Publié par : gperra | 23 janvier 2017

Songe de la Mer

Le jour la mer chante le ciel. La lumière est sa voix primordiale, avant ses grondements sonores d’orchestre marin.

La nuit, quand disparaît la ligne de son horizon, la mer se dresse verticalement jusqu’aux étoiles. Son noir profond s’estompe dans le noir lointain, abolissant l’espace que nous connaissons.

Sur la grève, ses vagues font entendre sa respiration d’immense animal endormi jusqu’au seuil de la mort, traversé de rêves inquiets.

J’y viens chercher ma solitude sanctifiée, qui m’est offerte comme un repas de l’amitié partagé sur la plage près d’un feu improvisé. Et les étoiles d’Orion se logent en moi à la faveur de cette nourriture que les yeux du coeur dévorent.

Enfant, j’ai si souvent joué dans les vagues que la mer s’est emparé de mon corps. Elle m’a tant projeté contre son sable que j’ai aujourd’hui dans mes bras la puissance infatigable de ses roulis quand je manie l’épée. Elle a placé dans ma vie resserrée la présence tonitruante de l’illimité !

Je suis fidèle à la mer. Car mes poumons savent respirer la vie. Et si l’Afrique est ici au-delà de mon regard et de ma portée, j’y marcherais pourtant si la mer devait m’emporter.

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