Publié par : gperra | 23 février 2018

Songe de la Lourdeur

Vers quelles froides étoiles mortes d’atomes effondrés sur eux-mêmes sont attirés tous ceux qui sombrent dans la lourdeur ?

Quelle est cette boue épaisse qui ralentit leurs pas et leurs pensées, leur faisant manquer les rendez-vous fleuris de leurs existences, leur faisant rater les trains qui les auraient emportés vers les sommets enneigés où les étoiles rient à gorges déployées ?

Pourquoi sont si peu nombreux les hommes aux silhouettes réduites à de simples traits sur du papier blanc, dont les légères essences ne s’encombrent pas de valises chargées de rochers ?

Pourquoi nos pays ne sont ils plus traversés par ces chevaliers aux coeurs désapesantis que leurs blanches montures portaient en galopant d’un combat à l’autre sans jamais s’essouffler ?

C’est dans la chair s’enveloppant de sucres et de graisses pour ne plus entendre l’appel du vent que la vaillance s’est endormie.

C’est dans le malheur qui ne permet plus de sentir sa vie portée par la musique que les esprits ont chutés.

C’est dans des coeurs que le sang ne parvient plus à irriguer que le souvenir de ceux qu’ils auraient dû être s’est perdu.

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