouvraient et arrasaient tout sur leur passage. Le grand sommeil de plusieurs millénaires était venu, contre lequel il était inutile de se révolter.

Vinrent alors les hommes du froid, dont la poitrine était pleine d’étoiles et dont les mains portaient le feu qui ne s’éteind point. Leurs êtres se logeaient si profondément dans le sacré que jamais leur intelligence n’aurait songé à modifier le cours d’un ruisseau où flottaient d’étincelants cristaux de givre pour le détourner, ni à imaginer d’autres couleurs que celles qui pénétraient leurs âmes lorsque les immenses steppes déversaient sur eux leur lumière.

Quand ils marchaient dans le vent blanc, quand ils suivaient les traces des bêtes à sang chaud dont la viande était un chant dans leurs bouches, quand ils peignaient leur amour du monde sur les roches, ils pouvaient parfois se dire que le grand sommeil n’aurait pas de fin et que l’humanité demeurerait cet éternel enfant au coeur pur qui pleurait de joie en regardant les branches des arbres ployer sous le poids de la neige miroitant dans le petit matin.

Mais les sages qui observaient les cimes enneigées voyaient bien que les montagnes continuaient de veiller, mesurant avec attention la distance qui les séparaient du Soleil, sentant se tendre le lien invisible qui, traversant le vide, les reliait à lui comme un muscle qui un jour se contracterait de nouveau.

Ainsi, quand on entendit dans la plaine le premier grondement de tonnerre provenant de la glace s’effondrant dans le grand lac d’eau claire, certains surent que les temps avaient changés et que l’astre du jour rappelait vers sa face ses créatures endormies. L’eau comprit qu’elle devait désormais ruisseler vers l’inconnu, loin de la sécurité du froid où elle s’était si longtemps blottie, pour que la vie se déploie une fois encore dans une majestueuse arborescence multicolore, au risque de se souiller, de se perdre elle-même et d’oublier son propre nom.

Les glaciers se retirèrent alors doucement vers les montagnes, laissant leurs enfants jouir de la liberté dans la plaine qui s’était mise à verdoyer, acceptant de n’être plus que le vestige de temps anciens qui bientôt seraient oubliés. Mais ceux qui gravissent les montagnes et parfois rencontrent leurs falaises impassibles, flamboyantes d’un bleu si beau qu’il commande de tomber à genoux devant lui, sentent que le temps des glaciers reviendra un jour, quand nous serons tous allé au bout des jeux et des guerres que permettent la chaleur et la lumière, pour que règne à nouveau sans partage la paix du sommeil et de la glace.

Publié par : gperra | 9 août 2017

Gregoire and the anthroposophes !

IMG-20170808-WA0021

Older Posts »

Catégories