Publié par : gperra | 27 juin 2015

Ouest-France : Un ancien anthroposophe se met à table

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L’anthroposophie, Grégoire Perra connaît bien. Et pour cause : il fut un ancien élève des écoles Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson (Essonne) et de Chatou (Yvelines). De 1995 à 2010, il fut également membre de la Société anthroposophique de France, association ayant pour but de diffuser la doctrine de Rudolf Steiner. Il aura collaboré avec la structure pendant une quinzaine d’années.

Jusqu’à ce qu’en juillet 2011, Grégoire Perra se mette à table et évoque L’endoctrinement à l’anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf. Le numéro 110 de la revue Bulles et le site internet de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (Unadfi) ont relayé son témoignage.

L’ancien anthroposophe évoque, notamment, « l’endoctrinement des élèves et enseignants »,dénonce une « sorte d’atmosphère religieuse permanente »et relève « une logique de défiance à l’égard des pouvoirs publics et de la légalité ».

Il explique que « l’endoctrinement »

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L’expérience de Laura

posté sur le blog de Laura le 4 mai 2015

Cette époque où …. j’ai ruiné des amitiés en disant la vérité

Il y a environ un an j’ai quitté mon emploi. Je l’ai quitté parce qu’il le fallait. Je trouvais que travailler pour l’institution qui m’employait était extrêmement stressant, et pas seulement parce que cela affectait mon travail, mais aussi parce que cela ruinait ma vie personnelle. J’ai passé 7 années dans cette institution avant finalement de la quitter. Toutes ces années ne furent pas stressantes, je fis quelques expériences surprenantes et j’ai appris tellement de choses, mais dans l’ensemble ce fut pour moi une mauvaise expérience.

Après mon départ, j’ai écrit un article sur un blog concernant le temps passé dans l’institution (sur un blog actuellement supprimé). Nulle part, je n’ai fait mention de l’endroit où se trouvait l’institution, ni son nom, ni le nom…

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Publié par : gperra | 15 juin 2015

Les Nazis et les Anthroposophes : amis ou ennemis ?

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Alicia Hamberg, en Suède, connaît en profondeur les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie. Elle fait partie des rares personnes qui, de par le monde, osent prendre la plume pour révéler la réalité de cette dérive sectaire, tout comme Dan Dugan et Roger Rawlings, aux Etats-Unis. De surcroît, elle le fait avec intelligence, tact et mesure, dans un soucis à la fois de rigueur envers la vérité et d’humanité. Bien évidement, cela lui a valu une campagne de calomnies dirigée contre elle par certaines institutions anthroposophiques, attaquant sa personne, conformément à la stratégie habituelle de ces milieux.

Aujourd’hui, elle publie un article apportant un éclairage des plus importants sur les liens entre les Anthroposophes et les Nazis de 1933 à 1945, se basant sur sa lecture minutieuse de l’ouvrage de Peter Staudenmaier, Between Occultism and Nazism: Anthroposophy and the Politics of Race in the Fascist Era. (Leiden, 2014.). En effet, lorsque l’on est…

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Article paru dans les Actualités de l’UNADFI n°224 de Mai 2015 :

Les récents cas d’épidémie de rougeole ont mis en évidence une catégorie de la population opposée à la protection vaccinale. Ce phénomène d’origine idéologique et culturel est un véritable casse-tête pour les acteurs de la santé publique qui peinent à trouver les arguments pour l’endiguer. Il touche notamment les parents des écoles Steiner Waldorf (1) auxquels s’est intéressée Elisa Sobo, anthropologue à l’Université d’État de San Diego (Californie).

Cette universitaire a choisi ces écoles pour leurs taux élevés d’enfants non vaccinés. Dans l’établissement où Elisa Sobo a fait son étude, plus de la moitié des parents (généralement instruits) avaient obtenu l’autorisation de ne pas faire vacciner leurs enfants pour «croyances personnelles ». Elle a constaté qu’ils avaient, en partie, fait le choix de l’établissement pour cette raison et qu’une fois les enfants scolarisés, leur croyance était renforcée par…

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Le 18 avril, à Noisy-le-Grand, s’est tenue une réunion de plusieurs associations, sur le thème de la prévention des dérives sectaires. 2taient présentes le Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL), l’association noiséenne de défense et de protection contre les sectes (ANDPS), Attention enfants et le CLPS.

Dans ce cadre, j’ai répondu à la question suivante : « Mettre ses enfants dans une école Steiner-Waldorf, placer son argent à la NEF : un acte citoyen ? »

Un enregistrement à été réalisé de cette intervention, disponible sur Dailymotion. Voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x2sogot

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Publié par : gperra | 26 mai 2015

Songe de la Faute

Comme la coquille un jour sera brisée par l’être vivant qui sommeillait à l’intérieur, la faute parviendra à fissurer la surface du visage, à morceler le sourire et à prendre pied dans la réalité. Malgré tous les efforts de celui qui la cachait en lui-même depuis tant d’années, la voilà qui montrera fièrement sa laideur aux yeux de tous.

Car la faute n’est pas venue de nulle part, poussée par la brise légère des circonstances et une faiblesse passagère. Elle était déjà là depuis les origines, son oeil de reptile nettement formé alors même que le corps de celui qui la commetra un jour s’esquissait à peine dans le ventre maternel. Vivante, consciente, elle ne faisait qu’attendre son heure, les griffes repliées.

Qu’elle soit absence totale de pitié, désir sanglant de vengeance, pulsion primaire, soif de pouvoir, manque effroyable de respect, duplicité conduisant à la trahison, égoïsme qui ne recule devant rien, plaisir de la cruauté,  la faute n’a ni surpris ni pris au dépourvu celui qui l’a accomplie. Car ce dernier savait son existence au coeur de sa nature depuis presque toujours. Il espérait seulement pouvoir la garder secrète, comme une couvée empêchant l’éclosion, ou une gestation sans terme, les cuisses démentiellement serrées. C’était sans compter sur l’infinie bienveillance de la Vie, qui accouche tous les êtres, même les monstres qui dorment à l’interieur de nous !

La faute née, elle marche désormais d’un pas maladroit devant son auteur dans la lumière, à la fois indépendante de sa personne et expression impitoyable de lui-même ! C’est pourquoi celui qui a commis la faute ressent tant de haine pour sa victime : elle porte désormais sur elle la marque non seulement de ce qu’il lui a fait, mais surtout de ce qu’il est vraiment. Et puisque même en demembrant son corps et en brûlant ses restes, il ne peut la faire disparaître totalement de sa conscience, il voudrait l’accabler de la responsabilité de son propre acte, qui l’accusera jusqu’à ce qu’il assume et répare.

Ainsi, la victime devient-elle le dernier lien que le fautif peut encore conserver avec lui même, par delà ce qui le happe loin de toute authenticité. Dans le malheur qui l’accable, la victime ignore bien souvent quelle puissance de clarté a fusé de son être pour permettre que le scandale arrive.

Pourtant, l’esquive et la fuite ont de telles ressources que la faute glisse parfois encore longtemps avec virtuosité sur les surfaces miroitantes de l’existence, à distance de son auteur. Même advenue, elle peut encore être occultée un nombre incalculable de jours. Peut-être jusqu’au dernier ! Seul le coupable sait que quelque chose à irrémédiablement changé et cesse de poser le regard de la même façon qu’avant sur lui-même.

Mais dans la nuit qui prive définitivement l’oeil de toute lumière, la faute tenue si longtemps à distance finira-t-elle par pouvoir s’approcher suffisamment de son auteur pour le regarder dans le blanc des yeux, lui renvoyant cette image de lui-même qui se forme alors dans sa pupille sans chaleur ? Ou bien le laissera-t-elle s’envoler délesté de ce qu’il a commis, privée d’ailes pour le suivre où il va ?

Publié par : gperra | 12 mai 2015

Le Problème W

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Article paru dans Actualités de l’UNADFI d’avril 2015, page 21 :

L’Allemagne et l’Australie envisagent de rendre la vaccination obligatoire. Nombre de pays développés, dont la France, sont actuellement confrontés à des épidémies de rougeole, maladie normalement disparue depuis plusieurs années. Parallèlement, ils constatent une érosion de la confiance de l’opinion dans les vaccinations. Cet hiver, l’Allemagne a été confrontée à une virulente épidémie de rougeole provoquant la mort d’une enfant de 18 mois. Des petits alsaciens, s’étant rendus en Allemagne dans le cadre d’un voyage scolaire, ont contracté la maladie. Au plus fort de l’épidémie, les autorités sanitaires recensaient 80 nouveaux cas par jour. Au total, 1 101 personnes ont été contaminées. Cette épidémie a été facilitée par une défiance vis-à-vis du vaccin. L’épidémie était principalement circonscrite à Berlin mais d’autres Länder du sud-est du pays, comme la Bavière et la Thuringe, ont également été touchés. Le foyer infectieux provient…

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Publié par : gperra | 2 mai 2015

Songe de la Curiosité

Toi qui n’es ni penchant ni vice, pourquoi t’accuses-t-on d’être plantée comme une écharde qu’il faudrait extraire ? Tu n’es pourtant une étrangère qu’à ceux qui sont étrangers à eux-mêmes. Et tu n’es le défaut que de ceux qui épient la vie des autres parce qu’ils ont oublié de vivre la leur.

D’où vient la curiosité ?  Est-ce un cri qui monte du fond des choses, demandant à être reconnues ? Ou bien est-ce, à l’inverse, le respect d’un tout autre appel, celui qui sourds des profondeurs de soi-même ?

D’aussi loin que remontent mes souvenirs, ma curiosité était là, m’accompagnant dans mes tout premiers pas. Elle n’était pas une inconnue ! C’est elle qui m’a présenté ma propre mère, qui se penchait ce jour-là au balcon de notre appartement parisien. Elle ne passait pas d’un objet à l’autre et ne voulait pas savoir ce qui lui était interdit. Mais elle aimait se poser sagement, comme se pose le papillon, sur certains objets, sur certains visages, sur certaines questions. J’aimais entendre les mots qui me permettaient de les comprendre, de les déchiffrer, de les résoudre. Et ce sentiment si exhaltant de prendre dans mon esprit une énigme, qui y voltigeait désormais librement.

Dès le départ, elle m’a entraîné loin au-delà des limites de mon monde, droit vers l’aventure de la pensée ! Elle fouillait à pleines mains dans la terre pour y trouver les fossiles des monstres des temps anciens. Elle ouvrait grand les pages des livres pour y suivre les lignées des hommes d’avant l’Histoire. Elle voulait observer les satellites invisibles d’étoiles qui ne scintillent pas. Elle désirait comprendre la réfraction de la lumière, et comment un petit miroir pouvait déposer sur le mur une tâche blanche qui ne laissait aucune trace. Elle voulait percer le mystère de l’existence du monde avant que je ne soit conçu. Le reflet de l’infini dans une glace faisant face à une autre glace la fascinait. Et moi, je la suivais avec confiance. Car la curiosité satisfaite ne me nourrissait pas seulement de réponses, mais de dignité. Avec elle, je me sentais être celui que j’ai toujours été, et que je devais devenir.

Quelle joie, quand l’Univers montrait qu’il pouvait être compris ! Par delà les apparences – que les explications franchissaient – il m’approchait comme un être doux et raisonnable, qui pouvait devenir mon ami. Chaque fois, c’était comme si sa main étreignait virilement la mienne, alors que je n’étais pourtant encore qu’un enfant.

Mais le temps est venu plus tard de ce que je ne pouvais pas comprendre : l’incohérence, la bêtise, la folie, l’indifférence, la méchanceté, le reniement insidieux et progressifs de ses propres principes, la violence préférée à l’honnêteté, l’amour trahi par bassesse, l’impossibilité du recul… Voilà ce que je n’arrivais ni à m’expliquer, ni même à croire.

Dans l’antre de ceux qui vident l’esprit de leurs adeptes, comme des chimpanzés qui fracassent le crâne de leurs victimes pour en manger la cervelle, ma curiosité ne m’a pas abandonné. Bien au contraire, elle m’a accompagné au péril de sa vie lorsque je suis entré dans cet édifice gigantesque et pourtant si creux d’un faux-savoir qui prétendait tout savoir, mais qui ne touchait à rien, ou à si peu de choses. Elle ne m’a pas laissé monter jusqu’à ses plus hautes tours, d’où il m’était promis une vue sans limites ! Mais elle m’a fait descendre jusqu’à ses fondations, où j’ai pu constater la boue et non la pierre. Avec elle, je suis revenu moi-même de ce territoire d’ombres et de simulacres.

Aujourd’hui, elle revient se présenter à moi bien en face, plus exigeante que jamais, alors même que la sueur du grand combat fume encore sur ma peau. Sans tenir compte de ma fatigue, elle claironne impitoyablement de nouveaux départs ! Elle tient chacun des fils de ma propre vie dans sa main, pour les poser fermement dans la mienne : les voyages, les histoires, les connaissances, les récits, les interrogations, les rencontres… À moi de les tenir, ces rênes d’un char qui m’emporte vers la vie et franchira d’un bond prodigieux le gouffre de ma mort !

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Le rapport 2015 de la MIVILUDES est paru. La Mission Interministérielle y consacre une longue analyse du phénomène du NEW AGE et de ses dérives potentielles :
« L’analyse du discours New Age sur Internet a pu mettre en lumière les raisons de sa particulière vivacité sur la Toile, et alors même que les tenants du New Age se reconnaissent de moins en moins dans cette appellation. La facilité avec laquelle le New Age se diffuse, le nombre de réseaux qu’il innerve et les pratiques qu’il véhicule nécessitent une certaine vigilance de la part du grand public. En effet, en tant que telle cette spiritualité, avec les pratiques qu’elle engendre, n’est pas sectaire, mais la dangerosité s’apprécie au regard du degré d’adhésion à une doctrine, à un mouvement ou à un individu, et des conséquences que celle-ci entraîne. Toutefois, parce que l’histoire du phénomène sectaire et les dérives que la Miviludes…

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Quelques impressions, ou réflexions, voire interrogations, qui ne prétendent pas autre chose qu’à témoigner d’un saisissement et tenter de l’approfondir.

Quarante minutes par groupes ! C’est bien trop peu de temps accordé par l’organisation des visites pour regarder ces fresques pariétales : on sent que leur mystère requiert du temps pour être percé. Le temps pour entrer en contemplation, pour que la vie contenue dans le dessin commence à s’animer d’elle même dans l’esprit, le temps que ces animaux disparus depuis des millénaires « refassent naissance » en nous, comme leurs gènes pourraient peut-être reprendre vie dans les éprouvettes d’un chercheur en laboratoire. Mais il faut passer vite et le groupe de touristes est là qui vous ramène inlassablement au présent, vous retenant au bord du gouffre qui vous aspirerait dans la Préhistoire.

Pourtant, elles apparaissent par instants, ces sensations étranges et presque magiques procurées par les fresques. Par exemple, lorsqu’on s’aperçoit d’une chose qu’il était impossible de réaliser sur les photographies, c’est-à-dire que les peintres ont longtemps observé la roche avant d’y dessiner, d’y peindre ou d’y graver, afin que leurs traits épousent les creux, les bosses, les contours de la pierre. Ainsi un angle de la roche devient-il la saillie d’une épaule de bison, une paroie bombée devient la courbe d’un ventre de cheval, des plissures du calcaire sont les supports des lignes des bois des cerfs, etc. Le savoir théoriquement n’apporte pas grand chose, mais le voir change tout ! Car en se fondant dans les reliefs de la caverne, ces corps d’animaux deviennent bien plus que des dessins, mais aussi encore davantage que des sculptures ou des bas-reliefs : on sent la dureté de l’os sous la peau, les côtes dans les poitrailles, le bois des cornes, la lourdeur des crânes, etc. Et l’os, un avec la pierre, livre en retour la sensation de la chair, cette chair qui l’enveloppe, qui émane de lui, quand bien même elle a disparue depuis si longtemps. Chair vivante ! Seule la pierre est restée, mais c’est comme si, dans ces fresques, elle avait su garder la chair en mémoire. Quoi d’étonnant, pour des hommes qui utilisaient, ouvraient, grattaient, sculptaient les os des animaux qu’ils chassaient, et en avaient ainsi une connaissance si intime, et de même ouvraient, fendaient, taillaient et polissaient les silexs ? La pierre et l’os, frères jumeaux d’une grande civilisation.

Pourquoi avoir représenté dans des cavités naturelles ces figures animales ? La thèse des scènes de chasse est bel et bien invalidée, puisque l’animal principalement chassé à cette époque, le renne, n’est pas ou très peu représenté. Mais si la grotte elle-même était une chapelle, un sanctuaire, alors l’animal qui était figuré à l’interieur n’était-t-il pas une prière ? C’est ce que tend à me dire l’impression que font sur moi ces dessins de mammouths, si délicats et si imposants à la fois, que je vois cette fois à la grotte de Rouffignac, moins connue que Lascaux, à quelques kilomètres de là.  Je m’imagine dans ces temps-là, voyant au détour de la steppe enneigée cet animal gigantesque : il serait pour moi comme une prière de chair en mouvement. Je veux dire que l’apparition de ce géant au regard à la fois profond, doux et dangereux, si j’en crois la manière dont les peintres préhistoriques l’ont représenté, serait comme le passage d’un être portant l’Au-delà dans son souffle, les lointains de l’univers dans sa forme sombre et colossale. Ce monstre ne prierait pas : il serait une prière, c’est-à-dire la présence du divin dans un corps. Un animal-metaphysique !  Tout comme seraient prières ces cerfs dont les bois s’étirent dans un geste qui semble vouloir attraper les étoiles !

Osons une plus grande hypothèse encore, celle de la caverne-matrice. Platon la suggère. Car un tel lieu, loin de la surface, devait sans doute donner aux hommes de la Préhistoire cette impression non seulement de pénétrer dans un autre espace, mais peut-être aussi dans un autre temps. Ne parle-t-on pas des « entrailles » de la terre ? Dans cette enfractuosite ou l’homme adulte est ramené aux proportions de l’embryon au sein de l’utérus, les hommes de la Préhistoire ne devaient-il pas vivre une forme de retour à leur propre état prénatal  ? En ce cas, les animaux sur les parois ne figuraient-ils pas ces êtres qui, dans la matrice de la Nature, avant que l’Homme ne naisse et ne se distingue d’eux, par l’avènement si prodigieux de la pensée, étaient alors pour lui comme des frères ? Les cavernes ornées n’etaient-elles pas pour eux des sanctuaires où il était possible d’approfondir et de maintenir un sentiment que l’on ne devait plus connaître qu’à l’état diffus à la surface : celui d’une parenté profonde avec les animaux ? Parenté, proximité, fraternité : autant de mots qui renvoient à des conceptions, mais non à ce sentiment si fort qui devait guider jusqu’aux gestes artistiques de ces peintres de la Préhistoire : l’amour fraternel envers ces animaux.

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