Publié par : gperra | 31 décembre 2020

Regards vers l’arrière : 2020

Mon destrier jaune sort de son antre où il avait dormi tant d’années, henissant dans l’année qui commence. Et me voici délivré des ventres collectifs des vers de fer qui sillonnent la terre de Paris. Promesse d’une future traversée des Andes ?

Et la danse, le cinéma, le sabre, les cours d’espagnol qui soudain s’arrêtent.

Ce silence incroyable, pendant les premières nuits.

Me voici qui court sur la coulée verte, bientôt plus rapide que Flash, tel un éclair dans la nuit, où sous les applaudissements de 20h qui ne me sont pas destinés, mais que je prends pour moi à la volée.

Ce midi d’avril où je me rend à l’hôpital de Vitry et le médecin masqué, les yeux si pleins de douceur et d’humanité, qui m’annonce que ma mère va mourir, sauf si… Cette après-midi où je reste en bas du bâtiment, ne pouvant monter la voir deux étages plus haut, mais restant là, au plus près, tandis que les rayons du soleil se teintent d’oranger, la joie étrange et incongrue d’être à ma place. Ce soir où, avec ma sœur, nous avons l’une des conversations les plus importantes de notre vie, et où nous prenons la bonne décision. Ce moment, comme un noeud au cœur, où nous lui disons adieu par écrans interposés, tandis qu’elle ouvre les bras comme un oiseau qui bat des ailes pour faire entrer l’air dans ses poumons. Cette nuit où je veille jusqu’à l’aurore, une petite flamme à mes côtés, une amie du bout de la France qui me soutient dans l’épreuve de sa voix chaude et pastelle, cuite par la fumée comme un pain brioché, bien au delà des frontières du sommeil.

Ce beau matin où j’entends la voix de ma mère vivante, pleine d’un souffle à faire plier les arbres.

Les longues conversations au téléphone, pour tout et ne rien se dire, tandis que tout autour la vie reste arrêtée. Les ballades dans les recoins inexplorés de mon quartier.

Les rochers de Fontainebleau que je retrouve, 20 ans après, pendant tout l’été. Ils ne m’ont pas oublié, eux qui avaient été témoins des commemcements de ma délivrance.

La philosophie de nouveau transmise et moi qui tient le choc de la nouveauté, bien protégé des hurlements des anthroposophes, qui croyaient pouvoir cerner ma demeure, ma vie et mon travail de leur complot de bouillasse pourtant si savammemt concocté durant plusieurs années.

Ces anthroposophes qui se révèlent cette année au monde, avec autant de bêtise qu’ils en contiennent dans leurs ventres, et qui s’enfoncent encore un peu plus profondément dans un puits de honte publique dont ils ne ressortiront plus désormais, révélant le danger qu’ils représentent pour la civilisation.

Le depart de Sarane, comme une envolée, après avoir tant lutté.

Une trahison. Encore une. Un masque qui tombe et non des moindres, dans les derniers jours de décembre. Mais qui tombe parce que je l’ai décidé, parce qu’il aura fini par se craqueler sous mon regard et révéler derrière un visage de manipulateur vicieux, furieux que je ne lui ai pas tout donné, refusant de rendre son butin de pirate (un homme dont le mal était dès l’origine inscrit dans son nom), protégeant sa bassesse par la violence, utilisée froidement comme un outil de tout les jours.

Une année où est venue dans ma vie ce petit plaisir tranquil d’un bavardage regulier, comme un charmant gazouillis que j’écoute distraitement, que je bois à petites gorgées comme un vin doux, moi qui parle en pesant chaque mot et reste toujours si sobre.

Une année où la victoire a ouvert ses ailes blanches au-dessus de mon existence et est venue se poser sur mon épaule dans le grand soleil flamboyant, pour y demeurer.

Publié par : gperra | 26 décembre 2020

So sweet, so cat…

Publié par : gperra | 24 décembre 2020

Songe de l’Aventure

Sur ses chemins ensoleillés, la vie t’a invité à  marcher :

Commences, ma fille, la longue route qui traverses vallons et bosquets, ton bagage à ton dos, plein de valeurs dorées et de gâteaux sucrés ! Ne crains pas l’aventure, car les rencontres viendront remplir tes poches vides de voyageuse fatiguée, chaque fois que les vivres te viendront à manquer !

Sur ses chemins de pluie, la vie t’a invité à danser :

Élances-toi, ma fille, sur la piste éclairée, la démarche chaloupée, les hanches qui swinguent et le corps endiablé ! Sous les projecteurs caressant de leurs feux ton  plus beau décolleté, dans la musique qui gronde une parole révoltée, fait claquer bruyamment tes pas sur le parquet !

Sur ses chemins balayés de grands vents, la vie t’a invité à aimer :

Marches maintenant, ma fille, à pas plus mesurés. Cet enfant dans tes bras, né de tes amours, qui dors sur ta poitrine en écoutant battre ton coeur et respirant ta peau parfumée, ton lait sur sa bouche vermeille, ne doit pas se réveiller !

Sur ses chemins qui traversent de sombres forêts, la vie te fera rencontrer ses chevaliers :

La tête posée contre leurs armures de fer, écoutes ma fille le chant de courage qui palpite dans leur sang quand ils affrontent les dragons et galopent seuls sur leurs destriers, chargeant des forteresses que nul n’osait affronter !

Sur ses chemins qui longent la mer, la vie t’a invité à regarder les vagues se former :

Assiés-toi à présent, ma fille, sur ce rocher. Plus grandes que toi, ces montagnes bleues qui jaillissent et disparaissent, le temps de frôler un court instant les étoiles, indiquent à ta main le geste de cueillir en toi-même les fruits oranges, amers et doux, de la pensée.

Publié par : gperra | 25 novembre 2020

Parution

https://www.laroutedelasoie-editions.com/notre-catalogue/m%C3%A9ta-de-choc/une-vie-en-anthroposophie/
Publié par : gperra | 22 novembre 2020

Songe d’un décès

A quelle profondeur de toi-même puisais tu pour être aussi sereine et partir en paix, à présent que tu savais ?

Etait-ce parce qu’il est insoutenable de se tourner vers soi-meme quand on sait que l’on va mourir ?

Ou bien était-ce que regarder la mort dans les yeux t’avait conduit à cette partie de toi-même qui te permettait de regarder nos vies comme un parent voit son enfant s’efforcer de se mettre debout pour apprendre à marcher ?

Moi qui ais mis tant de temps à aimer l’existence et à la prendre dans mes bras comme un chat qui ronronne, je lèverai des armées si l’on voulait maintenant m’en retirer !

Moi qui ais mis tant d’années à chérir la lumière, chaque jour différente, et à me réjouir des lacs bleutés au bout de mes voyages, je ne comprendrais pas que l’aventure puisse s’arrêter là !

Moi qui suis enfin reconnaissant pour l’immensité d’un monde dont une vie d’homme ne saurait faire le tour, je ne pourrais me résoudre à poser mes bagages avant d’avoir arpenté les plaines oranges de Mars !

Moi qui sait aujourd’hui affronter les tempêtes en chantant à tue-tête, l’alcool de la bravoure dans le sang, et qui n’ai plus d’ennemis qui puisse me faire renoncer à être celui que je suis, comment pourrais-je maintenant plier l’échine devant plus fort que moi ?

Moi qui peut sentir que tu fais partie de ma propre vie comme la colone d’un temple, comment pourrais-je accepter que tu en sois ôtée sans penser que tout va s’effondrer ?

Un jour viendra où, comme toi, je serais placé en face de cette immense injustice que pourtant tu as pu accepter sans colère. Je me souviendrais alors avec quelle dignité tu es sortie de la scène, sans la quitter des yeux, parce tu savais qu’il n’y a rien à voir dans les coulisses, et qu’il n’est rien de plus beau que ce spectacle où tu ne paraîtra plus, mais qui pourtant va continuer.

Publié par : gperra | 24 mai 2020

22 ans

Publié par : gperra | 19 janvier 2020

19 janvier 2020

Publié par : gperra | 18 janvier 2020

35ème festival du voyage a vélo

Publié par : gperra | 31 décembre 2019

Regards vers l’arrière : 2019

L’année commence avec la déclaration de guerre des semi-morts, postée juste avant les fêtes, par la main noire de leur maître d’oeuvre.

Et je relève le défi. Puisque la guerre totale est déclarée et qu’il faut la faire, je la ferais.

En pensant m’atteindre, ils se sont exposés. Les coups que je rends ébranlent jusqu’au fondement de leur existence, tandis qu’ils ne peuvent qu’effleurer ma determination.

Leurs mauvais calculs, dont ils n’ont qu’une vague conscience, précipitent leur échec et la mise à nue de leur ignominie. Ils ont levé leur armada pour écraser une fourmis qui les piquait au talon et se retrouvent face à un colosse qui peut désormais les détruire, sans s’apercevoir qu’ils ont eux-mêmes procédé à cette métamorphose. Leur équipe de bras cassés m’en tombe !

En janvier, je lève une collecte, rassemble mes documents, sollicicite des soutiens.

En février, je ne suis plus seul et les combattants me rejoignent.

En mars j’écris, avec la puissance d’une machine de guerre.

En juin, une ingénieurie qui tourne court, parce que ni l’argent ni les exigences ne s’imposent au désir.

En juillet, un beau combat dans les plaines de l’Est, à l’ombre du Mordor dont les murailles vont tomber.

Puis les voix vomissantes des petits lâches qui attaquent en meute, avec la folie qui leur barre le front, la bave leur coulant entre les crocs à force d’avoir trop tiré sur leur laisse dans l’attente du 12 juillet.

Et puis c’est le grand voyage, car moi je fais partie des vivants à présent : les longues marches dans Buenos Aires, la contemplation des chutes d’Iguazu, le théâtre de Montevideo, le musée de la mémoire d’Asunscion, le Morro de Salta, les gorges du diable de Tilcara, le jour de mon anniversaire, une patte de chèvre morte dans le désert de Villa Union, la traversée des Andes enneigée jusqu’à Santiago, le musée des sciences de Mendoza, les étudiants du parc de Cordoba, la sérénité d’Alta Gracia et une motocyclette toujours intacte.

En septembre, une journaleuse qui fait éclater la vérité.

Le 1er octobre au matin : je me réveille serein avant de connaitre le verdict, mon cœur et ma raison sachant la victoire avant son annonce.

Les interviews dans le froid de novembre.

Une résolution qui vient à moi depuis les textes du 4ème siècle.

En décembre, le coup fatal aux semi-morts, à la télévision nationale, qui suent maintenant à grosses gouttes, ravagés par la conscience d’un scandale qui ne fait que commencer et qui n’oubliera aucun de ceux qui se sont déshonorés cette année.

J’ai bien travaillé. Nul ne m’attaque impunément.

Publié par : gperra | 27 décembre 2019

Marseilles 2018

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