Publié par : gperra | 6 janvier 2014

traub on steiner

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Au cours de l’année 2001, la Fédération des écoles Steiner-Waldorf avait entrepris un important travail de lobbying auprès de l’opinion public et des instances de la République Française, afin de contrecarrer (notamment) les affirmations du rapport d’enquête parlementaire sur les sectes et l’argent qui venait d’être publié quelques temps auparavant. Une grande campagne de pétition en faveur de ces écoles avait été lancée. Et la récolte fut abondante ! De nombreuses signatures, dont parfois certaines des plus improbables, comme celle du chanteur Renaud, furent recueillies. C’est dire à quel point la Fédération avait (et a sans doute encore) le bras long, à la fois dans l’opinion, la presse et même chez certains hommes politiques. Pour avoir suivi tout ceci de l’intérieur à l’époque des faits, je me souviens comment certains professeurs très au courant me racontaient comment la Fédération était même parvenu à toucher l’entourage proche de Ségolène Royal, qui…

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Publié par : gperra | 1 janvier 2014

Le culte secret des écoles Steiner-Waldorf dévoilé !

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

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Comme j’ai eu l’occasion de le mentionner dans un précédent article, les écoles Steiner-Waldorf ont été fondées par Rudolf Steiner autour d’un culte anthroposophique. Un culte anthroposophique pour les enfants, dispensé au sein même de l’école ! Ce culte avait lieu (et a encore lieu, dans certaines écoles) les dimanches matins (ou d’autres jours) et réunissait une grande partie de la communauté scolaire. Même en interne, il est très difficile de se procurer le texte de ce culte, car les pédagogues-anthroposophes font tout pour garder le secret sur son existence. Cette dernière prouve incontestablement que nous sommes en présence d’un mouvement religieux, et non d’une véritable initiative pédagogique. Les écoles Steiner-Waldorf sont des école-églises, non les institutions d’une pédagogie alternative. Toutefois, il a été possible de se procurer le texte de ce culte secret des écoles Steiner-Waldorf ! Et Roger Rawlings, sur son site WaldorfWatch, en a commencé…

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Publié par : gperra | 31 décembre 2013

2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 87  000 fois en 2013. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 4 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Publié par : gperra | 27 décembre 2013

Important for new readers

Publié par : gperra | 25 décembre 2013

Ecoles Steiner-Waldorf et respect du droit du travail

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Le passage ci-dessous est extrait de mon article intitulé Extraits édifiants des Conseils de Rudolf Steiner aux professeurs de la première école de Stuttgart. Il m’a semblé utile s’en proposer une republication isolée, en ce qu’il éclaire de façon singulière l’origine de l’irrespect du droit du travail que l’on peut rencontrer dans les écoles Steiner-Waldorf, et les formes de dérives en tout genre qui peuvent en découler. Cette origine se trouve dans certaines consignes de gestion des écoles que Rudolf Steiner a lui-même donné à ses disciples-pédagogues :

« – Rudolf Steiner : Au sein du corps des professeurs, nous devons toujours retenir que nous, les hommes, ne sommes pas là pour nous-mêmes, mais pour réaliser les plans divins sur le monde. Gardons en conscience le fait que, lorsque nous accomplissons telle ou telle chose, nous réalisons en fait  les intentions des dieux, que nous sommes, en quelque sorte, les…

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Publié par : gperra | 24 décembre 2013

Merci pour vos témoignages !

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Depuis plusieurs mois, par l’intermédiaire de mon blog, je suis amené à recevoir de nombreux témoignages bouleversants concernant les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie : ceux de parents ayant pris conscience de la vraie nature de ces écoles et qui ont du lutter pied à pied, chaque jour, des mois durant parfois, pour en arracher leurs enfants, en déjouant des pièges vicieux qui leur étaient tendus ; ceux de familles ou de femmes tombées sous la coupe d’un gourou anthroposophe local, qui sont parvenues à sortir de son emprise et de la forme d’esclavage à laquelle elles avaient été réduites, cependant brisées et meurtries au plus profond d’elles-mêmes, dans leur chair ou dans la chair de leur chair ; ceux de salariés ou d’anciens salariés d’institutions anthroposophiques qui tiennent à me raconter ce qu’ils ont enduré et ce qu’on leur a fait subir ; ceux de couples dont l’un des conjoints…

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Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de voir, dans le cadre du festival Le Jour le plus Court, une série de trois documentaires colombiens proposés par l’association Le Chien qui aboie au cinéma La Clef. Il s’agissait de trois courts-métrages de la réalisatrice colombienne Marta Hincapié. Le premier, La Pena Secreta, a reçu le prix du meilleur court-métrage du festival « Panorama du cinéma colombien de Paris », en 2013.

Ces trois films ont suscité pour moi des réflexions que j’ai eu envie de partager. Le premier documentaire traite de la question de l’accompagnement des malades atteints de cancers, jusque dans les phases de l’évolution de la maladie qui côtoient l’approche de la mort. Tiberio Álvarez Echeverri est en effet médecin thanatologue. Il suit des personnes atteintes de cancers a priori incurables. Il écoute, avec tact, les blessures intimes de chacun. Il questionne ses malades sur leur peur de la mort. Sur leur désir de vivre encore. Sur leur foi. Sur la prise de leurs traitements. Etc. On assiste donc, dans le cabinet de médecin, aux visites médicales de ces personnes condamnées par la maladie et qui le savent. On entre dans l’intimité des échanges qu’elles peuvent avoir avec leur médecin et à la manière dont celui-ci parvient à leur parler –  et faire parler – de leur maladie et d’eux-mêmes. Le fait de se savoir condamné place en effet l’être humain qui subit une telle épreuve dans un rapport  très particulier à lui-même et à sa propre vie. Mais pour celui qui accompagne de tels êtres, cela le place dans une obligation morale de trouver les mots justes, l’attitude appropriée, une acceptation de la situation qui ne soit pas résignation à la mort, mais une forme autre d’amour de la vie.

A la fin du documentaire, nous assistons à une sorte de tour de magie, réalisé par le docteur lui-même. La signification de ce dernier revêt une valeur symbolique. Il déchire une carte de jeu en plusieurs morceaux, en expliquant qu’il s’agit de l’état dans lequel lui parvienne initialement ses patients : des êtres fragmentés et abîmés dans les différentes dimensions de leurs êtres : sociale, économique, psychologique, spirituelle, etc. Il explique que son travail consiste à les aider à rétablir cette unité, que l’approche de la mort rend nécessaire. Et, devant la caméra de la réalisatrice, il reconstitue, comme par miracle, la carte déchirée.

Il m’a semblé que ce documentaire ouvrait un champs de réflexion riche de sens, précisément en ce qu’il montre un rapport intéressant d’un homme à la dimension spirituelle. Une dimension que nous ne connaissons pas nécessairement en Europe. En effet, trop souvent, ceux qui veulent développer une dimension spirituelle dans leurs vies le font en tentant d’inféoder les autres dimensions de l’existence humaine à la spiritualité, ou à la religion. Ainsi, les dimensions sociale, psychologique ou économique se voient comme niées, reléguées au rang de choses sans importance  au regard de la vie spirituelle, à laquelle on est sensé se consacrer, se dévouer. La croyance devient ainsi une négation des autres aspects de l’existence, une négation de la souffrance, du doute, etc. Mais ce médecin semble esquisser une attitude qui consiste à maintenir l’autonomie de ces différents plans de l’existence humaine, sans que l’un d’entre eux ne vienne dicter son hégémonie aux autres, sans qu’il ne s’arroge le droit à l’exclusivité du sens. les relier ne veut pas dire pour lui les confondre !

Le deuxième documentaire, A solas, évoque la vie de la pianiste Teresita Gómez. Petite fille noire adoptée, elle fréquentait le Palais des Beaux Arts, où son père était gardien. Devenue plus tard une virtuose, elle raconte comment elle s’est formée de manière autodidacte. L’un des passages particulièrement saisissant du film est le moment où elle nous décrit comment, petite fille noire qui n’avait pas le droit de s’exercer sur un instrument, elle a appris à laisser la musique entrer en elle, pour la reconstituer ensuite intérieurement. Elle a donc du apprendre à jouer d’un piano intérieur avant de pouvoir s’exercer sur un piano matériel.

Lorsqu’il lui fut enfin permis de pratiquer sur un piano, cet instrument ne fut en définitive que le prolongement physique de la musique intérieure qu’elle avait pu recréer en elle-même. A la fin du film, elle nous explique que le jour où elle cessera de jouer de son instrument sera un beau jour, car elle se retrouvera en quelque sorte de nouveau seule, seule avec son « piano intérieur ».

Enfin, le dernier court-métrage, intitulé Los Demonios Sueltos, évoque les événements politiques sanglants de 1947, lorsque la violence bi-partidiste en Colombie explose. Jorge Eliecer Gaitán, le leader du parti Libéral, est assassiné brutalement. Le film raconte comment une jeune fille entreprend un long voyage pour assister à l´enterrement de son grand-père, un chef libéral du département d´Antioquia. Elle s’appelle María Teresa Uribe de Hincapié. Elle est la mère de la réalisatrice du documentaire. En tant que sociologue et professeur universitaire, elle a consacré sa vie à la recherche sur ces sujets traitant de la violence politique et sociale qui a secoué la Colombie, et que l’on voudrait effacer de la mémoire collective. Au-delà de la magie des paysages d’Amérique Latine que ce documentaire nous permet de découvrir, nous sommes rendus sensibles, grâce à ce témoignage, à la manière dont une dimension morale peut saisir la vie d’un leader politique. Bien que celui-ci soit farouchement anticlérical et areligieux, on peut sentir que son engagement revêt, là-encore, ce qu’il faut bien appeler une dimension spirituelle, mais pas au sens où nous sommes habitué à l’entendre. Il s’agit de la dimension spirituelle qui anime un être dévoué à ce qu’il sait être une cause juste, et du dévouement à ceux qui souffrent, ou sont humiliés.

Ainsi, à travers ces trois documentaires, nous abordons ce que nous pouvons appeler « la spiritualité » à travers trois dimensions distinctes de la vie humaine : la médecine, l’art et la politique. A chaque fois, nous découvrons que cette dimension parvient à se manifester à travers les êtres, non pas en raison de leurs systèmes de croyances, mais par le rapport à eux-mêmes et aux autres, fait de sincérité et de profondeur morale, qu’ils sont parvenus à établir. Ainsi, bien que la Colombie et l’Amérique Latine en général soient encore marquées par une forte domination de la tradition catholique, ou par d’autres religions émergentes, il semble s’esquisser dans ces contrées l’émergence d’une ouverture toute nouvelle à la dimension spirituelle. Celle-ci n’est plus, ou ne sera plus, comme elle le fut depuis des millénaires, un principe négateur des autres dimensions de la vie, et en définitive des individus mais, au contraire, une manière pour ces derniers de vivre leurs vies en étant pleinement réceptifs à tout ce que celles-ci contiennent.

Pour conclure, je voudrais évoquer la manière très spéciale dont, dans le premier et le dernier documentaire, les protagonistes évoquent certains mythes grecs. Par exemple, comment ce médecin anesthésiste parle de Morphée et de Thanatos. Ou comment Maria Hincapié se réfère, pour se comprendre elle-même, au mythe de la naissance d’Athéna, sortie directement de la tête de Zeus. Ces références aux mythes ne sont visiblement pas, comme elles le sont trop souvent pour nous dans la vieille Europe, des liens intellectuels. Dans la bouche de cet homme et de cet femme, ces mythes prennent une signification concrète et vitale. Ils ne prennent pas l’aspect d’abstractions desséchées ! Ils s’ancrent dans leurs vies et ne constituent pas un bagage de symboles qui les arracheraient à leurs existences, comme peuvent le faire les différentes doctrines mystiques. Cette façon de penser, si l’on y réfléchit bien, est profondément novatrice.

Le premier documentaire sera de nouveau visible à La Clef ces prochains jours : lien.

Publié par : gperra | 21 décembre 2013

The Anthroposophical Christmas Tree

La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf

Xavier de la Porte est un ancien élève d’une école Steiner-Waldorf. Ce chroniqueur de France-Culture dans l’émission « Ce qui nous arrive sur la toile » ne s’en cache pas. Dans une récente chronique, il établit un parallèle entre le fait de soustraire les enfants, lors de leur parcours pédagogique, à la présence des nouvelles technologies, et leur succès ultérieurs dans le domaine de ces dernières lorsqu’ils deviendront adultes. Xavier de la Porte affirme ainsi :

« Dans les écoles Waldorf (suivent les principes pédagogiques du penseur allemand Rudolf Steiner  qui a fondé l’anthroposophie au tout début du 20ème siècle), on valorise le développement sensible, l’apprentissage par l’art, par le corps, mais surtout, on n’utilise pas l’ordinateur (et on conseille aux parents d’en éloigner les enfants, ainsi que de la télévision d’ailleurs). Or un quart des 160 écoles Waldorf que comptent les Etats-Unis sont situées dans le Nord de la Californie et…

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