Publié par : gperra | 31 décembre 2018

Regards vers l’arrière : 2018

Le combat, qu’il importe peu de gagner de perdre, puisque nous quittons ce monde un jour ou l’autre et que seul la trace de notre vaillance et de notre intelligence demeure. Ainsi mon étendard flotte-t-il au vent, tandis que j’avance en combattant !

La fin du Blues. Mais une douche dont le sol est fait de galets !

Et tandis que je suis au beau milieu d’un petit combat, au mois de février, retentit cet appel si important, pour qui je suspend ma propre lutte et au service duquel je me met – comme un hoplite engagé dans une bataille entre deux villages qui recevrait soudain au milieu de la mêlée une lettre lui demandant de quitter le champs de bataille où il s’est engagé, afin de rejoindre la guerre pour laquelle son pays se prépare.

Faire aimer la philosophie remplit mon coeur de miel.

La violence aristocratique d’une bureaucrate en partance vers sa retraite dorée où l’attendra sa conscience longtemps délaissée.

Mes deux premiers stages de Iaïdo : la concentration extrême des enchaînements de gestes, la recherche du meilleur de moi-même à chaque recommencement, jusqu’au dépassement de soi.

Le voyage en Bulgarie et en Grèce.

Le soleil couchant sur les remparts de Thessalonique.

La mer verte des oliviers, s’étendant au loin jusqu’à la mer bleutée, contemplée depuis les petits sentiers qui descendaient du sanctuaire de Delphes, à flanc de falaise.

La sublime mélancolie de la tête penchée d’Athéna, la stupeur de la présence flamboyante de Korée, la puissance du combat des Centaures et des Hommes, tout proche de la resplendissante Acropole, dont la beauté donna autrefois le sentiment de surplomber et domniner le monde.

Les restes de l’école de Platon, sur un terrain vague ou la saleté et la pauvreté s’étendent désormais.

La splendeur douce et rosée de la mer qui borde Epidaure. Le long périple sous un soleil de plomb et la perfection circulaire d’un amphithéâtre parfait.

La Méditerranée, et les millénaires d’histoire qui entrent dans ma tête et dans mon coeur.

La chute de la sorcière et de son domaine de manigances. Le fier nécromant quittant la piste éclairée la queue entre les jambes.

Le soleil couchant flamboyant sur la mer huileuse du port de Marseille où le lendemain je parle, pour que la vérité ne soit plus cachée.

La trace de ma parole, laissée à Nancy, pour que reste mon message au-delà du temps et de ma personne, dénonçant le mensonge centenaire et tellement sombre qu’il a pu croître si longtemps à l’abris des regards.

Des friandises aux haricots rouges et à la graisse de baleine venues tout droit du Japon !

Mon sixième kyû, obtenu à la stupéfaction des dieux du cosmos !

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