Publié par : gperra | 13 août 2019

Songe d’une Vallée

La roche rouge plissée par la pluie s’élève en murailles dentelées jusqu’à l’horizon. La rivière bordée de vert y serpente d’un côté à l’autre. Tant que le soleil la frappe, elle miroite d’espièglerie.

Mais voici qu’une montagne s’interpose et que son disque est blessé. Soudain, je ne peux plus m’oublier jusqu’à perte de vue dans les innombrables nuances de verts, d’ocres et de bleus. Un léger froid couvre mes épaules et je dois revenir à moi-même.

Peu à peu, les formes se dissolvent et s’unissent, épuisées d’avoir dû se livrer des heures durant à la lumière dénudante du jour. Dans le gris-bleuté, elles peuvent désormais se laisser paisiblement être, simplement blotties les unes dans les autres, recueillies dans la coupe des mains du soir.

En contrebas, des hommes qui vivent au bord de la route ont allumés un feu. Sur leurs visages balayés de jaune, flambe la fierté d’être ensemble en silence au milieu de nulle part tandis que la nuit les entoure. La chaleur se réverbère entre le père et ses fils qui le regardent sans rien dire. Comme dans les temps anciens, le foyer et la famille ne font fièrement qu’un.

Mais pour moi qui demeure hors de son cercle, le temps est venu où la lune se met à briller comme une broche d’argent serties de diamants d’étoiles, versant son étrange demi-jour blanc dans la vallée. Au bord de l’asphalte, j’attends le bus aux phares déchirants l’obscurité qui me ramènera à la ville.

Je profite pourtant de ces instants où nul ne sait où je suis pour appartenir à cette terre. Car ici je pourrais, si je le voulais, marcher longtemps dans le désert en remontant la Cordillère, jusqu’aux brumes de Chachapoyas, où personne ne pourrait plus jamais me saisir.

Publié par : gperra | 6 août 2019

L’aventure continue…

Publié par : gperra | 4 août 2019

Songe d’un Inquisiteur

Celui qui veut remettre l’Église au centre du village a le crâne lisse et brillant d’un galet sur lequel la vie a longtemps roulé ses vagues écumantes sans le pénétrer.

Sa légère homosexualité, impossible à assumer dans ce petit monde aux teintes violacées, est désormais parfaitement maîtrisée, enfouie sous son pull-over à col roulé. Il cache aussi sa peau mainte et mainte fois flagellée. Son beau sourire où ne suinte nulle cruauté indique le chemin tout tracé à notre civilisation égarée.

Sur son âne aux oreilles dressées, par les réseaux sociaux il s’en va accuser. Il porte dans son cœur la certitude de la pureté, dont il n’est que le messager. L’argent des archevêchés qui l’ont missionné ne lui servira pas pour s’offrir les orgies dont il est à présent sevré, mais pour les tenailles qui arrachent les chairs et les dents de ses prisonniers.

Pour faire triompher la doctrine sacrée, il sonde les reins des apostats de ses lames effilées, faisant jaillir le pu de leur passé. À ses yeux, les mots qui sortent des bouches naissent des entrailles qui les ont proférés. Or il sait que l’Esprit Saint ne peut s’incarner que dans des viscères immaculées.

Il se tient devant moi, serrant les cordes par lesquelles il croit m’avoir ligoté, dans le donjon où ses gardes pensent m’avoir emmuré, pour me confondre et me faire expier.

Et tandis que mes hurlements emplissent l’époque où il demeure – faisant saliver son désir de ma confession prochaine avant le bûcher – moi, les deux pieds dans mon temps, je le regarde suer.

Car j’ai depuis longtemps quitté la cage où j’ai grandi enfermé, et le monde d’aujourd’hui a le ciel libre et bleu de la matinée d’une ère nouvelle, où les fautes d’hier ne peuvent coudre la bouche d’aucun homme de vérité.

Publié par : gperra | 28 juillet 2019

Songe d’une Cataracte

Comme une armée qui envahit à pas de loup les faubourgs d’une ville pour l’encercler et la prendre par surprise, l’eau vient de toutes parts autour des chutes : transparente, silencieuse et tranquille. Elle ruisselle lentement parmis les pierres sans les bousculer, humecte à peine les feuilles des arbres dont les branches plient vers sa surface, laisse tout juste entendre un murmure que la forêt croit elle-même chanter.

La vie qu’elle donne sans compter en passant ne porte pas sa signature. Elle ne revendique aucune paternité pour les êtres aux couleurs vives qui viennent s’abreuver et croître à ses côtés, reflètant le vert-de-gris qui l’entoure avec un infime plissement, sans se faire remarquer lorsqu’elle accélère parfois sa course.

Quand la terre dresse sur son passage les crocs de ses rochers, on peut l’entendre hausser la voix et déployer sa blancheur face à l’ennemi, avant de retourner au calme de sa course fluide et discrète.

Mais lorsque parfois l’existence se fracture et s’effondre, et qu’il lui faut soudain plonger dans le vide de l’inconnu, comme l’immense cataracte d’Iguazu, l’eau déploie alors avec majesté le pouvoir de sa douceur aux yeux de tous. Soudain, sa transparence se mue en avalanches étincelantes, flamboyantes entre le vert qui s’accroche aux rochers, grondant comme un fauve démultiplié !

Et moi qui la contemple en contrebas, trempé des embruns qui viennent me saluer, pareil au héros qui se retourne sur son exploit, j’aperçois l’arc-en-ciel qui couronne sa victoire inespérée.

Publié par : gperra | 27 juillet 2019

Songe des Morts

Partout où les Morts s’assemblent la nuit se fait, même dans le clair matin qui sourit. Ils ont le pouvoir des ombres, du mensonge et de la trahison, que leur présence compacte érige en mur de glace aux reflets scintillants. Dans la salle du tribunal, leur haine silencieuse remonte vers moi de leurs ventres avec la violence d’un condamnation qu’ils voudraient sanglante.

Car leur matrice est atteinte. Le pouvoir d’enfanter leurs semblables aux yeux crevés ne sera bientôt plus.

Ainsi, le jugement qu’ils m’adressent est en réalité celui de leur propre sentence, qu’ils ne peuvent plus ignorer désormais. Car la vie les a depuis bien longtemps assignés à comparaître devant elle et ne leur a plus trouvé d’excuses pour ce qu’ils sont. Ils savent que l’heure de se présenter devant sa face pour accomplir leur peine est venue. Mais ils se cachent encore, tant que la pénombre les dissimule un peu.

Leurs serres m’entourent, mais ils n’ont plus le pouvoir de me saisir. Leurs hurlements retombent dans un silence embarrassé. Leurs ricanements sonnent comme une veille chanson désuète dont personne ne comprend qu’elle ait pu être à la mode.

Sur la route des Andes, mon cœur est trop plein de cuivre et de cascades aux eaux vertes pour être un seul instant leur prisonnier. Je vais par des routes qui leur sont inconnues, les vingt ans qu’ils m’avaient volés revenus en moi à tout jamais.

Et lorsque viendra le temps d’entendre ce que les juges ont à me dire, je sais que je n’aurais à craindre aucune parole. Car ce que diront les hommes concernera les hommes. Et ce que me dira la vie, je le connais déjà.

Publié par : gperra | 2 juillet 2019

Un spectacle a ne pas manquer !

Publié par : gperra | 10 mai 2019

Songe de la Vaillance

Pareil au Cimmérien attendant la charge sous le soleil du désert où se dressent des pierres levées, je m’adresse au dieu qui ne répond pas lorsqu’on lui demande son aide, mais qui assiste à la bataille les yeux grands ouverts, en attente de vaillance.

Comme ce guerrier des temps anciens, je sais que le combat sera inégal. Mais j’ai tiré profit du temps qui m’a été donné, creusant des fossés, plantant des pieux dans le sol, affutant le tranchant de mes lames et rassemblant chacune des flèches que j’ai pu trouver dans le sable.

Je suis seul contre beaucoup d’autres, flanqué d’une petite troupe dépenaillée, loin des villes, sur ces terres en friches que les veilleurs de la raison ont jadis délaissées. Le fracas des armes ne les réveillera plus que lorsqu’il cognera contre leurs portes embourgeoisées. Je ne compte que sur nos propres forces et sur l’aide de ceux qui reviendront d’entre les morts pour combattre à nos côtés.

Au loin, les voici qui s’avancent, faisant onduler la ligne de l’horizon, fouettant leurs chevaux et hurlant leur soif de vengeance, désirant écorcher mes chairs et égorger mes mots. Ils bandent leurs muscles et raidissent leurs joues de certitude et de cruauté.

Tandis que le martèlement de leurs sabots frappe le sol comme un tambour qui emplit d’un grondement sinistre le silence de la plaine, mon nom ne tremble pas et ma respiration trouve son propre rythme.

Il ne m’appartient pas de gagner ni de mener cette guerre à son terme. Mais il m’appartient dors et déjà de l’avoir déclarée, aussi haut et fort que ma voix pouvait porter.

Et maintenant qu’ils galopent en déployant leurs filets, que je bondis sur la dune et brandis mon épée, qu’une première flèche siffle et transperce l’un de leurs cavaliers, tout là-haut dans les cieux aux nuages irisés, celui qui aime la vaillance a délaissé son banquet, et se penche sur le monde pour mieux nous regarder.

https://veritesteiner.wordpress.com/2019/03/12/acharnement-judiciaire-contre-gregoire-perra-et-nouvel-appel-aux-dons/

Publié par : gperra | 14 janvier 2019

Soutenir Grégoire Perra

https://wp.me/P3JzIF-1d2

Publié par : gperra | 8 janvier 2019

Mon recueil de poésie grecque ancienne en 2019

2019

« Et ils allaient, au bord des flots retentissants. Le vent, bon compagnon, les poussait sur la mer. »

Homère,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La vérité, la vérité entière et pure, nous l’énonçons d’une voix sûre. »

Hésiode,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Donc, que chacun combatte, armé du fer tranchant, pour sa cité, ses enfants et son champ ! »

Tyrtée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Honte à celui qui cède ! »

Tyrté,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mordez-vous donc la lèvre, et, brandissant vos lames, enracinés au poste de combat, combattez hardiment et sans rompre le rang. »

Tyrtée, cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Apollon, notre roi, tu découvres les crimes et ne manques jamais de punir les méchants. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Cœur, mon cœur sans espoir, toi que les maux assiègent, résiste et défends-toi ! Sache éviter les pièges. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et si tu vaincs, n’exulte pas, sois sans orgueil !

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Supporte les malheurs et accepte les joies. »

Archiloque,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et, sur le doux duvet moelleusement porté, moi, l’oiseau du printemps et du tranquille été, bleu comme l’eau des mers, je planerais. »

Alcman,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Toi si pareille au lin en fleur. »

Alcman,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand le vent est au nord, seul un pilote inepte met à la voile. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre ennemi est couché sous la terre : voici le temps du bon vin et des filles. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le vin, mon cher garçon, et dans le vin, la vérité. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Tu m’as fait oublier mes maux. »

Alcée,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’amour m’agite, hélas, comme le vent secoue le tronc d’un jeune chêne. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il est pareil aux dieux, l’homme qui te regarde, sans craindre ton sourire, et tes yeux, et ta voix. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et la vie était douce et notre cœur en paix. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Hélas, nul être humain n’a longtemps son bonheur. Mais cet étroit lien que l’Amour a lié, mieux vaut le regretter que l’avoir oublié. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La pomme, sur la branche haute, pend toujours. Mais à qui la faute ? Sur l’arbre, durant la cueillée, cueilleurs, l’avez-vous oubliée ? »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais je désire encor. Mon âme désolée goûte encor le soleil et les fleurs printanières. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le troupeau en passant a brisé la jacinthe. Elle fleurit encor contre le sol couchée. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mes paroles ne sont qu’un souffle, un air léger. Mais douces. »

Sappho,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il a su, enrichissant son âme, vivre, penser, combattre, obtenir, s’efforcer. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« S’il le fallait, sans deuil il pourrait renoncer aux biens trop éloignés, au but peu accessible, content dorénavant de jouir du possible. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Son aisance est suprême, il s’impose à autrui, il se connaît soi-même. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand les chiens attaquent, le loup les tient en respect. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Quand la colère enflamma les deux partis, moi seul, entre eux, médiateur, je me tins. »

Solon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le juste entre au lieu saint et sans rite il est pur. L’onde lustrale est inutile à la vertu. »

La poésie des oracles,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’aube a réveillé le bruyant rossignol. »

Ibycos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Et comme un vieux cheval qu’on ramène à la piste,
Tremblant de tout ton corps aux signes du danger,
Tu frémis des chemins où tu vas t’engager. »

Ibycos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, dur forgeron, m’a jeté sur l’enclume. Il a trempé mon cœur dans les torrents glacés. »

Anacréon,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, riant, me frappe avec sa balle d’or et m’invite à jouer. »

Anacréon,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Accorde-moi de rendre, ô Zeus, haine pour haine et amour pour amour. »

Théognis, cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je préfère être heureux que sombre et maudissant. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Un homme juste est un rempart, une acropole. Mais il est insulté par la canaille folle. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La justice d’abord, ensuite, la santé, puis posséder l’objet par le cœur convoité. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Pour traverser le temps, je t’ai donné des ailes. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Comme un lion, j’ai pris le faon – sans le manger. Comme un guerrier, j’ai pris la ville – sans la piller. Comme un cocher, j’attelle et selle – sans chevaucher. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Comme un jeune poulain dans les champs pleins de fleurs, sans songer à ton maître, à sa chute, à sa perte, tu cours, crinière au vent, et vas chercher ailleurs l’orge, la bonne eau fraîche et la douce herbe verte. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ne fais pas fond sur l’homme errant à l’étranger : s’il retourne au pays, tout en lui va changer. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je ne respire bien qu’au lieu où je suis né. »

Théognis,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Que le Père, là-haut, nous entende et nous sauve, et qu’il calme d’un mot, s’il veut, l’océan fauve, et que tout soit en paix, notre cœur et les cieux. »

Simonide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Le danger est grand et ne veut pas d’un lâche. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Qu’est l’homme ? Que n’est pas l’homme ? L’homme est le rêve d’une ombre. Mais quelquefois, comme un rayon descendu d’en haut, la lueur brève d’une joie embellit sa vie, et il connaît quelque douceur. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Qu’est Dieu ? Ce qu’est le Tout. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre or s’éprouve à la pierre de touche. »

Pindare,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais Tout est toujours l’Un, et l’Un est toujours Tout. »

Empédocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour fleurit la chair et nous unit à tout ce qui est beau. »

Empédocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton âme est héroïque et ton cœur est viril. »

Eschyle,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Air divin, et toi, souffle ailé des vents fougueux ! Et vous, sources des fleuves ! Et toi, rire infini des vagues écumantes ! Et toi, œil du soleil, regard immaculé ! Soyez témoins de mes épreuves. »

Eschyle,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je souffrirais. Ce que j’ai fait me réconforte. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je naquis pour aimer et non pas pour haïr. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’Amour, ô doux enfants, n’est pas rien que l’Amour. L’âme vivante et respirante le reçoit. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Esclave de corps, mais d’esprit libre. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La vieillesse jamais n’accable les vrais sages. Leur esprit, alerté par de divins messages, nourri de jour, est prophétique, et jusqu’au bout sert les humains. »

Sophocle,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Mais moi, suivant ma quête, évitant les abus et les erreurs haïssables, je vivrai jour et nuit tourné vers les seules choses impérissables ! »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Justice, lève ton puissant glaive ! »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Sois bon pour les vivants. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ce qui est néant va au néant. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Si Zeus tonne,

eh bien moi je pète, et de mon bruit recouvre son fracas. »

Euripide,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Il suffit de lever pieusement les yeux vers le doux peuple des airs ! Ils répondent à qui les appelle. »

Aristophane,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Difficile Vertu qui nous coûtes si cher. Ô le plus bel objet qu’en ce monde de chair on puisse atteindre et conquérir ! Pour toi, ô Vierge, lutter, souffrir, mourir est pour un Grec un beau sort. »

Aristote,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019
« Montre-lui, ô grand Zeus, que l’âme qui s’adapte avec art, avec sagesse, à ta volonté, s’installe à tout jamais dans la félicité. Instruis chaque pensée et dirige chaque acte. »

Cléanthe,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« La douceur de l’amour surpasse toutes choses. »

Nossis,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« J’aime. Et les amants méritent qu’on les aide. »

Bion et Moschus,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Je veux suivre ma route noire, et que ma vie austère et dure enfin m’amène sur l’extrême rebord de la sagesse humaine. »

Antipater de Sidon,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Apprends, ô ma pauvre âme, à craindre la beauté. »

Méléagre de Gagara,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Toute la nuit je danse, ou, couronné de roses, je chante et fais sonner ma lyre sous mes doigts. Car, parmi les dessins que dans l’ombre on peut lire, le ciel nous offre aussi sa Couronne et sa Lyre. »

Marcus Argentarius,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« N’oppose pas au beau désir un cœur farouche. »

Alphée de Mytilène,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« L’âme est d’or, et l’amour est sa pierre de touche. »

Alphée de Mytilène,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Moi qui passe et qui meurs, je vous contemple, étoiles ! Je m’associe, infime, à cette immensité. Je goûte, en vous voyant, ma part d’éternité. »

Ptolémée l’astronome,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Moi, je t’offre l’amour, la tendre intimité, le rire, le propos qui succède au baiser, la douce liberté, parfois, de refuser. »

Straton de Sardes,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Nous voici à ce moment si court où nous pouvons, sans indécence, aimer d’amour. »

Straton de Sardes,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Franchis la région où règnent les tempêtes ! »

Hymnes orphiques,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Tu rentres aujourd’hui au pays dont tu vins. »

Hymnes orphiques,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Où donc est passé l’or de ton brillant matin ? »

Rufin,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton vin-miel désormais partout ruissellera. »

Nonnos,cité dans La Couronne et la Lyre,

Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Notre vie ? Un spectacle. Apprends donc, mon vieux frère, hilarant, à jouer la farce, ou, au contraire, à vivre, héros tragique, et jusqu’au dénouement, en plein danger, en plein malheur, en plein tourment. »

Palladas,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« En mon sein allumez le pur feu de l’esprit, et donnez-moi ce don divin, la voix qui persuade et le mot qui convainc. »

Proclus,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

2019

« Ton corps est affranchi après les maux soufferts : déjà, et de tout temps, ton âme était sans fers. »

Damascius,cité dans La Couronne et la Lyre, Anthologie de poésie grecque ancienne, textes réunis par Marguerite Yourcenar, NRF Poésie Gallimard

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