Publié par : gperra | 30 décembre 2017

Regards vers l’arrière : 2017

L’année qui commence avec le déménagement de Collado Villalba à San Sebastian de los Reyes, à bout de bras, de bus en trains et inversement, pendant deux jours.

Les cours de Littérature française et d’histoire de la Philosophie que je donne aux élèves espagnols, avec François et Eva.

Le hammam de San Sebastian de los Reyes, où je reste des heures de suite jusqu’à la tombée de la nuit, passant d’eaux en eaux, de lumières en lumières.

Les samedis de semi-marathons dans les montagnes, suivis de la piscine et du ciné.

Le Parque del Retiro dans le froid de janvier la nuit tombée.

Les cours de Balboa et de Lindy Hop avec Lou, les cours de Jazz Step avec Petrina, les cours de Blues avec Maria et Joaco.

La solitude de l’expatrié.

Le retour précipité de mars.

La drôle de course en sac de l’élection présidentielle, suivie sur Youtube en terres lointaines depuis mon téléphone portable.

La bonne droite envoyé dans le visage de la nonne-sorcière au moment précis où elle s’asseyait sur son trône sculpté de vanité et de folie.

La grande inquiétude du mois de juin.

Le long et beau voyage : Pérou, Chili, Argentine, Bolivie.
Les étoiles de la Valle del Elqui et mes retrouvailles avec les anneaux de Saturne.
Le cercle des volcans du désert d’Atacama qui m’entoure comme une assemblée de trolls festifs.

Les lions de mer querelleurs et gloutons sur le port de Quoquimbo.

Mes pieds glacés dans mes chaussures foulant le sel encore sombre du Salar de Uyuni avant que le soleil ne se lève.

L’émotion profonde du Museo de la Memoria de Santiago du Chili et les larmes des visiteurs revenant sur les traces de la souffrance de tout un pays.
Les arcs en ciel se déployant sur la mer en face de Puerto Montt, comme des prières de l’Ocean Pacifique.

Le mauve si majestueux du ciel de Punta Arénas, à la fin de ce continent dont j’atteinds les bords au cœur de l’hiver austral.

L’armure étincelante du glacier Perito Moreno, partant pour la bataille comme au premier jour du monde.

 
Le petit troupeau maniganceur de septembre, broutant les pâquerettes amères du Parc de Sceaux.

Quelques visages et quelques couleurs : boucles de cheveux d’or de l’Ukraine, rousseur de l’Argentine, noirceur lisse du Chili, noir ondulant d’origine italo-andine.

Les premiers cours d’aïkido.

Retrouver les amis et son chez-soi, confirmer la construction de vrais liens, plus solides que le temps, plus larges que les limites d’une vie.

 
Plus de structure, plus de raison, plus de cohérence et davantage de prudence à chaque pas, pour chaque décision, à chaque rencontre, rendant l’irrationnel plus insupportable et indésirable que jamais.

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