Publié par : gperra | 23 mai 2018

Songe de l’Éveil

Le bruit qu’il fit en s’eveillant fût si grand que plusieurs siècles et de nombreuses nations suffirent à peine à en absorber l’incroyable déflagration. Lui qui cherchait simplement à être cohérent avec lui-même n’aurait pour rien au monde voulu qu’on érige de statues de son corps dépassant la cime des figuiers sous lesquels il venait parfois réfléchir en toute tranquillité, ni qu’on innonde d’encens des temples dressés à sa gloire par des inconnus avec lesquels il n’avait jamais conversé, ou que ceux pour qui la vie ne mérite pas d’être consommée crue éditent en son nom des livres de recettes sophistiquées. Mais c’est pourtant ce qui arriva.

Il avait déjoué la torpeur de la jouissance, puis celle de la vie d’ascète, avant de percer le sommeil même de l’existence. Il avait suivi sa pensée, de conséquences en conséquences, sans rejoindre les chemins le ramenant vers la grande route où tous déambulent désorientés. Il avait marché tout droit sur la voie où reculer signifie s’égarer, les yeux bien ouverts et le cœur bien centré.

Parvînt-il ensuite à cet océan paisible de conscience aux couleurs pastels que décrivîrent ceux qui ne le suivirent pas là où il s’en était allé ? Ou bien n’y eut-il pour lui aucun rivage final, aucun domicile fixe où s’établir comblé, les jambes repliées et les yeux savamment plissés, tournés vers un dedans bien rangé ?

En réalité, la vérité n’est pas une villa au sommet d’une colline surplombant la plaine, avec son dais de glycines frais et ombragé sous lequel s’asseyerait un notable satisfait d’une retraite bien gagnée ! Les éveils ne se succèdent pas de degrés en degrés jusqu’à l’éveil suprême d’un crépuscule cendré, mais chacun est l’égal de tout les autres, aussi surprenant qu’un essain  d’étoiles naissant d’un immense nuage de poussières dorées !

Car une fois son premier éveil accompli, l’eveillé ne cesse jamais de s’éveiller encore. Tout éveil en fleur dépose sa prochaine germination inattendue. Et celui qui quitte la vie en s’éveillant au ciel n’est pas plus grand que celui qui ouvre son intelligence à la terre et à la pluie.

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Publié par : gperra | 17 mai 2018

Écrit à 23 ans, pour Toni Esperto

Publié par : gperra | 10 mai 2018

Songe de la Volonté

Sortiras-tu vivant de ta propre vie, ou bien seras-tu aussi mort que ton propre cadavre, en attente de sa crémation ?

Auras-tu l’énergie de courir dans la vaste plaine bleutée du ciel comme tu courrais à travers les prairies parsemées de fleurs oranges, avalant l’espace à grandes enjambées ?

Auras-tu encore le désir de te saturer les yeux de réel, comme tu buvais aux sources en plongeant ta bouche dans le flot glacé ?

Pourras-tu bâtir des voyages et dessiner des traversées, quand bien même le dongeon où tu es enfermé garde ses portes verrouillées ?

Sauras-tu inlassablement dégainer et rengainer ton sabre lorsqu’approcheront les brigands de ton âme, suivant le geste parfait de la lame naissant du fourreau, comme tu as combattu sans faiblir durant ton existence ceux qui menaçaient les étoiles ?

Il t’a fallu tant de temps pour apprendre à prendre pieds en toi-même. Qui pourrait te dérober ce sol où tu suis désormais ton chemin, quand bien même disparaîtraient la planète entière et ses continents ?

Sauras-tu encore entendre à temps le son des gongs annonçant les moments de choix auquel il ne faut pas se dérober, résonnant dans la brume des lointains de leur discret timbre cuivré que tu as mis si longtemps à reconnaître ?

Et sauras-tu retenir la force de l’ouragan de lave et de feu surgissant de ta poitrine lorsqu’il s’agira d’écouter battre le cœur tranquille d’un oiseau venu se poser sur ton épaule au petit matin ?

Publié par : gperra | 2 avril 2018

Love, love, love…

Publié par : gperra | 21 mars 2018

Wakan ou la terre dévorée, spectacle de Gilles Coullet

Il y a des spectacles qui sont un peu plus que des spectacles, des récits d’histoire qui sont un peu plus que des histoires. Le spectacle de Gilles Coullet intitulé Wakan, la terre dévorée possède ainsi la dimension du mythe, c’est-à-dire de l’histoire qui se hisse à la dimension du récit de l’origine.

Cependant, le mythe raconté par le spectacle de Gilles Coullet ne passe pas par l’image, comme le font d’ordinaire les mythes, mais par le corps. C’est un mythe raconté par le corps en mouvement. Et de ce fait, il s’agit d’un mythe s’adressant à la volonté plus qu’à la pensée. C’est-à-dire que, en tant que spectateur, nous ressentons ce que dit le spectacle sous formes de sensations qui ébranlent et secouent la volonté, bien plus que sous la forme d’images qui nous feraient rêver ou réfléchir.

Ainsi, c’est sous la forme d’une pure pulsion de vie que Gilles Coullet nous fait éprouver la figure d’insectes dont son corps épouse les contours et reproduit les mouvements : scorpion, mante religieuse, etc. C’est de même sous forme de sensations physiques, ébranlements kinesthésiques, qu’il nous transmet ce que vivent dans leurs membres et sous leur peau divers animaux, comme le varan, le bison ou l’aigle, dont la majesté des ailes déployées nous transporte dans un vol aussi fier que froid.

Le point d’orgue du spectacle, sa culmination magique est d’une certaine façon atteinte avec l’apparition de l’Homme, signifié par quelques gestes tout simples et pourtant d’une portée qui apporte soudainement au cœur du spectacle non pas la sacralité, puisqu’elle était déjà présente, mais une dimension d’un autre ordre, d’une texture différente, d’une couleur et d’une amplitude qui n’étaient pas encore apparues. C’est comme si la dimension de la transcendance faisait irruption dans le spectacle, comme une porte qui s’ouvrirait toute grande au beau milieu du ciel. Mais une transcendance qui ne renierait pas l’animalité dont l’acteur vient de parcourir de multiples figures. Au contraire, il s’agirait plutôt d’une transcendance qui aurait traversé la Nature comme un souffle dont elle faisait partie, avant de s’exhaler sous la forme d’une vibration sonore atteignant les confins du monde.

C’est pourquoi, lorsque surgit la parole, dans la deuxième partie du spectacle, à travers les mots d’un chef indien d’autrefois tentant d’expliquer aux hommes blancs venus envahir et détruire leurs territoires pour quelles raisons ceux ci sont sacrés aux yeux de ces hommes condamnés à la disparition (Discours du grand chef Seattle, Pieds nus sur la terre sacrée), nous ressentons que ce texte est bien plus qu’une œuvre littéraire, que l’expression d’un point de vue, que le développement d’une idée. Il s’agit d’une parole qui, prononcée à la fin du spectacle, était déjà présente dès le début de celui-ci, blottie dans le corps, tapie sous forme de potentiel dans les muscles de l’acteur en tension, vibrant dans les figures des formes de vie exprimées tour à tour.

Ainsi, Gilles Coullet nous propose de vivre une expérience particulière, celle d’un texte complètement incarné au point de ne pas toujours avoir besoin d’être prononcé, d’une parole qui reste souterraine et silencieuse avant d’être dite, bousculant les frontières qui séparent le geste de la parole, faisant saillir la parole du geste, donnant à sentir une parole en puissance au cœur même du geste.

Gregoire Perra
Professeur de Philosophie

Publié par : gperra | 10 mars 2018

Songe de la Traîtrise

Comme les édifices d’une grande cité, la traîtrise peut prendre toutes les tailles, allant de la petite bâtisse que personne ne remarque au coin d’un carrefour, à l’immeuble qui surplombe de sa noire silhouette un quartier, ou qui domine la ville entière.

Il y eût le petit traître au visage gras et au sourire bête qui remit à l’ennemi aussitôt qu’il les eut reçus les documents tombés entre ses pattes d’ours prêt à tout pour du miel.

Il y eût la femme aux yeux torves qui se vengea en laissant s’allonger encore un peu plus l’os de son menton de menteuse, prononçant ses fausses dépositions comme elle aurait laissé s’écouler un épanchement urinaire ruisselant sur le bureau du commissariat, dans une effroyable odeur d’herpès.

Il y eût l’architecte sans visage ni pensée, au cœur creux comme un tambour de cérémonie, qui crut laver son âme dans les eaux du Gange tandis qu’il salissait une fois encore son esprit en s’agenouillant servilement devant ses anciens maîtres, qui ricannaient d’une telle silhouette de bambou.

Il y eût la femme-enfant venue se parjurer pour ne pas grandir, les mains posées pour toujours sur la barre du tribunal, tandis que l’écho de sa voix crècellante résonnera entre les murs du palais de justice jusqu’à ce qu’elle l’entende et s’en effraie.

Il y eût le faux-ami à la peau de fesses de bébé recouvrant ses joues rondes. Sa bouche était un anus défèquant des selles liquides semblables à d’onctueuses purées de carottes chaudes dont se délectaient ses adeptes, qui croyaient goûter la nourriture des dieux dans la chaleur du sourire d’un gourou, tandis qu’ils  s’en allaient en de ridicules processions aux forêts des anciens druides, depuis bien longtemps partis loin de tels imbéciles.

Mais la pire des traîtrises fût peut-être celle du jeune navigateur qui cinglait autrefois sa voilure derrière le navire de son capitaine, sentant la puissance du souffle marin soulever l’écume pour l’offrir aux rayons du soleil levant lorsqu’il fendait les vagues et que son cœur bondissait du courage d’aller plus loin que l’horizon, sans craindre les monstres des bords du monde ! Il aurait alors offert son âme pour ne pas perdre de vue le sillage de ce navire aux grandes voiles blanches qui lui ouvrait la voie vers la haute mer !

Que se passa-t-il en son esprit quand il sentit que l’ancre qu’il n’avait pas remontée raclait le fond vaseux de son être, ralentissant irrémédiablement sa course, tandis que s’éloignait au loin la flotte de ceux qui ne pouvaient plus l’attendre ? À quelle moment décida-t-il de pointer ses canons vers l’arrière des nefs qui s’en allaient vers leur liberté, tandis que lui-même perdait jusqu’à l’amitié du vent et sombrait dans la captivité des créatures des abysses, qui lui ravirent son propre nom ?

Comprit-il avant son naufrage que la plus grande des traîtrises vient toujours de ceux qui n’ont pas la force d’être eux-mêmes par eux-mêmes ?

Publié par : gperra | 26 février 2018

Naissance

Publié par : gperra | 23 février 2018

Songe de la Lourdeur

Vers quelles froides étoiles mortes d’atomes effondrés sur eux-mêmes sont attirés tous ceux qui sombrent dans la lourdeur ?

Quelle est cette boue épaisse qui ralentit leurs pas et leurs pensées, leur faisant manquer les rendez-vous fleuris de leurs existences, leur faisant rater les trains qui les auraient emportés vers les sommets enneigés où les étoiles rient à gorges déployées ?

Pourquoi sont si peu nombreux les hommes aux silhouettes réduites à de simples traits sur du papier blanc, dont les légères essences ne s’encombrent pas de valises chargées de rochers ?

Pourquoi nos pays ne sont ils plus traversés par ces chevaliers aux coeurs désapesantis que leurs blanches montures portaient en galopant d’un combat à l’autre sans jamais s’essouffler ?

C’est dans la chair s’enveloppant de sucres et de graisses pour ne plus entendre l’appel du vent que la vaillance s’est endormie.

C’est dans le malheur qui ne permet plus de sentir sa vie portée par la musique que les esprits ont chutés.

C’est dans des coeurs que le sang ne parvient plus à irriguer que le souvenir de ceux qu’ils auraient dû être s’est perdu.

Publié par : gperra | 14 février 2018

Grégoire Perra en bande-dessinée

Publié par : gperra | 14 janvier 2018

Mon recueil de citations de Paul Eluard en 2018

2018

« Sommes-nous deux ou suis-je solitaire ? »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 24

2018

« La vérité c’est que j’aimais

Et la vérité c’est que j’aime

De jour en jour l’amour me prend première. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 24

2018

« Rien ne peut déranger l’ordre de la lumière

Où je ne suis que moi-même

Et ce que j’aime. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 25

2018

« Je suis ma mère et mon enfant

En chaque point de l’éternel. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 26

2018

« Savoir vieillir, savoir passer le temps. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 26

2018

« Être la source invariable et transparente

Toujours être au cœur blanc

Une goutte de sang

Une goutte de feu toujours renouvelée. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 27

2018

« Il se mit à genoux pour un premier baiser

La nuit était pareille à la nuit d’autrefois

Et ce fut le départ et la fin du passé. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 27

2018

« Pour qu’elle soit neige bénie

Sous l’aile tiède d’un oiseau

Lorsque le sang coule plus vite

Dans les veines du vent nouveau. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 28

2018
« Mais entre nous

Une aube naît de chair ardente

Et bien précise

Qui remet la terre en état. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 28

2018

« Nous avançons d’un pas tranquille

Et la nature nous salue

Le jour incarne nos couleurs

Le feu nos yeux et la mer notre union. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 28

2018

« Je finirai bien par barrer la route

Au flot des rêves imposés

Je finirai bien par me retrouver. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 29

2018

« Nous prendrons possession du monde. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 29

2018

« Plus léger et limpide est l’enfant que j’étais

L’enfant que je serai

Et la femme que je protège

La femme dont j’assume

L’éternelle confiance. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 31

2018

« Mais du bonheur promis et qui commence à deux

La première parole est déjà un refrain confiant. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 34

2018

« Que ma parole pèse sur la nuit qui passe. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 35

2018

« Les derniers arguments du néant seront vaincus. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 43

2018

« Nous deux nous ne vivons que pour être fidèles à la vie. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 44

2018

« Mon orgueil n’a pas tort

Le monde ancien ne peut me toucher je suis libre. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 49

2018

« Je ne suis pas un fils de roi je suis un homme debout qu’on a voulu abattre. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 49

2018

« Tu dressais une haute épée

Comme un drapeau dans le vent contraire

Tu dressais ton regard contre l’ombre et le vent

Des ténèbres confondantes. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 50

2018

« A jamais sur terre

Tout remue et chante

Change et prend plaisir. »

Paul Éluard, Poésie ininterrompue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 60

2018

« Il est très tard ferme les yeux demain rayonne

Demain mieux qu’aujourd’hui tu connaîtras le monde. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 70

2018

« Ce bateau s’enfonçait à jamais dans la brume

De loin en loin qui dit la haine

De proche en proche dit l’amour. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 71

2018

« Un enfant naît en moi qui n’est pas d’aujourd’hui. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 80

2018

« Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 83

2018

« Le jour est paresseux mais la nuit est active. »

Paul Éluard, Le dur désir de durer,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 83

2018

« Je vis encore et je partage

Le blé le pain de la beauté

Sans autre lumière que naître et qu’exister. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 105

2018

« Et voici l’herbe qui poussa dans notre enfance. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 105

2018

« Malgré douleur mon cœur point ne dévie. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 106

2018

« L’aurore en moi pouvait creuser son nid

Et rayonner, subtile et protectrice,

Sur mes semblables qui auraient fleuri. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 106

2018

« Un jour viendra où je serai parmi

Les constructeurs d’un vivant édifice,

La foule immense où l’homme est un ami. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 106

2018

« Et sur la terre et sous le ciel

Hors de mon cœur et dans mon cœur

Second bourgeon première feuille verte

Que la mer couvre de ses ailes

Et le soleil au bout de tout venant de nous. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 107

2018

« Je suis devant ce paysage féminin

Comme une branche dans le feu. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 107

2018

« Les plus ténus dessins du feu

Préparent l’incendie ultime. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 111

2018

« Où est la lettre sans réponse

Et la poussière des paroles

Cette confiance dans la vie

Qui tout à coup devient silence ? »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 112

2018

« Je suis le germe du désordre. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 112

2018

« Mon passé se dissout je fais place au silence. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 112

2018

« Je n’oublie rien de ces oiseaux de grande espèce

Qui nous guident qui nous enlèvent

Et qui font des trous dans l’azur. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 113

2018

« Nous n’irons pas au but un par un mais par deux. »

Paul Éluard, Le temps déborde,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 114

2018

« Le jour est une orange parfumée

Se tranches de soleil et d’air pur font la joie

Des amoureux conscients de leur paresse

Le jeu consiste à être heureux. »

Paul Éluard, Marc Chagall,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 118

2018

« Notre naissance est perpétuelle. »

Paul Éluard, Marc Chagall,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 118

2018

« Je suis partout en toi, partout où bat ton sang. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 123

2018

« Rien n’a pu te réduire à toi-même. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 132

2018

« L’aurore apparaît à tout âge

A tout âge s’ouvre la porte

Étincelante du courage. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 133

2018

« Sourire aux anges est réel. »

Paul Éluard, Corps mémorable,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 137

2018

« Un feu d’homme un seul feu d’homme

Un seul baiser

Et ce qui doit brûler brûle. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 153

2018

« Je réponds de la vie je réponds d’aujourd’hui. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 157

2018

« Je suis sur terre et tout est sur terre avec moi. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 157

2018

« Les étoiles sont dans mes yeux j’enfante les mystères

A la mesure de la terre suffisante. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 157

2018

« Seul dans la nuit je dois régner. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 160

2018

« Chaque jour un petit peu plus. »

Paul Éluard, A l’intérieur de la vue,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 160

2018

« Ton travail a le poids de tout travail utile. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 164

2018

«  Toi, tu vas dans la rue avec confiance.

Tu sais que l’homme s’amalgame avec l’idée qu’il a des autres.

Et que nous ne sommes nombreux et fidèles que dehors. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 165

2018

« Tu es ce rocher d’où tous les hommes qui espèrent se lancent dans l’inconnu avec toute leur raison, avec cette innocence qui leur permet d’avoir raison. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 166

2018

« La misère noire serait de voir là où il n’y a rien à voir que soi, de s’arrêter sur la première marche du monde : sa propre vie, de se saluer mortel et de se retirer. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 167

2018

« Ton drapeau flotte contre le vent. Et tu avances en combattant. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 169

2018

« On a le monde derrière soi et devant soi. L’œuvre accomplie est œuvre à faire, car, le temps de se retourner, elle a changé. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 170

2018

« Tout est sans cesse à réinventer, à revoir,

Travailler devient un plaisir. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 170

2018

« Il y aura, demain, sur la place bien entretenue de notre cœur, une foule unie, intelligente, heureuse – victorieuse. »

Paul Éluard, Picasso bon maître de la liberté, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 170

2018

« Irrémédiable vie

Vie à toujours chérir. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 176

2018

« Mais un immense drapeau bat

Comme un miroir dans la lumière

Célébrant à la fois défaites et victoires

Dans les mains de celui qui sans trembler regarde

La coupe de son cœur sur le tranchant du temps. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 178

2018

« Et je me dresse face au froid. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 180

2018

« J’accepte le danger d’être amoureux je vis. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 181

2018

« Je suis le très aimable

Et le très obstiné gardien du feu léger. »

Paul Éluard, Voir,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 181

2018

« Explique si tu peux pourquoi c’est ce visage

Et non un autre qui s’arrête devant toi. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 205

2018

« Aime, aime

Et tu te sentiras devenir comme un chêne

Et la forêt sera ton ombre

Les oiseaux les étoiles se poseront sur ta tête

Tu ne dormiras plus qu’en un autre sommeil

Et des yeux sans sommeil veilleront dans les tiens. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 205

2018

« L’espoir est un bœuf labourant un champ

Et c’est un flambeau labourant la vue. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 212

2018

« Je parle et la porte s’ouvre. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 215

2018

« Il fallait y croire il fallait

Croire que l’homme a le pouvoir

D’être libre d’être meilleur

Que le destin qui lui est fait. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 217

2018

« Mais du côté de l’homme, les portes s’ouvrent toutes grandes. Son sang coule avec sa peine, et son courage de vivre malgré la misère, contre la misère, étincelle sous le pavé boueux, enfantant des prodiges. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 218

2018

« Combattre pour son droit rend la nuit sans durée. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 226

2018

« Nous ne voulons plus avoir froid

Dans nos os et dans nos pensées

Prenons couleur contre malheur

Prenons bonheur contre injustice. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 228

2018

« Seul exercice la bonté

Seule manœuvre la raison

Avec ses mille et mille oiseau

Portés de planète en planète. »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 229

2018

« Que le plus clair courage éclaire le langage ! »

Paul Éluard, Poèmes politiques,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 230

2018

« J’écarte de ma terre tout fardeau stérile

Et ma faim fait ma force et j’ai le droit de vivre. »

Paul Éluard, Perspectives,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 245

2018

« J’ai réfléchi mon chemin sur la terre

J’ai creusé dans mes yeux mon désir d’avancer. »

Paul Éluard, Perspectives,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 257

2018

« Le monde est sur la table des métamorphoses. »

Paul Éluard, Léda,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 264

2018

« Je rougirai quand le froid me prendra

Et je serai de neige dans les flammes. »

Paul Éluard, Léda,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 268

2018

« Je suis la vie et il n’y a rien d’autre

J’ai moi des ailes tout en feu. »

Paul Éluard, Léda,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 268

2018

« Jour après jour malheur fait place à l’aube. »

Paul Éluard, La saison des amours,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 277

2018

« L’homme en grandeur au cœur d’un monde impérissable

Inscrit son ombre au ciel et son feu sur la terre. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 279

2018

« Chaque homme est à construire entier

Chaque vallée à féconder

Chaque arbre à éclairer d’en bas

Demain a l’ardeur du bonheur. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 282

2018

« Alors les cieux s’ouvrirent comme une grenade mûre du Nouvel An

Et toutes les étoiles se dispersèrent au seuil de l’Immortalité. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 288

2018

« Nous avons déployé les ailes de nos âmes

Ébloui la lumière de la Liberté

Étendu nos mains en extase

Pour ramasser les étoiles. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 288

2018

« Écoute… Loin, très loin, comme s’il surgissait des entrailles de la lumière

Le clairon du matin retentit.

Il t’appelle à la lutte sur l’autel du sacrifice. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« La vie éveille en toi des mondes magnifiques. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« C’est l’heure : mon esprit et mon cœur se lèvent, tout s’éveille en moi. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« Je me sens farouche et léger, je flambe et je m’élance dans le feu,

Je communie avec la vie la plus profonde. »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« Des ailes poussent à nos cœurs et nous nous lançons en avant ! »

Paul Éluard, Grèce ma rose de raison,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 289

2018

« En dépit de tout, dans le chagrin, dans le danger, dans la terreur, j’ai su dire les raisons noires et blanches de l’espoir. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 303

2018

« Je dure

pour me perfectionner. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 303

2018

« Même si je n’avais eu, dans toute ma vie, qu’un seul moment d’espoir, j’aurai livré ce combat. Même si je dois le perdre, car d’autres le gagneront. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 304

2018

« L’aube s’éveille et je m’éveille

Et la promesse d’être heureux

Suis mon serment d’être immortel. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 306

2018

« La sève monte et la terre s’accroît

Et moi je gagne le plus dur combat. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 307

2018

« Rien que l’espoir et la confiance

Le même bien la même force. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 307

2018

« Je nais je meurs j’ouvre et ferme la porte

Je suis au cœur de ce qui meurt d’éclore. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 312

2018

« Être unis c’est le bout du monde

Le cœur de l’homme s’agrandit

Le bout du monde se rapproche. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 314

2018

« Nous avons pénétré le feu

Il faut qu’il nous soit la santé

Nous nous levons comme les blés

Et nous ensemençons l’amour. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 314

2018

« Flamme pour flamme jour pour jour

Ici l’on se pense en lumière

Et le ciel sur la terre

C’est la volonté d’y voir clair. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 318

2018

« Il n’y a qu’une vie c’est donc qu’elle est parfaite. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 320

2018

« La grande nuit pâlit

La mort salue la vie

L’arc-en-ciel est vivant

du sang sous notre peau. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 320

2018

« Nous jurons par l’offrande de nos mains tendues

Que tout est terminé que tout va commencer

Sans que rien ne ressemble à ce qui a été. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 320

2018

« Je ne regrette rien

J’avance. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 322

2018

« Au jour généreux des victoires

Se définit ma volonté. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 324

2018

« Immensément réelle elle réinventait

Une terre accordée une terre natale

Et des yeux pour y voir

Que tout vaut d’être vu

Sans dérision comme un caillou

Au fond d’un puits

Et comme un arbre mort

Qui fait la joie du gui. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 327

2018

« Faute de vivre l’on vivote. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 327

2018

« Merveille c’est d’aimer encore

Malgré ce mur illimité. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 328

2018

« T’aimer chante assez haut la nuit

Pour allumer un autre monde

Que celui de ma propre vie

T’aimer me rend à tous les hommes. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 328

2018

« Il faut réanimer le monde de demain

Mais sans vieillir

Si j’ai vieilli rien ne sera

Du jour ni de la nuit nul suc ne coulera

Si je n’ai dans les mains la force d’un jeune homme. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 333

2018

« Signal la fumée au soleil

Mon cœur dégèle

Parole un essaim d’abeilles

Mon cœur si mort revient au monde. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 333

2018

« Les nuits apprennent à marcher

L’aube bégaie

La vie rivale est réarmée

Je sors du berceau du tombeau. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 334

2018

« Je vis je suis libre de voir. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 334

2018

« Un taureau tirant à terre

Comme un arc comme une épée

Fendant l’homme en son milieu

Et construisant dans le sang

Les fondations du soleil. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 335

2018

« Je lutte je suis ivre de lutter pour vivre.»

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 337

2018

« Dans la clarté d’autrui j’érige ma victoire. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 337

2018

« Et grâce à tes baisers qui me liaient au monde

Je me suis retrouvé faible comme un enfant

Fort comme un homme et digne de mener mes rêves

Vers le feu doux de l’avenir. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 338

2018

« Et celui qui parlait de loin s’entendit répondre de près. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 339

2018

« J’ai besoin de mains dans les miennes

Besoin d’un cœur pour m’éprouver

Si je suis seul l’aurore est vaine. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 340

2018

« Voici demain qui règne aujourd’hui sur la terre. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 342

2018

« Le cœur a tant d’espace qu’il défie les astres

Il est comme une vague qui n’a pas de fin

Il est comme une source éternisant la chair. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 342

2018

« La majesté de vivre désavoue la mort. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 342

2018

« Et voici que le monde

est un objet utile

Objet voluptueux

indestructible et roi

Que la vie a comblé en même temps que l’homme. »

Paul Éluard, Une leçon de morale,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 343

2018

« Car travailler pour vivre est agir sur la vie. »

Paul Éluard, Hommages,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 352

2018

« Espérer c’est être fort. »

Paul Éluard, Hommages,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 358

2018

« Le mot frontière

est un mot borgne

L’homme a deux yeux pour voir le monde. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 370

2018

« Le temps ne sépare rien

L’éternité me rejoint. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 371

2018

« Le travail est vivant

La fatigue est joyeuse

Je respire au-delà

De ma propre poitrine. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 373

2018

« C’est la douce loi des hommes

De changer l’eau en lumière

Le rêve en réalité

Et les ennemis en frères. »

Paul Éluard, Pouvoir tout dire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 377

2018

« Après avoir lavé son visage au soleil

L’homme a besoin de vivre

Besoin de faire vivre et il s’unit d’amour

S’unit à l’avenir. »

Paul Éluard, Un poème,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 381

2018

« Et la fidélité, c’est de garder les yeux ouverts, sur soi-même et sur le monde, à l’endroit du miroir, à l’envers du miroir pour interdire la nuit. »

Paul Éluard, Première anthologie vivante de la poésie du passé, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 385

2018

« Tout a changé et tout changera, mais il faudra toujours confondre le langage de la réalité et celui de l’imagination, le possible et l’espoir, voir clair dehors, voir clair en soi, réfléchir, agir et être heureux. »

Paul Éluard, Première anthologie vivante de la poésie du passé, Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 385

2018

« Et le mensonge peut être simplement l’acceptation sans combat de la très basse et sordide réalité. Ne pas mentir, c’est d’abord s’emparer de la réalité, la dominer. »

Paul Éluard, Remarques sur le questionnaire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 394

2018

« C’est la graine enfouie qui fait le blé grandi. Le jardinier, le laboureur ne peuvent que protéger sa croissance. »

Paul Éluard, Remarques sur le questionnaire,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 396

2018

« L’amour est au travail il est infatigable. »

Paul Éluard, Le visage de la paix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 408

2018

« La force deviendra de plus en plus légère

Nous respirerons mieux nous chanterons plus haut. »

Paul Éluard, Le visage de la paix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 409

2018

« Rends ton cœur enfantin. »

Paul Éluard, Grain-d’aile,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 412

2018

« Le tout est de s’entendre parler, de bien savoir ce que l’on dit. »

Paul Éluard, Grain-d’aile,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 414

2018

« Ô toi mon agitée et ma calme pensée

Mon silence sonore et mon écho secret

Mon aveugle voyante et ma vue dépassée

Je n’ai plus eu que ta présence

Tu m’as couvert de ta confiance. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 424

2018

« Les flots de la rivière

La croissance du ciel

Le vent la feuille et l’aile

Le regard la parole

Et le fait que je t’aime

Tout est en mouvement. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 425

2018

« Les moissons sont brûlées à nous le renouveau

Fleur et fruit de mémoire ont force d’avenir. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 427

2018

« Maintenant je me lève car tu t’es levée

Rose du feu sur les cendres du feu

Et mon amour est bien plus grand que mon passé. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 427

2018

« Et je respire et je me double

Du vent qui va vers le printemps. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 428

2018

« Il suffit d’avancer pour vivre

D’aller droit devant soi

Vers tout ce que l’on aime. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 435

2018

« Mais l’enfant nouveau-né nie le cours des saisons

Il rayonne il demeure aux portes de la vie

Feu liquide déluge du désir de vivre

Toujours le même enfant immortel éternel

A l’horizon de l’homme même éclat solaire. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 437

2018

« Rien de ce qui périt n’a de prise sur toi

Et tu ne veux pas avoir froid

Notre printemps est un printemps qui a raison. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 439

2018

« J’allais vers toi

J’allais sans fin vers la lumière

La vie avait un corps

L’espoir tendait sa voile. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 441

2018

« Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit

Promettait à l’aurore des regards confiants. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 441

2018

« Dans l’amour la vie a toujours

Un cœur léger et renaissant

Rien n’y pourra jamais finir

Demain s’y allège d’hier. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 443

2018

« La nuit n’est jamais complète

Il y a toujours puisque je le dis

Puisque je l’affirme

Au bout du chagrin une fenêtre ouverte. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 444

2018

« Pour matinale m’accorder

Une perpétuelle enfance. »

Paul Éluard, Le Phénix,

Œuvres complètes 2, Ed. La Pléiade, p. 445

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