Publié par : gperra | 27 novembre 2012

La cosmologie chimérique de Rudolf Steiner, par Jean-François Theys


La cosmologie chimérique de Rudolf Steiner

et ses divagations pseudo-scientifiques

par Jean-François Theys

Introduction

Rudolf Steiner (1861-1925) a enseigné sa fabuleuse conception ésotérique du monde entre 1900 et 1925 à travers 6000 conférences, dont environ 3500 nous sont parvenues.

Steiner clamera dès le début que sa conception du monde était scientifique, que sa théosophie était une science spirituelle, résultat d’une méthode scientifique qu’il qualifiait de clairvoyance exacte. Toutefois quand on examine les choses en profondeur, on se rend compte qu’un très grand nombre de ses déclarations sont inexactes quand elles portent sur des phénomènes que l’on peut étudier et observer avec des moyens physiques. Néanmoins Steiner les présente comme des résultats de la science spirituelle et de cette clairvoyance qu’il prétend exacte à la base de sa méthode scientifique rigoureuse.

Ce qui suit tente de faire ressortir de la somme gigantesque des déclarations de Steiner celles qui sont erronées parce que les faits observés les contredisent de manière flagrante. J’admets cependant, que dans certains cas rares, on peut avoir des doutes sur ce qu’à voulu dire Steiner qui utilise souvent un vocabulaire suranné, des termes confus si pas ambigus.

L’intention de départ n’était pas de montrer que la doctrine de Steiner était pleine de contradictions, néanmoins en comparant ses affirmations, elles apparaissent d’elles-mêmes. On constatera, même incidemment, que Steiner, dans nombre de cas, ne vérifie pas ses sources et qu’il donne même des explications de phénomènes inexistants. Bien des éléments puisés dans la théosophie de Blavatsky sont également dans ce cas, mais Steiner les a cependant adoptés avec une grande crédulité.

À vrai dire, il n’est pas facile de se faire une idée claire de la conception du monde de Steiner car ses conceptions ont souvent variés selon les époques. La raison en est qu’il reformule en permanence toutes les données afin de tenter de les intégrer à sa grande fresque de l’existence humaine et de son évolution, en suivant la ligne directrice qu’il a trouvée chez Goethe principalement. Steiner se prétend scientifique, mais en réalité il se comporte plutôt comme un artiste peignant cette grande fresque progressivement, retouchant souvent telle ou telle partie, où même la recouvrant pour l’une ou l’autre raison.

On constatera que nombre de citations sont redondantes, mais c’est voulu pour bien montrer qu’il ne s’agit pas d’une erreur de transcription ou de traduction et que cela traduit bien la pensée de Steiner.

Commençons par un résumé synthétique qui pourrait sembler caricatural mais on verra qu’il n’en est rien.

L’univers est clos et l’espace s’arrête plus ou moins après Saturne qui en marque la limite. Au-delà, l’espace n’existe plus et le monde n’est plus qu’éthérique et astral, de plus, les étoiles elles-mêmes, qui sont des colonies d’entités spirituelles, ne sont pas physiques. En dehors, de la Terre, il n’y a pas de substances physiques, et les lois de la physique ne sont plus valables. Mais curieusement, les comètes contiennent du cyanogène, comme l’avait confirmé l’analyse spectrale qui est pourtant une illusion ; de plus les comètes apporteraient du fer bien physique sur la Terre, et nourriraient le solide estomac du Soleil.

La Lune est faite d’une sorte de corne vitrifiée, mais n’est pas minérale, elle se rapproche de la Terre avec laquelle elle se réunira au 7e millénaire et en outre elle est constituée de substances plus denses que celles de la Terre. Mars a la consistance d’une gelée plus ou moins liquide et est une planète beaucoup plus vivante que la Terre ; en outre elle abriterait des sortes d’humains et des animaux comme il en aurait existé sur la Terre autrefois. Ses canaux seraient des sortes de vents alizés martiens. Jupiter est aérien, et Saturne est encore de nos jours constitué de pure chaleur, ainsi que ses anneaux qui sont une illusion d’optique. Uranus et Neptune ne font pas partie de notre système solaire, elles ont été captées bien plus tard ou, selon un autre scénario, elles se sont formées respectivement en même temps que Jupiter et Mars. On doit conclure qu’Uranus et Neptune sont dès lors hors de l’espace puisqu’il est censé s’arrêter à Saturne. Le Soleil quant à lui est un espace creux, un espace de matière négative qui reflète la lumière spirituelle reçue des planètes sous forme physique ; en dehors de cela, le Soleil ne contient ni matière, ni gaz, ni chaleur, ni lumière et si on en approchait on ne ressentirait aucune chaleur mais on serait transformé en poussières par ses puissantes forces d’aspiration ou de succion qui finalement suffisent pour expliquer la gravitation. Les planètes, par contre, n’orbitent pas autour du Soleil selon des ellipses, en fait elles n’orbitent pas du tout, elles suivent simplement le Soleil qui fonce à grande vitesse vers la constellation d’Hercule. Le système de Copernic est faux, et le système de Ptolémée sera un jour réhabilité, toutefois il faudrait réintroduire le troisième mouvement de Copernic dans l’astronomie. Quand un Soleil arrive à la fin de son évolution, il devient une étoile fixe, et ensuite un zodiaque formé de 12 constellations.

La Terre est, quant à elle, matérielle, mais autrefois elle a été végétale et même animale, les roches les plus dures et tous les minéraux sont des cendres des substances organiques qui ont été brûlées. La Terre est constituées de 7 couches dont seule la septième, la croûte, est faite de substances matérielles. Les continents nagent ou flottent dans l’eau des océans, et ils sont maintenus en place par la force des constellations, lesquelles font monter et descendre les terres à leur gré, quand les terres sont élevées, elles sont froides et enneigées comme en haute montagne, on parle alors de période glaciaire. Ce sont aussi les forces provenant des constellations qui arrachent la substance terrestre de la terre et la projette dans l’atmosphère lors des éruptions volcaniques. Ce sont certaines des couches intérieures de la Terre qui sont responsables de la destruction du continent lémurien imaginaire par le feu, et de l’engloutissement du continent atlantéen, tout aussi imaginaire, par l’eau. La Lune a été extraite de la Terre à l’époque de la Lémurie par des entités spirituelles, car de toutes façons les lois de la gravitation universelle de Newton ne valent rien, et la théorie de la relativité d’Einstein vaut encore moins, puisque de toute manière les lois de la physique ne sont valables que sur la Terre et que tout ce qui est hors de la Terre, même si c’est visible, est supraphysique.

Voyons cela plus en détails.

Les lois de la nature

Considérons quelques unes des déclarations de Rudolf Steiner concernant les lois de la nature :

  • « Une science physique cela n’a de sens que pour la Terre, car c’est seulement sur la Terre qu’il existe de la matière physique ».

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 5 – GA 239, 8 juin 1924 – p.169]

  • « Il faut être assez naïf pour oser affirmer que les mêmes lois naturelles chez nous, s’appliquent aussi à une étoile située à des années-lumière de nous. En effet les lois de la nature s’appliquent uniquement aux conditions terrestres, et elles cessent lorsque nous pénétrons dans l’espace cosmique. Par contre les lois éthériques nous viennent des lointains de l’espace cosmique. »

[Les fêtes de l’année et leur intériorisation – GA 224 – 11 juillet 1923 – p. 133]

  • « Je voudrais dire expressément que l’anthroposophie ne se complaît guère dans une opposition dilettantiste à la science. Au contraire, elle fait de la science plus de cas que cette dernière n’en fait d’elle-même. L’anthroposophie prend précisément au sérieux la science, mais en pratiquant une pensée rendue plus dense, elle peut déclarer que les lois que nous rencontrons en physique et chimie n’existent que pour le monde des substances de notre Terre, mais qu’elles ne comptent plus lorsqu’on passe dans l’univers. Et voilà, je dois exprimer une notion qu’à première vue, y pensant sans préjugé, on trouve cependant plausible car elle n’est paradoxale qu’en apparence. Prenons une source de lumière. Nous savons comment la dispersion affaiblit progressivement la lumière qui devient de moins en moins intense. En la suivant dans l’espace, nous la voyons de plus en plus faible si bien que finalement nous sommes tentés de n’y voir que du crépuscule et plus de lumière, jusqu’à ce qu’enfin, répandue si loin, elle ne puisse plus compter comme lumière. Il en est de même pour les lois de la nature. Valables sur la Terre, elles le sont de moins en moins à mesure qu’on s’en éloigne jusqu’au point où elles sont nulles. …. Dès que nous appréhendons la pensée devenue plus dense, nous apprenons à reconnaître que les lois de la nature ne peuvent s’appliquer qu’au règne minéral. Nous ne pouvons pas commettre l’erreur bien compréhensible de la physique moderne et dire que ces lois peuvent s’étendre au Soleil et aux étoiles. Cela est impossible.  »

[Médicament et médecine à l’image de l’homme. — GA 319 — 17 juillet 1924 — p. 175-176.]

  • « Le physicien actuel ou l’astronome, le scientifique actuel en général, que fait-il ? Il fait l’investigation des lois naturelles. Il observe et découvre ainsi des lois naturelles, ou bien encore il fait de l’expérimentation et découvre aussi par là des lois naturelles. Maintenant il les a donc ces lois naturelles, elles sont une science, elles lui donnent ce qui se trouve dans les choses. En fait il ne devrait pas affirmer plus que cela. Mais alors il commence à devenir fier et orgueilleux de ses lois naturelles et il fait une affirmation qu’il ne devrait pas pouvoir faire en fait, à savoir : que ces lois naturelles sont valables dans l’univers tout entier. Il dit : si j’ai fait une recherche sur la Terre dans mon laboratoire, et si les conditions peuvent être reproduites de la même manière sur les étoiles les plus lointaines de l’univers, celles dont la lumière a besoin de tant d’années-lumière pour parvenir à la Terre – les gens prétendent pouvoir se représenter quelque chose de tout cela – si donc les conditions étaient possibles de la même façon là-bas, les lois naturelles y seraient donc, d’après lui valables, car ces lois naturelles sont censées être justement de valeur absolue. Oui, mais il n’en est pas ainsi. S’il y a une source de lumière, elle brille tout d’abord de façon forte alentour. Lorsqu’elle se répand plus loin, la force de la lumière est de plus en plus réduite ; si nous allons encore plus loin elle est encore plus réduite et si nous nous éloignons tout à fait elle devient de faible luminosité. L’intensité de la lumière diminue selon le carré de la distance. Il en est ainsi de toute lumière. Et de façon curieuse, il en est de même pour les lois naturelles constatées sur Terre. Ce que vous constatez sur la Terre en tant que lois naturelles, cela devient de moins en moins valable à mesure que vous vous éloignez de la Terre. C’est terrible n’est-ce pas, d’exprimer une telle chose, et on doit être un véritable idiot aux yeux du chercheur scientifique régulier lorsqu’on exprime quelque chose de ce genre, évidemment. … »

[Imagination, inspiration, intuition, GA 84/1 – 20 avril 1923, p. 114]

Toutefois :

  • « Aujourd’hui, grâce à l’analyse spectrale nous pouvons vérifier quelles sont les substances qui agissent dans l’univers. Quelle que soit la direction dans laquelle nous pointons notre spectroscope, nous trouvons partout dans l’univers cette coloration qui nous indique que de toute part agit l’hydrogène, que l’hydrogène se trouve partout  »

[Les manifestations de l’esprit dans la nature, Dornach, 20 octobre 1923 ].

Ainsi :

    1. La matière physique n’existe que sur la Terre (mais il admet parfois qu’il y a de l’hydrogène dans le cosmos)
    2. Dans le cosmos, il n’y a que de l’éther pour le moins.
    3. Les lois de la nature (c’est-à-dire les lois de la physique) ne sont valables que sur Terre, et parfois il ajoute qu’elles décroissent en fonction du carré de la distance.

Steiner affirme ainsi que la matière physique n’existe que sur la Terre et que dans le cosmos, il n’y a que de l’éther (et des substances encore plus spirituelles). Ensuite il affirme que les lois de la nature ne sont valables que sur la Terre, et même qu’elles décroissent avec le carré de la distance, tandis que dans le cosmos elles ne sont plus valables du tout, mais il parvient à se contredire à moins d’un an d’intervalle en admettant qu’il y a de l’hydrogène partout dans le cosmos ! (sans compter le fer météoritique, les comètes qui contiennent du cyanogène et du fer).

Il est clair que si les lois cosmiques n’était pas valables dans le cosmos, nous ne pourrions pas envoyer des sondes spatiales aux confins du système solaire. La sonde Voyager 1 a atteint actuellement (nov. 2012) pratiquement les limites du système solaire, la limite de l’héliosphère, l’énorme bulle de gaz formée par le vent solaire, et ce à une distance de 18 milliards de kilomètres et pour qui en douterait, les lois de la physique sont encore bien valables car nous recevons encore par ondes radio les signaux qu’elle nous transmet. La sonde Voyager 2 suit le même chemin.

Il est certain aussi que toutes les planètes du système solaire, ainsi que les comètes, les astéroïdes, les météores et météorites sont tous bien constitués de matière physique. Non seulement Rudolf Steiner se trompe, mais ce qui est plus grave c’est qu’il présente cela comme un résultat de la science de l’esprit, c’est-à-dire de la clairvoyance qu’il prétend exacte. Il faut en conclure que soit Steiner n’est pas clairvoyant, soit sa clairvoyance n’est pas fiable pour l’une ou l’autre raison, ce qui finalement revient à peu près au même. On va voir que ses autres affirmations, souvent péremptoires, confirment cette première conclusion.

La Lune

Examinons maintenant ce que Steiner déclare au sujet de notre satellite.

  • « Mais les entités spirituelles porteuses de cette sagesse primordiale et qui autrefois avait foulé la terre [en Atlantide] s’étaient depuis longtemps retirées et avait fondé la colonie cosmique de la Lune. C’est pur enfantillage de croire que la Lune est ce corps durci, glacé, que la physique actuelle décrit… »

[Histoire du monde à la lumière de l’anthroposophie, GA 233/233a — 26 déc. 1923 – p. 52]

  • « La conception que se fait du Soleil la science matérialiste est tout à fait erronée. Le Soleil est un espace vide par rapport à tout ce qui est autour de lui. Ainsi parmi les étoiles qui nous sont les plus proches, le Soleil est la personne la plus légère qui soit. La lune est en proportion la plus lourde, car elle est sortie autrefois de la Terre emportant justement avec elle les matières les plus lourdes que la Terre ne pouvait plus tolérer. Elle est certes plus légère que la Terre à cause de sa petite taille,mais ce qu’on appelle son poids spécifique est plus lourd [le terme exact est masse spécifique (ou densité massique)]. Le contraste entre le Soleil et la Terre est le plus fort. Le Soleil est le corps le plus léger de l’espace et la Lune le plus lourd. Le Soleil est également de ce fait, l’être le plus spirituel, alors que la Lune est l’être le plus matériel. […] car le Soleil est l’être le plus spirituel qui soit ; la Lune est l’être le plus matériel. Étant le plus matériel, l’être de la Lune exerce une influence matérielle au-delà du quotidien humain. »

[Histoire de l’humanité – Conceptions du monde… GA 353 – Dornach, 17 mai 1924, p. 282]

  • « La Lune par contre, ayant à l’extérieur une couche de liquide épais et à l’intérieur la composante gazeuse épaisse, forma à sa surface la croûte cornée coriace que nous voyons en levant les yeux sur elle. Cette croûte n’est pas comme nos minéraux, elle est comme si notre règne minéral était devenu de la corne, vitrifiée et plus dure que toute corne que nous connaissons sur Terre, mais moins dure toute fois que notre minéral, c’est une corne. C’est pourquoi la Lune est si étrange. Ses montagnes étranges sont faites de corne solidifiée. Ce sont des formes qui permettent de reconnaître en elles la substance organique qui était autrefois en lien avec la vie. »

[Création du monde et de l’homme, GA 354 –3 juillet 1924, EAR, p. 49]

  • « La Lune physique n’est plus que scories, parce que les forces qui fixent la forme résident en elle….
    Deux groupes de forces dirigent leur influence vers la Terre : les forces du Soleil et celles de la Lune, les unes stimulantes,
    les autres pétrifiantes. … »

[Mythes et mystères égyptiens — GA 106 – VI – p. 65 – Triades, 1971 ]

  • « Comment, au XIXe siècle a-t-on compté avec le matérialisme ? Les gens n’auraient jamais cru que derrière la Lune matérielle se trouvent encore les plus importants vestiges, non minéralisés, de l’ancienne Lune. Personne n’aurait cru cela ! Alors on a fait une concession au matérialisme, en ne parlant que de la Lune physique, donc matérialisée. Sinnett a tout simplement oublié l’esprit lorsqu’il a parlé de la Lune. Comme vous pouvez le constater en lisant le “Bouddhisme ésotérique”, qu’il s’est contenté de dire que la Lune est faite d’une matière beaucoup plus dense que la Terre. Elle l’est effectivement, et il faut qu’elle le soit. Mais Sinnett a complètement omis de dire qu’il y a derrière la Lune physique une réalité occulte. Il a fait une concession au matérialisme en ne parlant que de la Lune matérielle et en ignorant la réalité spirituelle qui se cache derrière. Certes, cette réalité n’appartient pas à la Terre ; elle est même beaucoup plus proche de l’ancienne Lune que de la Terre. »

[Les Dangers d’un occultisme matérialiste – Dornach, 17 octobre 1915]

  • « Ceci posé, nous pouvons dire que les corps célestes sont soumis à des transformations, tout comme les substances du corps physique de l’homme. La substance qui compose actuellement la Lune s’y trouvait aussi peu, il y a quelques siècles, que la matière actuelle de votre corps ne s’y trouvait il y a dix ans. Ce sont les entités lunaires qui maintiennent l’existence de cet astre. Elles représentent sa partie spirituelle, au même titre que le fait en nous le principe spirituel qui nous maintient en vie. Nous savons que la Lune physique a jadis émigré de la Terre dans l’espace universel. L’astre qui est ainsi sorti de la Terre se transforme continuellement, mais les entités qui l’habitent y demeurent, elles représentent son élément durable, abstraction faite des transformations qu’elles subissent elles-mêmes à travers leurs incarnations lunaires successives, etc., mais c’est là un sujet que nous n’aborderons pas aujourd’hui. »

[Anthroposophie, l’homme et sa recherche spirituelle. — GA 234 — 27 janvier 1924, p.59]

  • « Mais lors de la quatrième phase, ou Terre, la Lune se sépare du globe terrestre, devient satellite, et laisse dans la Terre certaines forces. Ainsi, les forces de la pesanteur par exemple, sont essentiellement un reliquat de la Lune, du point de vue physique. La Terre ne donnerait pas naissance aux forces de la pesanteur, s’il n’était pas resté en son sein un vestige de la Lune qui y était primitivement mêlée. La Lune s’est libérée, et elle est devenue dans l’espace cosmique cette colonie dont je vous ai décrit, il y a peu de temps, l’aspect suprasensible. Sa substantialité diffère profondément de celle de la Terre, mais elle a laissé dans la terre tout ce que l’on peut englober sous les noms de magnétisme terrestre, de pesanteur, de forces terrestres proprement dites. … À l’intérieur de notre Terre actuelle se trouve donc le vestige lunaire, la lune intérieure, agent de l’état solide, fortement ancrée dans le magnétisme terrestre ; c’est grâce à cette action lunaire intérieure qu’il peut exister des corps fermes, et que les choses sont pesantes ; et c’est grâce à la pesanteur que l’élément liquide s’est condensé, donnant naissance aux solides. »

[L’homme dans ses rapports avec les animaux et les esprits des éléments, GA 230 – 26 octobre 1923 – Triades 1984, p.62-63]

  • « D’après ce que j’ai exposé dans «La Science de l’occulte», vous savez que la Lune n’a pas toujours été là où elle se trouve maintenant. Tout ce qui concerne cette Lune est d’ailleurs assez étonnant. Il est, par exemple, très étrange que les traités et les manuels courants ainsi que les livres scolaires passent entièrement sous silence le fait que la Lune se trouve maintenant dans une situation qui la rapproche peu à peu de nous année après année. La plupart des gens ne le remarquent pas du fait que les manuels n’en parlent pas. Or ce rapprochement est incontestable. En réalité la Lune ne s’est pas toujours trouvée dans le lointain du cosmos comme c’est le cas aujourd’hui. Par sa substance, la Lune était jadis à l’intérieur de la Terre. Elle s’en est ensuite dégagée pour s’en aller dans le cosmos. »

[L’homme suprasensible – GA 231 – 17 nov 1923 — (après-midi) – p. 62]

  • « Mais songez à ce qu’il adviendrait si l’on continuait de cette manière, si les hommes pensaient leurs pensées-ombres de matérialistes jusqu’au 8e millénaire, jusqu’au moment où la Lune s’unira à la Terre. »

[Perspectives du développement de l’humanité – GA 204 – 13 mai 1921 – p. 278]

  • « La Lune est effectivement peuplée de la sorte. Les entités y ont, certes, une corporéité, mais pas aussi dense qu’ici. Elle est si ténue qu’elle s’exprime sur Terre de manière astrale. On peut les comparer à des nains qui ne dépassent pas la taille d’un d’enfant de 6 à 7 ans. Ces entités ont une propriété particulière qui leur est conférée par la Lune et vous semblerait bizarre. … Cette propriété est leur infinie grande capacité de hurlement. Leur instrument de hurlement affiche une ampleur extraordinairement puissante. … »

[Êtres naturels et spirituels – leur action dans le monde visible. — GA 98 —15 janvier 1908 – p.183]

  • « Les êtres lunaires possèdent un corps physique d’une substance très subtile et ressemblent aux enfants de 6 ou 7 ans. Leur action nous est le plus souvent néfaste, mais ils agissent sans conscience. On les connaît comme hurleurs ; leur bruit se répand loin au-delà de la Lune. En période de pleine lune leur activité atteint son paroxysme. Ces êtres sont particulièrement attirés par les asiles d’aliénés, et les médiums spiritistes. Si l’être humain était maître de son sang, comme il est appelé à le devenir, les êtres lunaires n’auraient plus d’emprise sur lui. »

[Êtres naturels et spirituels – leur action dans le monde visible. — 24 février 1908 – p. 292]

Nous apprenons notamment que :

  1. La Lune est plus dense que la Terre.
  2. La Lune est faite de corne vitrifiée, qui n’est pas vraiment minérale.
  3. Elle n’est pas un corps durci et glacé comme le croient les physiciens.
  4. La Lune se rapproche de la Terre (mais c’est un secret probablement).
  5. La Lune est la cause du magnétisme terrestre.
  6. La Lune est la cause de l’attraction terrestre, de la pesanteur.
  7. De la Lune émanent des forces pétrifiantes vers la Terre.
  8. La Lune est habitée par des nains ayant une corps physique subtil et qui hurlent.
  9. La Lune s’unira à la Terre au 8ième millénaire quand les femmes ne sauront plus enfanter, et que toute la substance terrestre aura été humanisée en passant dans des corps humains.

Examinons chacune de ces affirmations.

1. En réalité, la densité de la Lune, c’est-à-dire sa masse spécifique, est plus faible que celle de la Terre. En fait elle vaut 3/5 de celle de la Terre. Steiner explique que la Lune a été retirée de la Terre car elle contenait des substances trop denses, dont émanaient des forces durcissantes et pétrifiantes, afin que ces forces n’entravent pas le développement des corps humains. Remarquons que les substances les plus lourdes sur la Terre sont des substances comme l’uranium qui existent en quantité non négligeable sur la Terre. Si les substances les plus lourdes avaient été déménagées avec la Lune, nous ne devrions plus en avoir et la Lune serait super-dense. Mais c’est tout le contraire. La Lune est moins dense que la Terre. Steiner considère que la Lune se rapproche de la Terre pour s’y réunir dans quelques millénaires uniquement parce que c’est consistant avec sa conception du monde. C’est seulement une déduction.

2. Comme on le sait depuis les prélèvements lunaires et pour y avoir été, la Lune est bien faite de roches minérales, qui n’ont rien d’une substance cornée. Donc la théorie lunatique de Steiner qui fait de la Lune un reliquat de l’ancienne lune tombe à l’eau. Ici encore c’est une déduction faite par analogie.

3. Bien qu’en surface la Lune soit couvertes de roches qu’on appelle des régolithes sorte de poussières agglomérées, l’intérieur est constitué de roches dures et elle est bien un corps glacé, sa température en surface oscille entre 40K et 396K avec une moyenne de 196K (-77° C) et ce sont les astrophysiciens qui avaient vu juste malgré leurs considérations puériles de dilettantes.

4. La Lune ne se rapproche pas de la Terre, elle s’en éloigne selon les mesures actuelles de 3,8 cm par an et c’était déjà le cas dans l’Antiquité comme le confirme indirectement les dates des éclipses de Soleil relevées en Chine et à Babylone. La Lune ralentit la Terre par son action gravitationnelle qui est la cause des marées, et par conséquent de pertes d’énergie sous forme de chaleur. Par conséquent, elle doit s’éloigner pour allonger sa période de révolution. Le moment cinétique devant rester constant. On le savait déjà théoriquement à l’époque de Steiner et c’est bien pour cela que cela ne figure pas dans les manuels !

5. La Lune est la cause du magnétisme terrestre. Même si s’il s’agit d’un vestige lunaire resté dans la Terre, le magnétisme terrestre n’a rien à voir avec la Lune. Le magnétisme est un effet de l’électricité en mouvement. Ce sont les mouvements de métaux en fusion porteurs de charges électriques (principalement du fer) à l’intérieur de la Terre qui produit le magnétisme. En outre le magnétisme propre à la Lune est très faible, et il y a des champs magnétiques partout dans le système solaire et dans le reste de l’univers. Ils sont même très important sur le Soleil où ils donnent naissance aux phénomènes des taches solaires.

6. La Lune n’est en rien responsable de la pesanteur ou attraction terrestre. Toute concentration de matière terrestre ou non exerce une attraction sur une autre concentration de matière, quel que soit par ailleurs le processus sous-jacent, force à distance (selon Newton) ou déformation de la structure de l’espace (selon Einstein, la masse modifie la courbure de l’espace). La pesanteur par surcroît est constatée sur toutes les planètes et planétoïdes du système solaire.

7. Si la Lune exerce des forces pétrifiantes, leur nature est inconnue, et elles n’ont jamais été mises en évidence. Mais ce n’est pas la peine de s’en soucier car c’est une déduction tirée de la soi-disant forte densité de la Lune et de la nécessité de son extraction, ce qui a été réfuté ci-dessus.

8. Ces nains hurleurs étaient sûrement en vacances quand des hommes ont marché sur la Lune, car ils n’ont rien vu, ni rien entendu, toutefois ils peuvent encore crier longtemps car le son ne se transmet pas dans le vide. (Admettons qu’ils étaient vraiment très subtils et que leurs cris étaient poussés dans l’astral).

9. D’ici le 8ième millénaire la Lune se sera encore un peu éloignée. Rien à craindre de ce côté. Ceci dit, pour humaniser toute la substance terrestre d’ici-là, il va falloir mettre les bouchées doubles ou même triples.

Ce que Steiner dit de la Lune confirme ce qui a été dit précédemment quant à ses capacités clairvoyantes. Un mot d’explication n’est cependant pas superflu. Pour Steiner l’ancienne Lune est l’incarnation précédente de notre système solaire, et ses représentants actuels, qui sont des reliquats de cet ancien état, sont la Lune et Mars. Dès lors, Steiner les dote de propriétés que cet état ancien était censé avoir. Plus que de la clairvoyance, il s’agit encore d’analogies et de déductions qui se révèlent fausses par surcroît.

Occupons-nous maintenant de Mars qui est aussi considéré comme un vestige de l’ancien état lunaire.

Mars

  • « Nous en arrivons maintenant à Mars que nous ne pouvons pas expliquer de la même manière. Il faudrait se le représenter comme un grand globe gazeux qui s’est condensé par refroidissement jusqu’à la consistance d’un liquide. Du milieu aqueux très fluide se détache en un point une boule liquide condensée, et toutes celles qui naissent ensuite finissent par s’arrêter ; mais alors que sur Saturne le mouvement de rotation est arrêté par le Lion, et sur Jupiter la mort provoquée par le Scorpion, les boules aqueuses de Mars s’arrêtent aussi bien, bien que la chose se passe de façon un peu différente.

Le Mars actuel est donc une répétition de l’ancienne Lune. Son orbite limite l’espace autrefois occupé par celle-ci. C’est la partie de la Lune qui est restée vivante ; l’autre partie, c’est notre Lune, qui n’est qu’une scorie. Le pôle opposé est resté vivant et s’est maintenu dans le Mars actuel. Celui-ci correspond au troisième état d’évolution de notre système planétaire, celui de l’ancienne Lune. C’est donc essentiellement un corps liquide

[Les Hiérarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique, GA 110, conférence du 17 avril 1909 au soir, Triades p. 152 ]

  • « Il est vrai que si l’on prête aux planètes la même consistance ferme que la Terre, on peut s’attendre à ce qu’une collision avec la Terre porte un coup violent à tous les êtres vivants ! Mais ce n’est pas le cas, les planètes n’ont pas la même consistance que la Terre. Si Mars, par exemple, venait à tomber sur la Terre, il ne pourrait pas ravager la terre ferme mais seulement l’inonder. Si l’on examinait Mars, pour autant qu’on puisse l’examiner, ce que l’on ne pourra jamais par la seule physique et sans le recours à la science de l’esprit, on verrait au regard spirituel, qu’il est constitué d’une masse aqueuse d’une masse aqueuse moins liquide que l’eau, mais comme une gelée de confiture. Il contient certes également des parties solides, mais leur consistance est plutôt celle ce la corne animale ou des bois animaux. Ces parties plus dures apparaissent puis se dissolvent à nouveau. Il nous faut admettre que la consistance de Mars est tout à fait différente de celle de la Terre.
    Voyez-vous, on parle sans cesse des canaux de Mars. Mais pourquoi parle-t-on de canaux ? On ne voit rien d’autre sur Mars que des lignes, comme cela (dessin), et on dit que ce sont des canaux.

C’est juste et ce n’est pas juste à la fois. Car, Mars n’étant pas ferme comme la Terre, on ne peut pas parler de canaux comme nous en avons sur Terre. On peut, en revanche, parler de quelque chose qui s’apparente à nos vents alizés, ces vents des régions chaudes, d’Afrique par exemple, de l’équateur, qui montent vers les pôles froids et qui en redescendent. Vu de l’extérieur, ces courants atmosphériques apparaissent comme des lignes, les lignes des alizés. C’est de ce genre de lignes qu’il s’agit sur Mars. Mais tout est plus vivant sur Mars que sur la Terre. La Terre est un astre plus mort que Mars; sur Mars les choses sont encore plus ou moins vivantes.
[…] Songez maintenant que la consistance de Mars n’est pas aussi solide que celle de la Terre, Mars n’a pas de partie solide. Or, Messieurs, j’ai évoqué, il y a quelques temps, le fait que la Terre était autrefois également dans un état où elle n’avait pas de minéral. Le minéral solide ne s’est formé qu’ultérieurement. Des animaux géants y vivaient sans avoir encore de squelette osseux. Mars est aujourd’hui dans un état similaire.
Il héberge également des animaux dont la forme est celle des animaux terrestres d’autrefois, et les êtres humains sont sur Mars comme autrefois sur Terre, sans os, comme je vous les ai décrits. C’est une chose que l’on peut savoir. Mais on ne le peut pas par les moyens de la connaissance dont disposent les sciences naturelles. Si on désire se faire une image de l’aspect actuel de Mars, il faut s’imaginer la Terre à une époque antérieure.
Voyez-vous, nous avons aujourd’hui les courants aériens alizés nord-sud. Autrefois ces courants étaient plus visqueux, plus liquides. C’est le cas aujourd’hui sur Mars. Ces courants sont sur Mars plus vivants, plus liquides que nos courants aériens. »

[Création du monde et de l’homme – GA 354 – Dornach, 9 septembre 1924]

  • « En effet, ce sang rouge qui circule dans nos veines n’aurait jamais pu se former, si la Terre, au cours de son évolution, n’avait croisé l’orbite d’une autre planète, la planète Mars. Auparavant, il n’y avait pas de fer sur notre globe, donc pas de sang non plus, puisque c’est d’un sang contenant du fer que dépend notre constitution humaine d’aujourd’hui. En fait, l’influence de Mars a été prédominante dans la moitié de l’évolution terrestre, celle de la planète Mercure dans la seconde. Si Mars a donné le fer à notre globe, l’influence de Mercure se manifeste différemment, elle rend l’âme humaine de plus en plus libre, de plus en plus indépendante. »

[Théosophie du Rose-Croix – GA 99 – 7e conférence 31 mai 1907, p.102 ]

  • « Lors de 4ième ronde la Terre commence à prendre forme. Il se passe un fait d’une grande importance cosmique : la Terre rencontre Mars. Les deux planètes s’interpénètrent, la Terre traverse Mars. Mars avait une matière que la Terre n’avait pas : le fer. Mars a laissé ce fer dans la Terre, sous forme de vapeur. Si cet événement n’avait eu lieu , la Terre serait restée avec ce qu’elle possédait en elle. »

[Introduction à la science de l’occulte, GA 95 — 30 août 1906 — p. 110]

  • Pour Mars et le fer, voir aussi
    [Connaissance du Christ – GA 100 – 26 juin 1907 – p.178]
    [Signes et symboles occultes – GA 101 – 28 octobre 1907 – p.120-121]

En résumé :

  • Les planètes n’ont pas la même consistance que la Terre.
  • Mars est plus vivante que la Terre.
  • Mars est une planète ayant une consistance plutôt liquide .
  • Il y a des êtres vivants sur Mars, des animaux analogues à ceux qui ont vécu sur terre autrefois.
  • Il y a aussi des sortes d’humains sans os comme ceux qui auraient existé jadis sur terre [en Lémurie].
  • Les canaux de Mars sont en fait des courants aériens analogues aux vents alizés.
  • Autrefois, la Terre n’avait pas de fer, c’est Mars qui quand elle était à l’état de vapeur a traversé la Terre et lui a cédé son fer.

À l’époque de Steiner, ces déclarations pouvaient déjà paraître invraisemblables, mais on n’avait aucune preuve directe du contraire. Par contre, depuis que des sondes spatiales ont été envoyées pour étudier Mars de près et que des engins divers se sont posés et ont même roulé sur le sol martien, le doute n’est plus permis. Steiner a encore une fois déduit les caractéristiques de Mars par analogie avec les conditions sur son hypothétique ancienne Lune, et cela ce n’est nullement de la clairvoyance !

Quant au fer que Mars aurait cédé à la Terre, cela ne tient guère la route étant donné les connaissances actuelles concernant la Terre et le système solaire. Le fer existait très certainement sur la terre au moment où elle s’est formée par accrétion, il y a environ 4,5 milliards d’années.

Passons à la planète Vénus.

Vénus

  • « Mais quand on la dirige [son observation] sur Vénus on arrive dans un monde spirituel, dans un monde purement astral. Ce qui paraît physique dans Vénus n’est pour ainsi dire que le signe extérieur de quelque chose qui vit dans l’astral, dans la lumière astrale. La lumière physique dans Vénus est quelque chose de tout autre que la lumière physique solaire. Celle-ci s’apparente encore à la lumière physique qui peut être produite sur la Terre. Mais il est puéril de prendre la lumière de Vénus pour un reflet de la lumière solaire ; elle brille déjà dans le monde spirituel, et en exposant son âme à cette lumière, on apprend à connaître les Intelligences qui lui sont attachées. »

[Centres initiatiques – Origines – influences, GA 232 – 23 déc. 1923, p. 217-218]

  • « Vénus ne tient sa lumière que du Soleil. … On ne voit les quartiers de Vénus qu’avec une lunette astronomique. Mais alors se révèle autre chose : la partie sombre de Vénus apparaît également sous un voile mat bleuté, alors qu’elle ne peut recevoir aucune lumière de la Terre. La lumière solaire apparaît sur les phases de Vénus et la partie sombre de Vénus fait apparaître la lumière bleutée….[ Steiner prend ensuite un exemple de substance phosphorescente composée de baryum] …Vous comprenez maintenant d’où provient la lumière bleutée de la partie obscure de Vénus lors de ses phases. Elle absorbe la lumière du Soleil et elle devient phosphorescente, ce qui est visible dans la nuit. …Les gens voyaient autrefois la phosphorescence de Vénus. Mais ils ont également vu les transformations qui apparaissent lorsque Vénus phosphorescente transite devant le Soleil. Ils ont conclu, autrefois, du fait de la transformation du Soleil par le transit de Vénus tous les cent ans, que le temps devait également subir, tous les cent ans, une transformation, un retour des mêmes conditions météorologiques. … Mais cela ne fonctionne évidemment pas… Mais à l’origine les choses étaient correctes, les gens ont vu que tous les cent ans, le transit de Vénus devant le Soleil influençait le temps. »

[Création du monde et de l’homme – Vie sur Terre et action des étoiles. – GA 354 – 13 sep. 1924 – p. 231-232]

Donc :

  • Il ne faut pas considérer la lumière de Vénus comme un reflet de la lumière solaire
  • Mais Vénus brille en reflétant la lumière solaire, et la partie obscure visible pendant ses phases est due à un phénomène de phosphorescence.
  • On ne voit pas les phases à l’œil nu, mais les anciens qui avaient de meilleurs yeux que nous, les voyaient.
  • Vénus aurait ou aurait eu une influence sur le climat.

On remarquera d’abord la contradiction concernant la lumière de Vénus. Si on peut observer les phases de Vénus dans le ciel la nuit, alors qu’elle ne reçoit pas de lumière réfléchie par la Terre, ce n’est certainement pas, comme dit Steiner, parce qu’elle est phosphorescente. Vénus brille parce qu’elle réfléchit la lumière solaire, tout comme les autres planètes et la Lune, mais comme elle possède une atmosphère dense, celle-ci diffuse la lumière de sa partie éclairée vers les parties non éclairées par le Soleil. Il n’y a aucune preuve que les anciens voyaient mieux que nous. Il se fait surtout qu’en altitude et sous certains climats secs, l’atmosphère est bien plus transparente, ce qui favorise les observations. Quant à une influence de Vénus sur le climat, c’est peu vraisemblable et cela n’a jamais été constaté.

Mercure

D’un point de vue astronomique Steiner ne dit guère de choses au sujet de Mercure. Il critique seulement la relativité d’Einstein. Quand on a vérifié qu’elle permettait d’expliquer la dérive du périhélie de Mercure qui ne s’expliquait pas par la théorie de la gravitation de Newton, Steiner s’est moqué comme d’habitude des puérilités de la science. Le Verrier avait imaginé que ce décalage de la position du périhélie dans le temps pouvait s’expliquer par l’existence d’une planète située entre Mercure et le Soleil, planète qui fut nommée Vulcain. Toutefois, cette planète hypothétique n’a jamais été observée. Vulcain est donc tombée dans l’oubli. Mais bien avant la relativité, Blavatsky avait utilisé le nom de Vulcain pour désigner un des sept états planétaires de l’évolution. Steiner, même s’il les a adaptés à sa conception du monde en a conservé les noms et les caractéristiques principales, c’est-à-dire Saturne, Soleil, Lune, Terre, Jupiter, Vénus et Vulcain. Ce n’est pas la première fois que les occultistes se saisissent d’hypothèses scientifiques qui seront infirmées par la suite. Mais à la différence des scientifiques, les occultistes ne reviennent pratiquement jamais sur ce qu’ils affirment en tant que résultat de la clairvoyance.

Un autre point concernant Mercure, c’est la soi-disant inversion entre les dénominations des planètes Mercure et Vénus. Selon Steiner, à une certaine époque on aurait échangé les noms de ces deux planètes. Parfois il dit que c’est une confusion, parfois il dit qu’il s’agit d’une ruse pour éviter que des secrets occultes ne soient connus !

En réalité, une telle inversion n’a jamais eu lieu. Quand on considère les “planètes” depuis le Soleil, on a l’ordre suivant : Soleil, Mercure, Vénus, Terre, etc., mais quand on les considère depuis la Terre, on a Terre, Vénus, Mercure, Soleil. Or cela ne correspondait pas à l’ordre des sphères de l’astrologie ancienne centrée sur la Terre qui était considérée comme le centre du monde. Steiner a donc imaginé qu’on avait inversé les dénominations. Mais c’est inexact ! En réalité, les anciens astrologues n’étaient pas en mesure de déterminer la distance de la Terre aux planètes. Ce qu’ils observaient c’étaient les rythmes. Le rythme le plus rapide est celui de la Lune environ 28 jours, puis celui de Mercure 88 jours, ensuite celui de Vénus 225 jours, et finalement pour ce qui nous occupe, le Soleil 365 jours. Ainsi, comme les Anciens l’observaient, on a bien l’ordre des sphères Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et cela n’a strictement rien à voir avec les distances comme le pensait Steiner.

Voir notamment :

Macrocosme et microcosme – GA 119 – 22 mars 1910, p.62.

Les Hiérarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique – GA 110 – 12 avril 1909, soir p. 58-59

Jupiter

  • « Jupiter, quant à lui, est presque totalement aérien, mais un air plus épais que le nôtre. Jupiter représente un état vers lequel tendra la Terre à venir. »

[Création du monde et de l’homme – Vie sur Terre et action des étoiles. – GA 354 – 9 sep. 1924 – p. 209]

Naturellement Jupiter n’est pas constitué d’air, mais est constitué en majeure partie d’hydrogène et en moindre quantité d’hélium, gelés, liquides ou gazeux selon la profondeur. Dans la haute atmosphère de Jupiter on a aussi détecté des cristaux d’ammoniac, ainsi que des traces d’autres composés chimiques. Jupiter rayonne plus d’énergie qu’elle n’en reçoit du Soleil. La quantité de chaleur produite à l’intérieur de la planète est presque égale à celle reçue du Soleil en raison des très hautes pressions subies par sa partie centrale. Toutefois, sa température de surface est de l’ordre de la centaine de kelvins. ( ~ – 150° C).

Si Steiner parle d’air, c’est que la prochaine incarnation de la Terre, qu’il appelle Jupiter aura comme substance la plus dense une sorte d’air, et par analogie, notre Jupiter se devait de présenter un état analogue.

Saturne

  • « Qu’est-ce donc un Saturne ? C’est un globe de chaleur. Vous seriez tout à fait dans l’erreur si, regardant cet astre, vous pensiez pouvoir le comparer à d’autres, tels que Jupiter ou Mars par exemple. Ce que vous voyez dans le ciel, ce n’est qu’un espace chaud ; et si vous pouvez le voir, c’est parce qu’il vous apparaît à travers un espace éclairé. Quel est l’aspect d’un objet non lumineux vu à travers un espace éclairé ? Il a l’air bleu. Il est facile de s’en rendre compte en regardant la flamme d’une bougie. Elle est bleue au centre et entourée d’une sorte d’auréole lumineuse. L’obscurité vue à travers la lumière paraît toujours bleue. J’ai conscience de ce que je dis ; je sais que je risque d’être accusé de dire une absurdité du point de vue de l’optique actuelle, mais il se trouve pourtant à nouveau que cette absurdité est la vérité. Les physiciens d’aujourd’hui ne savent pas pourquoi l’espace céleste paraît si bleu. S’il en est ainsi, c’est parce qu’en réalité il est obscur, noir, mais qu’on le voit à travers un espace éclairé. Tout ce qui est obscur, vu à travers un espace éclairé, semble bleu. De là vient l’aspect bleuâtre de Saturne. Ce que nous disons ici s’accorde pleinement avec les faits scientifiques, mais non avec les théories, les fantasmes qu’on élabore à leur sujet.

Cela nous entraînerait trop loin si je vous expliquais, de ce point de vue, comment s’est formé ce qu’on appelle l’anneau de Saturne. Tout Saturne se compose de trois couches de chaleur ; l’une est neutre, l’autre psychique, la troisième perceptible physiquement. Lorsqu’on regarde ces couches à travers l’espace éclairé, on a l’illusion de voir un globe gazeux entouré d’une sorte d’anneau fait de poussières. Ce n’est là qu’un phénomène d’optique. Aujourd’hui encore, Saturne est un corps composé uniquement de substance calorique. […] Est Saturne tout corps céleste fait de chaleur, ce qui explique tous les phénomènes qui s’y passent. »

[Les Hiérarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique, GA 110, conférence du 17 avril 1909 au soir, p. 150-151]

  • « Vous êtes donc, Messieurs, en présence dans la nature, de corps qui d’une part rayonnent et produisent des couleurs claires situées d’un côté de l’arc-en-ciel et, d’autre part, de corps qui ne rayonnent pas mais émettent des ondes bleutées, une couleur qui se situe de l’autre côté de l’arc-en-ciel.

Sachant cela, vous vous direz qu’il existe des astres, comme Mars, par exemple, qui émettent une couleur rougeâtre ou, comme Saturne qui émettent une couleur bleutée. On peut donc lire le comportement d’un astre dans sa composition. Mars est tout simplement un astre qui rayonne, c’est pourquoi il doit paraître jaune-rouge. C’est un astre qui rayonne fortement. Saturne est un corps qui se comporte plus calmement et qui se recouvre d’ondes que l’on va jusqu’à voir autour de lui. Saturne montre même ses ondes autour de lui par ses anneaux. Il paraît bleu parce qu’il s’entoure d’ondes. […]

Dès que nous parlons de Mars, nous devons savoir qu’il s’agit d’un corps céleste qui demande sans cesse à devenir vivant.

En ce qui concerne Saturne, c’est tout différent, Saturne arbore un chatoiement bleuté, c’est-à-dire qu’il ne rayonne pas mais qu’il s’enveloppe d’une nature ondulatoire. Il est tout à l’opposé de Mars. Saturne veut sans cesse entrer dans la mort, devenir cadavre. Saturne s’entoure en quelque sorte d’une luminosité qui montre que son intérieur est obscur, lequel, vu à travers cette luminosité, paraît par conséquent bleuâtre. […]

Saturne est en constant processus de pourrissement ; il pourrit. C’est pourquoi il y a une lueur autour de lui, mais lui-même est obscur et paraît donc bleu, parce que nous regardons, je dirais son obscurité à travers les substances de pourritures dont il s’entoure. Tandis que Mars nous montre qu’il sans cesse à vouloir vivre, Saturne nous montre qu’il tend sans cesse à vouloir mourir.

Il est donc intéressant de considérer les corps célestes sous cet angle et de pouvoir dire que ceux qui paraissent sous un halo bleuté sont voués à l’anéantissement, tandis que ceux qui se présentent sous un halo rougeoyant sont en train d’apparaître. […] Mars est encore un enfant qui ne demande qu’à vivre, alors que Saturne est déjà un vieillard. »

[Rythmes dans le Cosmos et dans l’être humain, GA 350, Dornach, 9 juin 1923, pages 91-94]

  • « … c’est pour nous le plus grand des bienfaits que les forces de Saturne ne rayonnent pas seulement vers la sphère planétaire terrestre, mais aussi en direction des espaces cosmiques, où elles sont certes bien autre chose que les petits éclats bleus insignifiants visibles de la Terre. Car c’est là que nous apparaît son aura spirituelle. Elle rayonne dans l’espace en direction de l’univers où elle perd même son caractère spatial puisqu’elle pénètre dans un monde qui n’appartient déjà plus à l’espace. De sorte qu’entre la mort et une nouvelle naissance, nous nous tournons avec reconnaissance vers Saturne, la planète la plus lointainede notre système planétaire terrestre, Uranus et Neptune qui se sont jointes à l’ensemble bien plus tard ne sont pas de véritables planètes de notre Terre — en sachant qu’elle n’éclaire pas seulement la Terre, mais aussi les lointains de l’univers, et que c’est grâce à son rayonnement spirituel que nous sommes débarrassés de la pesanteur terrestre, débarrassés des forces physiques du langage et des forces physiques de la pensée. »

[Dornach, le 26 novembre 1922 — GA 219 — Rapport de l’homme au monde des étoiles, EAR]

Autre référence à consulter :

Correspondances entre le microcosme et le macrocosme – GA 201, Dornach 2 mai 1920 – concernant le mouvement du système solaire, Saturne, lemniscate, …

En résumé :

    • La planète Saturne est uniquement constituée de chaleur.
    • Les anneaux de Saturne sont aussi constitués de chaleur.
    • Les physiciens sont victimes d’une illusion d’optique.
    • Saturne nous apparaît comme un astre bleuâtre.
    • Saturne est composé de trois couches de chaleur : neutre, psychique et une perceptible physiquement.
    • Saturne est un astre en train de pourrir.
    • Saturne est la dernière planète du système solaire.
    • Ce qui est au-delà de Saturne n’appartient plus à l’espace.
    • Les physiciens ne savent pas expliquer la couleur bleue du ciel.

Premier os avec Saturne et ses anneaux, c’est qu’il serait constitué uniquement de chaleur. Or la chaleur que nous percevons dans notre univers est soit un rayonnement électromagnétique soit le résultat d’une agitation moléculaire. Une chaleur en soi n’a jamais été observée. C’est un retour à l’ancienne conception du phlogistique, le fluide calorique qui aurait existé en toute chose. Par contre la notion de chaleur neutre n’a aucune signification et Steiner n’a pas daigné expliquer.

Les astrophysiciens et les astronomes ne sont pas victimes d’une illusion d’optique. Saturne, comme Jupiter, est constitué de gaz (hydrogène, hélium, méthane, ammoniac, éthane, etc.) à l’état liquide, et ensuite même à l’état solide à 30.000 km de profondeur. Saturne aurait un petit noyau rocheux dont la température ne devrait pas dépasser les 15.000 °C. Vu sa masse importante, la planète continue à se contracter et se faisant dégage 3 fois plus de chaleur qu’elle n’en reçoit du Soleil. Les sondes Voyager ont révélé que cette atmosphère se compose d’une brume plus dense que celle de Jupiter du fait de sa température inférieure. C’est donc loin d’être une planète constituée de chaleur, même si on prend en considération l’affirmation de Steiner que l’hydrogène serait le gaz le plus apparenté à la chaleur. Une température de surface de l’ordre de – 180°C, c’est plutôt frisquet. La composition de Saturne est par ailleurs assez semblable à celle de Jupiter. Son atmosphère est le siège de tempêtes, et d’orages très longs. Les éclairs émettent des ondes électromagnétiques dix mille fois plus intenses que celles produites par les orages terrestres.

Quant aux anneaux, s’étendant jusqu’à plus de 300.000 km de la planète, ils se composent apparemment d’agrégats de roches, de gaz solidifiés et de glace. Ces agrégats sont de diamètres très variés, allant de 0,0005 cm à environ 10 m. Les anneaux ont une épaisseur n’excédant pas 1 km. Ces anneaux sont nombreux et constitués de sous-anneaux. Certains anneaux semblent brillants du côté éclairé par le Soleil ; en revanche, leur côté opposé est très sombre, car assez dense pour obstruer la majeure partie de la lumière solaire. La chaleur pourrait-elle constituer un obstacle pour la lumière ?

En dehors des anneaux, Saturne possède au moins 56 satellites (en 2006). Le plus gros est Titan. Saturne a lui seul représente 35% de la masse totale des planètes du système solaire.

Ce que Steiner dit de Saturne, est non seulement confus, mais aussi erroné. Ni Saturne, ni ses anneaux ne sont constitués de chaleur. Ceci dit, Saturne n’est bleue que par endroit, aux pôles notamment lors de son hiver, sinon Saturne a une teinte jaune-orange-brun pastel, parcourue par des traînées blanches. Ses couleurs peuvent varier selon ses saisons et les perturbations de son atmosphère. Même à travers un petit télescope, Saturne apparaît jaune pâle avec des nuances ocres-orangées.

On constate aussi que Steiner affirme qu’au-delà de Saturne on sort de l’espace, on peut se demander dans quel milieu circulent les planètes au-delà de Saturne. La sonde Voyager 1 a largement dépassé Pluton et n’appartient donc plus à l’espace, elle voyage dans le néant, mais nous captons encore en 2012 les signaux radio qu’elle nous transmet !

Pourquoi Steiner prétend-t-il que Saturne est constitué de chaleur ? Tout simplement par analogie avec la première incarnation de notre système solaire qui était appelé Saturne (l’ancien Saturne dans la littérature anthroposophique) et qui aurait essentiellement été un globe constitué de pure chaleur. Cet ancien Saturne était aussi qualifié d’obscur. Donc, l’actuelle planète Saturne doit être constituée de chaleur et être obscure puisqu’elle est une reliquat, une sorte de représentant dans notre système, de l’ancien Saturne. Et en vertu de la théorie des couleurs de Goethe, un astre obscur vu à travers un espace éclairé doit paraître bleu. (Sauf qu’en plein jour on ne voit pas Saturne, mais passons, ce n’est qu’une étrangeté de plus, à moins que les ondes de pourritures faites de chaleur soient éclairées par le Soleil et constitue un espace lumineux !). Étant donné la température de Saturne, il est un fameux congélateur, et on peut se demander ce qui pourrait y pourrir !

Les physiciens, en outre, savent aussi expliquer la couleur bleue du ciel.

Pour conclure, tout ce que dit Steiner à propos de Saturne est totalement erroné, et ce qu’il en dit est le résultat d’une analogie avec l’ancien Saturne imaginé par Blavatsky peut-être après avoir lu Héraclite qui disait que tout provenait du feu. On notera aussi la relation entre ces anciens états planétaires et l’ancienne doctrine des 4 éléments : chaleur (Saturne), air-gaz (Soleil), eau-liquide (Lune), terre-solide (Terre).

Steiner considère aussi que Saturne est la dernière planète du système solaire. La raison en est que, comme Blavatsky à laquelle il a emprunté bien des notions, Steiner a construit sa cosmogonie mystique sur le nombre sept. C’est l’ancienne conception astrologique du monde qui ne connaissait que sept planètes (la Lune et le Soleil en faisaient partie). Ainsi, tout ce qui est au-delà de Saturne n’appartient pas à notre système, et il fallait bien en donner une explication comme on va le voir en examinant ses déclarations concernant Uranus et Neptune.

Uranus et Neptune

  • « Ainsi, il y avait au début de l’évolution de notre Terre, des entités qui étaient à peine capables de poursuivre cette évolution ; elles étaient si jeunes dans leur développement que toute progression aurait entraîné leur perte. Il fallait pour ainsi dire leur attribuer un champ d’action leur permettant de préserver l’intégralité de leur jeunesse. Tous les autres lieux de séjour servent à abriter des entités qui sont déjà plus avancées. Pour celles qui sont nées durant la phase de l’ancienne Lune, et sont donc pour cette raison demeurées à un stade d’évolution très reculé, il a fallu que se détache pour former une planète autonome, un champ d’action qui n’a pratiquement pas de lien avec notre existence terrestre ; il s’est donc formé ce corps céleste que nous appelons Uranus. C’est le champ d’action des entités qui sont demeurées à un niveau d’évolution très retardataire.

Puis l’évolution s’est poursuivie. A l’exception d’Uranus, tout ce qui se trouve dans notre système cosmique est maintenant contenu dans une masse informe ou « soupe » primitive. La mythologie grecque appelle « Chaos » ce qui a précédé la naissance de cet Ouranos ou Uranus. Maintenant, Uranus a pris forme ; le reste est encore demeuré pour ainsi dire dans le chaos auquel sont encore liées d’autres entités, dont le degré de développement d’alors correspondrait à celui où nous autres hommes nous sommes trouvés lorsque notre Terre est passée par l’état de l’ancien Saturne. »

[Intervention des forces spirituelles en l’homme – GA 102 – Berlin, 15 fév. 1908]

  • « Au temps où Jupiter fut formé par condensation, le retrait de certaines entités a provoqué l’apparition de quelque chose qui n’a rien à faire avec notre évolution terrestre, c’est-à-dire la planète Uranus ; puis lors de la répétition de l’ancienne Lune et la formation de Mars, ce fut la planète Neptune. Les noms d’Uranus et de Neptune n’ont naturellement pas été choisis comme ceux donnés par les Anciens, quoique l’appellation Uranus ait encore un sens, car elle a été attribuée à une époque où l’on avait encore une vague notion de la façon dont ce choix devait se faire. On a donc rassemblé sous ce nom tout ce qui se trouve en dehors de notre cercle.

Ces deux planètes que l’astronomie actuelle considère comme tout à fait semblables aux autres reposent sur une autre base et n’ont au fond pas grand chose à faire avec l’évolution de notre monde. Elles font partie de mondes qui ont apparu parce que certaines entités qui, pendant la période saturnienne, étaient encore en rapport avec nous se sont retirées et ont édifié leur demeure au-dehors. Ceci permet de comprendre certains faits concernant ces planètes, entre autres celui que leurs lunes sont rétrogrades. »

[Les Hiérarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique, GA 110, conférence du 18 avril 1909 au soir, Triades p. 173 ]

  • « Il faut noter qu’Uranus et Neptune, les deux planètes les plus lointaines que l’astronomie physique compte parmi les planètes de notre système, ne faisaient pas partie de notre système solaire à l’origine.

Elles ne s’en approchèrent que beaucoup plus tard, et furent prises dans le champ d’attraction de notre système ; cela les mit au rang de planètes et elles restèrent dans le système solaire. Nous ne pouvons pas les compter parmi les planètes au même titre que les autres à partir de Saturne qui font en quelque sorte partie de notre système depuis le début. »

[Les entités spirituelles dans les corps célestes… – GA 136 – cf du 14 avril 1912 à Helsingfors]

  • « Notons qu’Uranus et Neptune n’appartiennent à notre système solaire que du point de vue de l’astronomie : en réalité ils sont des corps venus de l’extérieur qui se sont rattachés à notre système planétaire. On peut donc ne pas tenir compte de ces astres comparables à des hôtes étrangers. »

[Médecine et science spirituelle, GA 312 — 26 mars 1920 — p. 110]

  • « Ce sont des planètes [Uranus et Neptune] qui, après avoir errés dans l’univers, ont été captées par le système auquel appartient la Terre. »

[L’art de guérir approfondi par la méditation, GA 316 — 23 avril 1924 – p. 187]

  • « Bien, les Anciens ont, à juste raison, considéré Saturne comme la planète la plus extérieure de notre système solaire. C’est la planète la plus extérieure de notre système solaire. Qu’Uranus et Neptune viennent en plus, cela est pleinement justifié du point de vue de l’astronomie matérialiste, mais elles ont en fait une autre origine, elles n’appartiennent pas au système solaire, de sorte que nous pouvons bien dire que Saturne constitue la limite du système solaire. »

[Les trois rencontres de l’âme humaine, GA 175/1 — 13 mars 1917, EAR p.161]

  • « De sorte qu’entre la mort et une nouvelle naissance, nous nous tournons avec reconnaissance vers Saturne, la planète la plus lointaine de notre système planétaire terrestre, Uranus et Neptune qui se sont jointes à l’ensemble bien plus tard ne sont pas de véritables planètes de notre Terre… »

[Rapport de l’homme au monde des étoiles- GA 219 – Dornach, 26 nov. 1922]

En résumé :

  • Ni Uranus, ni Neptune n’appartiennent à notre système solaire.
  • Uranus s’est détaché de la Terre
  • Ou encore Uranus et Neptune se sont formés pendant que le système solaire se formait : Uranus en même temps que Jupiter, et Neptune en même temps que Mars.
  • Cependant Uranus et Neptune ne faisaient pas partie de notre système solaire à l’origine. Elles ne s’en approchèrent que beaucoup plus tard, et furent prises dans le champ d’attraction de notre système.
  • Uranus et Neptune ne sont pas vraiment des planètes.
  • Mais cela n’a pas empêché Steiner d’en tenir compte dans les horoscopes, comme on peut le lire dans les conférences : Pédagogie curative, EAR.
  • Les lunes rétrogrades d’Uranus s’explique du fait que cette planète ne fait pas partie du système solaire.

Uranus a été découverte par William Herschel en 1781. Neptune par Le Verrier en 1846. Le nom d’Uranus a été proposée par Bode. Bode a fait valoir que, tout comme Saturne était le père de Jupiter, la nouvelle planète devrait être nommée d’après le père de Saturne. Vers 1850, ce nom était généralement accepté, mais le symbole d’Uranus a été formé d’après la première lettre du nom de Herschel. Uranus a aussi été appelée Herschel. Uranus et Neptune sont des planètes géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne, mais elles sont encore plus froides (-220°C pour Uranus).

Le système solaire ne s’arrête pas à Neptune car l’influence du Soleil s’étend encore bien plus loin. En 1930, on a découvert la petite planète Pluton (et ultérieurement son compagnon Charon), faisant partie de la ceinture de Kuiper (entre 30 et 55 UA) ainsi qu’au moins deux autres planètes naines nommées Makémaké, et Hauméa. Par ailleurs la ceinture de Kuiper est parsemée de débris gelés d’eau, d’ammoniac, et de méthane principalement.

Au-delà se trouve le nuage de Oort (s’étendant jusqu’à environ 154.000 UA) où se trouve notamment la planète naine Éris et l’héliopause limite du système solaire où le vent solaire devient plus faible que le vent galactique. On considère que la limite du nuage de Oort constitue la frontière gravitationnelle du système solaire, et qu’elle se trouve à plus d’une année lumière du Soleil. On admet généralement que le nuage de Oort est à l’origine de la plupart des comètes.

Quand au fait des lunes rétrogrades d’Uranus qui s’expliquerait par la non appartenance à notre système solaire, remarquons que Saturne a aussi une lune rétrograde nommée Phoebé.

On voit que l’influence du Soleil s’étend bien plus loin que la planète Neptune et que l’espace existe encore bel et bien à plus d’une année-lumière du Soleil. En septembre 2012, la sonde Voyager 1 lancée en 1977, se trouvait à 18 milliards de km du Soleil (120 UA), tandis que Voyager 2 se trouvait à la même époque à 98 UA du Soleil, c’est-à-dire respectivement environ 120 et 98 fois la distance Terre-Soleil.

Mais qu’est donc le Soleil pour Steiner ?

Le Soleil

  • « À la surface de ce globe lumineux [de l’ancien Soleil] et même à l’intérieur, on n’aurait pas seulement perçu de la chaleur, mais des vents, de l’air, des courants gazeux allant en tous sens. C’est ainsi que le globe de chaleur s’est transformé en globe de lumière. Un soleil a pris naissance. C’est à bon droit qu’on l’appelle Soleil, car les soleils aujourd’hui passent encore par ce processus ; à l’intérieur ils sont constitués de courants gazeux et le gaz devient lumière vers le dehors, ils répandent la lumière dans l’espace universel. »

[Les Hiérarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique, GA 110, conférence 13 avril 1909 au matin, Triades p. 79 ]

  • « Or le Soleil que nous voyons planer dans le ciel n’est pas seulement perceptible au regard clairvoyant, ce n’est pas seulement un soleil éthérique ; c’est aussi une sphère gazeuse, une substance qui a pris corps sous forme gazeuse, aérienne. …

Lorsque nous regardons le Soleil, nous sommes donc en présence de forces, d’impulsions de chaleur, de lumière, d’échanges chimiques, et de vie [Steiner fait allusion aux quatre éthers : chaleur, lumière, chimique, et vie], et tout cela était lié aux autres entités, qui n’étaient que les représentations des dieux centraux. Ce qui, dans le Soleil, est gazeux, est en réalité le corps du Christ. »

[Merveilles du monde, Épreuves pour l’âme, Manifestations de l’esprit. – GA 129 – 9ième conférence, du 26 août 1911, Triades 1965, p. 145-146.]

  • « Mais maintenant souvenons-nous de ce qu’est en réalité le Soleil. Je vous ai souligné à de nombreuses reprises que les physiciens seraient bien étonnés s’ils pouvaient équiper un aérostat, comme c’est pour eux un idéal, et s’ils pouvaient voyager jusqu’au Soleil, en supposant qu’ils trouveraient une boule de gaz brûlante. Ils ne la trouveraient pas, ils trouveraient au contraire, une sphère aspirante, quelque chose qui veut certes aspirer en elle tout ce qui est possible, mais qui est en fait de l’espace vide d’air, et encore plus vide que l’espace vide, de la matière négative. À l’intérieur du périmètre du Soleil, il n’y a rien qui puisse se comparer à notre matière. Ce n’est pas seulement vide, c’est moins que vide, c’est en réserve par rapport au reste de la matière. »

[Correspondances entre le microcosme et le macrocosme – l’homme hiéroglyphe de l’univers. GA 201 – 15 mai 1920, Novalis p. 203]

  • « Quand un soleil est assez avancé pour se réunir de nouveau avec ses planètes, il limite un espace, il devient lui même un Zodiaque. »

[Les Hiérarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique, GA 110, conférence du 14 avril 1909 au soir, Triades p. 102 ]

  • « Le larynx deviendra le nouvel organe de la reproduction. De même que l’être humain fait s’incarner ses pensées dans des mouvements aériens par la parole, de même il fera s’incarner son semblable, par l’activité du larynx, par la future parole. Cela se produira lorsque la Terre se muera en étoile fixe et d’étoile fixe en un zodiaque. »

[Leçons ésotériques, tome 1 – GA 266/1, 11 février 1907 – p. 181.]

  • « Le temps est à l’intérieur du Soleil. Et le Christ est sorti de ce temps à l’œuvre à l’intérieur du Soleil et, en entrant dans l’espace, il est venu sur Terre. … Le Soleil n’irradie pas alors seulement la lumière, mais l’espace lui-même. »

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 2 – GA 236, — 4 juin 1924 – p. 303]

  • « La science du physique parle d’un mouvement du Soleil. Elle peut le faire. Car à l’intérieur de l’image spatiale que le cosmos dispose autour de nous, on peut voir à divers phénomènes que le Soleil est en mouvement. Mais ce n’est que l’image du mouvement du Soleil qui émerge dans l’espace. Et lorsque l’on parle du vrai Soleil, c’est un non-sens pur et simple, parce que l’espace est irradié par le Soleil ! Le Soleil n’irradie pas seulement la lumière, il fait aussi l’espace. Et le mouvement du Soleil lui-même n’est spatial qu’à l’intérieur de l’espace ; à l’extérieur de l’espace, c’est un mouvement dans le temps. Ce qui apparaît du Soleil, son déplacement rapide vers la constellation d’Hercule, ce n’est qu’une image d’une évolution dans le temps de l’être solaire.

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 2 – GA 236, — 4 juin 1924 – p. 307]

  • « L’homme n’est qu’une apparence. Et tout ce qui s’offre aux sens physiques est apparence. Même le Soleil, en tant que corps cosmique physique, est une apparence. Ce que la science physique décrit comme une sphère gazeuse dans l’espace est suffisant pour des buts pratiques. Mais si on la tient pour une réalité, on s’adonne à la maya, à l’illusion, au grand non être.

Ce qui est vrai, c’est qu’il y a là un lieu de rassemblement pour des hiérarchies spirituelles dont les actes s’impriment dans la chaleur et la lumière et qui affluent vers nous depuis le Soleil dans la chaleur et la lumière. Ce que nous percevons comme chaleur et lumière est une apparence. Et tout n’est ainsi qu’apparence. »

[Ésotérisme de l’Évangile de Marc – GA 124 – Berlin, 6 décembre 1910]

  • « On devra se représenter qu’en se déplaçant de l’extérieur du Soleil vers l’intérieur du Soleil, on arrive à la raréfaction de la matière.[…] Nous devons nous représenter le Soleil comme un évidement dans, disons, la matière de l’univers, comme un espace creux, une boule creuse, qui est enveloppée de matière, contrairement à la Terre, qui représente la matière dense et qui est entourée de matière plus ténue. […] Dans le cas du Soleil, […] nous passons d’une matière relativement plus dense à de la matière plus ténue, et finalement à la négation de la matière.[…] Nous ne venons à bout des phénomènes qu’en concevant de la matière négative dans l’espace intérieur du Soleil.
    Maintenant, contrairement à la matière positive, la matière négative exerce une aspiration. La matière positive exerce une pression, la matière négative exerce une aspiration. Mais si vous vous représentez que le Soleil est une accumulation de force d’aspiration, alors vous n’avez aucun besoin d’autre explication de la
    gravitation que celle-ci, car c’est bien l’explication de la gravitation. »

[Science du Ciel – Science de l’Homme – GA 323 – 18 janvier 1921 à Stuttgart]

  • « Dans l’enceinte de l’espace où ils [les physiciens] supposent qu’est le Soleil, il n’existe aucune des matières que nous trouvons sur notre Terre; il n’existe même pas ce que nous appelons ici le pur espace, le « vide ». Représentez-vous un instant un espace plein. En vivant ici-bas vous êtes toujours environnés d’un espace plein. S’il n’est pas occupé par les solides, les liquides, il l’est par l’air ou tout au moins par la chaleur, par la lumière. Bref, nous avons toujours affaire à un espace plein. Mais on peut, vous le savez, réaliser expérimentalement un espace à peu près vide en se servant d’une pompe à air.

Représentez-vous maintenant un quelconque espace « plein » que nous désignerons par « A », précédé d’un « + ». Nous pouvons le vider de plus en plus, si bien que A devient de plus en plus petit, mais il reste « plein », et nous pouvons toujours le faire précéder du signe positif. Bien que ce soit irréalisable dans les conditions terrestres, car on ne peut vider qu’approximativement un espace, – imaginez à présent qu’un espace totalement vide soit réalisable. Dans l’enceinte complètement vidée il n’y a plus que l’espace. Je le désigne par un « zéro ». Le contenu est nul.

Ensuite nous pouvons agir avec l’espace comme nous agissons avec notre porte-monnaie. Une fois qu’il a été rempli nous pouvons sans cesse prélever de l’argent jusqu’à ce qu’il n’en contienne plus. Pour continuer à dépenser de l’argent il ne nous reste plus qu’à faire des dettes. Le porte-monnaie contiendra alors moins que zéro. – De même, on peut se représenter un espace non seulement vide mais, disons « aspirant », un espace qui contient moins que zéro donc « – A ». Et cet espace négatif qui est l’inverse d’un contenu matériel est précisément celui qui occupe, en réalité le Soleil. Il faut se représenter que le Soleil est, en son for intérieur, « aspirant » et non pesant ou « comprimant » à la manière des gaz. Il est rempli de matière négative. »

[Les forces formatrices et leurs métamorphoses — GA 205 — 24 juin 1921 à Dornach]

  • « Je l’ai dit et répété : quelle ne serait pas la stupéfaction des physiciens s’ils pouvaient construire un ballon cosmique et si, à la place de la grosse boule [de gaz] qu’ils imaginent, ils trouvaient un espace négatif qui les expédieraient sur-le-champ non pas seulement dans le rien, mais de l’autre côté du rien, bien loin au-delà de la sphère du rien. Les cosmologies matérialistes qu’on élabore de nos jours sont fantasmagorie pure, sachez-le. »

[Anthroposophie, une cosmosophie. Tome 1. Dornach, le 16 oct. 1921]

  • « Il est vrai que pour parvenir à la liberté, il fallait que les hommes passent par la croyance qu’au dehors, une boule de gaz chemine à travers le monde; tandis que les physiciens seraient très étonnés s’ils pouvaient aller jusque là, où ils trouveraient non pas une boule de gaz, mais au contraire un espace vide, et même moins encore qu’un espace, et découvriraient ce qu’est le soleil : non pas une boule de gaz lumineuse dont émane la lumière, — cela, c’est un non-sens! — mais tout simplement un réflecteur dont ne peut émaner aucune lumière, et qui peut tout au plus la refléter. Mais ensuite, nous avons les astres dont rayonne en réalité une lumière spirituelle : Saturne, Jupiter, Mars, Mercure, Vénus, la Lune. Et tandis que physiquement, il semble que le Soleil leur donne à tous de la lumière, ce sont eux en fait qui la lui envoient, et il est un réflecteur. Ainsi en est-il physiquement. Ainsi, les Anciens, les Perses de l’époque primordiale, l’ont-ils reconnu encore instinctivement, et ont, dans cet esprit, reconnu en lui la source terrestre de la lumière, non pas à proprement parler la source de la lumière, mais son réflecteur. Puis il devint le réflecteur de la vie et le réflecteur de l’amour, et en renvoie les rayons. »

[ Anthroposophie une Cosmosophie (tome2), GA 208— 6 novembre 1921 à Dornach]

  • « Le Soleil n’est pas simplement le globe de gaz dont les physiciens parlent aujourd’hui, ces physiciens qui seraient extrêmement surpris s’ils pouvaient, ayant préparé une expédition, parvenir à l’endroit qu’ils supposent occupé entièrement par toutes sortes de gaz incandescents, et qui, selon eux, constituent le Soleil. Ces physiciens en effet trouveraient que là où ils supposent la présence de gaz incandescents, il n’y a absolument rien, beaucoup moins que l’espace, moins que rien: une lacune dans l’espace cosmique. L’espace qu’est-ce que c’est ? Les hommes n’en savent rien, et surtout pas ceux qui y réfléchissent beaucoup, les philosophes. Car, voyez-vous, s’il y a une chaise ici et que je passe sans y faire attention, je me cogne. Quand il n’y a pas de chaise, je traverse l’espace sans rencontrer d’obstacle.

Il y a encore un troisième cas, dans lequel, si je passe, je ne suis pas arrêté, je ne me heurte pas, je suis aspiré, je disparais : c’est là que l’espace est absent ; ce qui s’y trouve, c’est le contraire de l’espace. Et ce contraire de l’espace, c’est le Soleil. Le Soleil est un espace négatif, un espace supprimé. Et précisément, à cause de cela, il est le lieu où se trouvent les entités supérieures à l’homme les plus proches de lui : Anges, Archanges, Archées. »

[Le Karma tome V, GA 239 — 30 mars 1924 à Prague]

  • « Bien des affirmations de la science matérialiste d’aujourd’hui sont tout à fait fantasques. Les gens s’imaginent, par exemple, que le Soleil est une boule de gaz. Ce n’est pas du tout une boule de gaz, c’est tout autre chose. Dans une bouteille d’eau gazeuse vous avez des bulles, des perles de gaz carbonique. Dans ces perles, il y a moins de matières que dans l’eau qui les entoure, c’est plus léger. Par rapport à l’eau, c’est presque une bulle de vide, il suffit que cela soit bien plus fin que l’eau. Le Soleil est également un espace vide par rapport à l’espace tout autour. Mais qu’est-ce qu’un espace creux ? Lorsque vous avez une pompe avec laquelle vous faites le vide et que vous ouvrez ensuite la vanne, le vide aspirera immédiatement l’air avec un sifflement effrayant. Le Soleil est également un corps creux, non seulement vide d’air, mais également vide de chaleur, c’est un vide par rapport à tout ce qui est autour de lui. Mais ce vide est fermé de toutes parts par une paroi spirituelle, laquelle ne s’ouvre que sur les taches solaires par lesquelles, de temps en temps, des choses peuvent s’engouffrer. Les astronomes seraient bien étonnés s’ils pouvaient s’approcher du Soleil avec un vaisseau spatial. Ils s’attendraient à rencontrer un gaz incandescent dans lequel ils se consumeraient à plusieurs milliers de degrés de chaleur. Mais il n’y a aucune opportunité de se consumer dans la chaleur à l’approche du Soleil. Le Soleil est également un creux de chaleur ! On pourrait parfaitement supporter cela en approchant du Soleil dans un vaisseau spatial. Mais il y a autre chose que l’on ne pourrait pas supporter. On a à peu près la même chose lorsque l’air s’engouffre en sifflant dans l’espace vide créé par une pompe à vide : on serait aspiré avec une telle violence qu’on s’y disperserait en une fine poussière immédiatement absorbée par le Soleil, car le Soleil est un creux qui aspire tout. Ce serait le meilleur moyen de disparaître complètement.

La conception que se fait du Soleil la science matérialiste est tout à fait erronée. Le Soleil est un espace vide par rapport à tout ce qui est autour de lui. Ainsi parmi les étoiles qui nous sont les plus proches, le Soleil est la personne la plus légère qui soit. La lune est en proportion la plus lourde car elle est sortie autrefois de la Terre emportant justement avec elle les matières les plus lourdes que la Terre ne pouvait plus tolérer. Elle est certes plus légère que la Terre à cause de sa petite taille, mais ce qu’on appelle son poids spécifique est plus lourd. Le contraste entre le Soleil et la Terre est le plus fort. Le Soleil est le corps le plus léger de l’espace et la Lune le plus lourd. Le Soleil est également de ce fait, l’être le plus spirituel, alors que la Lune est l’être le plus matériel. […] car le Soleil est l’être le plus spirituel qui soit ; la Lune est l’être le plus matériel. Étant le plus matériel, l’être de la Lune exerce une influence matérielle au-delà du quotidien humain. »

[Histoire de l’humanité – Conceptions du monde dans les diverses cultures – GA 353 – Dornach, 17 mai 1924]

En réponse à une question d’un auditeur :

  • « La chose est la suivante : les rayons du Soleil tels qu’ils nous apparaissent ne en fait pas des réalités. Le Soleil en tant que tel, n’est pas fait d’une substance physique, c’est un espace évidé. Imaginez seulement ce que représente un tel évidement de l’espace. Prenez une bouteille d’eau gazeuse, les bulles que vous voyez sont d’une substance plus ténues que l’eau qui les entoure. Ce sont des perles d’air, donc plus ténues que l’eau. Eh bien le Soleil, là-haut, c’est pareil, il est plus ténu que tout l’espace qui l’entoure. L’espace qui entoure le Soleil est plus dense que le Soleil, c’est pour cette raison que nous voyons le Soleil. C’est une illusion de croire que le Soleil représente de la matière dans l’espace. En fait il n’y a rien à l’endroit du Soleil, il y a un grand trou, tout comme il y a de nombreux petits trous à l’emplacement de chaque bulle de gaz carbonique dans l’eau gazeuse. Il ne se peut donc pas du tout que les rayons lumineux proviennent de ce trou !

Ils apparaissent d’une tout autre manière. Prenez un lampadaire allumé. Par une nuit claire, vous ne voyez pas les rayons, vous voyez un magnifique lampadaire lumineux. Imaginez maintenant qu’il y a du brouillard, vous verrez une infinité de rayons lumineux qui semblent tous partir du lampadaire, de la lumière dans la lampe ! Vous verrez donc des rayons dans le brouillard. Mais vous ne voyez pas les rayons de lumière, car vous devriez alors les voir également par une nuit claire. Les rayons proviennent de ce qui est autour de la lumière, et plus il y a de brouillard plus vous verrez de rayons. C’est pourquoi à vrai dire vous ne voyez pas les rayons du Soleil, mais vous voyez les rayons comme quelque chose qui apparaît lorsque vous regardez une partie plus ténue, le vide par exemple, à travers une partie plus dense, le brouillard. Est-ce compréhensible ? […]

On n’arrête pas de s’étonner de voir les physiciens dessiner des choses comme s’il y avait ici un Soleil et là des rayons, alors que ni l’un ni les autres ne présentent aucune réalité physique. Et dans l’espace qui est vide ici, il y a cependant l’esprit. Or c’est bien cela qu’il ne faut jamais oublier de prendre en compte. »

et ensuite Steiner parle de ce qu’on savait dans les Mystères:

« On savait que le Soleil n’est pas seulement un corps gazeux d’où émane la lumière et la chaleur, mais que de lui viennent des forces qui développent la volonté. C’est pourquoi du Soleil n’émanent pas seulement de la lumière et de la chaleur, mais aussi l’Esprit solaire. Dieu le Fils est en même temps l’Esprit solaire. »

[Histoire de l’humanité — GA 353 — Dornach, 19 mars 1924 –, EAR 2010]

  • « Ce Soleil, qu’est-il, somme toute, pour nos physiciens actuels ? Un ballon de gaz en incandescence. On dit que là brûlent des gaz qui répandent chaleur et lumière. C’est une représentation enfantine, très enfantine aux yeux de la connaissance spirituelle. Les physiciens seraient très étonnés s’ils arrivaient jamais à organiser une expédition jusque dans le Soleil. Ils y trouveraient toutes choses fort différentes de ce qu’ils avaient imaginé. Car il n’y a dans le Soleil aucun monde gazeux. Ceux qui s’y aventureraient ne seraient pas dévorés par des flammes. Ils seraient anéantis, détruits par une dispersion totale, car qu’y a-t-il réellement à cet endroit où nous voyons le Soleil ? [Exemple de l’eau de Selz]… De même si l’on regarde à travers l’espace, on ne voit rien, mais là où l’on voit le Soleil, il y a encore moins que de l’espace.
    … Ainsi, là où nous voyons le Soleil, il n’y a rien, rien de physique, même pas d’espace. Mais il y a de la place pour ce qui est spirituel. …
    C’est seulement au bord de cet espace que l’on trouve quelque chose d’analogue aux hypothèses des physiciens, des gaz brûlants qui constituent la couronne du Soleil, mais à l’intérieur de cette couronne, rien de physique, rien de spatial. Il n’y existe que pur esprit. Là se trouvent les trois hiérarchies que nous nommons Exusiaï, Dynamis, Kyriotetès. »

[Réincarnation et karma, in GA 239 – 24 mai 1924, EAR, 1982 – p.140-141, se trouve aussi dans le GA 239, Karma Tome V]

  • « Vous connaissez le phénomène des taches solaires qui apparaissent avec une certaine régularité sur le Soleil. Il se recouvre de taches foncées. Pour les sciences modernes ces taches et leurs explications forment un sujet d’âpres discussions. Si l’on examinait de plus près le sens de ces taches solaires on trouverait ceci : de l’intérieur du Soleil part sans cesse une stimulation pour que la substance solaire soit éjectée dans le cosmos par ces portes sombres. La substance solaire ainsi expulsée apparaît ensuite sous forme de comètes ou de météores, mais aussi d’étoiles filantes à l’intérieur de notre système solaire. Les entités qui, à l’intérieur du Soleil, gèrent notre univers, expulsent tout cela, la projettent dans notre époque. Elles l’ont toujours fait et cela n’est pas nouveau, mais ces phénomènes ont aujourd’hui une autre signification que dans le passé. C’est pourquoi j’ai déjà dit qu’à des époques lointaines ce sont avant tout des impulsions spirituelles existant au sein du système stellaire qui étaient à l’œuvre. Et maintenant ces impulsions se traduisent par l’éjection du fer commencent à avoir une importance particulière pour l’homme. … Le fer cosmique, dans sa signification spirituelle, donne à l’Esprit Michaël la possibilité d’agir comme médiateur entre le domaine suprasensible et le domaine sensible de la Terre. »

[L’homme suprasensible, GA 231, 17 nov. 1923. p. 78-79]

  • « Le Soleil est également un corps creux, non seulement vide d’air, mais également vide de chaleur, c’est un vide par rapport à tout ce qui est autour de lui. Mais ce vide est fermé de toutes parts par une paroi spirituelle, laquelle ne s’ouvre que sur les taches solaires par lesquelles, de temps en temps, des choses peuvent s’engouffrer. »

[Histoire de l’humanité – Conceptions du monde dans les diverses cultures – GA 353 – Dornach, 17 mai 1924]

Pour résumé :

  • Le Soleil est fait de courants gazeux.
  • Ce qui, dans le Soleil, est gazeux, est en réalité le corps du Christ.
  • Le Soleil est une sphère aspirante, elle est moins que vide.
  • Plus tard, le Soleil deviendra une étoile fixe puis un zodiaque.
  • Le Soleil irradie non seulement la lumière, mais aussi l’espace.
  • Le Soleil, la lumière et la chaleur irradiée sont des apparences.
  • La chaleur et la lumière affluent vers nous depuis le Soleil.
  • Le Soleil est un espace creux de matière négative, ou un espace négatif exerçant une aspiration, enveloppé de matière positive et c’est la seule explication de la gravitation.
  • Le Soleil n’émane pas la lumière, mais il réfléchit seulement la lumière spirituelle des planètes de manière physique, on la voit à cause d’une sorte de brouillard autour du Soleil.
  • Mais le Soleil émane la lumière et la chaleur et aussi l’esprit solaire.
  • Mais le Soleil est vide d’air et vide de chaleur
  • Aucun risque de se consumer dans la chaleur en approchant le Soleil, on serait seulement aspiré avec violence, dispersé en poussières.
  • Le Soleil est moins dense que la Lune, et la Lune est plus dense que la Terre.
  • Mais au bord de ce non-espace qu’est le Soleil il y aurait tout de même quelque chose d’analogue aux hypothèses de gaz brûlant des physiciens qui constituent la couronne.
  • Le Soleil expulse des comètes, des météorites et du fer par les taches solaires, mais parfois aussi des choses s’engouffrent par ces taches solaires.

À l’époque où Steiner développait sa conception du monde tout en l’enseignant, certains astrophysiciens avaient émis l’hypothèse que le Soleil était constitué de gaz incandescents ou ionisés, hypothèse que d’autres physiciens ont rendu caduque en démontrant que si c’était le cas le Soleil serait éteint depuis longtemps, puisque le mécanisme de Kelvin-Helmoltz impliqué aurait donné au Soleil au plus un âge de 20 millions d’années. Steiner avait aussi réagit à cette conception d’un Soleil gazeux incandescent en se moquant des scientifiques comme il savait si bien le faire. Au début Steiner admettait du gaz sur le Soleil, car le Soleil était, somme toute, une réincarnation de l’ancien Soleil qui était censé être gazeux chaud et lumineux ; de plus le Soleil émettait des forces spirituelles et astrales, ainsi que l’éther dont faisait partie la chaleur et la lumière.

Avant 1904, il n’y avait aucune explication plausible pour le Soleil. En 1904, Rutherford émit l’idée que la chaleur était produite et entretenue par des phénomènes radioactifs et, en 1920, suite aux pressions élevées qui ne devaient pas manquer d’avoir lieu au centre du Soleil. Perrin et Eddington proposèrent peu après l’hypothèse de la fusion nucléaire. Steiner, qui en était resté avec ses idées du siècle précédent et qui s’en tenait à une conception archaïque et spirituelle de l’univers, imagina que le Soleil était un espace négatif fortement aspirant, comme un vide d’air aspire l’air, un vide d’espace devait attirer par succion, ce qui lui donnait une explication de la gravitation. Dès lors, il imagine que ce vide est réflecteur et qu’il réfléchit la lumière spirituelle des planètes pour la renvoyer sous forme physique. Rien d’étonnant à cela, il disait bien aussi ailleurs, que la lumière émise depuis la terre dans l’espace finissait par rebondir aux confins de l’espace pour nous revenir de manière spirituelle. Dès lors, il abandonne aussi les gaz brûlants aux abords du Soleil, mais y met seulement quelque chose d’analogue sans précision, à savoir qu’il y aurait une sorte de brouillard autour du Soleil qui fait que celui-ci apparaît tout de même lumineux. Il prétend des choses aussi folles que le Soleil émane l’espace. Antérieurement, il prétendait que le Soleil rayonnait l’éther quadruplement constitué vers la Terre, à savoir la chaleur, la lumière, l’éther chimique, et l’éther de vie. Le nom d’éther chimique est dû au fait que dans la lumière solaire on avait découvert les ultraviolets qui avaient une action chimique. Ainsi on avait un éther de chaleur (rayonnement infrarouge invisible), la lumière visible, l’éther chimique (la lumière invisible ultraviolette), et ensuite l’éther de vie ou atomistique).

On voit ainsi que Steiner louvoie entre sa prétendue clairvoyance et les conceptions scientifiques de son époque. Il essaie de concilier les idées, mais il s’enferre dans un nœud inextricables de contradictions dont il ne parvient plus à sortir. Alors il nie tout en bloc : les lois de la physique découvertes sur la Terre ne sont pas valables hors de la Terre ; ce qui lui donne le champ libre pour toute explication à sa convenance..

Qu’une étoile dite fixe devienne un zodiaque, est une aberration naturellement, vu qu’un zodiaque est censé être constitué lui-même d’un nombre incalculable d’étoiles. Dit en passant, Steiner parle souvent d’étoiles fixes, cependant dans l’univers, rien n’est fixe, et toutes les étoiles sont en mouvement.

Le Soleil n’expulse ni comète, ni météorite, par contre il lui arrive d’en capter du fait de sa puissante attraction gravitationnelle. S’il rayonne du fer, c’est en quantité infime, puisque le fer est censé représenter 0,16% de la photosphère qui est constituée principalement d’hydrogène et d’hélium, en pourcentage le fer vient après l’oxygène et le carbone et est suivi de près par le néon et l’azote.

Les étoiles

  • « Que sont en réalité les étoiles ? Les savants physiciens en parlent comme s’ils s’agissaient de boules de gaz incandescentes, ou de quelque chose de ce genre. Mais ce n’est pas du tout le cas. …La lumière qui rayonne des étoiles, il faut la considérer comme le signe extérieur des colonies d’esprits qui sont dans le cosmos. Nous devons savoir que dans la direction où se trouve une étoile, il se trouve une colonie d’esprits. »

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 6 – GA 240, 1er juin 1924 – p.157-158]

  • « Une étoile physique est une contradiction in adjecto [une contradiction dans les termes]. Car qu’est-ce au juste une étoile ? Aujourd’hui, les physiciens se représentent quelque chose qui brûle là-haut, un gaz ou quelque chose d’analogue. Si vous approchiez du Soleil, vous seriez hautement étonnés de ne rien y trouver qui brûle, mais simplement un vide dans l’espace, si bien que vous seriez pulvérisés, changés en une poussière plus ténue que toute poussière imaginable sur la Terre. Rien d’autre ne serait présent que l’esprit. De même les autres étoiles que nous voyons ne sont pas faites d’un gaz incandescent qui brûle ; il y a toute autre chose. Ce qui touche à la Terre que nous habitons, qui est faite de substances physiques et de forces physiques, c’est l’éther universel. Si cet éther universel nous devient visible, c’est que quand nous y plongeons le regard, notre champ visuel est limité ; il apparaît alors bleu dans ses limites. Mais croire encore maintenant que des substances physiques circulent dans le cosmos, comme les matérialistes le pensent, c’est une représentation puérile. Il n’y a là aucune substance physique qui circule ; là où se trouve une étoile, il y a autre chose. Lorsqu’on continue à avancer dans l’éthérique, on parvient peu à peu dans la sphère où vivent les dieux. Et maintenant, représentez-vous de façon très vivante un lien d’âme à âme entre deux êtres humains, un lien qui se manifeste jusque dans les corps. Pour dire les choses sans fard, représentez-vous que vous êtes aimé par un être humain qui vous caresse, et dont vous sentez la caresse. Ce serait une puérilité de vous représenter qu’à l’endroit où passe le courant de ces caresses, quand vous ne regardez pas là, il y a de la matière physique. Ce n’est pas du tout une matière qui vous effleure ; il se passe quelque chose, et l’essentiel, c’est une sensation psychique, celle d’une caresse. Il en va de même quand nous portons le regard vers les sphères éthériques. Dans leur amour, les dieux en quelque sorte caressent le monde. La comparaison est tout à fait juste : ils cajolent le monde, ils l’effleurent à certains endroits ; seulement cet effleurement dure longtemps, parce que les dieux sont durables. Et cet expression de l’amour dans l’éther, ce sont les étoiles. C’est ce qu’elles sont réellement, et non quelque chose de physique. Et voir une étoile, c’est au point de vue cosmique la même chose que sentir un effleurement né de l’amour humain. En élevant notre regard vers les étoiles, nous éprouvons l’amour des entités spirituelles divines. Il faut que nous nous familiarisons avec cette idée : les étoiles sont les signes de la présence des dieux dans l’univers. Notre science physique aura beaucoup à apprendre si elle veut avancer de l’illusion vers la vérité.… Une science physique cela de sens que pour la Terre, car c’est seulement sur la Terre qu’il existe de la matière physique. »

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 5 – GA 239, 8 juin 1924 – p.167-169]

  • « Et c’est ce monde éthérique aussi qui, dans les lointains espaces, entoure la Terre, c’est en lui que les étoiles ont leur place, c’est de lui que la lumière venue de l’espace cosmique afflue vers la Terre. »

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 6 – GA 240, 6 février 1924 – p.94]

  • « Je reviens sur ce à quoi j’ai déjà fait allusion : la science physique voudrait retrouver dans l’univers tout ce qui existe sur Terre. Mais il n’y a pas dans l’univers d’organisation physique au sens propre du mot. L’être humain commence par l’organisation physique, il possède ensuite l’organisation éthérique, puis astrale ; l’univers commence tout de suite par l’organisation éthérique.Le physiquen’est nulle part à l’extérieur, dans l’univers,il n’existe que sur Terre et c’est une chimère de parler de physique dans l’univers. Dans l’univers, il y a l’éthérique puis l’astral. »

[Considérations ésotériques sur le karma Tome 2 – GA 236, — 4 juin 1924 – p. 300-301]

  • « Un soleil n’est pas d’emblée un soleil. Une étoile fixe n’est pas simplement devenue une étoile fixe, elle a dû d’abord passer par l’école préparatoire d’une existence planétaire.

Vous pourrez certes me demander : que se passe-t-il lorsqu’une étoile fixe continue d’évoluer, qu’arrive-t-il alors ? Il est vrai que l’étoile fixe qu’est devenu le Soleil a accédé à cet état à partir d’une existence planétaire, et il est tout aussi vrai que son évolution se poursuit dans le cosmos. […]

Si une planète comme notre Terre s’élève jusqu’à l’existence solaire, après s’être peu à peu unie à son Soleil et que l’ensemble s’élève encore pour dépasser ce stade d’existence solaire, il naît un stade d’évolution encore plus élevé, quelque chose que vous pouvez même, en un certain sens, percevoir dans le ciel : il naît un « Zodiaque », c’est-à-dire le degré supérieur à celui des étoiles fixes. Lorsque les entités ne restent pas limitées à une simple étoile fixe mais connaisse une expansion si puissante de leur propre évolution qu’elle dépasse les étoiles fixes, (au point que ces étoiles fixes semblent être des corps physique encastrés dans ces entités), ce degré supérieur de l’évolution est l’évolution du zodiaque. En réalité les choses se passent de la manière suivante : les forces qui agissent à partir d’un zodiaque sur un système planétaire se sont elles-mêmes auparavant développées en un système planétaire pour accéder ensuite au stade zodiacal. »

[Intervention des forces spirituelles dans l’homme – GA 102 – 27 janvier 1908, à Berlin].

  • « Tandis que les étoiles fixes agissent sur l’homme au travers de ses forces physiques, c’est par l’intermédiaire de ses forces éthériques qu’agit la sphère planétaire. Son action sur l’homme est donc plus subtile. Il est pourtant vrai que le corps humain physique tient sa forme, sa configuration, des étoiles fixes et non de quelque chose de terrestre et que ses degrés de vitalité dépendent de la sphère planétaire. »

[Les forces cosmiques et la constitution de l’homme. — GA 209 – Oslo, 27 nov. 1921]

  • « Et voici quelque chose que l’on pourrait vérifier scientifiquement. Je dis toujours que si les hommes allaient voir les étoiles de plus près, ils se rendraient compte que ce ne sont pas des amas de gaz incandescents, comme ils se le représentent. Car ce n’est pas du tout le cas, il n’y a pas de gaz incandescent à l’emplacement d’une étoile. Il y a en fait un espace vide capable d’une immense force d’aspiration. Il y a des forces d’aspiration ! Tout y est aspiré et mis en poudre. Si dépourvus de préjugé comme nous le sommes ici, on procédait à une observation exacte avec des spectroscopes performants, on découvrirait que ce ne sont pas des gaz, mais qu’il y a là dans l’espace un vide aspirant. J’avais invité certaines personnes à observer au spectroscope le Soleil et les étoiles afin de prouver extérieurement par une expérience extérieure que les étoiles sont des espaces vides et non pas des gaz incandescents. Or, on peut le prouver. Dans un premier temps, ces personnes se sont enthousiasmées : enfin il se passait quelque chose! Mais parfois l’enthousiasme s’éteint bien vite. Et c’est d’Amérique qu’est venue la nouvelle qu’on était en passe de montrer que les étoiles sont des espaces creux, vides et non des amas de gaz incandescents! Il n’y a pas de mal à ce qu’une vérité soit trouvée ailleurs. Mais il serait bon extérieurement que nous puissions le faire nous-mêmes. »

[Création du monde et de l’homme – GA 354 – Dornach, 7 juillet 1924]

  • « Le Soleil est donc un être d’origine planétaire qui forme ce qu’on appelle en occultisme une étoile fixe. Une étoile fixe est une planète évoluée ayant expulsé les éléments incapables de suivre. Les entités supérieures se sont créées une existence supérieure sur une étoile fixe. Chaque étoile fixe est issue d’une planète. Notre Terre aussi connaîtra de nouvelles incarnations à l’avenir : Jupiter, Vénus, Vulcain. À l’état de Vénus, notre Terre aura déjà atteint un stade d’existence proche de l’étoile fixe. Nous nous transformons en même temps que la Terre en des entités plus élevées, capables de supporter l’existence sur une étoile fixe.

Nous avons vu qu’une étoile fixe apparaît dès lors qu’une planète se défait de ses substances et de ses entités inférieures, et rassemble les meilleures parties pour les élever à une existence plus haute. Vous pouvez vous demander maintenant ce qu’il advient d’une étoile fixe poursuivant son élévation. Qu’adviendra-t-il du Soleil et de ses hautes entités. Pour l’instant cela ne presse pas ! Le prochain événement sera une nouvelle union entre le Soleil et la Terre. Puis se présentera une nouvelle séparation, car notre Terre aussi deviendra une étoile fixe. Lorsque la Terre aura atteint le stade de Vénus ou de Vulcain, le Soleil lui aussi aura évolué. Que sera alors devenu le Soleil ? Un Soleil devient ce que nous voyons maintenant scintiller dans le zodiaque. Le stade d’évolution supérieur du Soleil est le déploiement dans le zodiaque. Celui-ce se compose des douze constellations. »

[Êtres naturels et spirituels — Leur action dans le monde visible, GA 98 — 8 février 1908, p. 219-220]

  • « L’être humain, parce qu’il descend des espaces cosmiques dans l’existence terrestre, vient toujours d’une étoile déterminée. On peut suivre la direction qu’il a prise, et il n’est pas arbitraire, mais parfaitement exact, de dire que chaque homme à « son étoile », une étoile fixe, est la patrie spirituelle de chaque être humain. »

[Considérations ésotériques sur le karma, — GA 237 – 6 juillet 1924, p.53]

En résumant :

  • Les étoiles sont la demeure de colonies d’esprits, des dieux dans l’univers.
  • Chaque étoile est la patrie spirituelle d’un être humain d’où il est descendu.
  • Une étoile est un vide fortement aspirant dans l’espace (comme le Soleil).
  • Il n’y a aucune substance physique circulant dans le cosmos.
  • Autour de la Terre c’est de l’éthérique, le cosmos est éthérique et astral.
  • Il n’y a pas de substance physique en dehors de la Terre.
  • Une existence planétaire devient un soleil, une étoile fixe et finalement un zodiaque.
  • Les étoiles fixes agissent sur les forces physiques de l’homme, les planètes par le biais des forces éthérico-vitales.

Considérons d’abord l’affirmation que chaque étoile serait la patrie spirituelle d’un être humain. J’ignore à combien on estimait le nombre d’étoiles à l’époque de Steiner, mais actuellement, on estime qu’il y a environ 200 milliards de galaxies × environ 200 milliards d’étoiles, et même en prenant une marge d’erreur de 50% cela fait tout de même beaucoup d’humains pour notre petite Terre, surtout si on prend en compte l’affirmation erronée de Steiner disant que la population du globe ne s’accroît pas, qu’elle a toujours été plus ou moins constante.

En parlant des étoiles, Steiner confirme ce qu’il a dit ailleurs : seule la Terre est faite de substances physiques, dans le cosmos il n’y a que de l’éther et de l’astral et de l’esprit. Et comme les étoiles ne sont qu’éthériques et astrales, on a vraiment pas besoin de la gravitation pour expliquer l’univers. C’est radical et ça simplifie tout, sauf que cela n’explique nullement les multiples observations qui sont faites.

Quant à sa déclaration qu’en Amérique on commençait à admettre que les étoiles étaient des vides, cela devait être un canular car personne n’en a plus jamais entendu parler.

Les comètes

  • « La comète est un amas de kama. De substance du désir sans la substance spirituelle correspondante. La comète n’atteint que le stade du corps astral. La visibilité de la comète provient de la forte force de friction qu’oppose la substance éthérique traversée par le corps astral. »

[Introduction à la science de l’occulte — GA 95 (1906) —, Réponses aux questions, p.190]

  • « Il y a des gens qui se représentent un système solaire, dans ce système, des comètes, et ils disent : « La comète apparaît, elle décrit une immense ellipse, puis elle revient, au bout d’un temps très long ». Pour beaucoup de comètes, cette affirmation n’est pas vraie. Les comètes apparaissent , sortent et disparaissent en poussières, mais se reconstituent de l’autre côté, et reviennent. Elles décrivent en fait des lignes qui ne reviennent pas du tout. Pourquoi ? Parce que les comètes sortent de l’espace et reviennent à un tout autre endroit. Dans le cosmos, c’est quelque chose de tout à fait possible que les comètes sortent de l’espace pour se désagréger, puis reviennent à un autre endroit. »

[Liberté et Amour, Isis-Sophia – GA 202 – 10 déc. 1920 – p. 123-124]

  • « L’homme engendre très peu de cyanure en lui, mais il lui en faut un peu qui vienne de l’extérieur et qu’il prélève lors de l’inspiration.

Si des comètes ne faisaient pas de temps en temps une apparition, il n’y aurait pas de cyanure dans l’atmosphère. Ce sont les comètes tout d’abord, mais aussi les météores, les étoiles filantes, qui notamment au plus fort de l’été, vont fendre l’air en grand nombre pour apporter le cyanure ici bas.

… Les comètes, qui sont liées au cyanure, et de ce fait à notre volonté humaine, apparaissent sans régularité. (c’est l’aspect irrégulier qui est à mettre en rapport avec la liberté)

…alors ce qui est libre volonté en l’homme, ce qui est du domaine de la liberté, provient de l’apparition des comètes. Ce sont ces dernières qui offrent aux hommes un soutien à la force qui agit dans leurs muscles. »

[Les manifestations de l’esprit dans la nature – GA 351]

  • « En fait, par l’intermédiaire des comètes, entre dans notre système planétaire quelque chose qui est opposé à ce système. Si l’on approfondit cela, alors on doit se dire qu’en réalité le fait que les comètes entrent ainsi comme quelque chose s’opposant à cela-même qui maintient ensemble ce système planétaire, que ce fait donc a une signification tout à fait particulière. »

[Science du Ciel & science de l’homme, p194]

  • « De même que la naissance d’un habitant de la terre est un apport tout à fait original dans la vie d’une famille, la venue de la comète, qui transgresse la marche ordinaire du devenir universel, introduit un élément absolument nouveau dans la progression du genre humain sur la terre. En fait l’apparition d’une comète est comparable à la naissance d’un événement nouveau.

L’investigation spirituelle est en mesure d’indiquer avec précision la fonction de chaque comète, à savoir introduire dans le monde tel ou tel élément nouveau d’un point de vue spirituel.

La comète de HALLEY est ainsi une de celles, qui à chacune de ses apparitions périodiques, engendre une nouveauté dans la vie humaine de façon déterminée. Au sein des choses se répétant comme à l’accoutumée, la comète provoque la naissance d’un élément psychique dans la civilisation.
Ses trois apparitions les plus récentes: 1759, 1835, et celle que nous allons avoir.(1911) (ensuite +/-1987)

Et quelle est sa mission, celles des autres comètes étant différentes. Une naissance dans le cosmos, n’est pas forcément une occasion de se réjouir comme pour une naissance dans la famille. Tout ce qui fait avancer l’humanité est appelé à naître dans le cosmos, mais aussi tout ce qui la retarde. Or la comète de Halley, concerne tout ce que le cosmos a dû donner aux hommes, aux différentes époques du Kali Yuga, pour faire descendre leur pensée de plus en plus dans la matérialité. Chacune de ses apparitions à donné naissance dans l’humanité à une nouvelle impulsion qui devait pousser le Moi à s’éloigner d’une conception plus spirituelle de l’univers, pour aboutir à une compréhension matérialiste du monde. Ce qui ne veut pas dire que l’homme descend davantage dans la matière, mais que le Moi humain doit assimiler une substance spirituelle venant du cosmos afin de dériver, d’une existence spirituelle, vers l’existence gouvernée par la mentalité matérialiste.

Ce qui nous attend, c’est que la nouvelle apparition de la comète de Halley nous envoie du cosmos des forces qui peuvent inciter l’humanité à faire un pas de plus dans le matérialisme, à descendre d’un degré dans l’exécrable platitude. C’est parce qu’il faut précisément que l’humanité subisse des épreuves; elle doit lutter contre elle-même pour pouvoir grandir, elle doit sentir la résistance du spirituel afin de déployer d’autant plus d’énergie à remonter le courant.

C’est en triomphant des puissances qui lui résistent que l’homme s’appropriera les grandes forces du cosmos qui le feront monter. »

[Impulsion du Christ et la conscience du Moi – GA 116 – cf 5, p. 103..107]

  • « D’autres conférences ont également montré comment la nature cométaire introduit dans notre système solaire les lois de l’ancien état lunaire ; en sorte que sont restés en arrière non seulement les êtres lucifériens, mais aussi les lois de l’ancienne Lune, qui interviennent irrégulièrement dans l’ordonnance de notre système solaire. Nous avons toujours dit qu’il devait subsister dans l’atmosphère des comètes quelque chose comme des combinaisons de cyanogène. L’analyse spectrale a confirmé en 1910 que les comètes contenaient de l’acide prussique. Chaque fois que la comète de Halley entre dans la sphère de l’existence terrestre, cette comète est l’expression extérieure d’une nouvelle impulsion vers le matérialisme.

L’apparition de cette comète en 1835, fut suivie du courant matérialiste de la seconde moitié du XIXe siècle. L’apparition précédente fut suivie de la philosophie matérialiste des Lumières des encyclopédistes français. »

[Manifestations du karma, p. 32]

  • « La comète agit sur les éléments constitutifs de l’homme de telle sorte que ceux-ci créent effectivement des organes, des organes subtils, qui sont adaptés à ce nouveau développement du Moi, de ce Moi tel qu’il s’est développé en tant que Moi conscient, particulièrement depuis l’intervention de l’impulsion christique sur Terre. Depuis ce temps, les apparitions des comètes signifient que le Moi, en se développant toujours davantage, en passant d’étape en étape, se voit octroyer des organes physiques et éthériques tel qu’il puisse les utiliser… (p. 120)

La comète de Halley a rendu le cerveau apte à la pensée matérialiste…. Chaque comète a bel et bien une mission déterminée….

Les événements qui font avancer brusquement d’un pas et qui naturellement sont répartis sur de grands intervalles de temps, se déroulent sous l’influence du corps cométaire….

Chaque comète a sa mission propre et lorsque qu’elle a achevé son office, elle vole en éclat. …

Elles se dissolvent quand elles ont accompli leur mission. La comète représente un élément de l’ancienne Lune qui s’introduit dans notre existence terrestre, qui a été retenu dans son développement et n’a donc pas évolué jusqu’au stade Terre, qui a été retardé et demeure à un niveau supérieur, plus spirituel. La Lune par contre est issue de notre Terre et a dépassé ce stade. Comète et Lune, comme les formes masculine et féminine – doivent donc être considérées, l’une comme attardée au regard de l’évolution normale, l’autre comme ayant dépassé ce stade d’évolution. La comète se comporte donc en quelque sorte comme la nature féminine dans l’existence de l’être humain.

Sur l’ancienne Lune les lois de la nature étaient autres que sur terre ; nous le voyons pour une part aux comètes….

La comète apporte dans notre vie ce qui procède de l’élément féminin dans le cosmos. Lorsque la comète apparaît c’est comme un choc dans l’évolution de l’humanité. Pas tellement dans sa progression proprement dite, mais dans tout ce qui par ailleurs est comme inoculé à l’humanité. [vient ensuite l’explication concernant la comète de Halley, son impulsion périodique au matérialisme]. »

[Apparition du Christ dans le monde éthérique. GA 118]

  • « Voyez-vous, [les comètes dont un certain nombre se précipitent chaque année dans le soleil] c’est la nourriture du Soleil. Il dévore chaque année un nombre impressionnant de comètes. Le Soleil produit de la chaleur en dévorant des comètes dans son solide estomac.

En d’autres termes, lorsque les comètes, ces durs noyaux de fer, volent complètement en éclat et tombent, seul le fer tombe. Du fait que les météorites, qui sont le résultat de la décomposition des comètes, sont constituées de fer, on dit que les comètes sont faites de fer. Mais c’est une hérésie. Les météorites sont des comètes désintégrées. Les comètes sont précisément quelque chose de tout autre. Les comètes vivent. Et le Soleil aussi vit et se nourrit de comètes. Les comètes ne contiennent qu’une infime partie de fer ; mais le Soleil les dévore. »

[Processus physiques et alimentation – Adam Kadmon : 30/09/1922]

  • « Il y a une somme énorme de substances astrales nuisibles à l’intérieur d’un système planétaire. Chose curieuse, le regard occulte qui a l’occasion d’observer la vie d’une comète pendant un certain temps prouve que les comètes en général et tous les météores de notre système planétaire s’efforcent d’accumuler les produits astraux nuisibles du système planétaire et d’emporter ces produits astraux nuisibles hors du système planétaire.
    Les produits les plus malfaisants, les produits lucifériens, sont emportés hors du système planétaire par les comètes….

La comète se dissout à peu près là où elle échappe au regard physique ; puis elle poursuit son chemin dans un monde qui n’est pas délimité par les trois dimensions habituelles. Alors elle n’existe absolument plus dans le monde ordinaire. En fait elle disparaît d’un côté et réapparaît de l’autre. Pour l’astronomie matérialiste ces comètes s’éloignent d’un côté, font un long trajet dans l’espace cosmique et reviennent de l’autre côté.

A l’exception des comètes qui ont de véritables orbites elliptiques très allongées, la plupart des comètes sont constituées de manière à apparaître d’un côté et à disparaître de l’autre ; elles sont formées à nouveau lorsqu’elle reviennent. La cause en est que, pendant que la comète approche, elle exerce une force d’attraction : elle n’est d’abord qu’une sorte de centre de forces spirituelles et elle se forme uniquement parce que ce centre de forces spirituelles attire tous les courants astraux nocifs et les accumule autour d’elle.
Nous verrons par la suite pourquoi la comète acquiert un noyau et une queue par l’influence de sa force d’attraction sur l’astralité nuisible. Elle en attire de plus en plus, tandis qu’elle traverse le système planétaire. En s’éloignant de l’autre côté, elle l’emporte au-delà de la sphère du système planétaire et la déverse dans l’espace cosmique. Puis le centre de force se reforme à l’autre pôle, sans passer par l’espace à trois dimensions ; reprend de nouveau des substances nocives et les déverses de l’autre côté. Nous pouvons donc concevoir la vie des comètes comme quelque chose qui nettoie le système planétaire, à l’instar des orages.

Au cours de son trajet à travers le système planétaire, la comète s’efforce d’emporter les substances nuisibles créées par les radiations astrales nocives des êtres du système planétaire. (p. 160 à 163)

Nous devons savoir ce qui constitue l’être des Séraphins et des Chérubins pour comprendre le sens de la substance et du mouvement des comètes.
La sphère des comètes s’étend jusqu’à la sphère des Chérubins.
L’évolution intérieure des comètes dépend des êtres des hiérarchies supérieures descendant jusqu’aux Chérubins. (p. 164)

Mais il y a des êtres lucifériens partout. Il y en a donc dans les comètes ; ceux-ci sont de la catégories des Trônes et pas des Séraphins ou des Chérubins. Cela impose à une comète une nature minérale, elle apparaît comme une insertion minérale dans le système planétaire. Autrement dit, nous devons considérer les comètes, comme des corps célestes qui s’introduisent du cosmos à une époque où le système planétaire est déjà formé. Elles sont donc moins évoluées que les corps qui font partie du système planétaire lui-même, elles sont restées au stade précédent. (p. 250) »

[Entités spirituelles dans les corps célestes – en 1912…]

  • « Le plan astral est en vérité une région de sagesse (le monde physique également). Le désordre ne s’y est introduit que par l’égoïsme descendu en même temps que les « moi ». Une certaine partie du cosmos est descendue à ce moment-là dans le plan physique, comme un être prématuré. Ce sont les comètes. Elles se trouvent encore sous l’action des lois de la sagesse. Cela explique les orbes merveilleux qu’elles parcourent dans les espaces célestes. Seule une astronomie matérialiste comme la nôtre est capable d’imaginer leur collision avec notre corps terrestre.

[…] autre transcription

Leurs courbes dans le cosmos nous semblent dangereuses, notamment pour la Terre. Leurs orbes sont toutefois déviés selon des lois qui échappent à la physique, et les dangers s’en trouvent écartés. Elles obéissent à des lois astrales. »

[Leçons ésotériques – GA 266/1 – Tome 1 – Berlin, le 26 janvier 1908, p. 266-271]

  • « Notre Terre, après tout ce que je vous ai dit, est une entité bien sénile, si ce n’est totalement morte, hormis la nouvelle petite vie qui a rejailli sur elle. Mais il y a dans le cosmos des entités, plus jeunes que la Terre, qui n’atteindront l’état de notre Terre que dans le futur. Ce sont par exemple les comètes. C’est pourquoi nous pouvons savoir que les comètes, du fait qu’elles sont plus jeunes, doivent être dans l’état qui était celui de la Terre autrefois. Elles sont, à côté de la Terre, comme l’enfant à côté du grand-père, elles doivent encore contenir de l’acide prussique, si bien que tout être vivant dans un corps d’aujourd’hui ne pourrait que mourir à son contact. Il s’agit toutefois d’un acide prussique dilué.

Or, voyez-vous, j’ai donné ces conférences en 1906 à Paris à la suite de mes recherches en science de l’esprit. Ce que j’ai dit fut tout d’abord accepté par les gens qui reconnaissent la science de l’esprit, c’est d’ailleurs assez remarquable. Puis, bien plus tard, apparut à nouveau une comète. On avait alors développé des instruments d’observation nécessaires à l’étude scientifique ordinaire, et on a découvert véritablement de l’acide prussique sur cette comète. C’est ce que j’avais dit à Paris. Ainsi trouve-t-on des confirmations des résultats de la recherche spirituelle. On a prétendu ensuite que Steiner l’avait certes bien dit, mais que c’était par un pur hasard. Or je vous ai exposé maintenant pourquoi il faut qu’il y ait de l’acide prussique sur les comètes. Il ne s’agit pas d’un pur hasard, mais d’une recherche scientifique ! »

[Création du monde et de l’homme – GA 354 – Dornach, 7 juillet 1924]

En gros :

  • Les comètes sont seulement astrales, on les voit à cause de la friction dans l’éthérique.
  • Les comètes ont une nature minérale du fait des êtres lucifériens.
  • Les comètes sortent de l’espace, se dématérialisent pour se rematérialiser de l’autre côté quand elles réapparaissent et leur trajectoire ne sont pas des ellipses allongées.
  • Les comètes contiennent de l’acide prussique.
  • Les comètes introduisent dans notre système solaire quelque chose de l’ancienne Lune.
  • Chaque comète a une mission déterminée.
  • La comète de Halley a rendu le cerveau apte à la pensée matérialiste.
  • Le Soleil produit de la chaleur en avalant et en digérant les comètes.
  • Les comètes ont un dur noyau de fer, mais ne contiendrait pas de fer, et parfois elles en contiennent très peu.
  • Les météorites sont le résultat de la désintégration des comètes.
  • Les comètes obéissent à des lois astrales, et ne percutent jamais la Terre.

Parmi ce qu’affirme Steiner, il y a bien entendu des affirmations difficilement réfutables du fait qu’elles ont trait à des phénomènes purement suprasensibles. Cependant, dans de nombreux cas ses propres affirmations ont varié au cours des années, et de plus il s’est même souvent contredit, quand bien même il le nie avec force. Que les comètes ait une mission spirituelle ou non, il n’est pas nécessaire d’en discuter ici. À côté de cela, il y a suffisamment de faits vérifiables que pour montrer que les déclarations de Steiner concernant les comètes ne sont pas le résultat d’une quelconque clairvoyance, mais que toujours et encore il effectue des déductions par analogie pour intégrer les données connues ou imaginées dans son système. On remarquera aussi que non seulement ses propos sont souvent confus, ou même ambigus, quand ils ne sont pas contradictoires, par exemple : les comètes sont purement (kamâ) ou astrales — les comètes ont une nature minérale.

Les comètes seraient astrales, vivantes, et ne seraient visibles qu’à cause de la forte friction qu’elles exercent sur l’éthérique. Ce qui ne les empêcherait pas d’avoir malgré tout un noyau dur de fer, et de contenir du cyanogène.

Steiner se vante souvent d’avoir prédit l’existence de cyanogène dans les comètes quand, quatre ans plus tard, les astrophysiciens déclarèrent en avoir détecté au moyen de l’analyse spectrale. Toutefois, il faut remarquer que les comètes ne contiennent qu’une toute petite fraction de cyanogène. Si Steiner avait prédit que les comètes étaient faites d’eau gelée, de gaz gelé, et de poussières, cela aurait été nettement plus concluant, car en réalité, on peut observer la présence de cyanogène à beaucoup d’endroit dans l’univers. Par ailleurs, les comètes ne contiennent généralement pas de fer, ou très peu. Les météorites ne sont généralement pas des comètes qui se désagrègent, mais des débris de météores qui eux contiennent souvent du fer. Les météorites ou météores de petite taille se désagrègent dans l’atmosphère en brûlant, mais les plus gros ne sont pas consumés ou désagrégés complètement et ce qu’il en reste percute le sol.

Si Steiner a prétendu qu’il y avait du cyanogène ou de l’acide prussique dans les comètes, c’est bien entendu encore par analogie avec ce qu’était censée être l’atmosphère de l’ancienne Lune qui aurait été constituée en grande partie d’acide prussique, de même encore, ensuite, la Terre avant qu’elle ne se sépare du Soleil.

Quand Steiner affirme qu’il est faux que les comètes ont une orbite elliptique, mais qu’elle se matérialiserait d’un côté du cosmos, tourneraient autour du Soleil pour finalement se dématérialiser de l’autre côté, c’est complètement erroné. Les comètes suivent bien des orbites elliptiques allongées dont le Soleil est un des foyer. Elles semblent se matérialiser uniquement du fait qu’en se rapprochant du Soleil elles sont ionisées par le vent solaire et les rayonnements en provenance de ce dernier. Dès lors se forme une vaste chevelure de gaz ionisés et de poussières qui rendent les comètes visibles et parfois spectaculaires. Le phénomène inverse se produit quand elles s’éloignent du Soleil. Quand elles sont trop loin du Soleil, elles cessent d’être ionisées et vaporisées, et ne subsistent que par leur noyau qui est trop petit, pour être observé facilement et de ce fait la comète semble disparaître, se dématérialiser.

Les comètes obéiraient à des lois astrales et pas aux lois de la physique, et sont censées ne jamais percuter la Terre, pas plus que les météores d’ailleurs, comme l’astronomie matérialiste le prétend. Voilà encore une affirmation gratuite. On observe au contraire des cratères d’impact à la surface de la Terre et des débris de l’impact dans un rayon parfois important autour du cratère.

Il est clair encore une fois, que si clairvoyance il y a, elle est plutôt sujette à caution, car elle conduit constamment à des affirmations s’avérant inexactes ou même à des contradictions manifestes.

Le système solaire

  • « …mais si nous comprenons l’intériorité humaine qui est en lien étroit avec le macrocosme, nous ne pouvons parler d’une rotation de la Terre autour du Soleil dans le cours de l’année, parce que nous ne pouvons comprendre ce qui se dirige vers le cœur d’autre façon que les autres courants de mouvement en l’homme. C’est pourquoi il faut reconnaître que nous n’avons pas affaire à un mouvement elliptique de la Terre autour du Soleil, que nous avons affaire au contraire à un mouvement de la Terre au cours de l’année, mais qui correspond à un mouvement du Soleil. C’est-à-dire que la Terre et le Soleil se déplacent ensemble, et non que l’une se déplace autour de l’autre au cours de l’année. C’est seulement parce qu’on a regardé l’apparence extérieure qu’on a eu l’idée de cette révolution de la Terre autour du Soleil au cours de l’année. En réalité, on a affaire à un mouvement des deux corps cosmiques qui se déroule dans l’espace en un certain lien entre les deux.
    C’est quelque chose qui doit être pour l’essentiel corrigé pour l’avenir dans ce qu’on appelle la vision copernicienne du monde. »

[Correspondances entre le microcosme et le macrocosme – l’homme hiéroglyphe de l’univers. GA 201 – 18 avril 1920 – Novalis, p. 117.]

  • « On essaie , par toutes les réflexions possibles, de parler d’un mouvement habituel, décrivant une orbite elliptique, de la Terre autour du Soleil. On dit que ce mouvement autour de la Terre autour du Soleil est provoqué par ce choc tangentiel dont je vous ai parlé hier à la fin de nos considérations en rapport avec la force d’attraction du Soleil. Mais, quand on parle de forces d’attraction, on ne peut pas nier – et on ne le nie pas non plus, parce que ce serait tout à fait absurde – que non seulement le Soleil attire la Terre, mais que la Terre attire aussi le Soleil, si bien que non seulement une force d’attraction est exercée par le Soleil à l’égard de la Terre, mais aussi par la Terre à l’égard du Soleil.

Mais on doit en conclure que, comme les deux corps cosmiques s’attirent mutuellement, on ne peut en réalité absolument pas parler du fait que la Terre tourne autour du Soleil selon une orbite elliptique. Car, si la Terre attire le Soleil et le Soleil la Terre, alors la Terre ne peut naturellement pas tourner simplement unilatéralement autour du Soleil, mais il s’agit alors que tous les deux tournent autour d’un point neutre ; donc que ce mouvement circulaire ne se produit pas de telle façon qu’en quelque sorte on considérerait le centre du Soleil comme le pivot ; il faut au contraire que le pivot soit un point neutre entre les deux centres, entre le centre de la Terre et le centre du Soleil. Je ne vous raconte pas là une objection de ma part à l’astronomie, mais au contraire quelque chose que vous pouvez trouver dans des livres d’astronomie eux-mêmes. Il faut donc admettre que le pivot se trouve quelque part là au-milieu. Seulement l’astronomie se console en se disant que le Soleil est si grand que ce pivot se trouve encore en lui. Si bien donc que la Terre et le Soleil tourneraient autour de ce point et qui serait en lui. L’astronomie extérieure en est donc aussi arrivée jusqu’à parler d’un point qui n’est pas le centre du Soleil, qui est au contraire sur la ligne de jonction. Mais il est encore à l’intérieur du Soleil lui-même. Oui, et là, autre chose encore arrive en ligne de compte. Tout d’abord, on devait calculer toute cette immense grandeur du Soleil. C’est en effet le résultat d’un calcul. Donc, l’hypothèse que le point soit à l’intérieur du Soleil dépend d’abord de nouveau de la grandeur calculée du Soleil. Et ainsi on assemble uniquement à partir de résultat calculés quelque chose qui doit, bien évidemment, parce qu’on calcule d’après l’apparence, avoir une certaine valeur restreinte, mais qui n’a quand même pas besoin d’être déterminant pour l’entité véritable qui est au fond de tout cela. »

[Correspondances entre le microcosme et le macrocosme – l’homme hiéroglyphe de l’univers. GA 201 – 17 avril 1920 – Novalis, p. 90.]

  • « Aujourd’hui, la science de l’esprit sait déjà que c’est une théorie unilatérale [celle de Copernic]. Elle est très bien pour notre époque matérialiste, afin de représenter le monde, mais dans l’absolu, elle est fausse. Il n’est pas du tout vrai que le Soleil se tienne au foyer de l’ellipse et que la Terre se déplace autour. En vérité, tout cela est un mouvement apparent calculé de manière matérialiste. En vérité, il en est ainsi que le Soleil se déplace et que la Terre et les autres planètes le suivent en un mouvement hélicoïdal. Et par la suite de ce mouvement hélicoïdal, certaines positions apparaissent et la Terre est une fois comme ceci, une fois comme cela. Par là, naît l’apparence d’une ellipse. En vérité c’est une autre ligne. Le temps viendra où même la science extérieure saura cela. »

[La mort ce mystère – Essence et signification de l’Europe du Centre – Les esprits des peuples européens. GA 159 – 13 mai 1915 – p. 238.]

  • « Car en réalité, les planètes ne se meuvent pas selon des ellipses, mais suivant des spirales. Toute la cosmologie copernicienne mériterait en fait d’être réexaminée et remplacée. … »

[Médecine et science spirituelle, GA 312 — 26 mars 1920 — p. 110]

  • « Copernic par exemple a sorti l’humanité de l’erreur : on croyait que la Terre se tient immobile et que le Soleil tourne autour de la Terre. Il enseigna que la Terre tourne autour du Soleil. Kepler et Galilée menèrent plus loin cet enseignement. Pourtant, Copernic et Ptolémée ont tous deux raison, suivant le point de vue de l’observateur du Soleil et de la Terre. Si on regarde le système solaire du point de vue astral et non physique, le système de Ptolémée est juste, la Terre se trouve au centre comme décrit dans l’Antiquité. Il suffit de se rappeler que sur le plan astral tout est inversé. Le système de Ptolémée vaut pour le plan astral et celui de Copernic pour le plan physique. Il y aura à l’avenir encore une tout autre image de l’univers. »

[Introduction à la science de l’occulte, GA 95 — 1er sept. 1906 — p. 133]

  • « On oppose généralement la carte céleste de Ptolémée à celle de Copernic, en taxant la première d’erreur. C’est faux. Toutes deux sont également vraies. Seulement, la carte de Ptolémée se rapporte au plan astral. Et sur ce plan la Terre est au centre des planète, et le Soleil est lui-même une planète. La carte de Copernic se rapporte au plan physique où le Soleil est le centre. Toutes les vérités sont relatives aux temps et aux lieux. Le système de Ptolémée sera réhabilité à une époque prochaine. »

[L’Ésotérisme chrétien, GA 94, cycle de conférences donné à Paris en mai/juin 1906 – XVIII, p. 137]

  • « Cependant, il faut bien se dire que les notions actuelles que nous croyons si bien assises sont, elles aussi, des vérités transitoires ; le système de Copernic, lui-même sera remplacé par quelque chose d’autre ; les formes de la vérité se métamorphoses sans cesse ; c’est là une des conséquence de l’homme dans la matérialité. »

[L’Univers, la Terre et l’homme, GA 105, XIe conférence, août 1908, Triades 1977, p.226]

Le troisième mouvement de Copernic

  • « Le parcours de la Terre, soi-disant autour du Soleil, est régi par une profonde sagesse dont l’être humain saura un jour reconnaître l’immensité. Ne vous étonnez pas du «soi-disant»! Ce que l’on enseigne dans les écoles concernant le parcours du Soleil n’est en fait qu’un exemple calculé. Ce n’est pas une vérité absolue. L’explication de ce mouvement fera un jour appel à des formules tout à fait autres. Le système copernicien est à vrai dire étrange.
    Copernic fonda sa conception sur trois principes dont deux seulement sont acceptés par la science actuelle ; elle jette le troisième aux oubliettes. En réalité, le Soleil se déplace, à grande vitesse, en direction de la constellation d’Hercule. Ce mouvement passe inaperçu, du fait que les planètes le suivent également. La trajectoire réelle de la Terre est une hélice. Ce que l’on nomme l’écliptique est la ligne du barycentre du Soleil et de la Terre. On a oublié que la Terre tournait une fois par an autour de l’axe de l’écliptique et que ce mouvement se conjugue au mouvement hélicoïdal. Copernic faisait encore la différence entre ces deux choses, mais aujourd’hui on en tient plus compte du tout. On a négligé le mouvement autour de l’écliptique. La théorie, lorsqu’on prétend que
    la Terre tourne autour du Soleil, ne correspond pas aux faits.

En vérité, il y a un mouvement hélicoïdal. Si cette hélice était une droite, la progression serait formidable ; la Terre se déplacerait à une vitesse phénoménale, précisément ce que l’être humain ne supporterait pas.

Si l’être humain devait effectivement arpenter les espaces parcourus ainsi en ligne droite, l’être humain devrait vieillir à la même vitesse. Or, le mouvement est incurvé d’une manière sage par les esprits directeurs. Le progrès absolu est ralenti par cet autre mouvement. »

[Etres naturels et spirituels – GA 98 – cf. 29 avril 1908 – Munich, p.263]

  • « Habituellement on ne retient de l’enseignement de Copernic que deux choses : que la Terre tourne autour de son axe et autour du Soleil. On ne remarque même pas qu’il a décrit encore un autre mouvement : que tout le système se meut continuellement en spirale. Cela passera inaperçu jusqu’à ce que l’humanité, dans l’avenir, revienne à ce thème. Copernic se trouvait à une frontière, en lui vivait encore fortement l’Antiquité. »
    [Introduction à la science de l’occulte – GA 95 – cf 1er septembre 1906, p. 133]
  • « Copernic calcula – d’abord à partir des phénomènes qu’il avait à sa disposition – les modifications journalières [et celles produites par le mouvement circulaire de la Terre autour du Soleil] et négligea, ce faisant, les modifications annuelles [liées aux saisons, et les modifications séculaires] qu’il intégra justement dans sa troisième loi, et il dit alors : si l’on considère les modifications journalières de la position de la Terre par rapport aux autres corps célestes, ainsi que celles qui dépendent du mouvement circulaire de la Terre autour du Soleil, on parvient à une certaine idée du mouvement de la Terre autour du Soleil. En face de cela, il y a d’autres phénomènes [comme les saisons et la précession] qui en réalité, annulent ces hypothèses concernant la rotation de la Terre autour du Soleil…. »

[?]

En résumé:

  • La Terre ne tourne pas autour du Soleil selon une orbite elliptique.
  • La Terre se déplace avec le Soleil, mais l’un ne tourne pas autour de l’autre
  • Il n’y a pas de forces d’attractions mutuelles entre la Terre et le Soleil.
  • Les planètes ne se meuvent pas selon des ellipses, mais décrivent des spirales.
  • Le système de Ptolémée vaut pour le plan astral, le système de Copernic pour le plan physique. Toutefois le système de Copernic est faux et un jour le système de Ptolémée sera réhabilité.

Cette opposition entre le système de Ptolémée et celui de Copernic est une absurdité. Il est clair que le plan astral n’a rien affaire là-dedans. Copernic mettait le centre de son système de coordonnées au centre du Soleil, tandis que Ptolémée le plaçait au centre de la Terre. On passe d’ailleurs, facilement de l’un à l’autre par un changement de coordonnées. Cependant la description de Ptolémée n’est pas identique, car il ignorait que la Terre tournait autour du Soleil, et donc il a imaginé un mécanisme compliqué décrivant les mouvements des astres vus depuis la Terre pour rendre compte des observations. Quant à la réhabilitation du système de Ptolémée, on l’attend toujours !

Ce mouvement en spirale, dont il est question, est bien connu, le Soleil tourne avec tous le système solaire autour du centre de la galaxie dans le plan galactique, qui est différent du plan de l’écliptique, d’où ce mouvement en spirale de la Terre, mais c’est si on place le centre du système de coordonnées au centre de la galaxie ! En fait, il n’est pas certain que c’est de ce mouvement en spirale que parlait Steiner, car tout ce qu’il en a dit est absolument confus et incompréhensible. Les anthroposophes versés en astronomie qui ont essayé de comprendre n’y sont d’ailleurs pas parvenus.

Steiner dit correctement que le Soleil et la Terre tourne autour de leur barycentre commun, et c’est vrai le barycentre est à l’intérieur du Soleil, du fait qu’il possède à lui seul environ 99 % de la masse du système. Donc le barycentre du système Terre-Soleil est pratiquement au centre du Soleil, et ce barycentre est le foyer de l’ellipse, mais les paramètres de cette ellipse sont perturbés par les autres planètes dans le temps, ce qui fait que cette ellipse n’est une ellipse qu’en moyenne.

Avant Copernic (1473-1543), il était admis que la Terre immobile se trouvait au centre de l’univers et que tous le reste tournait autour d’elle. Copernic revint à l’héliocentrisme en plaçant le Soleil au centre du monde, la Terre devenant une planète tournant autour d’un centre fixe, comme le savait déjà Aristarque de Samos au IIIe siècle av. J.-C. C’est sans doute cet auteur grec qui lui a donné l’idée de son système.

Il dota la Terre de deux mouvements principaux : elle tourne sur elle-même en un jour autour d’un axe de rotation, ce qui explique le mouvement diurne des étoiles, les étoiles étant considérées comme immobiles.

Son second mouvement est la révolution de la Terre autour du Soleil selon une circonférence. Toutes les planètes tournent également autour du Soleil. L’avantage est que son système permettait de rendre compte de la rétrogradation apparente des planètes autour du Soleil. Copernic postula aussi que les étoiles sont à des distances bien plus considérables que ce que l’on supposait, et que c’est pour cette raison qu’elles paraissent fixes. Son système rendait compte aussi de la corrélation entre la période et l’éloignement au Soleil, notamment des cas particuliers de Mercure et de Vénus qui ne s’éloignaient que peu du Soleil vu de la Terre, ce qui n’était pas possible dans les autres systèmes dont celui de Ptolémée qui utilisait la complication des épicycles.

Copernic recherchait l’harmonie dans le cosmos. Copernic considérait que le mouvement circulaire uniforme est un principe fondamental de l’astronomie. Cependant les observations contredisaient cette régularité, et finalement Copernic a du introduire nombre de petits mouvements complémentaires pour rendre compte des petites déviations. (d’où un retour forcé aux complications des épicycles et des excentriques).

Copernic imaginait le mouvement de translation de la Terre autour du Soleil au cours de l’année en liant la Terre au Soleil de manière rigide, ce qui avait pour résultat de faite pointer l’axe de rotation de la Terre dans des directions différentes, ce qui était purement imaginaire et erroné comme cela fut montré par Kepler et Galilée.

Toutefois on ne peut rendre compte du mouvement réel qu’en maintenant l’axe de la Terre toujours dans la même direction pointant vers la même étoile. C’est pour satisfaire à cette condition factuelle que Copernic a ajouté un troisième mouvement qui avait pour résultat de ramener l’axe de rotation au parallélisme de façon à avoir une translation. Mais en réalité, on avait déjà une translation autour du Soleil car l’axe reste parallèle à lui-même du simple fait de l’inertie de la Terre. Donc ce troisième mouvement était parfaitement inutile, bien qu’il permettait une explication simple de la précession, car il supposait que la restauration du parallélisme n’était pas parfaite et déviait chaque année de 50 ».

Ceci étant dit : l’exploration de notre système solaire montre bien que les planètes tournent bien autour du Soleil selon des trajectoires quasi elliptiques dont le Soleil est le barycentre. Les ellipses ne sont pas absolument régulières, et ce d’autant moins que ces ellipses sont perturbées gravitationnellement par le mouvement des autres planètes. Mais avec une bonne approximation ce sont tout de même des ellipses.

L’ensemble du système solaire en bloc, et donc le Soleil avec son cortège de planètes, tourne autour du centre galactique à la vitesse de 217 km/s et en fait le tour en environ 220 millions d’années. Le mouvement du Soleil ne s’opère pas dans un plan, mais il présente des oscillations sinusoïdales perpendiculaires au plan galactique. Le Soleil traverserait ce plan tous les 30 millions d’années s’en s’éloignant au maximum de 230 années-lumière. Si on considère le mouvement d’une planète du système solaire en coordonnées galactiques, c’est un mouvement très compliqué, puisqu’il faut combiner sa révolution autour du Soleil au mouvement ondulatoire autour du centre galactique, ce qui donne une sorte de mouvement en hélice. Mais finalement le choix du repère de coordonnées est arbitraire et le mouvement peut être décrit à partir de n’importe quel point de l’espace. On choisit le repère qui est le plus commode pour le but que l’on poursuit. Si on prend un repère de coordonnées héliocentrique, on aura une description et des calculs plus simples, que si on choisit un repère géocentrique. On passe d’ailleurs aisément de l’un à l’autre par un changement de coordonnées. On aurait quelque chose d’analogue avec la Lune. Quand on décrit le mouvement de la Lune autour de la Terre on a aussi une ellipse irrégulière à cause de la rotation autour du barycentre commun d’une part et des perturbations des planètes d’autre part. Mais on peut aussi décrire le mouvement de la Lune en plaçant le repère de coordonnées sur le Soleil et dans ce cas on verra un mouvement en spirale bien connu avec le passage de la trajectoire par les nœuds quand elle coupe le plan de l’écliptique.

La Terre

  • « Par rapport à la matière terrestre, la matière solaire est aspirante, tandis que la matière terrestre est pesante. Et les mouvements qui s’expriment dans la nutation sont des mouvements qui procèdent de l’astralité, ils ne sont pas quelque chose qui puisse être recherché par des principes newtoniens. Mais ce newtonisme, il est précisément ce qui nous a précipités de manière si terrible dans le matérialisme, car il fait appel à la plus terrible abstraction. Il parle d’une force de gravitation : Le Soleil attire la Terre, ou la Terre attire la Lune – une force, une force d’attraction de la Lune en direction de la Terre, ou de la Terre en direction du Soleil, une quelconque corde invisible comme cela [il dessine]. Mais s’il n’y avait que cette force d’attraction, il y aurait seulement une raison pour que la Lune tombe sur la Terre – elle serait tombée depuis longtemps s’il n’y avait là que la gravitation – ou que la Terre tombe dans le Soleil. Cela ne va donc pas, d’admettre seulement la gravitation pour expliquer les mouvements pensés ou réels des corps célestes. Donc, que fait-on ? On dit ceci : Supposons que l’on ait ici une planète [il dessine] , elle voudrait en fait constamment tomber sur le Soleil, s’il n’y avait que la force d’attraction. Mais une force, une force tangentielle, un puissant coup lui a été conféré, et alors le coup agit ici aussi fortement, la force d’attraction agit aussi fortement ; et bien, alors son mouvement n’est précisément pas tel qu’elle tombe dedans, au contraire, son mouvement décrit alors la ligne résultante.

Vous le voyez, ce newtonisme a besoin que chaque planète, et même chaque corps céleste en mouvement aient reçu un coup d’envoi originel. Il faut donc toujours qu’il y ait un dieu en dehors du monde qui envoie ce coup, qui donne là, la force tangentielle. Cela est partout présupposé. »

[Correspondances entre le microcosme et le macrocosme – l’homme hiéroglyphe de l’univers. GA 201 – 16 avril 1920 – Novalis, p. 80.]

  • « C’est exactement le même procédé que celui dont nous venons de parler, il a exactement la même portée, car rien de ce qui existe sur la Terre ne s’y trouvait il y a vingt millions d’années, ni ne s’y trouvera dans vingt millions d’années.  »

[Anthroposophie, l’homme et sa recherche spirituelle. — GA 234 — 27 janvier 1924, p.59]

  • « Il en va de même en géologie. On peut calculer comment les choses se sont passées dans telle couche de terrain. On peut calculer comment elle était il y a 20 millions d’années. La démonstration est strictement exacte. Seulement, il y a 20 millions d’années, la Terre n’était pas encore là, … »

[Nature et destin de l’homme – Évolution du monde, GA 226 – 16 mai 1923, p.23]

  • « La force entre alors dans la forme, dans une densité toujours plus forte, et c’est pourquoi, dans la race lémurienne, la vie dut recevoir une impulsion nouvelle, ce qui fut produit par une rotation de la sphère terrestre. L’axe de la Terre fut progressivement tourné. Autrefois, le climat était tropical au pôle nord; plus tard grâce à la rotation de l’axe terrestre, le climat tropical se situa au milieu. Cette inversion s’effectua avec une relative rapidité, mais elle dura quand même peut-être quatre millions d’années. L’ère lémurienne eut lieu il y a vingt-deux millions d’années. Il fallut quatre million d’années aux Pitri lunaires pour faire tourner l’axe. » 

Remarque : la première époque selon Steiner et Blavatsky s’appelait l’époque polaire, ce nom a été choisi parce que l’axe de la Terre, côté nord, aurait pointé vers le Soleil.

[Éléments d’ésotérisme, GA 93a, 25 octobre 1905, p. 220-221]

  • « Et ainsi les méthodes de calcul les plus brillantes, les plus exactes, peuvent entraîner nos géologues spécialistes à établir des données concernant l’aspect qu’avait la Terre, il y a trois millions d’années, avant le Silurien, etc. Le calcul aura beau être parfaitement correct : le fait est qu’à cette époque-là, la Terre n’existait pas encore. »

[L’anthroposophie et les forces du cœur humain, in GA 223, 1 octobre 1923, Triades, p.74]

  • « On peut avoir des pensées très justes du point de vue scientifique, mais celles-ci peuvent être très éloignées de la réalité. Je ne peux jamais m’empêcher à ce sujet de rappeler cette conférence que fit le professeur Dewar à Londres à la Royal Institution, dans laquelle il exposait l’état futur de la Terre dans 200.000 ans. Ces calculs sont très justes et incontestables, on peut aussi simuler très exactement par des calculs la théorie de Kant-Laplace… Dewar a calculé l’état final de la Terre. L’erreur est seulement que l’homme ne sera plus en vie à ce moment-là, de même que la Terre n’existera plus au bout de 200.000 ans. Et on pourrait même remonter par un calcul rétroactif à ce que fut l’aspect de la Terre il y a 300.000 ans, car on peut de la même manière calculer selon la théorie de Kant-Laplace ; mais à l’époque la Terre n’existait pas encore. »

[La nature suprasensible de l’homme, GA 67, Berlin, le 15 avril 1918, Novalis, p.44-45]

  • « Il faut maintenant considérer de dont je vous ai déjà parlé. Les géologues vous racontent de manière très savante que la Terre était ceci ou cela il y a 25 millions d’années. Or comment les savants en viennent-ils à prétendre que la Terre était incandescente voici 25 millions d’années ? J’ai évoqué cette question en d’autres circonstances déjà.

Vous examinez par exemple la chute du Niagara. La chute abrase ici où là les pierres et vous calculez combien d’années il faudra pour que l’abrasion de la pierre que vous avez mesurée ait fait disparaître la pierre. Vous en déduisez une période de 25 millions d’années, mais l’eau n’était pas encore précipitée sur la Terre, elle n’était encore que vapeur. […] Les calculs de la science sont souvent parfaitement corrects, mais les choses n’existaient pas encore. Il en va de même à l’aspect que l’on veut donner à la Terre il y a 25 millions d’années et de l’aspect qu’on veut lui prêter, de l’autre côté, dans 25 millions d’années. Elle n’existera plus. […] Lorsque vous réapparaîtrez dans 25.815 ans, la Terre aura été dissoute. »

[La vie de l’homme et de la Terre – Essence du christianisme – GA 349 – 9 avril 1923, p. 197-198]

  • « Lorsque le Soleil s’est trouvé par exemple dans la Balance, entre la Vierge et le Scorpion, tout était grouillant de vie malléable ; la Terre était une sorte de plante. Il suffit de remonter de 15.000 ans au plus pour constater que, du fait d’une tout autre position du Soleil, la Terre entière a adopté une forme d’existence végétale, puis par la suite animale. Et cette influence cosmique, dont le Soleil nous fournit un repère, nous montre comment la Terre s’est transformée.

Vous devez donc vous représenter, en remontant le temps, que les roches du socle alpin, si dures aujourd’hui, se sont mises à couler, un peu comme le fer coule dans une fonderie, ce qui n’est d’ailleurs pas tout à fait exact parce que dans le passé, la liquéfaction a d’abord lieu en sens inverse, il s’est agi d’un durcissement. Mais si nous nous projetons dans l’avenir, nous retrouvons, un beau jour, le Soleil dans la Balance. Actuellement, il se lève dans les Poissons ; dans 2160 ans, il se lèvera dans le Verseau, puis dans le Capricorne, le Sagittaire, le Scorpion puis un jour, il se lèvera de nouveau dans la Balance. Ce jour-là, les Alpes seront de nouveau complètement dissoutes, le quartz compact sera redevenu liquide, la Terre sera redevenue plante, hommes et animaux connaîtront à nouveau un état qui avait déjà été le leur. À la différence près qu’ils auront emmagasiné tout ce que la Terre leur aura donné. … »

[La vie de l’homme et de la Terre – Essence du christianisme – GA 349 – 17 février 1923]

  • « Que le Soleil tourne autour de la Terre en un an, résulte d’un rythme qui fut implanté dans le corps physique, bien avant que n’existent les constellations physiques. Ainsi, c’est à partir du spirituel que fut établi l’ordre spatial dans les sphères célestes. La Lune fut amenée à tourner autour de la Terre, parce que sa révolution devait correspondre au cycle de quatre fois sept jours du corps éthérique et se refléter dans le mouvement lunaire….. Dans un passé très lointain, la Terre ne tournait pas autour de son axe. Cette rotation n’est apparue qu’au cours du temps. Lorsque, sur Terre, l’homme était encore dans un état différent, ce mouvement n’existait pas encore. Ce n’est pas la Terre, mais l’homme qui fut le premier, incité à la rotation. Le Je humain fut incité à la rotation par les esprits dont il dépendait, et c’est précisément le Je humain qui entraîna la Terre et la fit tourner sur elle-même. La rotation terrestre est la conséquence du rythme du Je. Aussi surprenant que cela paraisse, c’est néanmoins vrai. Ce furent d’abord les éléments spirituels de l’homme qui reçurent l’impulsion rotatoire, pour ensuite entraîner la Terre. Puis les choses changèrent. L’homme devint libre sur la Terre ; les conjonctures se modifièrent, libérant l’homme des conditions cosmiques ambiantes. Mais à l’origine, les choses étaient telles que je les ai décrites. »

[Le Moi, son origine spirituelle, son évolution, son environnement – GA 107 – 21 déc.. 1908, p.182]

  • « Au regard spirituel, elle [la Terre] apparaît formée de diverses couches. La plus extérieure est appelée la terre minérale ou couche minérale, car elle ne contient que les substances telles qu’elles se trouvent sous nos pieds. C’est la couche relativement la plus mince. Ensuite commence la Terre molle. Celle-ci a une constitution matérielle très différente de la couche minérale qui la recouvre. Cette deuxième couche est, si l’on peut dire, douée d’une vie interne ; et c’est la couche minérale solide externe qui retient les forces internes de la deuxième qui, si elle était laissée libre, se disperserait dans l’espace. C’est donc une couche qui est sous une énorme pression. La troisième couche est la couche de vapeur. Mais elle n’est pas constituée de vapeur matérielle, comme celle qui se trouve à la surface de la Terre. La substance de cette troisième couche est douée de forces internes, que l’on pourrait comparer aux passions, aux pulsions intérieures de l’homme. Alors que sur Terre seuls les hommes et les animaux, peuvent développer des passions, cette troisième couche est traversée de forces semblables aux passions et pulsions humaines et animales, à la manière dont la chaleur et le magnétisme imprègnent les substances terrestres. On trouve ensuite une quatrième couche, celle des formes, ainsi désignée du fait qu’elle contient les matériaux et les forces de ce qui dans la partie minérale de la Terre, nous apparaît comme des entités structurées. Et la cinquième couche, la Terre féconde, a la particularité d’être constituée de matériaux doués eux-mêmes d’une infinie fécondité. Si vous aviez une parcelle de cette couche elle ferait constamment surgir de nouvelles pousses ; une fécondité débordante est la caractéristique de cette couche. Ensuite nous abordons la sixième couche, la Terre de feu, qui a pour substance des forces qui peuvent devenir terriblement dévastatrices et destructrices. À vrai dire, ces forces sont celles au sein desquelles fut banni le feu originel.

En principe c’est dans cette couche qu’agit matériellement le royaume d’Ahriman et de là que partent ses effets. …. »

[Le Moi, son origine spirituelle, son évolution, son environnement – GA 107 – 1 janvier 1909, p.267-268]

Les couches de la Terre sont décrites à plusieurs endroits voir notamment :

– Correspondance entre le microcosme et le macrocosme, éd. Novalis

– Ésotérisme chrétien ( mis en forme par Schuré)

Introduction à la science de l’occulte — GA 95 —, 4 septembre 1906 – p. 179-180]

– La science de l’esprit une source d’impulsion pour la vie, GA 96, 16 avril 1906, Berlin

Mais en 1908, Steiner dit :

  • « Le moment approchait où les forces les plus basses allaient être expulsées de la Terre. Des catastrophes gigantesques la bouleversèrent, et les formations basaltiques actuelles apparaissent à l’occultiste comme les restes de l’action purificatrice qui secouèrent la Terre, lorsque la Lune s’en sépara. C’est aussi le moment où la partie centrale et liquide de la Terre s’épaissit de plus en plus, et où se forma le noyau minéral solide. »

[Mythes et mystères égyptiens — GA 106 – V – p. 60 – Triades, 1971 ]

  • « Ce qui constitue la coquille de l’escargot était à l’origine en lui, c’est une forme densifiée de son propre corps. La Théosophie dit : “Nous formons une unité avec tout ce qui nous entoure”. Cela signifie que l’être humain portait jadis tout en lui. En fait la croûte terrestre s’est créée par une cristallisation de ce que l’être humain a sécrété. De même que l’escargot contenait sa coquille en lui, l’être humain a porté aussi en lui tous les êtres et les règnes minéral, végétal et animal; il peut leur dire : “ Les substances étaient en Moi, c’est Moi qui les ai sécrétées par cristallisation.” Ainsi il porte maintenant son regard sur quelque chose d’extérieur à lui, et cela prend alors un sens pour lui quand il dit en les regardant : tout cela c’est Moi-même. »

[Introduction à la science de l’occulte, GA 95 — 29 août 1906 — p. 94]

  • « Et ainsi nous en venons à l’intelligence cosmique de la Terre. La Terre a une intelligence universelle qui conditionne sa forme, en sorte qu’elle élève partout ses continents à la hauteur nécessaire pour que ce soit les bons esprits élémentaires qui entrent en rapport avec les êtres séjournant sur la Terre, et d’autre part elle laisse subsister l’eau autant qu’il faut pour que puissent agir les génies inspirateurs. »

[Aspects spirituels de l’Europe du Nord et de la Russie, etc. — GA 158 – 14 nov 1914, p. 84]

  • « Je vous ai parlé des états de la Terre au cours du passé lointain. La Terre, telle qu’elle se présente aujourd’hui, telle que peut l’observer la science, n’a pas plus de six à neuf mille ans. Je vous y ai déjà rendu attentifs. Avant cela on arrive dans des régions glaciaires. La Suisse, là où vous vous promenez, était recouverte de glace. Les fleuves étaient des fleuve de glace. Les glaces s’écoulaient dans les vallées où coulent aujourd’hui l’Aar, la Reuss et ainsi de suite, et qui en sont, en quelque sorte des reliquats dilués.

Avant l’époque glaciaire européenne, il y eut une époque toute différente. Car la croûte terrestre, considérée sur de longues périodes, ne cesse de se soulever et de s’effondrer. Si vous avez ici la mer (dessin) et ici, en haut la terre, cette terre nage ici dans l’eau. Toute la terre flotte dans la mer. Est-ce plausible ? Ce n’est pas vrai que la mer va jusqu’au fond, ce n’est pas ainsi, toute la Terre flotte sur la mer. Sous la terre, il y a aussi la mer.

Mais pourquoi demanderez-vous, la Terre ne nage-t-elle pas comme les bateaux ? Il faut que je vous dise d’abord autre chose. Les pays flottent effectivement dans la mer, mais admettons que nous ayons ici la Grande Bretagne. C’est une île. Elle flotte effectivement dans la mer, mais à proximité de l’Europe. Son éloignement ne change pas. Mais la science elle-même reconnaît qu’il n’en a pas été toujours ainsi. Il y eut des époques où l’eau allait ici par-dessus. L’Angleterre était sous l’eau. Lorsque l’on traversait ce petit morceau de mer on parvenait évidemment sur la terre de l’autre côté. Il y eut donc des périodes où l’Angleterre était sous la mer.

La situation est même telle que vous pouvez trouver dans le sol anglais des pétrifications d’animaux pétrifiés, plus haut d’autres genres, plus haut encore d’autres genres et finalement vous avez quatre couches superposées contenant des pétrifications toutes différentes. Quatre fois de suite, l’Angleterre a été inondée puis asséchée !

Mais pourquoi, une île ne navigue-t-elle pas de-ci de-là ? Oui, elle n’est pas maintenue par des forces terrestres. Si elle n’était maintenue que par des forces terrestres, elle irait une fois vers les côtes de Norvège, une autre fois vers celles d’Amérique, les pays entreraient tous en collision, s’intriqueraient les uns dans les autres. Elle n’est pas maintenue par les forces terrestres, mais par les forces qui rayonnent à partir des constellations. Les pays sont maintenus à leur place par les forces des constellations. Ce n’est donc pas l’action de la Terre, c’est celle des constellations. On peut prouver que le déplacement d’un pays correspond au déplacement de la constellation. Il ne s’agit pas des planètes, mais des étoiles fixes. »

[La vie de l’homme et de la Terre, GA 349, 21 avril 1923, p. 251-252]

Pour le point suivant concernant la Terre, je me limiterai à une synthèse car l’extrait serait trop long à reproduire ici.

[Création du monde et de l’homme – Vie de la Terre et action des étoiles. – GA 354, 18 septembre 1924, p. 244-254]

En résumé : La Terre serait en fait un tétraèdre arrondi, ou gonflé. Elle est constituée de quatre parties qui ne sont pas encore bien soudées, ni bien étanches au niveau des arêtes du tétraèdre. Par ces arêtes, où la Terre n’est pas bien étanche, la chaleur cosmique peut pénétrer plus qu’ailleurs. Lorsque la Terre s’échauffe à ces endroits particuliers, la matière souterraine devient molle et peut se frayer un chemin vers la surface sous l’action des forces cosmiques des constellations et du Soleil. Ce sont les volcans. Les volcans se trouvent principalement sur les arêtes, mais il y en a ailleurs, ce qui peut s’expliquer autrement. Il n’y a pas de masses de matières incandescentes au centre de la Terre. L’augmentation de chaleur quand on descend est due en partie à la pression sur les roches et à la chaleur du Soleil, laquelle ne pénètre d’ailleurs pas très profondément. L’activité des volcans est le résultat de l’action du Soleil dont l’influence s’ajoute à celle des constellations.

Si on reprend les points principaux :

  • La nutation ne peut pas s’expliquer par les lois de Newton ; c’est l’astralité qui en est la cause.
  • Steiner n’admet pas la gravitation universelle dans le cosmos.
  • La Terre n’existait pas il y a vingt millions d’années.
  • L’ère lémurienne a eu lieu il y a 22 millions d’années.
  • La Terre n’existait pas il y a trois millions d’années.
  • La Terre n’existait pas il y a 300.000 ans et n’existera plus dans 200.000 ans.
  • La Terre n’existait pas il y a 25 millions d’années, et n’existera plus dans 25 millions d’années, car dans 25.815 ans la Terre aura été dissoute.
  • Il y a 15.000 ans la Terre était végétale et elle le redeviendra.
  • Autrefois la Terre ne tournait pas autour de son axe, et c’est le Je humain qui l’a mise en rotation.
  • La Terre est constituée de 7 couches invraisemblables.
  • La croûte terrestre a été sécrétée par l’être humain.
  • La pesanteur terrestre, le magnétisme, et les forces de solidification viendraient des forces lunaires dans la Terre. (voir Lune, il en a déjà été question.)
  • Les continents et les îles nagent ou flottent sur la mer et ils sont maintenus en place par la force des constellations.
  • La Terre serait en fait une sorte de tétraèdre gonflé, et les principaux volcans se situeraient sur les arêtes.
  • L’activité volcanique serait due à l’échauffement provoqué par le Soleil et à la force des constellations.

Examinons quelques points en particulier. La nutation s’explique fort bien par les lois de Newton, même si les calcul sont passablement complexes. La cause de cette oscillation périodique de l’axe de la Terre autour de sa position moyenne est due à l’attraction conjuguée du Soleil et de la Lune sur le bourrelet équatorial de la Terre. C’est un tout petit mouvement d’environ 17 secondes d’arc qui a une période d’environ 18,6 ans. Les lois de la physique suffisent, et la soi-disant mise en cause de l’astralité est parfaitement inutile.

Steiner n’admet pas la validité de la gravitation universelle. Pour lui, les lois de la physique ne sont valables que sur la Terre. Cette question ayant déjà été traitée, ce n’est pas la peine d’y revenir longuement. Disons seulement que la gravitation universelle est vraiment universelle, quelque soit la façon dont elle opère.

Les chiffres donnés par Steiner pour la Terre sont pour le moins fantaisistes. Selon les estimations actuelles, la Terre a environ 4,5 milliards d’années et existera encore dans un milliard d’année, sauf accident. La Terre végétale dont Steiner parle est inhérente à sa conception du monde. Tous les indices accumulés jusque maintenant au cours de cet article prouvent qu’elle est erronée et tout à fait fantaisiste.

Steiner ne veut pas dire que c’est l’homme individuellement qui a sécrété la croûte terrestre, mais l’homme originel cosmique, l’Adam Kadmon, avant de se scinder en êtres distincts et séparés, à cet égard c’est cohérent avec sa conception du monde même si elle est fausse.

On peut considérer l’affirmation concernant les continents nageant dans la mer comme du délire pur et simple. Quant à la Terre tétraédrique, ce n’est guère mieux. Le volcanisme sur les soi-disant arêtes est en fait lié à la tectonique des plaques, et notamment au phénomène de subduction des plaques constituant la croûte terrestre. Il est vrai cependant que cela n’avait pas été mis en évidence à son époque. Toutefois, il faut le répéter, Steiner affirme, il sait, c’est un résultat de sa science spirituelle et de sa clairvoyance prétendue exacte, et par conséquent on ne peut pas le disculper d’avoir élaboré une conception du monde, un cosmologie, totalement imaginaire. Sa force d’imagination était telle, qu’il croyait tout ce qu’il imaginait que les faits le contredisent ou non.

Conclusion

On pourrait encore examiner bien d’autres affirmations péremptoires de Steiner concernant l’évolution du cosmos et de la Terre, mais il me semble que les extraits présentés ici sont largement suffisants pour démontrer que la conception de l’univers et du cosmos qu’a Steiner est complètement erronée. Ce qu’il prétend être le résultat de sa clairvoyance exacte, de sa science spirituelle prétendument scientifique, ne correspond pas à ce qu’on peut vérifier.

Dans plus d’un cas, dans d’autres domaines, mais ici en particulier dans le cas de Saturne, Steiner donne une explication de ce qu’il a imaginé, sans même vérifier que cela correspond à la réalité. Dans toute science, on vérifie que le phénomène existe avant d’essayer d’en donner une explication comme Descartes l’avait déjà bien spécifié. En réalité, Steiner travaille surtout par analogie en combinaison avec sa méthode goethéenne qui le conduit à ne vouloir expliquer les phénomènes que par des phénomènes. Mais il est évident que cette méthode conduit à des aberrations et que par conséquent elle n’est pas valable. Il reste à se poser la question, si ce qu’affirme Steiner est tellement invraisemblable et complètement faux à propos de faits vérifiables, que penser de toutes ses affirmations fantastiques concernant des domaines où nous ne sommes pas en mesure de vérifier ? Pourquoi sa clairvoyance serait-elle plus exacte ? N’est-il pas encore une fois auto-illusionné, auto-suggestionné, par ses propres imaginations ?

Jean-François Theys

Le 24 novembre 2012

Advertisements

Responses

  1. A reblogué ceci sur Blog de Grégoire Perra.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :