Publié par : gperra | 1 janvier 2018

Songe de la Vie

J’écoute la vie, l’oreille collée à la paroie d’un mur derrière lequel jouerait un orchestre de blues clandestin. Je ne vois pas ses musiciens, mais je sens ses vibrations contre ma peau et je peux emporter chaque chanson dans ma poitrine.

Moi qui ais si longtemps séjourné parmi les morts, je n’ai plus à craindre désormais le débordement d’un fleuve dont les crues n’obéissent à aucune injonction sacerdotale. Car la nouvelle année commence chaque fois qu’il est nécessaire qu’une étoile paraisse pour guider une vie humaine, et se moque des calculs calendaires des astrologues assermentés.

Corps contre corps, je danse avec la vie dont la sueur me découvre l’intimité. J’apprends à me laisser guider par elle, mais aussi à prendre le relais lorsqu’elle veut que la danse m’appartienne et que je sois son cavalier.

Et chaque pas posé dans le bon tempo devient aussi primordial qu’un lever de soleil orange sur la grande mer bleutée. Lorsque tu colles ton front contre ma joue et que je sens tes poumons comprimer tes seins sur ma chemise blanche de fête, comment pourrais-je décider de quitter la piste où tu m’as entraîné ?

La vie m’a accordé sa danse et je n’ai pas passé mon tour, inscrit en toutes lettres dans son carnet de bal parfumé. Car c’est par sa main fermée dans la mienne que s’est ouvert le désir d’aimer.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :