Publié par : gperra | 5 mars 2012

Fiche de lecture sur le thème de l’Histoire

L’Histoire

Première partie : la conscience historique

* * *

1. De la représentation du passé à la conscience historique. Vers la conscience historienne.

« L’historien ne pense pas seulement l’humain mais la durée ». L’histoire n’est donc pas la science du passé. Elle apréhende les objets du passé comme de processus.

M. Bloch, Apologie pour l’histoire ou métier d’hisstorien : « une sciene ne se définit pas seulement par son objet », car ses méthodes fixes ses limites, et ells est renvoyés aux hommes et leurs motifs de la recherche du passé.

Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire,

« L’histoire est ce que font les historiens » (Antoine Prost. Cette discipline n’est donc pas d’une essence éternelle mais une réalité elle-même historique. « L’histoire est une pratique sociale ».

Toute culture est toujours située par rapport à son passé. Les mythes racontent le récit de lorigine de la

société, du groupe.

Quand commence l’histoire en tant que science exacte ? Avec Hérodote ou au XIXème ? Problème car il n’y a pas de coupure épistémologique…

Dans Être et Temps, Heidegger montre que l’histoire n’est pas le statut d’un moment dans le temps mais celui d’une structure existentielle popre à la vie humaine. Son existence et ek – sistence, existence ek – statique, qiui a son être hors de soi.

Au Vème siècle (-) le passage du mythos au logos rend possible la conscience historique. Mais c’est au début du XIXème que se situe l’émergence de cete conscience proprement dite.

1. Vers la conscience historienne.

La peuplae la plus réduite s’est toujours doné une

représentation de son passé. Tout réçit historique semble prêt à revêtir un caractère mythique. Parfois, l’Histoire en tant que science s’attaque au mythe par le seul fait de la considérer comme un objet de science. Par exemple, F. Furet a montré que la portée de la Révolution Française en tant que mythe fondateur dépasse son effet historique propre, notamment éconnomique. (Penser l’histoire de la révolution).

On entreprends aujourd’hui l’histoire de l’histoire.

Paul Veyne : « la véritable histoire est sociologique. Elle étudie ees matériaux humains subsumés par des concepts. »Il sagit, pour rendre l’histoire encore plus scientifique, de la séprer du mythe tout en tenant compte de l’impossibilité d’en annumer les effets de mythe.

Écrire l’histoire, dit Michel de Certeau, c’est autant mettre en scne un réçit qu’organiser une durée et fabriquer un objet (un fait).

Tout se pase comme si aujourd’hui, notre quête de sens mythique passait par le réel de nos ancrage temporels , par le « sentiment d’archive » ( Arlette Farge, Le goût de l’archive).

Un regard d’historien sur la constitution d’un fait en mythe, La bataille de Bouvines racontée par Georges Duby. (in Féodalité). Ce mythe fut créé le jour même de la bataille, puis fut oublié au XIII ème, puis réinventé par la Monarchie de Juillet.

A. Le mode de représentation mythique du passé.

L’homme a conscience d’être dans le temps. La vie de l’animal est un perpétuel présent. L’humanité est issue de la nature, mais se définit en s’y opposant. Il doit donc construire un monde médiat, le monde humain que nous appelons culture.

L’homme doit être capable de survivre, de s’orienter

aussi bien dans l’espace que dans le temps. Valeur de l’expérience passée. Un certain sentiment du temps pour prévenir.

Mais auune société ne peut se passer de l’idéologie, d’un ensemble structuré de notions en rapport les une avec les autres en fonction d’une notion centrale. Elle est relativement inconsciente. C’est la manière dont une société se voit et se comprend

A quoi sert-elle ?

La philosophie et la science sont en vue du vraie. Pour l’idéologie, on doit se demander si elle est bien adaptée, si elle fonctionne. Elle n’a pas une vérité mais une utilité.

C’est la boussole d’une société comme d’un individu. C’est une orientation temporelle autant que spatiale. De même que l’individu, la collectivité se situe par rapport aux autres groupes (dimension de la

contemporanéité) et par rapport à ce qu’elle fut (de la temporalité).

L’histoire a toujours existé dans le sens oùlezs hommes ont tojours donné un sens au déroulement temporel.

Hésiode a écrit la Théogonie et les Travaux et les Jours. Le premier ouvrage réuni en un seul système tous les mythes sur les dieux. Le second raconte le mythe des races. Hésiode explique l’histoire comme la lutte entre hubris, la démesure, et Diké, la justice. Âge d’or de

l’humanité primitive. La race de fer est l’expression de la vie humaine au sens le plus quotidien du terme. Elle est violene injustice et mensonge et activité guerrière mais aussi lutte de l’homme avec la nature lutte de l’agriculteur qui travaille la terre. Mais l’injustice l’emporte peu à peu sur le travail et le monde devient anarchie, incohérence, absence de règles et de lois

C’est pour nous que le mythe est mythe, mais pour ceux dont il est la tradition, qui le reçoivent et y

adhèrent, le mythe est un réçit des vraies origines. Mais pour Hésiode c’est différent car il s’agit ‘un texte composé, et il fait consciemment un mythe à partir de plusieurs réçits variants dont il a connaissance. Dans le mythos on dévcoyuvre avec Hésiode l’origine du logos, une certaine rationnalité.

Le mide donne une image organisée de l’ensemble de l’univers, de la vie humaine, sa réalité présente et sa destination. Il permet à l’homme de se situer dans le temps et dans le monde : travailler la terre et savoir

que ceci a un sens.

C’est pourquoi l’histoire a toujours existé : une représentation organisée du passé. On ne peut agir de manière sensée dans le présent que ci celui-ci est compris comme un résultat de ce qui le précède : le passé.

Le mythe d’Hésiode est déjà un mixte de mythos et de logos. La Grèçe a extrait le logos qui était enchevêtré dans le mythos et pour cela a inventé la philosophie,

les maths et l’histoire.

B. La naissance de l’histoire : la conscience historique.

a) Hérodote (485 – 425) le premier historien grec

Il avait une orientation autre de l’esprit par rapport aux événements passés.

Istorôn logoi : discours d’enquête, recherches, Historiè.

Préserver le passé de la destruction du temps. Organiser la mémoire des hommes pour la postérité. Il cherche les causes des événements, il veut expliquer, montrer pourquoi les choses se sont passées de telle façon. Sa visée d’objectivité est si forte qu’il refuse de choisir et expose toutes les versions qu’il a pu receuillir concernant un événement.

Il a voyagé et fait un véritable travail d’enquête. Il a connu l’Athès de Périclès, a suivi les discussions politique et les argumentations philosphiques des sophistes, le spectacle de la raison en acte. À la source de l’histoire, il y a donc l’unité et la coopération de l’expérience et de la raison.

b) Thucydide (465 – 395) le premier historien « scientifique ».

Histoire de la guerre du Péloponnèse : guerre d’Athènes et Spartes. Il a assité à la guerre puis a mené un vraii travail d’enquête pour discerner le vrai du faux.

Il recherche la cause vraie de la guerre. La crainte qu’a suscitées chez ses voisins l’accroissement de la puissance athénienne.

L’histoire enseigne : on peut en tirer des leçons.

L’histoire devient pragmatique.

Polibe (210 – 125) est l’historien de la conquête du bassin méditerrannéen par Rome. Il soumet tout les documents à une critique. Une conception rationnelle de l’histoire.

c) Conclusions : la pensée historienne grecque

1) Pour les Grecs, le temps est cyclique, Histoire =

théorie des cycles. Comme l’histoire se répète, on peut en tirer un enseignment.

La chronologie n’est pas essentielle

Chez Thucidide, la succession des faits est logique. Le temps n’est pas chronologique mais logique. J. de Romilly : le réçit d’une bataille est une thorie, la victoire la cvérification d’un raisonnement.

2) Les historiens grecs ne possèdent pas la notion de

passé comme tel. Un événement a des causes surnaturelles pour Hérodote et Polybe.

Chez Thucydide, il y a les lois générales de la nature humaine. C’est le premier à avoir traité l’être historique de l’homme.

d) Le temps historique

C’est le temps de l’homme dans la mesure où xcelui-ci

agit et où l’on peut dgager des causes et des effets. Les causes sont situées les unes par rapport aux autres et hiérarchisées.

C’est un temps purement humain.

Mise à jour d’un principe dans la suite des événements. Le temps devient intelligible.

Mais ils sont grecs et pensent le monde en Grecs. Le monde est de l’ordre de l’irrationnel et de la

contingence. Éternel et historique s’opposent. Le devenir corrompt et détruit.

Le retour éternel du même fait qu’ilne peut rien arriver de nouveau. L’homme ne peut modifier le cours des événements.

Conclusion générale :

Le positif :

a) enquête, existence profane de l’homme.

b) construire un réçit cohérent

Le négatif :

c) considérer le temps comme le milieu universel où les événements se succèdent de manière irréversible : une chronologie.

d) idée de nouveauté absolue dans le déroulement du

temps.

Cette limite était inhérente au mode de pensée de leur temps.

Aujoud’hui nous pouvons :

1) comprendre l’home comme l’être qui transforme la réalité extérieure et intérieure (passage du cosmos antique à la nature moderne)

2) le devenir comme lieu où l’homme se forme et se

forge.

3) principe de causalité

Saint augustin (354 – 430) : élabore le concept de temps un et unique, continu et linéaire qui rend possible la production du nouveau.

Bossuet : Discours sur l’histoire universelle : une philosophie de l’histoire, catholique et providentialiste.

Dans le mythe, vrai et imaginaire sont§ intimement liés.

Puis passage du mythos au logos. H+isttoire comme connaissance positive du passé.

II. La naissance de l’histoire : la conscience historique.

1. De Bossuet à Voltaire.

Du XVI ème au XVIIIème siècle, il y a eu progression régulière dans ‘acumulation des matériaux et maîtrise de plus en plus affinée de la méthose du traitement des textes transmis par la tradition ou retrouvés

Mais il y a un point commun dans les différentes philosophiue de l’histoire, très net chez Voltaire.

Essai sur les moeurs et l’esprit des nations : expression de philosophie de l’histoire. Pour Bossuet, la Providence menait le monde humain. Voltaire veut expliquer l’histoire de manière uniquement humaine. Mais il veut aussi rechercher l’esprit d’une époque, le progrès de la raison et de la culture. C’est une laïcisatio de l’histoire. Chercher les lois dans le flux des événements et renoncer à la recherche des causes

finles, comme le physicien. Une histoire philosophique, c’est-à-dire rationnelle, et non plus théologique.

Mais pour Voltaire, la nature humaine est éternelle. L’Histoire ne peut donc être que seconde. L’éternel n’est plus extérieur et transcendant, mais l’histoire n’est pas encore le mode de manifestation de l’éternel.

C’est différent du principe selon leuel l’humanité se construit dans l’histoire, qu’elle devient ce qu’elle

est devennue.

2. Le concept de “Sciences humaines”

Avec Kant et après Kant, une théorie de l’histoire devient possible. C’est la naissance des sciences morales, ou sciences de l’esprit.

« L’apparition de la conscience historique est vraisemblablement la révolution la plus

importanteparmi celles que nous avons subie depuis l’avènement de l’époque moderne » Gadamer.

C’est le renversement complet du rapport entre éternel et historique. L’historique devient premier et fondamental. Le devenir ‘est plus ce qui affecte l’être, mais le devenir est l’être même. Lorsqu’il se sait historique en son essence, l’homme comprend qu’il est de son intérêt d’être humain de connaître son passé.

L’histoire comme connaissance n’est donc pas un simple accrisemment du savoir, mais elle est par excellence la science de l’hoomme moderne.

III. Conscience historique et modernité

1. La conscience historique constitue la modernité.

A. Histoire et modernité.

Question posée par Schiller, Schlegel, Goethe, etc. Parce que l’époque se comprend comme une époque de crise. Quelque chose de nouveau s’est produit dont la Révolution Française est la traduction politique et sociale.

Opposition Antiquité-Modernité. Se définir par oppositio, à un système, des valeurs, attitudes, institutions et oeuvres… dépassées.

Ce qui est nouveau ne se définit que par rapport à l’ancien.

La conscience moderne post-cartésienne est celle qui se pose comme Je. Kant la nomme révolution copernicienne. Ce n’est plus l’objet mais désormais le sujet qui est le centre. C’est le sujet qui construit l’ordre du monde , grâçe auquel il pourra s’y orienter. Il se place devant son passé.

L’humanité est sa propre histoire et il n’y a pas d’autre histoire que celle de l’humanité. L’homme est un être historique. C’est cete conscience moderne ue l’on appel conscience historique.

Il est de son intérêt vital pour lui de savoir ce qu’il en est de l’histoire, de son histoire. Le présent s’exprime alors toujours, pr définition, dans un point d’aboutissement relatif : idée de « visions du monde ».

B. L’analyse Heideggerienne.

Heidegger, « L’époque des conceptions du monde », in Chemins qui ne mnent nul part. 5 caractères de la modernité :

1) La science. C’est une des manières que nous poèdons de nous orienter. Nous sommes tous

pénétrés d’un mode d’appréhension de ce qui nous concerne, qui est scientifique. La cience a configuré notre univers.

2) La technique mécanisée. Une transformation spécifique de la pratique. Le monde, qui était autrefois totalement pénétré de religion, l’est maintenant par la science et la technique.

3) L’entrée de l’art dans l’horizon de l’esthétique.

4) Conception de l’activité humaine comme civilisation.

5) La disparition des dieux. Le centre est la science. Des gens croient encore en Dieu, mais c’est de leur domaine privé. Il est devennu un supplément d’âme pour ceux qui en éprouvent le besoin

2. La notion de « Vision du monde »

C’est pour nous qu’existe une vision antique ou une vision médiévale du monde. C’est nous qui pensons le monde comme conception.

La différence entre ‘animal et l’homme st l’immédiateté du rapport animale au monde, tandis que l’homme y est dans un rapport médiat. Le monde moderne est celui en lequel cette distance est plus affirmée et plus grande qu’elle ne l’a jamais été.

L’homme moderne se représente le monde, le mone est pour lui ce qu’il s’en représente. Il n’existe de conceptions du monde que pour une conscience historique.

L’homme comme sujet et le monde comme image conquise par le sujet : on aboutit à une anthropologie. « L’anthropologie est une interprétation de l’homme qui, au fond, sait sdéjà ce qu’est l’homme. (…) Elle n’a expressement pour tâche que la consolidation après

coup de la certitude de soi du subjectum. »

3. Modernité et mise à distance de la tradition.

L’homme modrne n’accepte plus la tradition comme allant de soi. L’homme inscrit ans une tradition n’en sait rien, ne se pose pas de questions. On ne la rejète pas comme quelque chose de mort, mais on demande à s’inscrire en elle, à retrouver e qui en elle est resté vivant. Etre moderne, c’est donc à la fois

rompre avec la tradition et se placer dans la continuité.

C’esr-t aussi reconnaître qu’il y a d’autres traditions. Les reconnaître comme historiques, dignes et humaines, au moins en puissance. Que les autres points de vue ont aussi leur valeur.

Pas d’ethnocentrisme mais pas non plus d’apologie de la différence pour la différence : holisme, fonctionnalisme.

Toute tradition qui ne se pose pas comme tradition interdit la naissance de l’histoire.

Quand une société a compris qu’elle était moderne, elle traduit cette prise de conscience dans les sciences humaines. « Les sciences sociales sont la conscience de la société modrne, pour autant que celle-ci est pure société et purement moderne. » (Éric Weil, Philosophie politique).

Deuxième partie : objectivité et subjectivité en histoire.

235stoire. Science ou « art » ?

L’approche moderne de l’histoire est-elle scientifique, objective et rigoureuse ?

Une volonté de s’en tenir aux faits.

Le XIème siècle est aussi un siècle d’interrogation sur le statut de l’histoire. Interrogation sur les Philosophies de l’histoire et sur l’histoire scientifique. Mais la conquête de son autonomie s’est faite par un rrachement à la philosophie.

L’histoire est-elle plutôt une science ou un art ?

Si l’histoire est une narration de talent, ne

renvoie-t-elle pas essentiellement à la subjectivité de celui qui la met en forme ?

N’est-ce pas restituer une intelligibilité qui échappait à ceux qui l’vait vécu ?

II. L’antinomie entre objectivité et subjectivité.

Tandis que la nature demeure ce qu’elle st, quand bien même la physique serait supprimée, le passé n’est

rigoureusement rien pour nous, indépendamment du réçit que nous pouvons en faire.

Il y a antinomie cr on peut soutenir les deux thèses. L’histoire est une science, donc elle peut prétendre à l’objectivité. Et : à la différence des sciences expérimentales, il n’est pas possible de faire abstraction de la subjectivité de l’historien.

Le fait historiqe est-il donné ou est-il construit ?

1. La recherche d’un fondement.

A. Difficulté de la scientificité de l’histoire.

On la range parmi les sciences humaines. C’est une disciline universitaire. L’histoire qui s’écrit repose donc sur un accord très large et un réel conscensus à une époque donnée. Quand s’élève des divergences entre les historiens, elles se construisent sur fond de cet

acquis reconnu par tous.

Il nous faut montrer ce en quoi, tout en étant une science, l’histoire présente de spécifique (se méthodes particulières).

Puisqu’elle est humaine, elle a pour objet l’homme.

Didfférence avec les sciences de la nature : c’est l’homme qui étudie la nature, et non la nature qui s’étudie elle-même.

Or, l’homme qui est l’auteur de la connaissance scientifique peut-il à son tour se considérer comme objet ? Le sujet et lobjet d’une science ?

– il n’existe pas d’observations directe, puisque l’histoire porte par définition sur ce qui n’est plus ;

– l’historien appartient à ne époque et à une communauté

et ne peut en faire abstraction dans sa projection vers le passé ;

– l’expérimentation est impossible, on ne peut rejouer un fait pour vérifier une hypothèse émise à son égard.

Alain Boyer, L’explication en histoire, : l’historien peut-il prendre pour modèle de sa pratique celle des scientifiques ? L’histoire est souvent rattachée aux disciplines littéraires, tandis que la sociologie l’est aux sciences humaines.

B. Conception positiviste et conception phénoménologique du statut scientifique de l’histoire.

a) Dilthey : expliquer et comprendre. Science de la nature et de l’esprit.

On a commencé à faire de l’histoire sans être au clair sur

le statut de la discipline.

Introduction à l’étude des sciences humaines, Études sur les fondements des sciences de l’esprit, Théories des conceptions du monde : inventeur de la dualité entre explication et compréhension. Ou on explique à la manière du savant naturaliste, ou on interprête à la manière de l’historien. Ces deux méthodes traitent deux sphères de la réalité :

– la nature ;

– la région de l’esprit : se transorter ar intropathie, empathie voire sympathie dans un psychisme étranger.

Comprendre est une intelligence e l’individuel, du singulier et il ne peut exister un transport empathique dans du général.

L’intérieur se donne dans des signes extérieurs qui qui peuvent être perçus et compris en tant que signe d’un

psychisme étranger.

L’historien interprète, applique l’art de comprendre à ces manifestions, témoignages, monuments, qui privilégient l’écriture, mais pas seulement.

Mais quelles sont les conditions de scientificité de l’interprètation ?

Elle prétend à un caractère intuitif invérifiable, et est

éminamant psychologisant.

Il y a un déchirement interne du projet herméneutique.

Ricoeur « l’herméneutique n’accomplit les voeux de la compréfhension qu’en s’arrachant à l’immédiateté de la compréhension d’autrui. » de l’empathie affective et vivante.

Le psychisme, so dynamisme créateur, demande cette médiation par des significations, valeurs, buts.

Vers une dépsychologisation de l’interprétation. L’extériorisation de la vie exige que l’interprétation de soi et ‘autrui ait un caractère toujours plus indirecte., moins psychologique.

En fait, l’insupportable tension ente explication et interprétation dans les dernières oeuvres de Dilthey, pousse à un renouvellement des notions

d’explication et de compréhension, dans le sens d’une étroite complémentarité et réciprocité, loin de tout clivage ruineux, notamment pour la valeur scientifique accordée à l’histoire.

b) La perspective positiviste : unité des sciences de la nature et de l’homme.

Les critères de la scientificité de la science : objectivité, universalité et nécessité.

Première réponse : Entre les sciences e la nature et les sciences humaines, il y a homologie. Seul l’objet, plus complexe, diffère. Le positivisme.

Humboldt : Le dix-huitième siècle : il refusait la notion d’une philosophie unitaire de l’histoire, coupable d’extrapoler à partir de l’idée d’une marche continue de l’espèce humaine. Il y a progrès dans un secteur, mais pas de ce fait nécessairemment dans toute

l’humanité.

C’est pourquoi il n’est pas possible d’établir des lois en histoire. « Le tissus entier des événements humains s’entrelace et pourrait bien demeurer inaccessible à l’intelligence humaine. » Il est donc possible d’établir es lois en histoire mais à condiion e ne pas transformer cette possibilité en réalité, à la manière de la métaphysique.

Il faut poser un modèle qui a valeur régulatrice et le confronter à la réalité effective, et c’est le va-et-vient

du modèle à son interprétation qui constitue le travail propre de la recherche scientifique.

Le positivisme historique a représenté une tendance dominante dans l’historiographie française. Bannir toute spéculation philosophique de la recherche historique et assigner à l’histoire l’idéal d’objectivité absolue. « L’histoire n’est pas un art, c’est une science pure. » Fustel de Coulanges, La Cité antique.

Cette tendance élimine la subjectivité de l’historien

(Fénelon : « le bon historien n’est d’aucun temps ni d’aucun pays. ») mais recommande la seule étude des sources écrites et efuse les données orales et ce limite à ce qui est plus accessible (grands faits, grands hommes).

Mais on ne veut pas atteindre le concept de Révolution en général, mais la mise en comparaison des singularités.

Mais le positivisme e l’historien retranché derrière le

document coupe la recherche historique, la pensée et l’écriture de l’histoire, du mouvement même de l’histoire ce faisant.

Philippe tétart : Petite histoire des historiens : on évite de s’affronter au ventre mou de l’histoire. » charles Péguy : néglige l’épaisseur du social, les acteurs muets.

La forme modrne du positivisme est illustrée par Carl

Hempel. On dédyuit un événement de la conjonction de deux sortes de prémisses :

– la description des conditions initiales ;

– l’énoncé d’une oi générale : l’assertion d’une régularité.

c) L’hypothèse de l’histoire comme art.

Si l’histoire dépend essentiellement du projet de l’historien lui-même, faut-il passer à la limite et dire que chaque auteur écrit sa propre histoire ?

Importance de son talent littéraire ?

Chateaubriand : « L’histoire est pure tromperie, elle demeure telle que le grand écrivain la fasconne. »

Personnalisation du rapport à l’histoire : intentionnalitée de la onscience de Husserl et l’idée heidegerienne de de l’historialité humaine et de l’Etre.

On bascule de l’objectivité du positivisme à la subjectivité.

C. La méthode de l’histoire. La compréhension -reconstruction.

Chaque attitude a sa cohérence. Le positivisme a l’avantage de dégager des méthodes, des procédures d’approche des documents. Soustrait l’histoire aux dangers du relativisme. Mais cette attitude repose

sur l’illusion que l’historien puisse s’abstraire de son époque.

Le fortuit est présent autant dans le déroulement des événements du passé que de la connaissance que nous en avons, fondée sur un receuil de documents hautement fantaisistes et bigarré. Jean Stengers, Vertige de l’historien. Rôle du hasard.

Henri-Irénée Marrou, Tristesse de l’historien, distingue une subjectivité qui s’exprime par l’attitude intellectuelle

de rigueur, et une autre qui s’enferme dans ses pulsions et voit le monde à travers elle. L’historien sérieux élimine cette forme de subjectivité purement affective.

Raymond Aron : Introduction à la philosophie de l’histoire. Essai sur les limites de l’objet historique. Contre lévénement conçu comme cela qui est réellement arrivé, il pose la « dissolution de l’objet. » en histoire. « La compréhension n’est jamais une intuition directe mais une

reconstruction. » Le passé compris comme la somme de ce qui est arrivé est hors de portée de l’historien. Il n’existe pas de réalité historique, toute faite vant la cience, qu’il conviendait simplement de reproduire avec fidélité.La causalité historique doit être comprise de manière à tenir compte de la disparition de l’objet. La probabilité est dans notre esprit et non dans les choses. Elle naît du caractère partiel des analyses historiques et des relatyions causales qui peuvent être établies.

2. Remise en question des grands clivages et de la spécificité de l’objet de l’histoire par rapport aux sciences de la nature.

Mais ce n’est pas une façon chez Aron de baisser les bras devant l’exigence de scientificité.

Dans l’Antiquité et à l’Age Classique, l’histoire prenait place dans les genres littéraires et on admirait une

narration historique comme on appréciait une tragédie.

Ne pas interpréter la qualité esthétique de l’oeuvre historique comme un renoncement à l’objectivité de la science.

A. L’histoire, « roman vrai » ?

Le récit de fiction et le récit historiographique constituent les deux grands modes de la

narrativité.

Dans les deux cas il existe une intrigue, des personnages et des événements. Mais la différence est que le récit historique se veut un récit vrai.

Pau Veyne : « L’histoire n’explique pas en ce sens qu’elle ne pet déduire ni prévoir (…). »

L’explication de la Révolution est le résumé de celle-ci, sans plus.

B. L’Histoire, science du spécifique, non du singulier comme tel.

On écrit l’histoire comme un style mettant en scène une succession chronologique intelligible faisant appel à l’intérât pour une action. On écrit certes beaucoup plus d’histoire humaine que d’histoire de la nature.

L’homme est un objet hangeant qui interesse, un être de récit, de langage, d’événement spécifique, c’est à dire signifiant. Il n’y a d’événement que pour un ête de langage.

On ne peut dire que l’histoire porte sur la singularité des événements comme telle alors que les sciences de la nature porteraient sur leurs lois : c’est la spécificité des événements qui intéressent l’historien, ce qu’ils offrent d’intelligible.

L’historien se distingue du conteur d’anegdote, du propagandiste eou de l’historien nationaliste ou politique. L’histoire est impersonnelle et la singularité n’y figure qu’ès qualités, par ce qu’elle offre de spécifique. L’histoire n’est pas un recueil de bibliographies

Le positivisme à apporté à l’histoire un dépassementt du clivage objectivité/subjectivité, mais c’est par une remise en question des méthodes étriquées du

positivisme que l’histoire a progressé en rigueur et en scientificité.On démonte le scientisme en histoire en montrant que toute connaissance objective du passé ne se réalise qu’à travers l’expériene subjective du chercheur.

Mais alors l’historien se borne à refléter l’histoire de son temps, ce qui l’enferme dans un relativisme.

Le néo-kantien Heinrich Rickert pose qe tout concept historique a pour fin la compréhension des valeurs

idéales et singulières objectivées dans le passé. Il en postule la transcendance pour sauvegarder la culture de tout relativisme. Les sciences historiques procèdent en individualisant leurs objets en termes de valeurs, alors que les sciences e la nature constituent leurs concepts à partir d’une généralisation des objets en termes de lois.

Il faut poser la question de la fondation des sciences humaines en général. Il faut refaire dans le domaine de

l’histoire ce que Kant a fait dans le domaine de la connaissance de la nature.

Pour Dilthey, dans les sciences de la nature on explique. Dans les sciences de l’homme on comprend. Expliquer c’est établir une relation. Comprendre, c’est saisir de l’intérieur. , atteindre un sens.

Dans les scienes de l’homme, l’acte humain même le plus insensé garde pour nous encore un sens. Pour le

physicien, la nature n’a pas de sens. Le physicien à affaire à des parties, l’historien à des totalités. On explique dans le détail, on comprend une totalité.

Dès qu’il y a de l’humain, nous sommes dans un univers de sens. Dilthey : « si la nature nous est étrangère, la société des hommes est notre monde. »

Conclusion provisoire

Nous nous sommes séparés de la conception positiviste selon la quelle les sciences e la nature et les sciences de l’homme forment un ensemble homogène, l’histoire relevan également de l’explication.

Refus également de la conception selon laquelle la narration historique serait essentiellement littéraire.

Arrivés à une thèse qui qui affirme la spécificité e la connaissance historique (la compréhension) tout en

lui reconna issant le statut de science. Une coupure épistémologique entre science de la nature et sciences de l’homme.

3. Objectivité et subjectivité en histoire.

L’antinomie est inhérente à l’histoire elle-même. Si l’on met l’accent exclusif sur l’un des termes, on est conduit à vouloir gommer au maximum la présence de l’autre. Affirmer la caractère scientifique de

l’histoire sans pour autant le réduire au modèle physico-mathématique. Le statut de l’histoirez est à rechercher sur une voie médiane entre objectivisme et s!ubjectivisme. Objectivité et subjectivité doivent être refconnus et articulés l’une à l’autre.

objectivité : l’historien est honnête, impartial, universel. Ricoeur : « est objectif ce que la pensée méthodique a élaboré, mis en ordre, compris et qu’elle peut ainsi faire comprendre. »

subjectivité : ce n’est pas le goût personnel, mais la subjectivité universelle, celle de l’homme en tant qu’homme, l’ancrage dans son époque.

A. La conquête de l’ojectivité historique.

L’historien doit opérer des choix. Mais toute cscience est une approche de la réalité d’un certain point de vue. Retenir ce qui est essentiel et négliger l’accidentel.

Mais chez l’historien tout est historiques et ses choix entre ce qui est essentiel ou secondaires peuvent être très variables. À partir de quels critères ?

Marc Bloch Apologie pour l’histoire ou métier d’historien. Trois grandes étapes de la constitution de l’objectivité historique : l’observation, la critique, l’analyse.

a) L’observation. Celle d’un fait passé est toujours indirecte. Mais il en est souvent ainsi des différents

domaines d’activité, notamment a connaisance du présent. De toute façon, un simple soldat ne voit qu’une petite partie de la bataille. L’historien qui n’a pas participé à la bataille peut avoir conaissance de bien des éléments que les acteurs, au moment de l’action, ne pouvaient connaître.

La connaissance de l’historien est une connaissance par traces. L’historien n’est jamais directement devant l’objet lui-même mais toujpurs devant la trace que ce passé a laissé.

L’obseration est une activité constructive et constructrice de l’esprit. On transforme le document à partir du moment où on l’interroge.

Il y a donc un va et vient entre le document et l’historien qui le construit.

L’historien doit décrire les choses comme elles se sont effectivement passées, avec le souci de la vérité et non

de sa classe, son pays, son époque. Mais l’histoire ne peut retrouver le passé, le faire revivre. Elle n’est pas pure réceptivité. Rendre quotidien ce qui est exotique, retrouver ce qui fut quotidien et banal pour l’homme du passé. La tension de l’exotique devennant son nouveau quotidien.

L’objectivité se conquiert – comme en toute science – au niveau de l’intelligence du hercheur qui, non pas constate, mais construit des enchaînement et établi des connexions entre plusieurs ordres de phénomènes en

vue de comprendre. La mise en série est l’essentiel de l’activité de l’historien (P. Veyne, Comment on écrit l’histoire) Il faut commencer par l’analyse avant de songer à entreprendre le travail de recomposition. Ce dernier est le prolongement de l’analyse, sa raison d’être.

Objectivité : observation, critique, analyse.

B. La subjectivité historienne

a) La notion de choix

L’historien doit décider ce qu’il considerera comme important. R. Aron : « la thorie précède le choix. »

b) La notion de causalité

L’historien ne peut s’empêcher de poser la question du

pourquoi. Il a besoin pour rendre compte du réel historique, de la notion de relation causale.

Mais qu’est-ce qui sera considéré comme une cause ou les causes d’un événement ?

En histoire, il n’y a que des pluralité de causes, mais quel est le facteur décisif ?

– les antécédents les plus constants et les plus généraux ;

– les conditions ou antécédents plus particuliers mais

doués d’une certaine permanence ;

– les causes ou antécédents qui représentent l’élément différentiel.

Mais dans la pratique il y a rarement d’antécédent immédiat et c’est là qu’intervient la subjectivité de l’historien.

c) L’équivocité du langage historique

L’univocité est le trait fondamental des sciences de la nature. L’historien se sert du langage quotidien dont la caractéristique est d’être équivoque.

Le problème vient de la distance entre le passé et le présent où on on s’exprime.

Faire apparaître un passé donné comme proche de nous tout en maintenant la distance entre ce passé et le propre présent de l’historien.

d) L’histoire a affaire à l’humain.

Un autre homme, aussi étranger soit il à ma civilisation, est autre certes, mais relativement. L’histoire ne va pas sans une certaine sympathie à l’égard de ce que l’on étudie. L’homme du passé est un autre moi-même.

Ici intervient pleinement la subjectivité de l’historien,

mais au plus loin de la subjectivité personnelle, affective et aberrante. On peut dire que la subjectivité e l’historien intervient, une fois effectué avec le rigueur le travail d’objectivité, le métier d’historien dont parle Marc Bloch. Alors l’histoiure est u lieu pour la réalisation des valeurs. Dégager par ex. le sens que le Grec donait à son exitence.

Certes le passé demeure, nous ne pouvons plus le changer. La réalité passée ne nous est accessible qu’à

travers le récit, c’est-à-dire à travers les subjectivités. En plus l’historien travaille sur des documents, parfois d’autres historien, mais jamais à vide.

Roicoeur : « l’histoire fait l’historien comme l’historien fait l’histoire » Il s’exerce à l’intérieur de ertaines bornes, et se trouve éduqué par l’exercice même de son métier.

Conclusion

Objectivité et subjectivité ne se concoivent pas sous le mode de l’exclusion réciproque. Il existe une objectivité historique mais elle est différente de celle du physicien. Elle trouve sa garantie dans la pratique méthodique du métier d’historien.

Oui la subjectivité e l’historien intervient mais elle est délimités, bornée, formée par tout ce travail nécessaire à la conquête de l’objectivité. Elle choisi les valeurs fondamentales d’interprétation du passé.

Cela ne veut pas dire que nous les juxtaposons. Si l’histoire n’atteint pas l’objectivité de la physique, c’est seulement qu’ele n’a pas le même modèle d’objectivité. Sa caractéristique est que la subjectivité y intervient dans le travail.

III. L’histoire comme mise en intrigue

1. Qu’est-ce qu’une intrigue ? La mise en

intrigue comme médiation entre les événements ou incidents individuels et l’histoire prise comme un tout.

A. Elle transforme les événement en histoire en les organisant en une totalité intelligible.

B. Elle compose ensemble des facteurs hétérogènes.

C. Elle combine la chronologie et la non-chronologie. Rend l’histoire apte à être suivie par 2 procédés :

a/ une dimension épisodique du réçit qui tire le temps narratif du côté de la représentation linéaire.

b/ une dimension configurante du réçit qui elle présente des traits temporels inverses de la dimension épisodique :

– l’histoire va vers une pointe et culmine vers un thème, renvoieà l’acte reflexif de son auteur, l’intrigue est la pensée de l’histoire.

– elle impose le sens du point final qui permet la saisie en totalité et non une succession indéfinie d’incidents. Le réçit est redondant, performatif : il donne à entendre l’acte de le raconter, de le re-raconter.

2. L’explication servante de la compréhension ?

L’explication en histoire rocède de quelque discours qui a déjà la forme narrative. L’explication demeure au service de la forme narrative, qui constitue à la fois la

matrice et la structure d’acceuil de l’explication. L’explication apporte la suivabilité.

« Une histoire qui ne comporterait ni surprises, ni coïncidences, ni rencontres, ni reconnaissances ne retiendrait pas notre attention. »

La conclusion d’un réçit ,’a pas à être prévisible mais acceptable : o doit pouvoir dire, en regardant en arière, que cette fin demandait ces événements, ces enchaînements d’actions.

En passant de story à history, quel est le degré de continuité narrative ?

Un réçit historique cherche à être ce réçit qui s’explique par lui-même. Les explications dont l’historien emprunte les lois aux sciences avec lesquelles il couple sa discipline (économiques, psychologiques, éthiques…) sont utilisées our lui permettre de suivre l’histoire.

Les lois ne sont pas évoqués pour éliminer la réalité des contingences, mais pour obtenir une meilleur compréhension de la contribution des contingencces à la marche de l’histoire.

Tout réçit incorpore des généralisations(d’ordre causal, théorique, classificatoire), des éléments explicatifs qui explique pourquoi cela est arrivé sans procéder à une explication en forme. Donc le réçit historique a toujours échoué à s’expliquer par lui-même.

« Écrire c’est récrire. Pour l’historien, tout ce qui fait énigme devient défi à l’égard des critères de ce qui, à ses yeux, fait qu’une histoire peut être suivie et acceptée. » (Ricoeur)

La compréhension au sens large est l’acte de saisir ensemble dans un seul acte mental des choses qui ne sot pas éprouvées ensemble ou même capables de l’être, parce qu’elle seront séparées dans le

temps, dans l’espace ou d’un point de vue logique.

Les historiens ambitionnent d’expliquer alors qu’ils ne peuvent prédire. Ls hyothèses servent de guides au service d’un mode de compréhension qui est fondamentalement ceui du réçit interprétatif, lequel n’est ni chronique ni science. La reconstruction imaginative des faits permet de les saisir ensemble. L’opération est analogue à celle qui nous permet d’interprêter une phrase comme un tout : il y a synthèse compréhensive de l’ordre du jugement. Leur

auditoire est donc potentiellement universel en raisoon de ce type de jugement.

Le mode configurant placce les éléments dans un comlexe unique et concret de relations, il caractérise l’opération narrative. Le mode thérique comprend les objets comme des cas ou exemmples d’une théorie générale. Le mode catégorial comprend un objet déterminant de quel type d’objet il relève, quel système de oncepts a priori donne forme à une expérience qui sans lui resterait chaotique.

Fiction ethistoire sont rapprochés l’une de l’autre en tant que fat d’écriture, formes de littérature. L’écriture de l’histoire est constitutive du mode historique de compréhension. La métahistoire dénonce la coupure épistémologique entre fition (le possible) et histoire (le réel).

La mise en intrigue fournit le sens d’une histoure en identifiant le type d’histoire qui a été racontée :

romanesque, tragique, cmique, satirique. Il y a des styles historiographiques par distinctio entre les modes d’explication. Et il y a l’intrigue, l’argument et l’idélogie. Cette traditionnalité est essentielle danns l’écriture de l’histoire.

En troisième niveau de la théorie u style, les tris typologies se combinent entre eelles, donant des styles historiographiques bien identifiables, par la manière de combiner les trois.

3. Abaisse la prétention explicative de l’histoire, élever sa capacité narrative.

Cela permet d’atteindre une forme de scientificité plus largeplus large et plus assurée que celle de la narration pure dans la vulgate positivisteVeyne va à contre-courant de l’éclipse du réçit qui correspondait à l’éclipse du sujet comme agent de l’histoire et à celle, corrélative, de ‘événement ponctuel.

– 1/ L’histoire n’est qu’un réçit véridiqueElle est à la fois de l’art de narrer et du vraiIl n’y a pas de raison de lui refuser l’ordre de l’explication et des lois. Veyne refuse l’antinomie expliquer/comprendre, objectif/subjectif. L’histoire est une science à part entière mais dans son domaine.

– 2/ L’intrigue est la conjonction des des buts, des causes et hasards. Le spécifique n’est pas l’individuel mais ce qui est compréhensible dans les événements humains. Elle affonte le royaume du probable avec

les moyens de la conceptualisation. Son modèle n’est toutefois pas les lois mais le type idéal. L’histoire n’est pas une science, il faut abaisser sa prétention explicative générale pour accéder à son type d’intelligibilité propre qu’elle obtient par la mise en intrigue des faits.

A. Abaisser la prétension explicative de l’histoire. Expliquer c’est comprendre.

Avec quelles règles l’histoire peut-ell faire la synthèse des faits ? Un nombre indéfini d’itinéraires permet d’accéder au réel h. insaisissable et mouvant.

Le modèle aristotélicien de la division entre le supralunaire et le sublunaire est le meilleur modèle. L’historien procède par la voie du réçit qui tient compte du probable, ne s’attend pas à trouver un déterminisme strict des phénomènes.

L’explication en histoire ne se distingue donc pas de la compréhension. Expliquer, c’est faire comprendre le déroulement d’une intrigue. La scientificité de l’histoire ne relève pas d’une analyse causale : la cause n’y existe que pour l’intrigue. L’explication es causale, elle n’est pas nomologique. C’est une simple description de ce qui s’est passé et non une étude de lois capable de prédire ce qui se passera. L’histoire décrit ce qui est vrai, concret, vécu sublunaire ; la science découvre ce qui est caché, abstrait et, en droit,

formanise.

D’emblée le réçit historique est compréhensible et causal, d’emblée il explique en racontant.

On bien on explique un événement en le faisant comprendre, dit Veyne, ou bien on choisis certains aspects et on l’explique scientifiquement. On ne peut faire les deux à la fois.

L’histoire pratique la rétrodiction : quand les

documents ne founissent pas d’intrigue, elle remonte à une cause présumé, raisonnant sans garantie, par analogie avec d’autres événements, lors d’enchaînement semblables. On sait en gros à quoi s’attendre avec les gens d’un lieu ou dune époque, mai on ne peut doner de garanties absolues. La rétrodiction est la synthèse dont l’historien est capable et la méthode de l’histoire est l’expérience professionnelle de l’historien. Les leçons de l’histoire valables pour toujours.

La subjectivité de l’historien ne limite pas autrement l’objectivité de l’histoire qu’en la faisant. Il introduit dans le brouillard des faits une conceptualisation.

B. Elevation de la capacité narrative. La conceptualisation du non événementiel, le progrès de l’histoire.

Ce n’est pas par ce qu’elle est conceptualisante que

l’histoire est pour autant scientifique.

Max Weber : « l’idéaltype est un instrument d’interprétation, d’herméneutique, dans une problématique où l’histoire est conçue comme connaissance de l’individualité ».

L’idée fondamentale de la méthode idéaltype est que l’individu achevé permet seul de comprendre l’individu imparfait. Il s’agit d’un modèle vraiment idéal, concept limite nul part réalisé, pur

moyen de connaissance, un événement trop parfait qui irait jusqu’au bout de sa logique.

Si l’histoire se prêtaint à de vraies typologies (capitalisme, bourgeoisie), comme en botanique, , cela se saurait, même si l’histoire comparée invite à des rapprochements parfois saisissants. UN individu interesse l’historien en tant qu’il possède une sorte de généralité.

L’histoire n’est donc pas individualisante en ultime

analyse, chaque événement est come une espèce à lui tout seul.

L’histoire n’a pa de méthode mais une topique, des lieux communs dont la iste s’enrichie. La connaissance toujours plus précise que prenne de l’histoire les historiens et leurs lecteurs.

Le concept est en fait une pierre d’achoppement de la connaissance historique pour labonne raison que cette connaissance est avant tout descriptive. Elle n’a pas

besoin de concepts explicatifs qui le plus souvent l’oriente mal mais de mots pour dire comment étaient les choses. Car les choses changent plus vite que les mots. Un ivre d’hiqstoire est comme le terrain d’un combat entre une vérité toujours changeante et des concepts toujours anachroniques qui faut remodeler sans cesse.

D’une part l’histoire ne done pas autre chose à comprendre que des intrigues. d’autre part l’allongement du questionnaire correspond à un

progrès de la conceptualisation. Élargie à la longue durée, aux grandes structures, aux lents changements des mentalités, la compréhension de l’intrigue non seulement ne contredit pas mais appelle le progrès dans la conceptualisation.

Celle-ci reste sublunaire, elle demeure un réçit.

Conclusion : l’historien « clinicien spécultif » (G. -G. Granger). L’histoire oeuvre d’art.

L’éloignement de l’histoire moderne par rapport à la forme narrative, qui tendit à être une temps une véritable « éclipse du réçit fut la chance de l’histoire et sans doute un moteur décisif de ses progrès.

L’histoire n’est pas une esquisse de science, elle ne sera jamais scientifique (Veyne). Elle ne propose pas d’élaborer des modèles pour une manipulations des

réalités, mais de reconstruire ces réalités mêmes, nécessairement vécues comme individuelles.

L’historien veut atteinre l’individuel, mais par le regard seulement, sans jamais le toucher. C’est un clinicien spéculatif.

La tentation exthétique est une qualité inhérente à leur travail. L’histoire est une oeuvre d’art parce que , tout en étant objective, elle n’a pas de méthode et n’est pas scientifique. C’est un art de production où il ne

suffit pas de connaître, il faut aussi du talent. Ce n’est pas malgré ses efforts vers l’objectivité qu’ele est un art, mais bien par ses efforts vers l’objectivité, comme un exclellent dessin fait voir le document et ne le banalise pas.

L’histoire n’est pas une discipline ambiguë, mi littéraire, mi scientifique (Ricoeur). Le savoir historique, inéré dans l’action et dans la vie, peut procéder de la compréhension narrative sans pour autant rien perdre de son ambition sinon scientifique au sens strict, tout

au moins rigoureuse.

* * *

Troisième partie : la dialectique expliquer et comprendre en histoire

I. Sspécificité de la compréhension en histoire. Elle s’appuie sur l’élément narratif et se relance grace

à l’explication. Elle se distingue de la compréhension intropathique.

Ricoeur situe la théorie de l’histoire entre une théorie du texte et une théorie de l’action. Dans les trois théorie on retrouve l’antinomie expliquer-comprendre.

Comprendre : des motifs humains par empathie ou intropathie. Implication de la subjectivité de l’historien. Les événements passés ont un dedans et un dehors dont l’action fait l’unité. (Les

antipositivistes : R. Aron, H. Marrou, influencés par Rickert, Simmel, Dilthey, Weber).

Mais il faut introduire la médiation, le moment critique. « La difficulté pour l’épistémologie est de montrer comment l’explication s’ajoute, se superpose ou même se substitue à la compréhension immédiate ducours de l’histoire passée. » (Ricoeur)

Quand l’histoire se voit imposer un modèle épistémologique qui ne correspond pas à

sa propre pratique, l’histoire ne semble comporter que des anomalies. Les lois ne sont que des « esquises explicatives. » , l’explication n’a ps de valeur prédictive.

La compréhension en histoire est en son fond narrative, comme devant un texte ou dans l’action : « suivre une histoire, c’est comprendre une succession d’actions, de pensées, de sentiments présentant à la fois une certaine direction mais aussi

des surprises (coïncidences, reconnaissances, révélations, etc.).

Le lecteur s’interesse à l’histoire non pour y trouver des lois sous-jacentes, mais pour la tournure prise par une histoire singulière, non comme indiviualité brute mais comme typique ou spécifique.

La théorie intropathique ou empathique néglige entièrement, dit Ricoeur, la spécificité de l’élément narratif, aussi bien dans l’histoire

rcontée que dans l’histoire suivie. c’est pourquoi une théorie qui appuie la compréhension sur l’élément narratif permet mieux de rendre compte du passage de la compréhension à l’explication. « Alors que l’explication paraissait faire violence à la compréhension, entendue comme saisie immédiate des intentions d’autrui, elle vient naturellement prolonger la compréhension, entendue comme mise en oeuvre de la compétence à suivre le récit. » (Ricoeur).

L’explication permet de mieux suivre l’histoire,

relance la compréhension.

« L’ntentionnalité de l’historien ne vise pas à placer un cas sous une loi, mais à interpoler une loi dans un réçit, afin de relancer la compréhension. »

II. Il n’y a pas de dualité de méthodes, explicative et compréhensive, mai dialectique : enveloppement de l’explication par la comréhension, développement analytique de la

compréhension par l’explication.

Seule l’explicaion peut ête dite méthodique. La compréhension accompagne, clôture et ainsi enveloppe l’explication. En retour, l’explicatin développe analytiquement la compréhension.

III. Continuité et discontinuité entre sciences de l’homme et sciences de la nature.

Le rapport de l’un à l’autre n’est ni dualité ni monisme.

– il y a continuité entre toutes les siences en tant que les procédures explicatives des sciences sont homogènes à celles des sciences de la nature.

– Mais il y a discontinuité entre scences humaines et de la nature, en tant que la compréhension apporte une composante spécifique – sous la forme soit de la compréhension des signes dans la théorie des textes,

soit de la compréhension des intentions et des motifs dans la théorie de l’action, soit de la compétence à suivre u récit dans la théorie de l’histoire. La discontinuité entre les deux région du savoir est en ce sens incommensurable.

IV. Implications philosophiques de la dialectique expliquer-comprendre.

Cela renvoie à une ontologie herméneutique. Le

comprendre sembl témoigner d’une appartennance de l’homme à un être qui précèderait toute opposition d’un objet à un sujet (Husserl, Heidegger).

Idée d’un être sous-tendant le temps et l’action. Car la dimension de l’histoire est résolument sociétale. Elle sisit les actions et pensées des hommes dans le contexte de leur environnement social.

Notre appartenance à l’ensemble de ce qui est, sous-jacente a comprendre, pose des questions

qui ne sont pas d’ordre scientifique.

Glossaire

Termes relatifs à la notion d’historicité et problématique de la modernité chez Heidegger.

Avenir

Chez H., l’une des trois ekstases composant la temporallité du Dasein. C’est le déploiement en trois direction d’une même ouverture? « Passé, présent et futur sont des modalités co-originaires de l’existence.

L’homme introduit lui-même la dynamique d’une projection consciente;

il y a un primat de l’avanir sur les autres modalités du

temps car le Dasein est aussi un être-pour-la-mort. L’avenir est radicalisé comme futurition mortelle.

En affirmant la finitude du temps originel, H. s’oppose à l’infinité du temps de la nature dans la méaphysique.

Idée de l’avenir pensable comme avènement : destin. Comme anticipation de la mort. L’authenticité consiste ici à exister dans le régime du kairos, de la décision en vue du sens, et non du chronos, totalité du temps donné, pragmatique, empirique.

L’historialité n’est pas l’attente d’un événement futur, mais l’éveil à l’imminence d’une venue.

L’existence résolue est la fidélité de l’exigence envers le soi-même propre.

Avènement (Ereignis)

1. Le terme désigne l’événement de l’être. L’appropriation du Temps et de l’Etre, la venue de chacun à son propre par l’autre.

Il exprime son être essentiel, il sied. Conjonction essentielle de l’homme et de l’Être, unis par une appartenance mutuelle propre.

2. S’agissant de comprendre l’Etre à partir du Temps, il affirme la finitude de l’Etre et le caractère radicale. Le rapport diu Dasein au temps estr ek-statiques et

celui des autres étant pour qui le temps est un simple horison, rien de plus.

Amener au propre en rendant visible, tel est le sens de ereignen à partir de son étymologie er-äugeln. Amener quelque schose à être ce qu’elle est. La pensée de l’Être doit approfondir le cela pour parvenir à comprendre l’Être comme Présence et le Temps comme ouverture.

Mais c’est une dépropriation de soi, un retrait abyssal.

Reconnaissance du proprez dans l’éclair fulgurant du don d’un voir, un rendre visible.

Comprendre

L’herméneutique est une dimension interne de la facticité, partie prenante de la vigilance nécessaire à l’éveil du Dasein à soi.

Déconstruction

1. de la Métaphysique. Car toutes les philosophies ont été l’expression de l’oubli de l’être, de sa diférence abvec un étant. Il faut renoncer à l’idée de vérité éternelle et asolu. Il n’y a pas de philosophie sans point de vue.

Ce point de vue est l’historialité de l’ÊtreIl ne faut pas détruire mis dépasser la métaphysique, puis renoncer à ce dépassement lui-même.

La destruction est le pôle négatif de la sortie hors de l’oubli de l’être.

Dif-férer dans l’espace et le temps, c’est penser que le ens n’est nullement tranqsparent à son affleurement dans des signes. Tributaire de sa trace, le sens ne peut prétendre à la présence.

Il faut désédimenter tous les grands concepts et clivages binaires qui contituent l’ensemble de

l’héritage métaphysique occidental. Décxonstruites, les grandes dualités philosophiques (sujet-objet, intériorité-extériorité, signifiant-signifié) laissent voir une connivence interne qui oriente le philosophe vers le pultiple et l’altérité plutôt que vers l’unité.

La déconstruction construit en invitant à un nouveau type d’écriture et de lecture des textes.

Dévoilement

L’Etre se voile pour venir au jour, se donne à oublier au profit des étants dans lesquelqs activement il se dissimule.

vérité = dévoilement de l’être et non plus adéquation de l’esprit avec la chose. primat e l’Être sur la pensée. Le Dasein est l’ « Être pour qui il est dans son être question de son être ».

Être

Source mystérieuse de la présence des étants. Comment comprendre leurs fdifférence ?

L’homme se définit par son souci ou sa vigilance de l’Etre. L’homme st le berger de l’Etre. ëtre appelé par l’Etre lui même à la sauvegarde de sa vérité. (Lettre sur l’humanisme).

Mais l’homme est aussi le voisin de l’Être, ce qu’il a à s’appropier comme son essence même. l’Etre est le destin de cet étant particulier qu’est l’homme.

Parménide : il est en effet être. Cette parole cache le mystère de toute pensée.

L’ek-sistence de l’homme provient de ce qu’il habite à proximité de l’Etre, est le voisin de l’Etre. Son ouverture à la vérité e l’Etre c’est d’apprendre à

exister dans ce qui n’a pas de nom.

Le voilement de l’être n’est pas le contraire de la vérité mais son essence même. Le mouvement de la vérité s’effectue dans un clair-obscur constitutif de la vérité même et de l’Etre qui s’y révéle. = alèthéia.

L’histoire même de l’Etre, immanente aux plis de son histoire, est antérieure aux propositions, aux jugements.

Etre-au-monde (Etre-dans-le-monde)

Le dasein est un étant au sein du monde.

Pour Heidegger, , la transcendance des choses du monde n’est pas uniquement et primitivement dans l’ordre du seul perçu. Les choses du monde comme ustensiles e la pratique humaine n’ont rien d’un bric à brac utilitaire contingent : elles paraissent dans un

horirzon de monde.

La notion de naissance que nous employons pour la naissance dit parfaitement cette nuance e déploiement inaugural dans l’étant qui rassemble et relie. « L’enfant qui vient au monde n’y entre pas comme dans un contenant, c’est le monde lui-même qui apparaît. »

C’est un caractère du Dasein lui-même. Le dasein n’est pas dans l’espace, il se spatialise, car il est soucii pour se retrouver là dans un monde avec lequel il entretient

un rapport d’utilité. La spatialité n’est pas subjective et a priori, mais inhérente à l’être au monde.

« L’habiter qui est l’essence de l’être au monde est l’habiter dans la maison de l’Etre. »

Cette relation suppose une connivence, une familiarité en quelque sorte native avec le monde non thématisable, toute différente d’une perception lquelle implique une distance et non un engagement. L’être au monde va bvers le monde, il

est comme hors de soi et chez soi dans le monde.

Etre-pour-la-mort

L’ouverture selon laquelle la Dasein existe en tant qu’être jeté vers a fin

Mourir veut dire : être capable de la mort en tant que la mort. L’homme meurt, l’animal périt. Il la fuit dans le On quotidien. Mais s’il prend conscience de la mort,

il entre dans l’existence authentique.

Etre-avec-autrui

L’existence du Dasein est co-existence. Les autres sont bien plutôt ceux dont le plus souvent l’on ne se distngue pas soi-même, parmi lesquels l’on st soi-même aussi.

Existential

Ce qui concerne l’existence du Dasein. Les existentiaux sont les modalités d’être du Dasein. Leur analyse révèlr ce que signifie le fait d’être pour un être humain

Se distingue de catégorial (anthropologie, psychologie, biologie…) qui ignorent la distinction entre être et étant.

Primauté du rapport de l’Etre à l’homme sur le rapport inverse.

La compréhension que le Dasein a de lui même est existetielle mais l’analyse existantiale du philosophe se situe à un autre niveau.

Le Dasein n’est pas la « réalité humaine » (Sartre) mais le là de l’Être.

L’existence de l’homme a un caractère extatique et

signigie bien plus que le fait d’exister. Dasein est un autre domaine que celui de la conscience.

Fin de la philosophie

Etre comme fini et historial. Fin de la métaphysique, cette errance de la pensée qui est errance même de l’Etre. Deux formes :

– La métaphysique occidentale : l’Etre confondu avec

Dieu, un étant-chose.

– La Technique, expression de la raison et de la conceptoion de l’homme comme subjectum. La philosphie est maintenant la Science.

Fin = achèvement et acomplissement. Aujourd’ui la phislosophie est dominée par l’étant. Décomposition de ses disciplines en siences indépendantes. Cette mise en demeyure provocante exige une pensée autre. Il ne s’agit plus de fuir devant le chemin de la tecnique mais e aire un pas en arière.

Il faut distinguer fin de la pensée et fin de la philosophie. La fin de la philosophgie traditionnelle est la chance de la pensée, sa chance de retrouver son sens comme mditation pensive de l’Etre.

Cinq époqus, cinq modes d’éclaircie/retrait de l’Etre au sein de l’étant : grec, chrétien, moderne (cartésien-kantien-hégelien), planétaire

(régne e la Technique), hespérial, moment du crépuscule originel, le tournant décisif où les hommes se tiennent aujourd’hui.

Historicité

Caractère propre à l’exisence humaine en tant que son rapport propre à la temporallité. De la conscience de l’istoricité, il y a le poids des héritages et le sens de l’engagement.

Chez Husserl, l’historicité de la subjectivité est un a priori, un trait universel de l’existence humaine : une vie personnelle se déroule dans un monde où d’autres vies personnelles se déroulent, confrontées à des traditions, des changements, des évolutions, à leur vivre -ensemble.

Les événements historiques supposent toujours une existence subjective pour les appréhender.

Il y a des niveausx d’historicité :

– la Tadition : le monde ambiant.

– La culture européenne et la philosophie pré-phénoménologique.

– la mutation de la philodsophie en phénoménologie.

La conception de l’historicité relance la question du primat de l’égo transcendantal comme identité d’un moi.

Heidegger voulait relier l’historicité de l’homme à celle de l’Etre.

Historial

Appartennance du Dasein à une Histoire de l’humanité qui a un caractère ontologique et non empirique qui est histoire de l’Etre.

Le mouvement par lequel l’Etre advient dans l’Extériorité. Chaque époque de l’histoire a sa nécessiyté à elle, non dialectique, non déductible à partir des précédentes, mais historiale ou destinale, un visage de l’Etre.

Historialité

Peut désigner l’historicité. Mais aussi l’horizon du temps de l’Etre en tant qu’il comporte des époques qui sont

celles de son errance.

La remémoration onto-historiale des époques de l’Etre est la pensée même de l’achevement réciproque de l’Etre et du Temps, de l’homme et de l’Etre.

C’est une mémorisation intériorisante.

Appartenance historiale de l’Etre à l’histoire du monde. Le caractère temporal désigne une structure existentiale. Il est finement distinct du

temporel ouù sont les étants.

Le Dasein n’est pas dans le temps comme n’importe quel étant, mais le temps se temporalise en lui. Le Dasein existe historialement avant d’exister historiquement.

La science historique authentique se temporalise à partir de l’avenir.

Nouveauté

Une rupture non dialectisable à partir de la finitude de l’Etre. Maintenant, l’homme investit sa place au milieu de l’étant en tant que formellement reconnu par lui comme terrain favorable au déploiement possible de l’humanité.

Cette époque est celle des Temps Nouveaux. Etre nouveau : voilà qui appartient au Monde devennu

Image conçue.

Phénoménologie

Une méthode d’accès aux phénomènes. Une description du réel tel qu’il apparaît à la conscience. Le phénomène est processus temporel orienté.

La philosophie phénoménologique de Husserl. Appréhender des essences à travers des

événements sans pour autant saisir la signification transcendantale de ces essences corrélativement à un ego transcendantal.

Le transcendantal responsable de la constitution de l’expérience est obtenu par l’epoché. Faire retour aux choses mêmes et retrouver le sens originaire de l’expérience en deçà des savoirs constitués.

La phénoménologie porte sur des vécus, les essences immanentes à la conscience.

En terminer avec le clivage réaliste ou idéaliste du dedans/dehors.

Quadriparti (Le)

La figure mythique archaïque qui commanderait les choses du monde et sauvegardrait la simplicité de leur être. La manière dont l’homme habite le monde et

affronte le destin d’errance propre à l’Etre.

Esthétisme en tant que combat entre Ciel et Terre, et d’ajointement entre les Dieux et les Hommes. Il faut commener à le penser, le méditer poétiquement. Incapacité our l’home moderne d’habiter son monde, de le laisser être et de le penser sans l’arraisonner, sans se livrer à la fuite en avant du raport de maîtrise.

L’obscurcissement du monde (le Ciel), la fuite es

dieusx (divins), la destruction de la terre (Terre), la grégarisation de l’homme et la domination du médiocre (Mortels).

L’Etre est devennu une simple objectivité pour la science et aujourd’hui un simple fond de réserve pour la domination technique du monde.

La croix écartèle l’Etre comme les quatre parties d’un blason. H. a reconnu l parenté de son chiasme avec celui de Platon, mais celui ci manque un

rassemblement par le centre.

Cette approche concertée du monde – la libération de la Terre, l’acceuil du Ciel, l’attente des Divins, l’action des Mortels – fait de l’habitation commune des hommes un apprentissage de la proximité, cad de l’Etre.

Derrida radicalise l’idée de H. de dissimulation de l’Etre dans l’étant : la différance est similucre de présence. Mais la présence s’invente en elle : la trace est

l’origine absolue du sens général.

Souci

La préoccupation ontologiqur propre au Dasein, la seule manière de l’homme d’être-soi.

Le souci est l’essentiel ouverture de l’être de l’homme, de l’étant qui se définit par l’existence, le fait d’ête hors de soi, d’avoir une structure extatique, dynamique,

toujours déjà jeté-là et projeté au devant de soi.

Se rendre attentif à la voix de l’Etre est la seule chose qui compte pour un homme. Fuir ce souci fondamental, c’est la pente de la facilité, la pente essentiel de l’homme : inauthenticité, perte dans le On, oubli de l’Etre, decghéance, errance. Le sens du souci est la temporallité.

Accepter l’habiter le monde sans laisser le vide de la liberté subjective en proie à l’invasion des seuls étants.

Temporallité

Temporel évoque un temps donné, empirique, passivement reçu. Temporal dit la dynamique d’une projection consciente, ontologique.

Tournant

Le Dasein doit être pensé à partir de la vérité de l’Etre en tant que tel. L’Etre ne reste pas posé par le sujet humain.

Le Dasein est la Lichtung pour la présence même en tant que telle et ne l’est en même temps pa du tout, dans la mesure ouù c’est d’abord la Lichtung qui est Dasein, cad qui l’avère cet être là qu’il est.

La phénoménologie fait place à une ontologie

fondamentale. Le tournant de la pensée de H. est compris par lui comme tournant dans l’histoire de l’Etre, lequel n’est plus considéré comme fondement de l’étant, mais comme déploiement d’une éclaircie sur le fond d’un retraiyt abyssal…

L’Etre est historial en lui-même.

La vérité est l »‘enjeu désormais d’une relation Etre-Temps et à son histoire finie, faite d’époques, reliant les Mortels à une Terre. La philosophie peut

finir pour laisser place à la pensée

Un renversement du rapport de l’homme à l’Etre au rapport de l’Etre à l’Homme.

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