Publié par : gperra | 18 mai 2013

Un exemple de pagaille administrative dans une école Steiner-Waldorf

Un exemple de pagaille administrative dans une école Steiner-Waldorf

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Peu après les vacances de Noël 2012-13, j’ai reçu une copie d’un courriel interne d’une école Steiner-Waldorf. Une pédagogue anthroposophe s’y lamente auprès des professeurs du Grand Collège (« GC ») d’une façon qui se révèle très instructive. On y apprend ainsi de nombreuses choses sur le fonctionnement collégial et administratif de la structure où elle travaille et où elle exerce des fonctions de direction (elle est membre du Collège de Direction, ou « CD »). Sa fatigue et sa lassitude devaient être assez conséquentes, pour lui faire oublier la règle du secret en vigueur dans son milieu concernant la diffusion de documents à caractère compromettant pour les écoles Steiner-Waldorf. Mais la société civile, quant à elle, peut se réjouir de cette étourderie (plus ou moins consciente ?), puisque c’est une nouvelle lumière (parmi d’autres à venir) qui est désormais jetée sur le fonctionnement de ces institutions scolaires alternatives.  Son constat est accablant : « La direction de l’école ne peut continuer d’exister ainsi, car elle ne fonctionne pas« . En effet, la lecture intégrale du document (ci-dessous) permets de constater que de nombreux points soulevés par cette enseignante rejoignent les conclusions de mon article paru sur le site de l’UNADFI. Cela va des libertés que les professeurs se permettent à l’égard des élèves (prévenus « parfois par un simple mail » (sic) de l’annulation de cours, sans passer par la Direction), à la colère qu’elle ressent à l’égard des collègues qui ne souhaitent pas s’investir autant qu’elle (on peut s’imaginer ce qu’un tel sentiment finit nécessairement par produire comme type d’actes quand il est cultivé pendant des années), en passant par le constat que le mode de direction collégial a pour conséquence une inefficacité criante où « tout le monde se mêle de tout » (sic). Mais quant à remettre en question le bien-fondé de ce principe de gestion collective institué par Rudolf Steiner lui-même (directement inspiré par les Dieux, comme le croient les anthroposophes), ce sera sans doute une toute autre histoire… et une prise de conscience bien improbable en ce qui la concerne.

Tout d’abord, je souhaiterais faire une simple remarque au sujet de la pratique mentionnée par cette enseignante, à savoir le fait que les élèves soient prévenus directement par courriels par les professeurs absents de l’annulation de leurs cours. Au cours de mes dix ans d’enseignement à l’Éducation Nationale, je n’ai jamais eu besoin de communiquer de cette façon avec mes élèves. Si je l’avais fait, nul doute que mes supérieurs hiérarchiques m’en auraient aussitôt fait le reproche et l’interdiction. A ma connaissance, aucun de mes collègues n’avaient non plus en sa possession les adresses emails de ses élèves, sauf à de rares exceptions. Ils ne possédaient pas non plus leurs numéros de portables. Chacun sait bien que cela ne se fait pas. Pour prévenir d’une absence, on informe la secrétaire, ou la CPE, qui se chargent de répercuter auprès des élèves. Dans cette école Steiner-Waldorf, il semble au contraire que l’exception soit devenue la règle. En effet, je me souviens que, lorsque j’ai travaillé dans une école Steiner-Waldorf, il en était de même. Tout le monde avait le numéro de portable de tout le monde. Car pour palier à l’absence d’interface administrative avec les élèves (pas de Conseiller Principal d’Education, des tâches administratives dévolues aux professeurs et non au secrétariat, etc), vous deviez nécessairement communiquer vous-mêmes directement avec les élèves, par le biais de leurs adresses emails ou de leurs téléphones portables. Cela était devenu tout simplement indispensable, en particulier en 11ème et 12ème classes, pour l’organisation de la pièce de théâtre, des fêtes de l’école, de la préparation des Chefs-d’œuvres, pour avertir des absences des collègues, pour fixer des entretiens individuels, etc. Les responsables de classes étaient donc en première ligne. Bien évidement, ce genre de comportements créait de fait une forme de rapprochement et d’intimité entre professeurs et élèves. Aussi, je pense que la promiscuité que j’ai eu l’occasion de dénoncer (et qui est susceptible de conduire à de graves dérives) découle entre autres de cette situation administrative particulière des écoles Steiner-Waldorf. Les professeurs doivent y être en contact personnel avec leurs élèves, en lieu et place d’une structure administrative normale ! Ils ne peuvent tout simplement pas y échapper pour que cela fonctionne. Comme ce genre de structure scolaire est une sorte de vase-clos où les normes de la société ne sont plus toujours perceptibles, personne ne se rend plus compte du caractère spécifique et problématique de ce procédé. Tout le monde croit qu’il s’agit de quelque chose de normal, alors que cela ne l’est pas du tout. C’est à ce genre de problèmes structurels graves qu’aurait dû s’attaquer la Fédération des Écoles Steiner-Waldorf, au lieu de dépenser son argent dans une aventure judiciaire moralement illégitime. Visiblement, en 2013, c’est-à-dire 6 ans après mon départ de l’École Perceval de Chatou, rien n’a encore changé sur ce point important. Pourquoi ? Et pourtant, la Présidente de la Fédération n’aurait pas eu à aller bien loin pour se confronter aux problèmes décrits par cette enseignante, puisque cette dernière travaille dans une institution dont Marie-Céline Gaillard est aussi la directrice.

En outre, quand on lit ce que ce membre de la Direction de l’École (« CD ») écrit au sujet des compétences de certains de ses collègues, en poste depuis de longues années, on ne peut que se poser des questions sur la qualité de l’enseignement dispensé dans cette institution, et/ou s’interroger sur ce qui autorise cette jeune enseignante à porter des jugements aussi catégoriques :  « Que faire lorsque des professeurs sont incompétents dans leur matière ou dans la gestion des élèves ?« . On peut également trouver caustique qu’elle évoque le fait que certains collègues « n’assument pas le minimum syndical » (sic)… dans une institution qui n’a pas à ce jour signé de convention collective, après plus de cinquante ans d’existence ! Le choix des mots en dit ici bien long sur sa méconnaissance totale des normes juridiques et législatives en vigueur, voire sur les réalités communes de notre société française. Rien d’étonnant à ce que l’un de ses collègues «  refuse les intervisions » (sorte d’inspections effectuées par les autres professeurs de l’établissement, n’ayant souvent aucune compétence pour cette mission, ni bienveillance), ou qu’un autre, « invité à un RV [rendez-vous] par le CD (…) refuse de s’y présenter ». Comment en effet blâmer les brebis de rechigner à se rendre à l’abattoir ?

On remarquera que l’instauration de la Démarche vers la Qualité (« DQ »), sensée résoudre les problèmes des institutions liées à l’anthroposophie, comme les écoles Steiner-Waldorf, semble n’avoir fait qu’aggraver la situation, ou exacerber les réticences aux changements, et n’être acceptée que de mauvaise grâce. Cette enseignante n’a pas compris que l’acceptation de la Démarche Qualité, dans l’institution où elle se trouve, n’a sans doute été, de la part de ceux qui dirigent vraiment cette école – et qui n’appartiennent pas nécessairement au Collège de Direction dont elle fait partie – qu’un subterfuge, un compromis momentané pour obtenir une certification que les accusations de dérive sectaire de 2000 avaient rendue nécessaire. Mais sitôt obtenue, il n’y avait plus de raison de poursuivre des réformes et de procéder à des changements contrevenant au modèle immuable d’école que Rudolf Steiner a laissé à ses disciples, pour les siècles des siècles.

Enfin, on ne pourra que s’interroger sur le désir de rester – et même de rempiler au poste de Direction ! – que cette enseignante formule à la fin de son courriel. En effet, dans une institution normale, un salarié sain d’esprit qui constate de tels dysfonctionnements, apparemment insolubles, occasionnant de tels tracas et de tels dégâts sur sa santé (elle évoque notamment ses « nuits sans sommeil« ), aurait pris depuis longtemps la décision de démissionner, pour chercher une cadre plus épanouissant et mieux rémunéré. Rester dans de telles conditions ne peut qu’être synonyme de masochisme, surtout pour « un salaire dérisoire » (sic). Et pourtant, elle veut continuer d’y croire ! Comment s’expliquer cela, sinon par le fait qu’appartenir à une institution Steiner-Waldorf n’est plus pour elle un cadre professionnel normal, avec lequel il serait possible de garder une distance affective, mais une sorte de famille et de sacerdoce qui aliènent sa liberté et paralysent son bon sens ?

Certes, sa conclusion est pleine d’une certaine lucidité : « la Démarche Qualité demande à chacun de se remettre en question personnellement et dans ses pratiques. Voilà le nœud du problème ! On a pas envie d’être dérangé dans ses petites habitudes ». Mais comment pourrait-il en être autrement au sein d’une structure dirigée par l’Anthroposophie, qui est précisément une doctrine, un milieu et un auto-conditionnement psychique suscitant la sclérose et la psychorigidité ? Un anthroposophe capable de changement ?! Je n’ai pas encore rencontré ce genre d’oiseau rare ! Exhorter une institution Steiner-Waldorf à se réformer de l’intérieur ?! J’ai essayé. Autant pisser dans un violon. Comment peut-elle croire que ses collègues anthroposophes pourraient vouloir changer ne serait-ce qu’un iota de leur méthode, ou remettre en question des habitudes et des traditions instaurées par le Maître, alors qu’ils sont persuadés que la pédagogie Steiner-Waldorf est une Révélation venant des Dieux ? Dans un tel contexte, il est non seulement prudent, mais surtout salutaire de ne faire preuve d’aucune initiative, laquelle serait immédiatement perçue comme une hérésie ! Aussi, contrairement à ce qu’elle écrit en s’indignant, je trouve tout-à-fait bienveillante la remarque d’un ancien, avertissant les nouveaux pédagogues en leur disant : « Surtout, ne prenez pas d’initiatives ! ». Il leur sauve en effet tout simplement la peau !

En tout état de cause, ce document est un exemple parfait de ce que je cherche à caractériser dans les nombreux articles parus sur mon blog : dans les institutions Steiner-Waldorf, les personnes relativement honnêtes ne peuvent que s’apercevoir des graves dysfonctionnements qui s’y produisent. Elles peuvent même l’écrire ! Certes, en interne et non publiquement, comme je l’ai fait. Mais en raison de leur croyance en la pédagogie Waldorf et au caractère intouchable des indications données par le Maître, elles ne parviennent pas à se rendre compte que ce sont le système et la doctrine en eux-mêmes qui dysfonctionnent. Aussi, la seule solution psychique acceptable à leurs yeux, la seule qui leur reste, consiste à incriminer des collègues : « lorsque je suis épuisée, j’en veux terriblement aux personnes, qui ne réalisent pas à quel point il faut s’engager pour que cette école existe« . Rien d’étonnant donc à ce que cela puisse produire les pratiques de harcèlement collectif que j’ai pu décrire dans mon témoignage. C’est donc bien parce que le système Steiner-Waldorf est en-soi pathogène, tant pour les élèves que pour les enseignants qui y exercent, qu’il repose sur des fondements non-viables, qu’il faut selon moi mettre un terme à cette folie de Rudolf Steiner.

Ainsi, M. Henri Dahan, délégué général de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf, avait-il bien raison lorsqu’il écrivait dans son courrier interne du 29 août 2011 : « Grégoire Perra pose des questions importantes, il n’est pas le premier à le faire. Je suggère que nous prenions le temps d’y travailler sans dramatiser, une fois qu’auront été maîtrisées les conséquences publiques de son acte« . Il était en effet visiblement plus que temps de réfléchir à ces questions importantes ! Mais quand on lit ce qu’écrit, plus d’un an après, cette enseignante au sujet du fonctionnement de son école, on se dit que la route est encore longue et que le travail ne semble pas avoir beaucoup avancé, en dépit de la publication de mon témoignage. Et en fait de « maîtrise des conséquences publiques de mon acte », je crois que la Fédération devra surtout s’atteler bientôt à tenter de maîtriser celles qu’elle a elle-même déclenchées en y répondant comme elle l’a fait. Le faire « sans dramatiser » sera cependant probablement une autre paire de manches.

En lisant cette enseignante, je ne peux me défaire du sentiment qu’elle se trouve, sans même le savoir consciemment, à une sorte de croisée morale des chemins de sa destinée. Soit elle s’accrochera désespérément à son rêve Waldorf, mais sans parvenir à identifier les causes réelles des problèmes qu’elle rencontre : ce qui la conduira nécessairement à faire du mal à ses collègues moins engagés, qu’elle jugera responsables des dysfonctionnements de son école. Soit elle prendra, d’une manière ou d’une autre, du recul, et s’éloignera. Ces choix moraux sont déterminants dans une vie. Ils engagent tout notre être, à un degré et pour une durée qu’on ne soupçonne d’ordinaire pas. Nombreux sont les enseignants Steiner-Waldorf que j’ai connus s’étant engagés dans la mauvaise voie et n’ayant plus pu revenir en arrière. Au bout de trop nombreuses « nuits sans sommeil » et de décisions prises sans être vraiment eux-mêmes, dans des états seconds « où l’émotion et la subjectivité prennent toute la place » (sic), trop de sang avait coagulé sur leurs mains pour qu’ils puissent encore se regarder dans une glace. Ne pas faire du mal à son semblable est pourtant la seule option qui préserve notre intégrité, notre dignité, notre âme. Il n’y a même pas besoin d’être capable de remettre en cause intellectuellement l’anthroposophie pour le savoir au fond de soi. Je forme pour elle le vœu qu’elle soit en mesure de le comprendre à temps. Et que la société française prenne au plus vite les mesures nécessaires afin qu’à défaut, la solution vienne pour elle de l’extérieur, puisqu’elle ne saurait venir de l’intérieur.

Grégoire Perra

CourrierEB2013-1 Document numérisé

« Date : 5 janvier 2013 13:14:09 HNEC
À : Grand College suite XXXXXXXXXXX
Objet : Problème pièce jointe résolu?
En espérant que c’est lisible cette fois! XXXX
Bonjour à tous,

L’année 2012 s’est achevée, ainsi que ma collaboration au Conseil de direction.

Je voudrais m’adresser aujourd’hui à toutes les personnes qui sont professeurs ou collaborateurs à l’école. Mon propos n’est pas d’alarmer les nouvelles forces qui arrivent, mais de faire entendre les nombreuses difficultés auxquelles nous assistons quotidiennement, sans pouvoir y remédier d’une façon satisfaisante.

Je crois profondément aux valeurs de la pédagogie Waldorf, ainsi qu’à son rôle pédagogique et éducatif pour les enfants de notre société actuelle et c’est pourquoi j’ai accepté le mandat qui m’a été confié pour faire partie du groupe de personnes qui doivent porter la responsabilité du bon fonctionnement de l’école de Verrières-le-Buisson.

Les problématiques que nous rencontrons quotidiennement sont très nombreuses et très complexes. Un groupe de personnes en charge du suivi du personnel qui travaillerait l’équivalent d’un temps plein à l’école n’arriverait pas à les résoudre en un laps de temps raisonnable, alors pensez donc : cinq personnes qui se retrouvent une fois par semaine pendant trois heures… Mais il n’y a pas que cet aspect ! Les membres du Conseil de direction sont des professeurs ou en charge de l’accueil. Ils ne sont ni psychologues, ni juristes, ni directeurs des ressources humaines. Or pour gérer les problèmes, dont nous avons la charge, il faudrait qu’il soient tout cela à la fois, avec de surcroit une bonne connaissance des rouages de l’école.

Les rouages, parlons-en : Le CD a une mission clairement définie par la Démarche Qualité. Il a la responsabilité de veiller au bon fonctionnement de l’école et il est garant de la pédagogie Waldorf qui y est exercée, c’est à dire qu’il a un droit de regard sur toutes les pratiques des acteurs de la pédagogie Waldorf à Verrières le Buisson. Or chaque fois qu’il pose un acte, celui-ci est vivement contesté, jugé, critiqué, commenté ! Cet organe n’a aucune marge de manœuvre, car l’autorité qu’il est amené à exercer n’est reconnue ni par la direction EN, ni par les membres du GC, qui ont cependant démocratiquement désigné chacun d’entre nous comme représentant de son collège de cycle.

La Démarche Qualité est également vivement contestée par un grand nombre de collègues, alors que la décision de s’y engager a été prise en GC. Les uns pensent qu’elle formate la pensée, les autres, qu’elle coûte trop cher à l’école, mais la plupart des opposants y voient surtout une source d’ennuis : la démarche Qualité demande à chacun de se remettre en question personnellement et dans ses pratiques. Voilà le nœud du problème ! On a pas envie d’être dérangé dans ses petites habitudes, alors on préfère dire que le CD cherche des problèmes là, où tous les autres n’en voient pas ! Ce qui est étrange, c’est que la DQ voit, lors de son audit, les mêmes problèmes soulignés par le CD.

En attendant, le CD a ces problèmes suivants à gérer :

– Que faire quand des collègues n’assument pas le minimum syndical ?

– Que faire lorsque des professeurs se permettent, souvent sans aucune concertation, ni de leurs collègues proches, ni du CD, d’annuler leurs cours auprès des élèves, parfois par un simple mail aux élèves ?

– Que faire lorsque des professeurs sont incompétents dans leur matière ou dans la gestion des élèves ?

– Que faire quand ils sont reçus par le CD et qu’ils ne changent rien à leurs habitudes ancestrales et ce depuis de longues années ?

– Que faire quand un professeur est invité à un RV par le CD et qu’il refuse de s’y présenter ?

– Que faire quand un professeur n’assume pas ses responsabilités ?

– Que faire quand un professeur refuse les intervisions ?

– Que faire quand tout le monde se mêle de tout ?

– Que faire quand un « ancien professeur » dit aux nouveaux : Surtout, ne prenez pas d’initiatives !

– Que faire lorsque des besoins urgents ne peuvent être pris en compte fautes de moyens financiers ?

– Que faire quand on ne peut pas embaucher des personnes au profil intéressant pour l’école à cause d’un salaire dérisoire ?

– Que faire lorsque des compétences sont là, ainsi qu’un engagement polyvalent possible et confirmé et qu’il n’est pas possible de créer de poste, toujours pour des raisons financières ?

– Que faire lorsque les professeurs compétents et engagés s’essoufflent de courir partout pour jouer les pompiers, sans qu’un soutien solidaire ait lieu ?

La liste est longue, mais je m’arrête là. La direction de l’école ne peut continuer d’exister ainsi, car elle ne fonctionne pas. Il est tout simplement inadmissible qu’un certain nombre de personnes consacre des heures de travail pour le fonctionnement de l’école, c’est à dire pour le bien de chacun et que tout ce travail, ces heures de présence, ces nuits sans sommeil, soient démantelées quasiment systématiquement.

Comme tout le monde, j’ai besoin de garder mon énergie et mon enthousiasme intact, si je veux poursuivre mon travail avec les enfants. Je ne veux pas terminer ma carrière aigrie, amère ou désabusée, or je m’aperçois que, lorsque je suis épuisée, j’en veux terriblement aux personnes, qui ne réalisent pas à quel point il faut s’engager pour que cette école existe. Pour avoir entendu plusieurs fois des plaintes de collègues pour les mêmes raisons, je sais que je ne suis pas la seule à l’école à vivre ces moments de solitude. Je suis consciente que l’énergie positive est essentielle pour motiver chacun d’entre nous, que nous venions d’arriver ou que nous soyons dans l’école depuis longtemps. Chaque fois qu’une association de collègues a lieu pour un projet pédagogique et /ou éducatif dans l’esprit de la pédagogie Waldorf, cela est porteur ; d’ailleurs, c’est comme cela que les écoles Waldorf, partout dans le monde, sont créées. C’est cette énergie positive que j’appelle de mes vœux pour cette nouvelle année 2013 !

Aussi, il me semble nécessaire de renforcer ce groupe de direction par des parents solides, qui puissent appuyer l’objectivité dans les décisions et être des miroirs dans les situations, où l’émotion et la subjectivité prennent toute la place. Les quelques exemples de partages vécus avec le CA prouvent que cela est possible et constructif. C’est dans cette seule optique, que je suis prête à poursuivre cette tâche et vérifier si cette option est mieux adaptée. XXXXXXXXX Janvier 2013. »

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  1. A reblogué ceci sur La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf.


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