Publié par : gperra | 12 janvier 2014

Mon recueil de citations de Victor Hugo en 2014

2014

«Fortune, je te suis ; la victoire est mon titre.

J’ai trop cru les destins, que Mars soit mon arbitre. »

Victor Hugo, César passe le Rubicon, Premières Publications, Poésie, Éditions du Seuil, p. 62

2014

« Quelque jour viendront les douleurs.. (…)

Quelque jour viendra la sagesse. »

Victor Hugo, Le Jeune Homme, Premières Publications, Poésie, Éditions du Seuil, p. 67

2014

« L’alcyon, quand l’Océan gronde,

Craint que les vents ne troublent l’onde

Où se berce son doux sommeil ;

Mais pour l’aiglon, fils des orages,

Ce n’est qu’à travers les nuages

Qu’il prend son vol vers le soleil ! »

Victor Hugo, Le Poète dans les Révolutions,

Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 89

2014

« O ruisseau ! Qui cherches les mers,

Coule vers l’océan du monde

Sans craindre d’y mêler ton onde ;

Car ses flots ne sont pas amers. »

Victor Hugo, A mes Odes, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 108

2014

« Du bras dont il venge ses droits,

Le Seigneur soutient ceux qu’il aime,

Et les aide à porter la croix. »

Victor Hugo, La Mort de Mademoiselle de Sombreuil, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 119

2014

« Plus tôt que je n’ai dû, je reviens dans la lice ; Mais tu le veux, ami ! Ta muse est ma complice ; Ton bras m’a réveillé ; c’est toi qui m’a dit : Va ! Dans la mêlée jetons ensemble un gage. De plus en plus elle s’engage »

Victor Hugo, A M. Alphonse de L., Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 121

2014

« Le temps amène la justice :

Laisse tomber l’orage et grandir ton laurier. »

Victor Hugo, A M. Alphonse de L., Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 123

2014

« Reine, comme toi, sans asile,

La Vertu, que la terre exile,

Dans ton grand cœur retrouve un ciel ! »

Victor Hugo, Au Colonel G.-A Gustaffson, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 130

2014

« C’est qu’il faut un chaos à qui veut faire un monde. »

Victor Hugo, Fin, Odes et Ballades,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 138

2014

« Dieu, par qui tout forfait s’expie,

Marche avec celui qui le sert. »

Victor Hugo, La Lyre et la Harpe,

Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 140

2014

« Soutiens ton frère qui chancelle,

Pleurs si tu le vois souffrir. »

Victor Hugo, La Lyre et la Harpe,

Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 141

2014

« Brave la haine empoisonnée !

Le nocher rit des flots mouvants,

Lorsque sa poupe couronnée

Entre au port à l’abri des vents. »

Victor Hugo, Le Génie, Odes et Ballades,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 145

2014

« Que l’antique audace assoupie

Se réveille au cœur du guerrier ! »

Victor Hugo, Le Chant de l’arène, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 149

2014

« Rayonne, il en est temps !

Et, s’il vient un orage,

En prisme éblouissant change le noir nuage.

Que ta haute pensée accomplisse sa loi. »

Victor Hugo, A mon ami S.-B., Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 155

2014

« Étoile, étoile, lève-toi ! »

Victor Hugo, A mon ami S.-B., Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 155

2014

« Il laisse au gré du vent le jonc courber sa tête ;

Il sera la grand chêne, et devant la tempête

Il saura rompre et non plier. »

Victor Hugo, Au Vallon de Chérizy, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 160

2014

« L’avenir sans fin s’ouvre à l’être illimité. »

Victor Hugo, La Matin, Odes et Ballades,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 162

2014

« Un ange sur mon cœur ploie aujourd’hui ses ailes. »

Victor Hugo, Actions de Grâces,

Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 167

2014

« Vous avez dans le port poussé ma voile errante ;

Ma tige a refleuri de sève et de verdeur ;

Seigneur, je vous bénis ! De ma lampe mourante

Votre souffle vivant rallume la splendeur. »

Victor Hugo, Actions de Grâces, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 167

2014

« Mais si de son glaive de flamme

Le malheur déchire ton âme,

Ami, c’est pour la féconder ! »

Victor Hugo, A Ramon, Duc de Benav, Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 172

2014

« Çà qu’on selle,

Écuyer,

Mon fidèle

Destrier.

Mon cœur ploie

Sous la joie,

Quand je broie

L’étrier. »

Victor Hugo, Le pas d’arme du Roi Jean,

Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 189

2014

« Quelquefois les brigands surpassent

En audace les chevaliers.»

Victor Hugo, La légende de la Nonne,

Odes et Ballades, Poésie, Éditions du Seuil, p. 192

2014

« Je préfère la liberté, même dangereuse.»

Victor Hugo, Préface de Février 1829,

Les Orientales, Poésie, Éditions du Seuil, p. 210

2014

« Dieu sait atteindre qui le brave.»

Victor Hugo, Le Feu du Ciel, Les Orientales, Poésie, Éditions du Seuil, p. 217

2014

« Et je sais d’où je viens, si j’ignore où je vais.»

Victor Hugo, I., Les Feuilles d’Automne,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 277

2014

« Jetant et ramassant,

pareil au laboureur qui récolte et qui sème,

Vous avez pris des lieux et laissé de vous-même

Quelque chose en passant.»

Victor Hugo, A un Voyageur, Les Feuilles d’Automne, Poésie, Éditions du Seuil, p.282

2014

« Un métal dans tes veines coule ;

Ta tête ardente est un grand moule

D’où l’idée en bronze jaillit !»

Victor Hugo, I., Les Feuilles d’Automne,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 284

2014

« Vois-tu briller là-bas cette profonde étoile ? »

Victor Hugo, XII, Les Feuilles d’Automne,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 289

2014

« Mais qui sait comment Dieu travaille ?

Qui sait si l’onde qui tressaille,

Si les cris des gouffres amers,

Si la trombe aux ardentes serres,

Si les éclairs et les tonnerres,

Seigneur, ne sont pas nécessaires

A la perle que font les mers ! »

Victor Hugo, Napoléon II, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 336

2014

« Être un gond de la porte, une clef de la voûte ;

Si l’on est grand et fort, chaque jour dans sa route,

Écraser les serpents tout gonflés de venin ;

Être arbuste dans l’herbe et géant chez les nains. »

Victor Hugo, A Canaris, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 340

2014

« Pour que la goutte d’eau sorte de la poussière,

Et redevienne perle en sa splendeur première,

Il suffit, c’est ainsi que tout remonte au jour,

D’un rayon de soleil ou d’un rayon d’amour.»

Victor Hugo, XIV., Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 343

2014

« Ne vous endormez pas ! Travaillez sans relâche !

Car les grands ont leur œuvre et les petits leur tâche.

Chacun a son ouvrage à faire. Chacun met

Sa pierre à l’édifice encor loin du sommet.»

Victor Hugo, XVI., Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 346

2014

« L’aurore s’allume

L’ombre épaisse fuit ;

Le rêve et la brume

Vont où va la nuit.»

Victor Hugo, XIX., Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 347

2014

« L’esquif cherche un môle,

L’abeille un vieux saule,

La boussole un pôle,

Et moi la vérité ! »

Victor Hugo, XIX., Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 347

2014

« Vérité, beau fleuve

Que rien ne tarit !

Source où tout s’abreuve,

Tige où tout fleurit !

Lampe que Dieu pose

Près de toute cause !

Clarté que la chose

Envoie à l’esprit.»

Victor Hugo, XIX., Les Chants du Crépuscule,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 347

2014

« Tout frappe à ta porte bénie.

L’aurore dit : Je suis le jour !

L’oiseau dit : Je suis l’harmonie !

Et mon cœur dit : Je suis l’amour !»

Victor Hugo, Autre chanson, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 350

2014

« Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre

Du vase où je m’abreuve et que j’ai bien rempli.

Mon âme a plus de feu que vous n’avez de cendre !

Mon cœur a plus d’amour que vous n’avez d’oubli !»

Victor Hugo, XIX., Les Chants du Crépuscule,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 347

2014

« Alors je disais aux étoiles :

O mon astre, en vain tu te voiles,

Je sais que tu brilles là-haut !»

Victor Hugo, A Mademoiselle J., Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 351

2014

« Alors je disais à la rive :

Vous êtes la gloire et j’arrive,

Chacun de mes jours est un flot ! »

Victor Hugo, A Mademoiselle J., Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 351

2014

« Vivre ensemble, d’abord !

C’est le bien nécessaire et réel !

Après on peut choisir au hasard,

Ou la terre, ou le ciel !»

Victor Hugo, XXVII, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 353

2014

« Que le souffle embrasé de midi dans les champs,

Et l’ombre et le soleil et l’onde et la verdure,

Et le rayonnement de toute la nature

Fassent épanouir, comme une double fleur,

La beauté sur ton front et l’amour dans ton cœur !»

Victor Hugo, Espoir en Dieu, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 355

2014

« Soyez comme l’oiseau, posé pour un instant

Sur des rameaux trop frêles,

Qui sent ployer la branche et qui chante pourtant,

Sachant qu’il a des ailes !»

Victor Hugo, Dans l’Église de…, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 360

2014

« Heureux qui peut aimer, et qui dans la nuit noire,

Tout en cherchant la foi, peut rencontrer l’amour !

Il a du moins la lampe en attendant le jour.»

Victor Hugo, Que nous avons le doute en nous, Les Chants du Crépuscule, Poésie, Éditions du Seuil, p. 364

2014

« Voici le temps de respirer les roses,

Dans ce calme sourire empreint de vague flamme,

Et d’ouvrir bruyamment les vitres longtemps closes.»

Victor Hugo, Avril, Les Voix intérieures, Poésie, Éditions du Seuil, p. 392

2014

« On ne franchit pas tout d’un vol.

Peu d’oiseaux traversent l’océan sans reposer leur aile. »

Victor Hugo, Pensar, Dudar, Les Voix intérieures, Poésie, Éditions du Seuil, p. 406

2014

« Pour juger un destin il faudrait en connaître

Le fond mystérieux ;

Ce qui gît dans la fange aura bientôt peut-être

Des ailes dans les cieux. »

Victor Hugo, A Olympio, Les Voix intérieures, Poésie, Éditions du Seuil, p. 411

2014

« Cette âme se transforme, elle est tout prêt d’éclore

Elle rampe, elle attend,

Aujourd’hui larve informe,

et demain dès l’aurore

papillon éclatant ! »

Victor Hugo, A Olympio, Les Voix intérieures, Poésie, Éditions du Seuil, p. 411

2014

« Soyons grands.

Le grand cœur à Dieu même est pareil. »

Victor Hugo, A Olympio, Les Voix intérieures, Poésie, Éditions du Seuil, p. 413

2014

« Dans les temps contraires,

Chacun travaille et chacun sert.

Malheur à qui dit à ses frères :

Je retourne dans le désert ! »

Victor Hugo, Fonction du Poète, Les Rayons et les Ombres, Poésie, Éditions du Seuil, p. 421

2014

« Levez les yeux !

Levez la tête !

La lumière est là-haut ! Marchez ! »

Victor Hugo, Fonction du Poète, Les Rayons et les Ombres, Poésie, Éditions du Seuil, p. 424

2014

« Aimer, c’est avoir dans les mains

Un fil pour toutes les épreuves,

Un flambeau pour tous les chemins,

Une coupe pour tous les fleuves ! »

Victor Hugo, Mille chemins, un seul but,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 447

2014

« Aimer, c’est comprendre les cieux.

C’est mettre, qu’on dorme ou qu’on veille,

Une lumière dans ses yeux,

Une musique en son oreille ! »

Victor Hugo, Mille chemins, un seul but,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 447

2014

« Aimons ! Soyons deux ! Le sage

N’est pas seul en son vaisseau.

Les deux yeux font le visage ;

Les deux ailes font l’oiseau.

Soyons deux ! »

Victor Hugo, A Louis B.,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 449

2014

« Toute larme, enfant,

Lave quelque chose. »

Victor Hugo, A L.,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 459

2014

« Et tu ne comprends pas que ton destin, à toi,

C’est de penser !  »

Victor Hugo, Sagesse,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 463

2014

« Blâmer tout, c’est ne comprendre rien.»

Victor Hugo, Sagesse,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 463

2014

« Les âmes humaines d’or et de plomb sont faîtes.  »

Victor Hugo, Sagesse,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 463

2014

« En l’éprouvant toujours,

Dieu semble dire à l’homme :

Fais passer ton esprit à travers le malheur ;

Comme le grain du crible, il sortira meilleur. »

Victor Hugo, Sagesse,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 464

2014

« N’allume aucun enfer au tison d’aucun feu. N’aggrave aucun fardeau. »

Victor Hugo, Sagesse,

Les Rayons et les Ombres,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 465

2014

« Chante l’amour à voix basse,

Et tout haut la liberté ! »

Victor Hugo, L’Art et le Peuple,

Les Châtiments, Poésie, Éditions du Seuil, p. 508

2014

« Laissez entrer en vous, (…)

Tout ce qui luit dans les ténèbres,

Tout ce qui sourit dans les pleurs. »

Victor Hugo, XXIV, Les Contemplations, Poésie, Éditions du Seuil, p. 668

2014

« Mourir, c’est connaître ;

Nous cherchons l’issue à tâtons.

J’étais, je suis, et je dois être.

L’ombre est une échelle. Montons. »

Victor Hugo, Magnitudo Parvi, Les Contemplations, Poésie, Éditions du Seuil, p. 695

2014

« Que le mal détruise ou bâtisse,

Rampe ou soit roi,

Tu sais bien que j’irai, Justice,

J’irai vers toi ! »

Victor Hugo, Ibo, Les Contemplations,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 736

2014

« Et si vous aboyez, tonnerres,

Je rugirai. »

Victor Hugo, Ibo, Les Contemplations,

Poésie, Éditions du Seuil, p. 738

Publié par : gperra | 6 janvier 2014

traub on steiner

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Au cours de l’année 2001, la Fédération des écoles Steiner-Waldorf avait entrepris un important travail de lobbying auprès de l’opinion public et des instances de la République Française, afin de contrecarrer (notamment) les affirmations du rapport d’enquête parlementaire sur les sectes et l’argent qui venait d’être publié quelques temps auparavant. Une grande campagne de pétition en faveur de ces écoles avait été lancée. Et la récolte fut abondante ! De nombreuses signatures, dont parfois certaines des plus improbables, comme celle du chanteur Renaud, furent recueillies. C’est dire à quel point la Fédération avait (et a sans doute encore) le bras long, à la fois dans l’opinion, la presse et même chez certains hommes politiques. Pour avoir suivi tout ceci de l’intérieur à l’époque des faits, je me souviens comment certains professeurs très au courant me racontaient comment la Fédération était même parvenu à toucher l’entourage proche de Ségolène Royal, qui…

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Publié par : gperra | 1 janvier 2014

Le culte secret des écoles Steiner-Waldorf dévoilé !

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Snapshot 2a

Comme j’ai eu l’occasion de le mentionner dans un précédent article, les écoles Steiner-Waldorf ont été fondées par Rudolf Steiner autour d’un culte anthroposophique. Un culte anthroposophique pour les enfants, dispensé au sein même de l’école ! Ce culte avait lieu (et a encore lieu, dans certaines écoles) les dimanches matins (ou d’autres jours) et réunissait une grande partie de la communauté scolaire. Même en interne, il est très difficile de se procurer le texte de ce culte, car les pédagogues-anthroposophes font tout pour garder le secret sur son existence. Cette dernière prouve incontestablement que nous sommes en présence d’un mouvement religieux, et non d’une véritable initiative pédagogique. Les écoles Steiner-Waldorf sont des école-églises, non les institutions d’une pédagogie alternative. Toutefois, il a été possible de se procurer le texte de ce culte secret des écoles Steiner-Waldorf ! Et Roger Rawlings, sur son site WaldorfWatch, en a commencé…

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Publié par : gperra | 31 décembre 2013

2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 87  000 fois en 2013. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 4 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Publié par : gperra | 27 décembre 2013

Important for new readers

Publié par : gperra | 25 décembre 2013

Ecoles Steiner-Waldorf et respect du droit du travail

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Le passage ci-dessous est extrait de mon article intitulé Extraits édifiants des Conseils de Rudolf Steiner aux professeurs de la première école de Stuttgart. Il m’a semblé utile s’en proposer une republication isolée, en ce qu’il éclaire de façon singulière l’origine de l’irrespect du droit du travail que l’on peut rencontrer dans les écoles Steiner-Waldorf, et les formes de dérives en tout genre qui peuvent en découler. Cette origine se trouve dans certaines consignes de gestion des écoles que Rudolf Steiner a lui-même donné à ses disciples-pédagogues :

« – Rudolf Steiner : Au sein du corps des professeurs, nous devons toujours retenir que nous, les hommes, ne sommes pas là pour nous-mêmes, mais pour réaliser les plans divins sur le monde. Gardons en conscience le fait que, lorsque nous accomplissons telle ou telle chose, nous réalisons en fait  les intentions des dieux, que nous sommes, en quelque sorte, les…

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Publié par : gperra | 24 décembre 2013

Merci pour vos témoignages !

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Depuis plusieurs mois, par l’intermédiaire de mon blog, je suis amené à recevoir de nombreux témoignages bouleversants concernant les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie : ceux de parents ayant pris conscience de la vraie nature de ces écoles et qui ont du lutter pied à pied, chaque jour, des mois durant parfois, pour en arracher leurs enfants, en déjouant des pièges vicieux qui leur étaient tendus ; ceux de familles ou de femmes tombées sous la coupe d’un gourou anthroposophe local, qui sont parvenues à sortir de son emprise et de la forme d’esclavage à laquelle elles avaient été réduites, cependant brisées et meurtries au plus profond d’elles-mêmes, dans leur chair ou dans la chair de leur chair ; ceux de salariés ou d’anciens salariés d’institutions anthroposophiques qui tiennent à me raconter ce qu’ils ont enduré et ce qu’on leur a fait subir ; ceux de couples dont l’un des conjoints…

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Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de voir, dans le cadre du festival Le Jour le plus Court, une série de trois documentaires colombiens proposés par l’association Le Chien qui aboie au cinéma La Clef. Il s’agissait de trois courts-métrages de la réalisatrice colombienne Marta Hincapié. Le premier, La Pena Secreta, a reçu le prix du meilleur court-métrage du festival « Panorama du cinéma colombien de Paris », en 2013.

Ces trois films ont suscité pour moi des réflexions que j’ai eu envie de partager. Le premier documentaire traite de la question de l’accompagnement des malades atteints de cancers, jusque dans les phases de l’évolution de la maladie qui côtoient l’approche de la mort. Tiberio Álvarez Echeverri est en effet médecin thanatologue. Il suit des personnes atteintes de cancers a priori incurables. Il écoute, avec tact, les blessures intimes de chacun. Il questionne ses malades sur leur peur de la mort. Sur leur désir de vivre encore. Sur leur foi. Sur la prise de leurs traitements. Etc. On assiste donc, dans le cabinet de médecin, aux visites médicales de ces personnes condamnées par la maladie et qui le savent. On entre dans l’intimité des échanges qu’elles peuvent avoir avec leur médecin et à la manière dont celui-ci parvient à leur parler –  et faire parler – de leur maladie et d’eux-mêmes. Le fait de se savoir condamné place en effet l’être humain qui subit une telle épreuve dans un rapport  très particulier à lui-même et à sa propre vie. Mais pour celui qui accompagne de tels êtres, cela le place dans une obligation morale de trouver les mots justes, l’attitude appropriée, une acceptation de la situation qui ne soit pas résignation à la mort, mais une forme autre d’amour de la vie.

A la fin du documentaire, nous assistons à une sorte de tour de magie, réalisé par le docteur lui-même. La signification de ce dernier revêt une valeur symbolique. Il déchire une carte de jeu en plusieurs morceaux, en expliquant qu’il s’agit de l’état dans lequel lui parvienne initialement ses patients : des êtres fragmentés et abîmés dans les différentes dimensions de leurs êtres : sociale, économique, psychologique, spirituelle, etc. Il explique que son travail consiste à les aider à rétablir cette unité, que l’approche de la mort rend nécessaire. Et, devant la caméra de la réalisatrice, il reconstitue, comme par miracle, la carte déchirée.

Il m’a semblé que ce documentaire ouvrait un champs de réflexion riche de sens, précisément en ce qu’il montre un rapport intéressant d’un homme à la dimension spirituelle. Une dimension que nous ne connaissons pas nécessairement en Europe. En effet, trop souvent, ceux qui veulent développer une dimension spirituelle dans leurs vies le font en tentant d’inféoder les autres dimensions de l’existence humaine à la spiritualité, ou à la religion. Ainsi, les dimensions sociale, psychologique ou économique se voient comme niées, reléguées au rang de choses sans importance  au regard de la vie spirituelle, à laquelle on est sensé se consacrer, se dévouer. La croyance devient ainsi une négation des autres aspects de l’existence, une négation de la souffrance, du doute, etc. Mais ce médecin semble esquisser une attitude qui consiste à maintenir l’autonomie de ces différents plans de l’existence humaine, sans que l’un d’entre eux ne vienne dicter son hégémonie aux autres, sans qu’il ne s’arroge le droit à l’exclusivité du sens. les relier ne veut pas dire pour lui les confondre !

Le deuxième documentaire, A solas, évoque la vie de la pianiste Teresita Gómez. Petite fille noire adoptée, elle fréquentait le Palais des Beaux Arts, où son père était gardien. Devenue plus tard une virtuose, elle raconte comment elle s’est formée de manière autodidacte. L’un des passages particulièrement saisissant du film est le moment où elle nous décrit comment, petite fille noire qui n’avait pas le droit de s’exercer sur un instrument, elle a appris à laisser la musique entrer en elle, pour la reconstituer ensuite intérieurement. Elle a donc du apprendre à jouer d’un piano intérieur avant de pouvoir s’exercer sur un piano matériel.

Lorsqu’il lui fut enfin permis de pratiquer sur un piano, cet instrument ne fut en définitive que le prolongement physique de la musique intérieure qu’elle avait pu recréer en elle-même. A la fin du film, elle nous explique que le jour où elle cessera de jouer de son instrument sera un beau jour, car elle se retrouvera en quelque sorte de nouveau seule, seule avec son « piano intérieur ».

Enfin, le dernier court-métrage, intitulé Los Demonios Sueltos, évoque les événements politiques sanglants de 1947, lorsque la violence bi-partidiste en Colombie explose. Jorge Eliecer Gaitán, le leader du parti Libéral, est assassiné brutalement. Le film raconte comment une jeune fille entreprend un long voyage pour assister à l´enterrement de son grand-père, un chef libéral du département d´Antioquia. Elle s’appelle María Teresa Uribe de Hincapié. Elle est la mère de la réalisatrice du documentaire. En tant que sociologue et professeur universitaire, elle a consacré sa vie à la recherche sur ces sujets traitant de la violence politique et sociale qui a secoué la Colombie, et que l’on voudrait effacer de la mémoire collective. Au-delà de la magie des paysages d’Amérique Latine que ce documentaire nous permet de découvrir, nous sommes rendus sensibles, grâce à ce témoignage, à la manière dont une dimension morale peut saisir la vie d’un leader politique. Bien que celui-ci soit farouchement anticlérical et areligieux, on peut sentir que son engagement revêt, là-encore, ce qu’il faut bien appeler une dimension spirituelle, mais pas au sens où nous sommes habitué à l’entendre. Il s’agit de la dimension spirituelle qui anime un être dévoué à ce qu’il sait être une cause juste, et du dévouement à ceux qui souffrent, ou sont humiliés.

Ainsi, à travers ces trois documentaires, nous abordons ce que nous pouvons appeler « la spiritualité » à travers trois dimensions distinctes de la vie humaine : la médecine, l’art et la politique. A chaque fois, nous découvrons que cette dimension parvient à se manifester à travers les êtres, non pas en raison de leurs systèmes de croyances, mais par le rapport à eux-mêmes et aux autres, fait de sincérité et de profondeur morale, qu’ils sont parvenus à établir. Ainsi, bien que la Colombie et l’Amérique Latine en général soient encore marquées par une forte domination de la tradition catholique, ou par d’autres religions émergentes, il semble s’esquisser dans ces contrées l’émergence d’une ouverture toute nouvelle à la dimension spirituelle. Celle-ci n’est plus, ou ne sera plus, comme elle le fut depuis des millénaires, un principe négateur des autres dimensions de la vie, et en définitive des individus mais, au contraire, une manière pour ces derniers de vivre leurs vies en étant pleinement réceptifs à tout ce que celles-ci contiennent.

Pour conclure, je voudrais évoquer la manière très spéciale dont, dans le premier et le dernier documentaire, les protagonistes évoquent certains mythes grecs. Par exemple, comment ce médecin anesthésiste parle de Morphée et de Thanatos. Ou comment Maria Hincapié se réfère, pour se comprendre elle-même, au mythe de la naissance d’Athéna, sortie directement de la tête de Zeus. Ces références aux mythes ne sont visiblement pas, comme elles le sont trop souvent pour nous dans la vieille Europe, des liens intellectuels. Dans la bouche de cet homme et de cet femme, ces mythes prennent une signification concrète et vitale. Ils ne prennent pas l’aspect d’abstractions desséchées ! Ils s’ancrent dans leurs vies et ne constituent pas un bagage de symboles qui les arracheraient à leurs existences, comme peuvent le faire les différentes doctrines mystiques. Cette façon de penser, si l’on y réfléchit bien, est profondément novatrice.

Le premier documentaire sera de nouveau visible à La Clef ces prochains jours : lien.

Publié par : gperra | 21 décembre 2013

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