Publié par : gperra | 4 mai 2012

Considérations sur la rareté des témoignages concernant le milieu anthroposophique

Considérations sur la rareté des témoignages concernant le milieu anthroposophique

Comment se fait-il qu’il y ait aujourd’hui encore si peu de témoignages d’anciens anthroposophes dénonçant les faits que je décris ? Il y a selon moi plusieurs raison à cela :

La fascination de l’œuvre de Rudolf Steiner

Tout d’abord l’aspect immense et fascinant de l’œuvre de Steiner. En effet, celle-ci fait partie de ces œuvres tellement profondes et complexes de la littérature ésotérique qu’on peut s’y plonger entièrement pendant des années, devenir un puits de science à son sujet, et pourtant avoir l’impression, après tout ce temps, d’en comprendre seulement les rudiments. C’est une sorte de grand cercle dont on n’a jamais fini de faire le tour. En outre, cette œuvre est constituée d’arrière-fonds mystérieux qui semblent donner accès aux domaines insondables de l’existence. Je pense aussi que son système est si vaste et si particulier qu’il devient peu à peu la structure même de la pensée de ceux qui le lisent. Il ne s’agit plus seulement de connaissances ou d’une doctrine, mais d’une configuration de l’esprit. Aussi renoncer à Steiner, pour un anthroposophe, c’est renoncer tout simplement à penser. C’est pourquoi ce mode d’étude des œuvres de Steiner, dans sa nature-même, favorise les attitudes psychorigides, intransigeantes, dogmatiques et fanatiques.

L’impossibilité à renoncer à la vénération pour Rudolf Steiner

L’une des idées que j’ai le plus souvent entendue au sein même de la Société Anthroposophique pour excuser les dysfonctionnement et les problèmes graves qu’on y rencontrait est que Rudolf Steiner était un homme génial, respectueux de la liberté des autres, ancré dans son époque, incitant sans cesse ses collaborateurs à penser par eux-mêmes, mais que ses disciples se seraient montrés défaillants et que ses successeurs auraient dévoyé son message. Sans avoir pu effectuer les recherches historiques nécessaires et de toutes façon rendues impossibles par le fait qu’il n’existe quasiment que des hagiographies écrites par les anthroposophes afin de sanctifier Rudolf Steiner, voire de le diviniser, je suis en mesure de dire que je ne crois plus en cette fable. Celle-ci joue en fait le rôle d’une soupape de sécurité permettant aux anthroposophes un peu moins crédules d’avoir une explication qui ne remette pas en cause le socle de cette institution, c’est-à-dire la figure de Rudolf Steiner lui-même. En réalité, quel que soit l’intérêt de ses écrits, c’est bien lui qui a mis en place certains éléments qui ne pouvaient que produire un milieu comprenant d’importants risques de dérive sectaire. Par exemple, le fait de créer une Société Anthroposophique où l’unique objet d’étude était ses cycles de conférences ou ses écrits, ce qui ne pouvait que provoquer un grave enfermement de la pensée. Ou encore, le fait de fonder une école Waldorf (celle de stuttgart), qui allait servir de modèle à toutes les autres, en donnant des consignes de mensonge et de dissimulation à l’égard des autorités, assorti d’un discours de défiance et de haine à l’égard des institutions et de la société (Lire à ce sujet mon article intitulé Extraits édifiants des « Conseils » de Rudolf Steiner aux professeurs d’ école Waldorf de Stuttgart).

Un exemple pourra mieux permettre de comprendre le phénomène. Lorsqu’au début de mon travail d’étude sur le milieu anthroposophique je critiquais ouvertement la Société Anthroposophique ou le petit monde des anthroposophes, nombreux furent les anthroposophes ou les anciens anthroposophes plus ou moins dissidents ayant eu à souffrir des mœurs de ce milieu à applaudir des deux mains mon travail. Tant que je ne remettais pas en question Rudolf Steiner lui-même, tout allait bien. Mais lorsque mes recherches me conduisirent à découvrir que l’on trouve en fait dans les écrits et dans les actes de Steiner lui-même les causes directes de ce qui s’est ensuite produit, je reçu immédiatement des critiques virulentes. Même venant de ces « dissidents », on m’accusa de régler des comptes personnels, de mêler à des réflexions de qualité des imbécillités sans nom, etc. En fait, j’avais atteint sans le savoir une limite psychique presque infranchissable pour tout ceux qui se sont un jour ou l’autre plongés dans l’univers de l’anthroposophie. Il leur est possible de remettre en question les anthroposophes, mais pas l’anthroposophie. Rien ne sert de leur montrer que Rudolf Steiner a bel et bien tenu des propos ouvertement racistes (Lire à ce sujet mon article Lien vers un article faisant le point sur le racisme de Rudolf Steiner et son impact sur les écoles Steiner-Waldorf aujourd’hui), ou que dans Nature Humaine (Ed. Triades, p. 204), il prétend que le professeur de classe a le pouvoir d’accélérer ou de ralentir la croissance physiologique de ses élèves, un peu comme un jardinier le ferait avec ses tomates,  par le simple choix de la stimulation de la mémoire ou de la créativité, sans dire un mot des incidences de la nutrition, ou d’autres éléments semblables de sa doctrine, ou encore que Rudolf Steiner a lui-même mis en place la structure de la Société Anthroposophique… Rien y fait ! Rudolf Steiner demeure intouchable ! A partir du moment où vous le remettez en cause, l’ancien anthroposophe se ferme et ne veut plus rien entendre.

La dissimulation et le mensonge

En outre, Rudolf Steiner a sciemment mis en place des pratiques de mensonges et de dissimulation qui allaient lui survivre et devenir un trait de caractère de certains anthroposophes. Par exemple, lors de l’allocution de l’ouverture de la première école Waldorf, à Stuttgart, le 20 août 1919, il déclare publiquement haut et fort : « L’école Waldorf ne sera pas l’école d’une conception du monde dans laquelle nous gaverions les enfants de la plus grande quantité possible de dogmes anthroposophiques. (…) Nous ne mettrons l’anthroposophie en œuvre qu’en ce qui concerne notre méthode d’enseignement. » (Rudolf Steiner, Nature Humaine, allocution du 20 août 1919, Éditions Triades, p. 18-19.). Mais le 26 septembre 1919, c’est-à-dire un mois après, il dit lors d’une réunion pédagogique à un professeur qui lui demande comment il faudrait traiter l’homme en histoire naturelle : « Pour l’homme, vous trouverez presque tout dispersé à travers mes cycles d’une façon ou d’une autre. (…) Il vous suffit de l’adapter à l’école. (…) Appuyez vous donc sur ce que vous connaissez par l’Anthroposophie2. » (Rudolf Steiner, Conseils, Réunions avec les professeurs de l’école Waldorf de Stuttgart, Ed. Fédération des Écoles Steiner-Waldorf en France, p. 12, extrait commenté dans mon article intitulé Extraits édifiants des « Conseils » de Rudolf Steiner aux professeurs de l’école Waldorf de Stuttgart). Rudolf Steiner était donc un homme capable de dire publiquement une chose, et le contraire à ses disciples. Ce double jeu et langage, dont il est l’origine, je n’ai cessé de le rencontrer dans ma traversée du milieu anthroposophique. On se déclare avec force de la liberté de pensée, mais on fait tout pour rendre impossible la pensée libre. On prône à tout crin l’honnêteté, mais on verse dans la dissimulation dès que cela arrange. On se dit ouvert à l’autre, mais on n’a que haine pour la différence et le « monde extérieur ». On glorifie la rencontre, mais on reste enfermés avec ceux qui partagent les mêmes idées que nous. On prétends « accueillir l’enfant comme une personne unique », alors qu’on s’arrange pour formater son esprit. Tout cela produit une forme de manipulation subtile : comme il n’y a rien à reprocher en apparence dans les propos tenus, qui ont l’air si beaux et si modernes, on ne peut leur objecter quoi que ce soit. Ce n’est pas comme avec une église vieillotte qui prônerait des valeurs ringardes ou qui proclamerait des dogmes dépassés : là, il serait possible de se positionner intellectuellement contre. Mais rien dans le discours des anthroposophes ne permets une telle opposition. Ce n’est qu’en vivant parmi eux qu’on finit par prendre conscience du formidable écart entre la beauté du discours et la réalité des pratiques. Il s’agit une sorte d’église moyenâgeuse qui aurait appris le discours des libre-penseurs d’aujourd’hui.

La séduction permanente des élites

En outre, les personnes intelligentes sont approchées, séduites, flattées et moralement corrompues  par des personnes expertes. C’est ce qui m’est arrivé avec un haut dirigeant de la Société Anthroposophique. Véritablement entrepris par ce personnage pendant des années, il m’offrait, en contrepartie d’une fidélité à sa personne qu’il voulait sans faille, la possibilité d’écrire des articles et de faire des conférences. Ainsi, de nombreuses personnalités tombent-elles dans le piège de cette séduction et deviennent des dirigeants du milieu anthroposophique. Il ne s’en est fallu que d’un cheveux pour que je n’y échappe pas non plus. Que me serait-il arrivé si j’avais préféré mes avantages acquis, ou à venir, à ma liberté de penser ce que j’estimais être vrai ? Les relations sociales de ce milieu sont celles d’une séduction permanente, de fausses amitiés et de substituts de liens familiaux. Ainsi, certains membres finissent-ils par se considérer eux-mêmes comme des « agents recruteurs » au service de la cause anthroposophique. Mon ex compagne anthroposophe me racontait ainsi un jour comment elle avait été horrifiée de se rendre compte que ses parents espéraient d’elle qu’elle ait un jour un petit-copain de faible niveau intellectuel, afin de mieux pouvoir le convaincre du bienfait des réalisations de l’anthroposophie, et le faire ainsi adhérer au milieu. Quand des parents commencent à considérer tout naturellement leurs propres enfants de cette façon, n’est-ce pas un comportement qu’il faudrait davantage rapprocher du risque de dérive sectaire que du « club de Philosophie » ?

Le caractère familial du milieu

Ensuite, parmi les explications qui permettent de comprendre le peu de dénonciation publique de l’anthroposophie, il y a le fait que quitter les anthroposophes ne signifie pas simplement quitter un petit groupe, mais tout un milieu constituant un cadre de vie. Le dénoncer revient à laisser le monde qu’on a connu jusqu’ici, tous ceux qui ont constitué votre univers depuis des années. Car celui qui intègre le milieu anthroposophique est inséré dans un ensemble très vaste pouvant constituer la presque totalité de son horizon social. Si un anthroposophe a ses enfants dans une école Steiner, s’il achète des produits biodynamique Déméter, s’il possède un compte en banque à la NEF et se soigne chez un médecin anthroposophe à l’aide de produits Weleda, s’il passe ses vacances dans un des voyages organisés des anthroposophes, s’il a pour activité sportive la gymnastique Bothmer, pour danse de l’Eurythmie, comme sorties culturelles des spectacles d’art de la parole, il est fort probable que presque toutes ses relations, même amicales, seront encloses dans l’un des cinq cercles précédemment décrits (Lire à ce sujet mon article : Qui sont les anthroposophes ? Les cinq cercles du milieu anthroposophique). Quand on est anthroposophe, on finit ainsi bien souvent par ne plus connaître et ne plus rencontrer que des personnes appartenant au milieu anthroposophique ! Pour peu que notre famille elle-même soit une famille d’anthroposophes, l’enfermement est complet. Aurais-je pu quitter ce milieu si je n’avais pas eu ma famille et quelques amis en dehors des cercles anthroposophiques, résistant durant de nombreuses années à mes tentatives pour les convertir ? Je ne les remercierais jamais assez de ne pas avoir coupé les ponts avec moi, alors que mon comportement à leur égard devait être des plus pénible ! Ainsi, un anthroposophe est tellement pris dans le milieu anthroposophique qu’il peut facilement oublier que le reste du monde existe. Je me souviens ainsi d’une mère de famille anthroposophe m’expliquer qu’elle allait voter Bayrou aux élections présidentielles de 2007, uniquement sur le critère qu’il serait selon elle plus favorable que les autres aux écoles Steiner. Hormis ce point précis, le reste du devenir de la société française ne la concernait absolument pas.

L’élasticité et l’étendu du milieu anthroposophique

Une autre raison explique que très peu de personnes soient parvenues à sortir de l’anthroposophie. Le milieu anthroposophique est en effet constamment en train de se diviser et de se déchirer en interne, mais parvient à circonscrire les défections au grand cercle de sa périphérie. Ce milieu est en effet bien connu pour ses incessantes querelles internes, inimitiés, luttes de pouvoir, affrontement de clans, brouilles entre individus et autres conflits de ce genre. En explosant et en se divisant continuellement de manière interne, il se prémunit de toute sortie définitive hors de sa sphère d’influence. Par exemple, j’ai connu un anthroposophe assez brillant qui, il y a une dizaine d’année, avait démissionné avec fracas de la Société Anthroposophique en France. Il faisait parti des personnes qui affirmaient « que ce milieu était tellement corrompu qu’on ne devrait même plus utiliser le mot anthroposophie ». Toute personne relativement honnête, conséquente et intelligente ne peut d’ailleurs que parvenir à ce constat, pour peu qu’elle se soit impliquée et ait tentée de changer les choses. (Ceux que rien ne dérange sont souvent ceux qui font l’autruche ou qui choisissent de fréquenter ce milieu à petite dose, uniquement pour les bénéfices qu’il est possible d’en retirer). Dix ans plus tard, je le retrouvais en train de faire des conférences adressées aux anthroposophes, attirant toute sorte de dissidents qui, pour des raisons diverses, avaient eux-aussi choisi de s’éloigner de la Société Anthroposophique en France. Parmi les personnes qui l’entouraient, je remarquais avec stupéfaction des anthroposophes parmi les plus réactionnaires et conservateurs. Tout se passe comme si le milieu anthroposophique constituait autour de la Société Anthroposophique une sorte de soupape de sécurité où les anthroposophes peuvent choisir de s’éloigner, pour revenir éventuellement plus tard. Mais en fait, ils ne quittent ainsi jamais complètement sa sphère d’influence. Telle est la force et la ruse du milieu anthroposophique : il propose des modalités différentes à ses membres pour vivre l’anthroposophie (culte, école, agriculture, arts, etc.) et leur fait croire à l’indépendance des institutions qui réalisent ces modalités, alors qu’en réalité il s’agit d’un même ensemble. (Lire à ce sujet mon article intitulé Qui sont les anthroposophes ?)

Le faux débat entre moderniste et conservateurs

De plus, la protestation contre la Société Anthroposophique est toujours prise dans une alternative étrange où les « modernistes » et les « conservateurs » finissent par se confondre. En effet, bon nombre d’anthroposophes ou de proches de ceux-ci voudraient « dépoussiérer l’anthroposophie ». Mais pour cela, ils se réclament du message originel de Steiner, qu’ils estiment perverti. Ils commencent par dire que Steiner était un homme profondément ancré dans son époque, capable de saisir les évolutions du présent, ce que n’aurait pas su faire ses successeurs. Or les « conservateurs », qui refusent tout changement et toute adaptation du message à la société d’aujourd’hui, croient également à une anthroposophie qui aurait été pure au départ, et qui se serait dégradée par la suite. Ainsi, les « modernistes » et les « conservateurs » de l’anthroposophie finissent-ils par se rejoindre sur ce « retour à Steiner », et même à croire qu’ils sont d’accord entre eux. En définitive, toute contestation fini par se résorber dans une sorte de consensus vague du retour nécessaire à Steiner, dont personne ne sait trop au juste ce qu’il veut réellement dire.

L’alibi du cas particulier

Un argument récurent du milieu anthroposophique lorsque certains problèmes finissent par apparaître au grand jour est celui du cas particulier. On reconnaît l’existence du problème, mais on prétend qu’il ne serait en rien représentatif. Par exemple, quand on parle de tendance à professer les idées de Steiner dans les écoles Steiner-Waldorf, on admet que cela a pu exister, mais que ce serait le fait de quelques personnalités fanatiques et non d’un système. Cette thèse a même été développée dans une recherche universitaire par une ancienne élève3, Juana Finkelmeyer. Elle écrit ainsi :

«  On peut affirmer que l’École Waldorf en tant qu’institution n’a pas pour objectif de former des Anthroposophes. Néanmoins il ne peut être exclu que par un phénomène bien humain, certains professeurs acquis à l’Anthroposophie portent secrètement cela tel un désir inavoué. Voilà sans doute ce qui a pu être ressenti par l’un ou l’autre. »

Et pourtant, de toutes autres conclusions auraient pu être tirées de l’enquête réalisée par ses soins quelques pages auparavant, où elle montrait que pas moins de 60% des élèves de ces écoles (ce qui est énorme !) estiment connaître l’anthroposophie :

« Connaissez-vous l’Anthroposophie ? Oui, Non ? Telle est la question qui fut posée aux Anciens Élèves.

  • 60 % des A.E. estiment avoir un minimum de connaissances sur L’Anthroposophie

  • 17 % des A.E estiment ne pas ou pas assez bien la connaître

  • 2 % des A.E; répondent oui et non.

  • 26 % commentent leur réponse . » 

Selon cette étude pourtant réalisée par une proche de l’institution Steiner-Waldorf, 60% des élèves sortent de ces écoles en connaissant l’anthroposophie ! Comment peuvent-ils être aussi nombreux à la connaître si on ne le leur a pas apprise au sein même de l’école ? Au regard de tels chiffres, peut-on légitimement évoquer le cas particulier de l’enseignant anthroposophe qui aurait dérapé par trop d’enthousiasme ? (Juana FINKELMEYER , L’École Waldorf en France vue et vécue par ses anciens Élèves , devenir Social et Professionnel des Anciens Élèves des Écoles Waldorf . Synthèse des résultats de l’enquête menée en 1994 auprès d’Anciens Élèves d’Écoles Steiner-Waldorf en France. Synthèse de la partie III du Mémoire de Maîtrise en Sciences Social, option socio-éducatif, réalisé sous la direction de M. Gérard PIGAULT, dans le cadre d’un D.H.E.P.S. (Diplôme des Hautes Études des Pratiques Sociales), soutenu le 9/11 2001, Mention Très Bien avec Félicitations du jury, Département de la Formation Continue, UNIVERSITE MARC BLOCH, STRASBOURG. P ; 17 à 19.)

Les pressions et la destruction psychique des récalcitrants

Enfin, il faut aussi signaler les multiples procédés moralement et psychiquement douteux mis en œuvre pour qu’une personne qui prendrait conscience des problèmes récurrents ne soit pas en mesure d’aller jusqu’au bout : culpabilisation de la colère, accusation de folie, mise en circulation de rumeurs à son sujet, tentatives de corruption par la gloire, mise en place de liens affectifs artificiels (amicaux ou familiaux), pressions affectives sur l’entourage proche, etc (Lire à ce sujet mon article : Les pressions du milieu anthroposophique). Pour avoir subis la plupart d’entre eux, je peux dire qu’il faut être vraiment solide pour ne pas en sortir entièrement détruit. Le procédé est habile : un individu brisé n’a plus la force de témoigner, devant se concentrer sur sa reconstruction. Le petit monde de l’anthroposophie est donc bien loin d’être l’inoffensif petit « club de Philosophie » décrit par la journaliste du Monde dans son papier de l’année 2000. Au contraire, le milieu anthroposophique surveille chacun de ses membres par un efficace réseau en vue d’empêcher et d’interdire toute critique.

La lecture de cet article pourra être complétée utilement par celle de l’article intitulé Les anthroposophes et l’argent.

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Considérations sur la rareté des témoignages concernant le milieu anthroposophique de Grégoire Perra est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.
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Responses

  1. A reblogué ceci sur La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf.


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