Publié par : gperra | 12 mai 2015

Le Problème W

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Article paru dans Actualités de l’UNADFI d’avril 2015, page 21 :

L’Allemagne et l’Australie envisagent de rendre la vaccination obligatoire. Nombre de pays développés, dont la France, sont actuellement confrontés à des épidémies de rougeole, maladie normalement disparue depuis plusieurs années. Parallèlement, ils constatent une érosion de la confiance de l’opinion dans les vaccinations. Cet hiver, l’Allemagne a été confrontée à une virulente épidémie de rougeole provoquant la mort d’une enfant de 18 mois. Des petits alsaciens, s’étant rendus en Allemagne dans le cadre d’un voyage scolaire, ont contracté la maladie. Au plus fort de l’épidémie, les autorités sanitaires recensaient 80 nouveaux cas par jour. Au total, 1 101 personnes ont été contaminées. Cette épidémie a été facilitée par une défiance vis-à-vis du vaccin. L’épidémie était principalement circonscrite à Berlin mais d’autres Länder du sud-est du pays, comme la Bavière et la Thuringe, ont également été touchés. Le foyer infectieux provient…

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Publié par : gperra | 2 mai 2015

Songe de la Curiosité

Toi qui n’es ni penchant ni vice, pourquoi t’accuses-t-on d’être plantée comme une écharde qu’il faudrait extraire ? Tu n’es pourtant une étrangère qu’à ceux qui sont étrangers à eux-mêmes. Et tu n’es le défaut que de ceux qui épient la vie des autres parce qu’ils ont oublié de vivre la leur.

D’où vient la curiosité ?  Est-ce un cri qui monte du fond des choses, demandant à être reconnues ? Ou bien est-ce, à l’inverse, le respect d’un tout autre appel, celui qui sourds des profondeurs de soi-même ?

D’aussi loin que remontent mes souvenirs, ma curiosité était là, m’accompagnant dans mes tout premiers pas. Elle n’était pas une inconnue ! C’est elle qui m’a présenté ma propre mère, qui se penchait ce jour-là au balcon de notre appartement parisien. Elle ne passait pas d’un objet à l’autre et ne voulait pas savoir ce qui lui était interdit. Mais elle aimait se poser sagement, comme se pose le papillon, sur certains objets, sur certains visages, sur certaines questions. J’aimais entendre les mots qui me permettaient de les comprendre, de les déchiffrer, de les résoudre. Et ce sentiment si exhaltant de prendre dans mon esprit une énigme, qui y voltigeait désormais librement.

Dès le départ, elle m’a entraîné loin au-delà des limites de mon monde, droit vers l’aventure de la pensée ! Elle fouillait à pleines mains dans la terre pour y trouver les fossiles des monstres des temps anciens. Elle ouvrait grand les pages des livres pour y suivre les lignées des hommes d’avant l’Histoire. Elle voulait observer les satellites invisibles d’étoiles qui ne scintillent pas. Elle désirait comprendre la réfraction de la lumière, et comment un petit miroir pouvait déposer sur le mur une tâche blanche qui ne laissait aucune trace. Elle voulait percer le mystère de l’existence du monde avant que je ne soit conçu. Le reflet de l’infini dans une glace faisant face à une autre glace la fascinait. Et moi, je la suivais avec confiance. Car la curiosité satisfaite ne me nourrissait pas seulement de réponses, mais de dignité. Avec elle, je me sentais être celui que j’ai toujours été, et que je devais devenir.

Quelle joie, quand l’Univers montrait qu’il pouvait être compris ! Par delà les apparences – que les explications franchissaient – il m’approchait comme un être doux et raisonnable, qui pouvait devenir mon ami. Chaque fois, c’était comme si sa main étreignait virilement la mienne, alors que je n’étais pourtant encore qu’un enfant.

Mais le temps est venu plus tard de ce que je ne pouvais pas comprendre : l’incohérence, la bêtise, la folie, l’indifférence, la méchanceté, le reniement insidieux et progressifs de ses propres principes, la violence préférée à l’honnêteté, l’amour trahi par bassesse, l’impossibilité du recul… Voilà ce que je n’arrivais ni à m’expliquer, ni même à croire.

Dans l’antre de ceux qui vident l’esprit de leurs adeptes, comme des chimpanzés qui fracassent le crâne de leurs victimes pour en manger la cervelle, ma curiosité ne m’a pas abandonné. Bien au contraire, elle m’a accompagné au péril de sa vie lorsque je suis entré dans cet édifice gigantesque et pourtant si creux d’un faux-savoir qui prétendait tout savoir, mais qui ne touchait à rien, ou à si peu de choses. Elle ne m’a pas laissé monter jusqu’à ses plus hautes tours, d’où il m’était promis une vue sans limites ! Mais elle m’a fait descendre jusqu’à ses fondations, où j’ai pu constater la boue et non la pierre. Avec elle, je suis revenu moi-même de ce territoire d’ombres et de simulacres.

Aujourd’hui, elle revient se présenter à moi bien en face, plus exigeante que jamais, alors même que la sueur du grand combat fume encore sur ma peau. Sans tenir compte de ma fatigue, elle claironne impitoyablement de nouveaux départs ! Elle tient chacun des fils de ma propre vie dans sa main, pour les poser fermement dans la mienne : les voyages, les histoires, les connaissances, les récits, les interrogations, les rencontres… À moi de les tenir, ces rênes d’un char qui m’emporte vers la vie et franchira d’un bond prodigieux le gouffre de ma mort !

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Le rapport 2015 de la MIVILUDES est paru. La Mission Interministérielle y consacre une longue analyse du phénomène du NEW AGE et de ses dérives potentielles :
« L’analyse du discours New Age sur Internet a pu mettre en lumière les raisons de sa particulière vivacité sur la Toile, et alors même que les tenants du New Age se reconnaissent de moins en moins dans cette appellation. La facilité avec laquelle le New Age se diffuse, le nombre de réseaux qu’il innerve et les pratiques qu’il véhicule nécessitent une certaine vigilance de la part du grand public. En effet, en tant que telle cette spiritualité, avec les pratiques qu’elle engendre, n’est pas sectaire, mais la dangerosité s’apprécie au regard du degré d’adhésion à une doctrine, à un mouvement ou à un individu, et des conséquences que celle-ci entraîne. Toutefois, parce que l’histoire du phénomène sectaire et les dérives que la Miviludes…

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Quelques impressions, ou réflexions, voire interrogations, qui ne prétendent pas autre chose qu’à témoigner d’un saisissement et tenter de l’approfondir.

Quarante minutes par groupes ! C’est bien trop peu de temps accordé par l’organisation des visites pour regarder ces fresques pariétales : on sent que leur mystère requiert du temps pour être percé. Le temps pour entrer en contemplation, pour que la vie contenue dans le dessin commence à s’animer d’elle même dans l’esprit, le temps que ces animaux disparus depuis des millénaires « refassent naissance » en nous, comme leurs gènes pourraient peut-être reprendre vie dans les éprouvettes d’un chercheur en laboratoire. Mais il faut passer vite et le groupe de touristes est là qui vous ramène inlassablement au présent, vous retenant au bord du gouffre qui vous aspirerait dans la Préhistoire.

Pourtant, elles apparaissent par instants, ces sensations étranges et presque magiques procurées par les fresques. Par exemple, lorsqu’on s’aperçoit d’une chose qu’il était impossible de réaliser sur les photographies, c’est-à-dire que les peintres ont longtemps observé la roche avant d’y dessiner, d’y peindre ou d’y graver, afin que leurs traits épousent les creux, les bosses, les contours de la pierre. Ainsi un angle de la roche devient-il la saillie d’une épaule de bison, une paroie bombée devient la courbe d’un ventre de cheval, des plissures du calcaire sont les supports des lignes des bois des cerfs, etc. Le savoir théoriquement n’apporte pas grand chose, mais le voir change tout ! Car en se fondant dans les reliefs de la caverne, ces corps d’animaux deviennent bien plus que des dessins, mais aussi encore davantage que des sculptures ou des bas-reliefs : on sent la dureté de l’os sous la peau, les côtes dans les poitrailles, le bois des cornes, la lourdeur des crânes, etc. Et l’os, un avec la pierre, livre en retour la sensation de la chair, cette chair qui l’enveloppe, qui émane de lui, quand bien même elle a disparue depuis si longtemps. Chair vivante ! Seule la pierre est restée, mais c’est comme si, dans ces fresques, elle avait su garder la chair en mémoire. Quoi d’étonnant, pour des hommes qui utilisaient, ouvraient, grattaient, sculptaient les os des animaux qu’ils chassaient, et en avaient ainsi une connaissance si intime, et de même ouvraient, fendaient, taillaient et polissaient les silexs ? La pierre et l’os, frères jumeaux d’une grande civilisation.

Pourquoi avoir représenté dans des cavités naturelles ces figures animales ? La thèse des scènes de chasse est bel et bien invalidée, puisque l’animal principalement chassé à cette époque, le renne, n’est pas ou très peu représenté. Mais si la grotte elle-même était une chapelle, un sanctuaire, alors l’animal qui était figuré à l’interieur n’était-t-il pas une prière ? C’est ce que tend à me dire l’impression que font sur moi ces dessins de mammouths, si délicats et si imposants à la fois, que je vois cette fois à la grotte de Rouffignac, moins connue que Lascaux, à quelques kilomètres de là.  Je m’imagine dans ces temps-là, voyant au détour de la steppe enneigée cet animal gigantesque : il serait pour moi comme une prière de chair en mouvement. Je veux dire que l’apparition de ce géant au regard à la fois profond, doux et dangereux, si j’en crois la manière dont les peintres préhistoriques l’ont représenté, serait comme le passage d’un être portant l’Au-delà dans son souffle, les lointains de l’univers dans sa forme sombre et colossale. Ce monstre ne prierait pas : il serait une prière, c’est-à-dire la présence du divin dans un corps. Un animal-metaphysique !  Tout comme seraient prières ces cerfs dont les bois s’étirent dans un geste qui semble vouloir attraper les étoiles !

Osons une plus grande hypothèse encore, celle de la caverne-matrice. Platon la suggère. Car un tel lieu, loin de la surface, devait sans doute donner aux hommes de la Préhistoire cette impression non seulement de pénétrer dans un autre espace, mais peut-être aussi dans un autre temps. Ne parle-t-on pas des « entrailles » de la terre ? Dans cette enfractuosite ou l’homme adulte est ramené aux proportions de l’embryon au sein de l’utérus, les hommes de la Préhistoire ne devaient-il pas vivre une forme de retour à leur propre état prénatal  ? En ce cas, les animaux sur les parois ne figuraient-ils pas ces êtres qui, dans la matrice de la Nature, avant que l’Homme ne naisse et ne se distingue d’eux, par l’avènement si prodigieux de la pensée, étaient alors pour lui comme des frères ? Les cavernes ornées n’etaient-elles pas pour eux des sanctuaires où il était possible d’approfondir et de maintenir un sentiment que l’on ne devait plus connaître qu’à l’état diffus à la surface : celui d’une parenté profonde avec les animaux ? Parenté, proximité, fraternité : autant de mots qui renvoient à des conceptions, mais non à ce sentiment si fort qui devait guider jusqu’aux gestes artistiques de ces peintres de la Préhistoire : l’amour fraternel envers ces animaux.

Publié par : gperra | 30 avril 2015

Elle vient

Elle vient, cette nuit que je suis seul à voir, glissant dans les formes du jour déclinant.

Elle rampe, reptile qui étouffe la pensée, plante ses crocs dans le joyau de la raison, jadis étincelant.

Ceux qui veillaient l’ont laissé entrer dans la ville, les yeux clairs mais le ventre alourdi, oubliant que leur propre combat n’était pas le récit d’un livre, et qu’une épée acérée avait été déposée entre leurs mains.

Quand la dernière lumière sera éteinte, elle laissera tomber à terre son masque coloré,  la nuit d’os froids, prête à mordre et à tuer.

Durera-t-il mille an, ce nouveau Moyen-âge, ce temps où se cachera la dignité ?

 

 

 

 

 

Publié par : gperra | 29 avril 2015

Randonnee de la boucle des etangs de Coulonge

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Publié par : gperra | 27 avril 2015

Quelques pas au dela…

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J’ai assisté aux 2 conférences de présentation de la nouvelle école Steiner d’Arles, qui ouvrira à la rentrée de septembre, je les ai trouvées démagogiques et inquiétantes … mais beaucoup de parents sont heureux d’entendre que la cantine est bio (en fait végane, alors pour manger un oeuf, eh ben il faudra discuter …) que la scolarité de leur enfant sera créative et personnalisée ( » …les déçus du système levez le doigt ? Ah ben voilà ») que cette école, tournée vers l’avenir se donne les moyens de révéler les futurs auteurs, maîtres d’oeuvres, personnalités incontournables … -ceci dit les diplômes délivrés seront des CAP en agro-foresterie en agriculture.

Pas d’activité hors de l’école : une jeune fille voudrait continuer ses cours d’équitation, mais le propriétaire de l’école possède des chevaux donc le problème est réglé, hop et en un instant elle perd toute vie personnelle hors de l’école.

Évidemment ce…

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Au premier abord, il est possible de penser que la démarche consistant pour un parent à retirer son enfant d’une école Steiner-Waldorf où il l’aurait inscrit serait des plus simples et se résumerait à une simple formalité. Dans les faits, l’affaire s’avère beaucoup plus compliquée.

Depuis l’année 2011, suite à la parution de mon article intitulé L’endoctrinement des élèves à l’Anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf, j’ai en effet été appelé par les circonstances de la vie à aider de nombreuses personnes à sortie leurs enfants de différentes écoles Steiner-Waldorf, tant en France, qu’en Belgique en en Suisse. Les familles qui m’avaient contactées rencontraient en effet de nombreux problèmes qui semblaient rendre laborieuse et même grandement ardue une entreprise qui auraient dû normalement être simple. Je précise que, si j’ai accepté de répondre à ces sollicitations, voire à ces appels à l’aide, j’ai toujours pris soins de demander à des…

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Originally posted on La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf:

Les sectes, religieuses pour la plupart sont des prisons mentales et bien souvent des pompes à fric.

Elles sont nombreuses et diverses, certaines sont reconnues comme telles, d’autres plus « douces » masquent leur réalité derrière une phraséologie pédagogiste.

Mais au fait , les écoles Steiner waldorf se rangent-elles dans cette catégorie ?

Poser la question, c’est y répondre.

Cette école, puissante et disposant de beaucoup de soutiens est aujourd’hui de plus en plus remise en cause par des parents, par des élèves et des anciens professeurs.

Lire l’article de Jean-François Chalot sur Agoravox…

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