Publié par : gperra | 14 janvier 2019

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Publié par : gperra | 8 janvier 2019

Mon recueil de poésie grecque ancienne en 2019

2019

« Et ils allaient, au bord des flots retentissants. Le vent, bon compagnon, les poussait sur la mer. »

Homère,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La vérité, la vérité entière et pure, nous l’énonçons d’une voix sûre. »

Hésiode,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Donc, que chacun combatte, armé du fer tranchant, pour sa cité, ses enfants et son champ ! »

Tyrtée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Honte à celui qui cède ! »

Tyrté,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mordez-vous donc la lèvre, et, brandissant vos lames, enracinés au poste de combat, combattez hardiment et sans rompre le rang. »

Tyrtée, cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Apollon, notre roi, tu découvres les crimes et ne manques jamais de punir les méchants. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Cœur, mon cœur sans espoir, toi que les maux assiègent, résiste et défends-toi ! Sache éviter les pièges. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et si tu vaincs, n’exulte pas, sois sans orgueil !

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Supporte les malheurs et accepte les joies. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et, sur le doux duvet moelleusement porté, moi, l’oiseau du printemps et du tranquille été, bleu comme l’eau des mers, je planerais. »

Alcman,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Toi si pareille au lin en fleur. »

Alcman,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand le vent est au nord, seul un pilote inepte met à la voile. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre ennemi est couché sous la terre : voici le temps du bon vin et des filles. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le vin, mon cher garçon, et dans le vin, la vérité. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Tu m’as fait oublier mes maux. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’amour m’agite, hélas, comme le vent secoue le tronc d’un jeune chêne. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il est pareil aux dieux, l’homme qui te regarde, sans craindre ton sourire, et tes yeux, et ta voix. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et la vie était douce et notre cœur en paix. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Hélas, nul être humain n’a longtemps son bonheur. Mais cet étroit lien que l’Amour a lié, mieux vaut le regretter que l’avoir oublié. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La pomme, sur la branche haute, pend toujours. Mais à qui la faute ? Sur l’arbre, durant la cueillée, cueilleurs, l’avez-vous oubliée ? »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais je désire encor. Mon âme désolée goûte encor le soleil et les fleurs printanières. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le troupeau en passant a brisé la jacinthe. Elle fleurit encor contre le sol couchée. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mes paroles ne sont qu’un souffle, un air léger. Mais douces. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il a su, enrichissant son âme, vivre, penser, combattre, obtenir, s’efforcer. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« S’il le fallait, sans deuil il pourrait renoncer aux biens trop éloignés, au but peu accessible, content dorénavant de jouir du possible. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Son aisance est suprême, il s’impose à autrui, il se connaît soi-même. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand les chiens attaquent, le loup les tient en respect. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand la colère enflamma les deux partis, moi seul, entre eux, médiateur, je me tins. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le juste entre au lieu saint et sans rite il est pur. L’onde lustrale est inutile à la vertu. »

La poésie des oracles,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’aube a réveillé le bruyant rossignol. »

Ibycos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et comme un vieux cheval qu’on ramène à la piste,
Tremblant de tout ton corps aux signes du danger,
Tu frémis des chemins où tu vas t’engager. »

Ibycos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, dur forgeron, m’a jeté sur l’enclume. Il a trempé mon cœur dans les torrents glacés. »

Anacréon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, riant, me frappe avec sa balle d’or et m’invite à jouer. »

Anacréon,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Accorde-moi de rendre, ô Zeus, haine pour haine et amour pour amour. »

Théognis, cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je préfère être heureux que sombre et maudissant. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Un homme juste est un rempart, une acropole. Mais il est insulté par la canaille folle. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La justice d’abord, ensuite, la santé, puis posséder l’objet par le cœur convoité. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Pour traverser le temps, je t’ai donné des ailes. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Comme un lion, j’ai pris le faon – sans le manger. Comme un guerrier, j’ai pris la ville – sans la piller. Comme un cocher, j’attelle et selle – sans chevaucher. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Comme un jeune poulain dans les champs pleins de fleurs, sans songer à ton maître, à sa chute, à sa perte, tu cours, crinière au vent, et vas chercher ailleurs l’orge, la bonne eau fraîche et la douce herbe verte. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ne fais pas fond sur l’homme errant à l’étranger : s’il retourne au pays, tout en lui va changer. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je ne respire bien qu’au lieu où je suis né. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Que le Père, là-haut, nous entende et nous sauve, et qu’il calme d’un mot, s’il veut, l’océan fauve, et que tout soit en paix, notre cœur et les cieux. »

Simonide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le danger est grand et ne veut pas d’un lâche. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Qu’est l’homme ? Que n’est pas l’homme ? L’homme est le rêve d’une ombre. Mais quelquefois, comme un rayon descendu d’en haut, la lueur brève d’une joie embellit sa vie, et il connaît quelque douceur. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Qu’est Dieu ? Ce qu’est le Tout. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre or s’éprouve à la pierre de touche. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais Tout est toujours l’Un, et l’Un est toujours Tout. »

Empédocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour fleurit la chair et nous unit à tout ce qui est beau. »

Empédocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton âme est héroïque et ton cœur est viril. »

Eschyle,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Air divin, et toi, souffle ailé des vents fougueux ! Et vous, sources des fleuves ! Et toi, rire infini des vagues écumantes ! Et toi, œil du soleil, regard immaculé ! Soyez témoins de mes épreuves. »

Eschyle,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je souffrirais. Ce que j’ai fait me réconforte. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je naquis pour aimer et non pas pour haïr. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, ô doux enfants, n’est pas rien que l’Amour. L’âme vivante et respirante le reçoit. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Esclave de corps, mais d’esprit libre. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La vieillesse jamais n’accable les vrais sages. Leur esprit, alerté par de divins messages, nourri de jour, est prophétique, et jusqu’au bout sert les humains. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais moi, suivant ma quête, évitant les abus et les erreurs haïssables, je vivrai jour et nuit tourné vers les seules choses impérissables ! »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Justice, lève ton puissant glaive ! »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Sois bon pour les vivants. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ce qui est néant va au néant. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Si Zeus tonne,

eh bien moi je pète, et de mon bruit recouvre son fracas. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il suffit de lever pieusement les yeux vers le doux peuple des airs ! Ils répondent à qui les appelle. »

Aristophane,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Difficile Vertu qui nous coûtes si cher. Ô le plus bel objet qu’en ce monde de chair on puisse atteindre et conquérir ! Pour toi, ô Vierge, lutter, souffrir, mourir est pour un Grec un beau sort. »

Aristote,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019
« Montre-lui, ô grand Zeus, que l’âme qui s’adapte avec art, avec sagesse, à ta volonté, s’installe à tout jamais dans la félicité. Instruis chaque pensée et dirige chaque acte. »

Cléanthe,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La douceur de l’amour surpasse toutes choses. »

Nossis,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« J’aime. Et les amants méritent qu’on les aide. »

Bion et Moschus,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je veux suivre ma route noire, et que ma vie austère et dure enfin m’amène sur l’extrême rebord de la sagesse humaine. »

Antipater de Sidon,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Apprends, ô ma pauvre âme, à craindre la beauté. »

Méléagre de Gagara,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Toute la nuit je danse, ou, couronné de roses, je chante et fais sonner ma lyre sous mes doigts. Car, parmi les dessins que dans l’ombre on peut lire, le ciel nous offre aussi sa Couronne et sa Lyre. »

Marcus Argentarius,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« N’oppose pas au beau désir un cœur farouche. »

Alphée de Mytilène,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’âme est d’or, et l’amour est sa pierre de touche. »

Alphée de Mytilène,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Moi qui passe et qui meurs, je vous contemple, étoiles ! Je m’associe, infime, à cette immensité. Je goûte, en vous voyant, ma part d’éternité. »

Ptolémée l’astronome,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Moi, je t’offre l’amour, la tendre intimité, le rire, le propos qui succède au baiser, la douce liberté, parfois, de refuser. »

Straton de Sardes,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Nous voici à ce moment si court où nous pouvons, sans indécence, aimer d’amour. »

Straton de Sardes,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Franchis la région où règnent les tempêtes ! »

Hymnes orphiques,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Tu rentres aujourd’hui au pays dont tu vins. »

Hymnes orphiques,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Où donc est passé l’or de ton brillant matin ? »

Rufin,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton vin-miel désormais partout ruissellera. »

Nonnos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre vie ? Un spectacle. Apprends donc, mon vieux frère, hilarant, à jouer la farce, ou, au contraire, à vivre, héros tragique, et jusqu’au dénouement, en plein danger, en plein malheur, en plein tourment. »

Palladas,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« En mon sein allumez le pur feu de l’esprit, et donnez-moi ce don divin, la voix qui persuade et le mot qui convainc. »

Proclus,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton corps est affranchi après les maux soufferts : déjà, et de tout temps, ton âme était sans fers. »

Damascius,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

Publié par : gperra | 31 décembre 2018

Regards vers l’arrière : 2018

Le combat, qu’il importe peu de gagner de perdre, puisque nous quittons ce monde un jour ou l’autre et que seul la trace de notre vaillance et de notre intelligence demeure. Ainsi mon étendard flotte-t-il au vent, tandis que j’avance en combattant !

La fin du Blues. Mais une douche dont le sol est fait de galets !

Et tandis que je suis au beau milieu d’un petit combat, au mois de février, retentit cet appel si important, pour qui je suspend ma propre lutte et au service duquel je me met – comme un hoplite engagé dans une bataille entre deux villages qui recevrait soudain au milieu de la mêlée une lettre lui demandant de quitter le champs de bataille où il s’est engagé, afin de rejoindre la guerre pour laquelle son pays se prépare.

Faire aimer la philosophie remplit mon coeur de miel.

La violence aristocratique d’une bureaucrate en partance vers sa retraite dorée où l’attendra sa conscience longtemps délaissée.

Mes deux premiers stages de Iaïdo : la concentration extrême des enchaînements de gestes, la recherche du meilleur de moi-même à chaque recommencement, jusqu’au dépassement de soi.

Le voyage en Bulgarie et en Grèce.

Le soleil couchant sur les remparts de Thessalonique.

La mer verte des oliviers, s’étendant au loin jusqu’à la mer bleutée, contemplée depuis les petits sentiers qui descendaient du sanctuaire de Delphes, à flanc de falaise.

La sublime mélancolie de la tête penchée d’Athéna, la stupeur de la présence flamboyante de Korée, la puissance du combat des Centaures et des Hommes, tout proche de la resplendissante Acropole, dont la beauté donna autrefois le sentiment de surplomber et domniner le monde.

Les restes de l’école de Platon, sur un terrain vague ou la saleté et la pauvreté s’étendent désormais.

La splendeur douce et rosée de la mer qui borde Epidaure. Le long périple sous un soleil de plomb et la perfection circulaire d’un amphithéâtre parfait.

La Méditerranée, et les millénaires d’histoire qui entrent dans ma tête et dans mon coeur.

La chute de la sorcière et de son domaine de manigances. Le fier nécromant quittant la piste éclairée la queue entre les jambes.

Le soleil couchant flamboyant sur la mer huileuse du port de Marseille où le lendemain je parle, pour que la vérité ne soit plus cachée.

La trace de ma parole, laissée à Nancy, pour que reste mon message au-delà du temps et de ma personne, dénonçant le mensonge centenaire et tellement sombre qu’il a pu croître si longtemps à l’abris des regards.

Des friandises aux haricots rouges et à la graisse de baleine venues tout droit du Japon !

Mon sixième kyû, obtenu à la stupéfaction des dieux du cosmos !

Publié par : gperra | 23 novembre 2018

Valencia

Publié par : gperra | 18 août 2018

Songe d’une Toge

Quand la main ou le bras, la poitrine où les hanches, le bassin ou le torse sont enveloppés, effleurés, doucement portés ou caressés par l’étoffe, il semble que le corps revienne paisiblement à lui-même.

Car elle ne dort que d’un oeil, la main qui s’étend nonchalamment dans l’écharpe qui la retient en suspend contre la poitrine : son propre poids qui tend le drap la fascine ! La voici qui prends conscience d’exister, peut-être à part entière, peut-être éprouvant encore sourdement son attachement au reste du corps.

La volupté de la toge éveille en effet chaque partie à elle-même, disloquant cet ensemble qui pourtant maintient encore rêveusement son unité. La personne drapée est là, affirmant la possession du corps par son âme. Mais n’est-ce pas plutôt celle-ci que le corps happe, la faisant chuter dans la mer de la multiplicité des sensations ?

La tête dont les yeux étrangement songeurs ne regardent ni dedans ni dehors mais semble adonnée voluptueusement à sa rondeur n’ignore-t-elle pas superbement le cou qui la porte ? Et les bras ne s’élancent-ils pas d’eux-mêmes dans le vent et dans la lumière ?

La silhouette toute entière pourrait-elle ainsi devenir une meute de membres et d’organes réclamant chacun leurs territoires et se livrant à des guerres fratricides, affaiblissant jusqu’aux frontières de sa peau et les remparts des tissus qui la bordent ? Non car la toge enveloppe et contient ce qu’elle a fragmenté, comme un empire assemblant ses contrées sous une même loi mais accueillant tout les dieux et toutes les langues, refusant la contradiction de la chair et de l’esprit.

Ainsi est-ce sans doute pour cela que la toge devait disparaître. Et que le Crucifié qui hurle jusqu’aux cieux qu’il n’est pas sa propre viande qui saigne devait remplacer dans les temples les statues de marbres si magnifiquement vêtues d’un majestueux silence, serreinement emplies d’amour de soi et du monde.

Publié par : gperra | 16 août 2018

Songe d’Artemis

Voici les terres où les montagnes sont couvertes de pins droits, de roches nues et de ruisseaux glacés qui disent à l’homme de regagner son monde, lorsque l’éclat de la lune leur confère la parole.

Que ferait la pensée dans ces territoires où la faim est la seule loi ? Que ferait l’habitude de l’âtre lorsque le vent – charriant de lourds nuages – met chaque créature en alerte et éveille cet obscur sentiment de pouvoir à chaque instant être arraché à sa propre existence ? Que signifierait notre désir d’amitié lorsque seuls les liens de l’allaitement et du sexe relient ici entre eux les êtres ?

Le vertige de la nuit dans ces espaces où la sensation de n’être que soi-même n’a plus aucun sens ouvrait encore autrefois les portes donnant sur les parties sauvages de nous-mêmes. Nous sentions alors galoper sous les étoiles cette force vierge qui connaissait la proximité du commencement de la vie et l’intimité de la mort imminente.

Pour croire, il suffisait en ce temps-là de sentir. La foi n’avait rien de ces décisions volontaires où le repentir ressemble à une auto-assignation à comparaître. Et la forêt n’avait presque pas besoin de temples pour indiquer les lieux où elle voulait que soient déposées ses offrandes.

Mais les routes ont peu à peu élargie la conscience du monde et la forme de toute croyance. Le dieu qui ne voulait dépendre d’aucuns paysages ni d’aucunes terres a pris lentement la place de ces anciens visages qui n’avaient d’humains que la face. Et la déesse des choses violentes s’en fût elle-aussi, déposant en nous son étrange nostalgie qui s’éveille parfois lorsque nous rêvons que nous pourrions la suivre en nous unissant au cortège des bêtes qui forme un cercle hurlant autour de son corps en fuite.

Un jour pourtant viendra peut-être où le dieu unique et tout-puissant que notre tête a savamment placé aussi haut que possible n’aura lui non plus aucune évidence sensible à nous offrir. Car lorsque les voyages s’étendront jusqu’aux planètes et à d’autres soleils, comment les cieux pourront-ils encore offrir leur asile aux concepts deïfiés que nous nichons aujourd’hui de force dans ses plus obscures anfractuosités ? Et lorsque la relativité de toute verticale aura été éprouvée par ceux qui auront goûté au cosmos, comment la vieille transcendance pourra-t-elle encore traverser nos os ?

Publié par : gperra | 14 août 2018

Songe de Sparte

Était-ce un fleuve de feu que l’on pouvait parfois ressentir dans ses cuisses lorsque l’on parcourait autrefois les sentiers sinueux de Laconie ? Était-ce la voix des montagnes elles-mêmes qui traversait son corps de bas en haut lorsque le marcheur levait les yeux jusqu’à leurs cimes vertes et sombres ? Etait-ce cette puissance surgissant du sol qu’il sentait donner forme aux images flottantes dans l’enceinte de son esprit et qu’il voulait ensuite peindre ou fixer dans la pierre ?

Mais comment ne pas s’apercevoir que ce qui élevait ainsi l’homme dans une nouvelle et féroce dignité devenait le fantôme de soi-même en se changeant en pensées ?

Lorsque Sparte un jour décida d’abandonner les images, ce ne fut pas par haine de cette étrange lumière orange du soir qui semblait arracher les objets à la réalité tout en leur conférant l’espace d’un instant une netteté inégalée. Ce fût pour qu’un peuple au moins reste fidèle à cette gerbe prodigieuse que la terre grecque avait fait venir au monde et qui allait tout changer.

Et pourtant, si c’est à la volonté qu’est donné le pouvoir de construire l’univers qui lui convient, elle fermera tout accès à ce qui n’est pas rouge sang. Les mots ne franchiront plus le mur des dents serrées. Le crâne deviendra casque, enserrant le cerveau dans un corset de rituels où l’homme ne respire plus. Et bientôt l’enfant a peine sorti du ventre – qui n’a pas à proclamer ses promesses avant l’heure – sera précipité dans le ravin meurtrier du jugement.

Tout se dresse, se fige et se meurt dans le fer. Mais il est une plus grande volonté que la volonté qui s’adore ! Et il est une plus belle fidélité que celle de tenir ses positions !

Car celui qui façonne et ouvrage les pierres des routes où se poseront ensuite ses propres pas explore des pays qu’il n’aurait pas imaginé traverser, avec des compagnons différents de ceux du petit régiment qui lui était attribué. Laissons donc notre propre volonté nous surprendre ! Et ne forgeons pas de cuirasses que nous ne pourrons plus ôter !

Publié par : gperra | 11 août 2018

Songe d’Asclépios

Au petit matin, seul sur la plage que l’aurore avait choisit pour paraître, le disque incandescent du soleil faisait ruisseler vers moi une rivière de lumière chevauchant les eaux bleues-pastèles de la mer. Et voici que mon corps semblait pris dans un flux rectiligne qui le submergeait du désir d’être toujours dressé face à la vie comme un fier guerrier dans son armure de bronze.

J’étais alors tellement adonné à la puissance du jour que j’en aurais volontiers oublié la provenance nocturne de cette lumière dorée. Pourtant, cette boisson du ciel mêlée de miel n’aurait jamais pu m’être offerte sans que la veille ne se fasse en moi la quiétude de la mer aux vagues roses où je m’étais plongé.

Car la paix n’est rien d’autre que la satiété de la beauté des paysages : ils mentent, ces hommes qui prétendent la donner dans l’attouchement d’un regard ou l’imposition de leurs mains ! Seules peuvent l’offrir ces terres qui semblent distendre le lien qui les amarre au monde.

Ainsi le dieu guérisseur que l’on venait de loin trouver à Épidaure n’était-il peut-être rien de plus que les collines, que les arbres et que les flots de cette contrée. Lorsqu’il montrait parfois son visage, au coeur de la nuit, dans les rêves du dormeur fatigué par la douleur et terrassé par la fatalité, il avait dans les yeux le miroitement d’une source qui avait longuement serpenté sous la terre. Et le murmure du filet d’eau glacé qui parcourait le temple sous la nuit etoilée resonnait dans son coeur comme la voix d’un ami dont le nom lui était inconnu, mais qui veillait sur sa vie.

Aujourd’hui, il n’est plus de pays où nous devons nous rendre lorsque nous cherchons l’amour, la guérison ou un simple conseil de sagesse, puisque nous avons compris que les dieux ne sont les seigneurs d’aucun lieux et que nul astre ne cherche sa demeure sous les cieux. Pourtant, celui qui vit est encore celui qui voyage et celui qui retrouve la santé sait se tenir debout quand le soleil se lève pour lui sur la mer.

 

Publié par : gperra | 11 août 2018

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