Publié par : gperra | 2 juillet 2019

Un spectacle a ne pas manquer !

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Publié par : gperra | 10 mai 2019

Songe de la Vaillance

Pareil au Cimmérien attendant la charge sous le soleil du désert où se dressent des pierres levées, je m’adresse au dieu qui ne répond pas lorsqu’on lui demande son aide, mais qui assiste à la bataille les yeux grands ouverts, en attente de vaillance.

Comme ce guerrier des temps anciens, je sais que le combat sera inégal. Mais j’ai tiré profit du temps qui m’a été donné, creusant des fossés, plantant des pieux dans le sol, affutant le tranchant de mes lames et rassemblant chacune des flèches que j’ai pu trouver dans le sable.

Je suis seul contre beaucoup d’autres, flanqué d’une petite troupe dépenaillée, loin des villes, sur ces terres en friches que les veilleurs de la raison ont jadis délaissées. Le fracas des armes ne les réveillera plus que lorsqu’il cognera contre leurs portes embourgeoisées. Je ne compte que sur nos propres forces et sur l’aide de ceux qui reviendront d’entre les morts pour combattre à nos côtés.

Au loin, les voici qui s’avancent, faisant onduler la ligne de l’horizon, fouettant leurs chevaux et hurlant leur soif de vengeance, désirant écorcher mes chairs et égorger mes mots. Ils bandent leurs muscles et raidissent leurs joues de certitude et de cruauté.

Tandis que le martèlement de leurs sabots frappe le sol comme un tambour qui emplit d’un grondement sinistre le silence de la plaine, mon nom ne tremble pas et ma respiration trouve son propre rythme.

Il ne m’appartient pas de gagner ni de mener cette guerre à son terme. Mais il m’appartient dors et déjà de l’avoir déclarée, aussi haut et fort que ma voix pouvait porter.

Et maintenant qu’ils galopent en déployant leurs filets, que je bondis sur la dune et brandis mon épée, qu’une première flèche siffle et transperce l’un de leurs cavaliers, tout là-haut dans les cieux aux nuages irisés, celui qui aime la vaillance a délaissé son banquet, et se penche sur le monde pour mieux nous regarder.

https://veritesteiner.wordpress.com/2019/03/12/acharnement-judiciaire-contre-gregoire-perra-et-nouvel-appel-aux-dons/

Publié par : gperra | 14 janvier 2019

Soutenir Grégoire Perra

https://wp.me/P3JzIF-1d2

Publié par : gperra | 8 janvier 2019

Mon recueil de poésie grecque ancienne en 2019

2019

« Et ils allaient, au bord des flots retentissants. Le vent, bon compagnon, les poussait sur la mer. »

Homère,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La vérité, la vérité entière et pure, nous l’énonçons d’une voix sûre. »

Hésiode,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Donc, que chacun combatte, armé du fer tranchant, pour sa cité, ses enfants et son champ ! »

Tyrtée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Honte à celui qui cède ! »

Tyrté,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mordez-vous donc la lèvre, et, brandissant vos lames, enracinés au poste de combat, combattez hardiment et sans rompre le rang. »

Tyrtée, cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Apollon, notre roi, tu découvres les crimes et ne manques jamais de punir les méchants. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Cœur, mon cœur sans espoir, toi que les maux assiègent, résiste et défends-toi ! Sache éviter les pièges. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et si tu vaincs, n’exulte pas, sois sans orgueil !

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Supporte les malheurs et accepte les joies. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et, sur le doux duvet moelleusement porté, moi, l’oiseau du printemps et du tranquille été, bleu comme l’eau des mers, je planerais. »

Alcman,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Toi si pareille au lin en fleur. »

Alcman,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand le vent est au nord, seul un pilote inepte met à la voile. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre ennemi est couché sous la terre : voici le temps du bon vin et des filles. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le vin, mon cher garçon, et dans le vin, la vérité. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Tu m’as fait oublier mes maux. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’amour m’agite, hélas, comme le vent secoue le tronc d’un jeune chêne. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il est pareil aux dieux, l’homme qui te regarde, sans craindre ton sourire, et tes yeux, et ta voix. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et la vie était douce et notre cœur en paix. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Hélas, nul être humain n’a longtemps son bonheur. Mais cet étroit lien que l’Amour a lié, mieux vaut le regretter que l’avoir oublié. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La pomme, sur la branche haute, pend toujours. Mais à qui la faute ? Sur l’arbre, durant la cueillée, cueilleurs, l’avez-vous oubliée ? »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais je désire encor. Mon âme désolée goûte encor le soleil et les fleurs printanières. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le troupeau en passant a brisé la jacinthe. Elle fleurit encor contre le sol couchée. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mes paroles ne sont qu’un souffle, un air léger. Mais douces. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il a su, enrichissant son âme, vivre, penser, combattre, obtenir, s’efforcer. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« S’il le fallait, sans deuil il pourrait renoncer aux biens trop éloignés, au but peu accessible, content dorénavant de jouir du possible. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Son aisance est suprême, il s’impose à autrui, il se connaît soi-même. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand les chiens attaquent, le loup les tient en respect. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand la colère enflamma les deux partis, moi seul, entre eux, médiateur, je me tins. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le juste entre au lieu saint et sans rite il est pur. L’onde lustrale est inutile à la vertu. »

La poésie des oracles,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’aube a réveillé le bruyant rossignol. »

Ibycos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et comme un vieux cheval qu’on ramène à la piste,
Tremblant de tout ton corps aux signes du danger,
Tu frémis des chemins où tu vas t’engager. »

Ibycos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, dur forgeron, m’a jeté sur l’enclume. Il a trempé mon cœur dans les torrents glacés. »

Anacréon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, riant, me frappe avec sa balle d’or et m’invite à jouer. »

Anacréon,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Accorde-moi de rendre, ô Zeus, haine pour haine et amour pour amour. »

Théognis, cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je préfère être heureux que sombre et maudissant. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Un homme juste est un rempart, une acropole. Mais il est insulté par la canaille folle. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La justice d’abord, ensuite, la santé, puis posséder l’objet par le cœur convoité. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Pour traverser le temps, je t’ai donné des ailes. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Comme un lion, j’ai pris le faon – sans le manger. Comme un guerrier, j’ai pris la ville – sans la piller. Comme un cocher, j’attelle et selle – sans chevaucher. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Comme un jeune poulain dans les champs pleins de fleurs, sans songer à ton maître, à sa chute, à sa perte, tu cours, crinière au vent, et vas chercher ailleurs l’orge, la bonne eau fraîche et la douce herbe verte. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ne fais pas fond sur l’homme errant à l’étranger : s’il retourne au pays, tout en lui va changer. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je ne respire bien qu’au lieu où je suis né. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Que le Père, là-haut, nous entende et nous sauve, et qu’il calme d’un mot, s’il veut, l’océan fauve, et que tout soit en paix, notre cœur et les cieux. »

Simonide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le danger est grand et ne veut pas d’un lâche. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Qu’est l’homme ? Que n’est pas l’homme ? L’homme est le rêve d’une ombre. Mais quelquefois, comme un rayon descendu d’en haut, la lueur brève d’une joie embellit sa vie, et il connaît quelque douceur. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Qu’est Dieu ? Ce qu’est le Tout. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre or s’éprouve à la pierre de touche. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais Tout est toujours l’Un, et l’Un est toujours Tout. »

Empédocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour fleurit la chair et nous unit à tout ce qui est beau. »

Empédocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton âme est héroïque et ton cœur est viril. »

Eschyle,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Air divin, et toi, souffle ailé des vents fougueux ! Et vous, sources des fleuves ! Et toi, rire infini des vagues écumantes ! Et toi, œil du soleil, regard immaculé ! Soyez témoins de mes épreuves. »

Eschyle,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je souffrirais. Ce que j’ai fait me réconforte. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je naquis pour aimer et non pas pour haïr. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, ô doux enfants, n’est pas rien que l’Amour. L’âme vivante et respirante le reçoit. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Esclave de corps, mais d’esprit libre. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La vieillesse jamais n’accable les vrais sages. Leur esprit, alerté par de divins messages, nourri de jour, est prophétique, et jusqu’au bout sert les humains. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais moi, suivant ma quête, évitant les abus et les erreurs haïssables, je vivrai jour et nuit tourné vers les seules choses impérissables ! »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Justice, lève ton puissant glaive ! »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Sois bon pour les vivants. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ce qui est néant va au néant. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Si Zeus tonne,

eh bien moi je pète, et de mon bruit recouvre son fracas. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il suffit de lever pieusement les yeux vers le doux peuple des airs ! Ils répondent à qui les appelle. »

Aristophane,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Difficile Vertu qui nous coûtes si cher. Ô le plus bel objet qu’en ce monde de chair on puisse atteindre et conquérir ! Pour toi, ô Vierge, lutter, souffrir, mourir est pour un Grec un beau sort. »

Aristote,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019
« Montre-lui, ô grand Zeus, que l’âme qui s’adapte avec art, avec sagesse, à ta volonté, s’installe à tout jamais dans la félicité. Instruis chaque pensée et dirige chaque acte. »

Cléanthe,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La douceur de l’amour surpasse toutes choses. »

Nossis,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« J’aime. Et les amants méritent qu’on les aide. »

Bion et Moschus,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je veux suivre ma route noire, et que ma vie austère et dure enfin m’amène sur l’extrême rebord de la sagesse humaine. »

Antipater de Sidon,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Apprends, ô ma pauvre âme, à craindre la beauté. »

Méléagre de Gagara,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Toute la nuit je danse, ou, couronné de roses, je chante et fais sonner ma lyre sous mes doigts. Car, parmi les dessins que dans l’ombre on peut lire, le ciel nous offre aussi sa Couronne et sa Lyre. »

Marcus Argentarius,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« N’oppose pas au beau désir un cœur farouche. »

Alphée de Mytilène,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’âme est d’or, et l’amour est sa pierre de touche. »

Alphée de Mytilène,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Moi qui passe et qui meurs, je vous contemple, étoiles ! Je m’associe, infime, à cette immensité. Je goûte, en vous voyant, ma part d’éternité. »

Ptolémée l’astronome,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Moi, je t’offre l’amour, la tendre intimité, le rire, le propos qui succède au baiser, la douce liberté, parfois, de refuser. »

Straton de Sardes,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Nous voici à ce moment si court où nous pouvons, sans indécence, aimer d’amour. »

Straton de Sardes,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Franchis la région où règnent les tempêtes ! »

Hymnes orphiques,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Tu rentres aujourd’hui au pays dont tu vins. »

Hymnes orphiques,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Où donc est passé l’or de ton brillant matin ? »

Rufin,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton vin-miel désormais partout ruissellera. »

Nonnos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre vie ? Un spectacle. Apprends donc, mon vieux frère, hilarant, à jouer la farce, ou, au contraire, à vivre, héros tragique, et jusqu’au dénouement, en plein danger, en plein malheur, en plein tourment. »

Palladas,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« En mon sein allumez le pur feu de l’esprit, et donnez-moi ce don divin, la voix qui persuade et le mot qui convainc. »

Proclus,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton corps est affranchi après les maux soufferts : déjà, et de tout temps, ton âme était sans fers. »

Damascius,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

Publié par : gperra | 31 décembre 2018

Regards vers l’arrière : 2018

Le combat, qu’il importe peu de gagner de perdre, puisque nous quittons ce monde un jour ou l’autre et que seul la trace de notre vaillance et de notre intelligence demeure. Ainsi mon étendard flotte-t-il au vent, tandis que j’avance en combattant !

La fin du Blues. Mais une douche dont le sol est fait de galets !

Et tandis que je suis au beau milieu d’un petit combat, au mois de février, retentit cet appel si important, pour qui je suspend ma propre lutte et au service duquel je me met – comme un hoplite engagé dans une bataille entre deux villages qui recevrait soudain au milieu de la mêlée une lettre lui demandant de quitter le champs de bataille où il s’est engagé, afin de rejoindre la guerre pour laquelle son pays se prépare.

Faire aimer la philosophie remplit mon coeur de miel.

La violence aristocratique d’une bureaucrate en partance vers sa retraite dorée où l’attendra sa conscience longtemps délaissée.

Mes deux premiers stages de Iaïdo : la concentration extrême des enchaînements de gestes, la recherche du meilleur de moi-même à chaque recommencement, jusqu’au dépassement de soi.

Le voyage en Bulgarie et en Grèce.

Le soleil couchant sur les remparts de Thessalonique.

La mer verte des oliviers, s’étendant au loin jusqu’à la mer bleutée, contemplée depuis les petits sentiers qui descendaient du sanctuaire de Delphes, à flanc de falaise.

La sublime mélancolie de la tête penchée d’Athéna, la stupeur de la présence flamboyante de Korée, la puissance du combat des Centaures et des Hommes, tout proche de la resplendissante Acropole, dont la beauté donna autrefois le sentiment de surplomber et domniner le monde.

Les restes de l’école de Platon, sur un terrain vague ou la saleté et la pauvreté s’étendent désormais.

La splendeur douce et rosée de la mer qui borde Epidaure. Le long périple sous un soleil de plomb et la perfection circulaire d’un amphithéâtre parfait.

La Méditerranée, et les millénaires d’histoire qui entrent dans ma tête et dans mon coeur.

La chute de la sorcière et de son domaine de manigances. Le fier nécromant quittant la piste éclairée la queue entre les jambes.

Le soleil couchant flamboyant sur la mer huileuse du port de Marseille où le lendemain je parle, pour que la vérité ne soit plus cachée.

La trace de ma parole, laissée à Nancy, pour que reste mon message au-delà du temps et de ma personne, dénonçant le mensonge centenaire et tellement sombre qu’il a pu croître si longtemps à l’abris des regards.

Des friandises aux haricots rouges et à la graisse de baleine venues tout droit du Japon !

Mon sixième kyû, obtenu à la stupéfaction des dieux du cosmos !

Publié par : gperra | 23 novembre 2018

Valencia

Publié par : gperra | 18 août 2018

Songe d’une Toge

Quand la main ou le bras, la poitrine où les hanches, le bassin ou le torse sont enveloppés, effleurés, doucement portés ou caressés par l’étoffe, il semble que le corps revienne paisiblement à lui-même.

Car elle ne dort que d’un oeil, la main qui s’étend nonchalamment dans l’écharpe qui la retient en suspend contre la poitrine : son propre poids qui tend le drap la fascine ! La voici qui prends conscience d’exister, peut-être à part entière, peut-être éprouvant encore sourdement son attachement au reste du corps.

La volupté de la toge éveille en effet chaque partie à elle-même, disloquant cet ensemble qui pourtant maintient encore rêveusement son unité. La personne drapée est là, affirmant la possession du corps par son âme. Mais n’est-ce pas plutôt celle-ci que le corps happe, la faisant chuter dans la mer de la multiplicité des sensations ?

La tête dont les yeux étrangement songeurs ne regardent ni dedans ni dehors mais semble adonnée voluptueusement à sa rondeur n’ignore-t-elle pas superbement le cou qui la porte ? Et les bras ne s’élancent-ils pas d’eux-mêmes dans le vent et dans la lumière ?

La silhouette toute entière pourrait-elle ainsi devenir une meute de membres et d’organes réclamant chacun leurs territoires et se livrant à des guerres fratricides, affaiblissant jusqu’aux frontières de sa peau et les remparts des tissus qui la bordent ? Non car la toge enveloppe et contient ce qu’elle a fragmenté, comme un empire assemblant ses contrées sous une même loi mais accueillant tout les dieux et toutes les langues, refusant la contradiction de la chair et de l’esprit.

Ainsi est-ce sans doute pour cela que la toge devait disparaître. Et que le Crucifié qui hurle jusqu’aux cieux qu’il n’est pas sa propre viande qui saigne devait remplacer dans les temples les statues de marbres si magnifiquement vêtues d’un majestueux silence, serreinement emplies d’amour de soi et du monde.

Publié par : gperra | 16 août 2018

Songe d’Artemis

Voici les terres où les montagnes sont couvertes de pins droits, de roches nues et de ruisseaux glacés qui disent à l’homme de regagner son monde, lorsque l’éclat de la lune leur confère la parole.

Que ferait la pensée dans ces territoires où la faim est la seule loi ? Que ferait l’habitude de l’âtre lorsque le vent – charriant de lourds nuages – met chaque créature en alerte et éveille cet obscur sentiment de pouvoir à chaque instant être arraché à sa propre existence ? Que signifierait notre désir d’amitié lorsque seuls les liens de l’allaitement et du sexe relient ici entre eux les êtres ?

Le vertige de la nuit dans ces espaces où la sensation de n’être que soi-même n’a plus aucun sens ouvrait encore autrefois les portes donnant sur les parties sauvages de nous-mêmes. Nous sentions alors galoper sous les étoiles cette force vierge qui connaissait la proximité du commencement de la vie et l’intimité de la mort imminente.

Pour croire, il suffisait en ce temps-là de sentir. La foi n’avait rien de ces décisions volontaires où le repentir ressemble à une auto-assignation à comparaître. Et la forêt n’avait presque pas besoin de temples pour indiquer les lieux où elle voulait que soient déposées ses offrandes.

Mais les routes ont peu à peu élargie la conscience du monde et la forme de toute croyance. Le dieu qui ne voulait dépendre d’aucuns paysages ni d’aucunes terres a pris lentement la place de ces anciens visages qui n’avaient d’humains que la face. Et la déesse des choses violentes s’en fût elle-aussi, déposant en nous son étrange nostalgie qui s’éveille parfois lorsque nous rêvons que nous pourrions la suivre en nous unissant au cortège des bêtes qui forme un cercle hurlant autour de son corps en fuite.

Un jour pourtant viendra peut-être où le dieu unique et tout-puissant que notre tête a savamment placé aussi haut que possible n’aura lui non plus aucune évidence sensible à nous offrir. Car lorsque les voyages s’étendront jusqu’aux planètes et à d’autres soleils, comment les cieux pourront-ils encore offrir leur asile aux concepts deïfiés que nous nichons aujourd’hui de force dans ses plus obscures anfractuosités ? Et lorsque la relativité de toute verticale aura été éprouvée par ceux qui auront goûté au cosmos, comment la vieille transcendance pourra-t-elle encore traverser nos os ?

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