Publié par : gperra | 5 mars 2012

Devoir sur l’Histoire

L’histoire

Devoir sur l’Histoire

 

 

 

 

Objecticvité et subjectivité en histoire

 

Introduction

 

Scientificité = objectif. Popper : l’objectivité est la démarcation entre les sciences et la métaphysique. Testabilité, capacité à être empiriquement réfutée. Pas pareil que la vérité.

Mais l’H. ne peut rien réfuter empiriquement. Les

explications du passé sont conjecturales par nature.

Et pourtant on demande à l’historien d’être objectif, impartial, neutre, de ne pas nous présenter sa propre interprétation des choses.

Georg Simmel : pb de la polysémie d’objectivité. Il ne s’agit pas de reproduire littéralement la réalité, son objet d’étude. « On peut établir entre la réalité et son interprétation de multiples relations fonctionnelles. »

(Les pbs de la philosophie de l’H.).

L’objectivité en H. ne saurait se passer du facteur subjectif. Alors faut-il distinguer des principes épistémologiques différents pour les sciences de l’esprit et celles de la nature ?

Mais l’objet de l’H. n’est pas l’enrengistrement des faits épars mais l’individuel humain qui ne peut « être saisi de manière logique, mais seulement psychologique ».

Complexe sujectivité qui reste celle d’un homme tout en étant celle d’un savant. « Le problème est de critiquer et de structurer ces éléments (subjectifs) à partir des principes méthodologiques et empiriques appropriés ».

I. Le mythe de l’impartialité. Confondre l’objectivité de l’histoire avec la déontologie

de l’historien : avatar du psychologisme.

1. Un anti-modèle : le psychologisme, confusion du subjectif et de l’objectif.

Objectvité de l’H. = Scientificité de l’H.

Popper : « Si l’obectivité était fondée sur l’impartialité ou l’objectivité du savant, nous devrions en faire notre deuil. » (La société ouverte II)

Kant : est objectif une connaissance scientifique en tant qu’elle devrait ouvoir être justifiée indépendamment du caprice de quicquonque.

Le scientisme dit que l’H. ne peut ête objetive car l’historien étant un homme expliquant des hommes, cela lui brouillerait par principe la vue.

Mais une pure déontologie e l’historien est incapable de

rompre avec le psychologisme. « Comme toutt psychologisme, le volontarisme ne peut garantiraucune espèce d’objectivité puisqu’il tire sa force (ou sa faiblesse) des ressources d’un esprit lié au domaine obscur des passions humaines. » (A. Boyer, Introduction à la lecture de Karl Popper).

2. L’objectivité selon Popper : corrélat de l’intersubjectivité des tests empiriques d’une théorie.

Le critère empiririque de la falsifiabilité est intersubjectif.

« La possibilité de communiquer sa coyance et de la trouver valable pour la raison de tout homme, car elle reposera sur un principe commun, l’objet, avec lequel tous les sujets s’accorderons de manière à prouver la vérité du jugement. » (Kant Critique de la raison pure)

Toute théorie scientifique selon Popper doit prendre des risques, cad s’exposer aux réponses négatives de l’expérience. D’une hypothèse on déduit des conséquences testables dont la comparaison avec l’expérience permettra de juger en retour la théorie. La théorie est réfutée si on accete la vérité d’un seul énoncé contraire à l’une des conséquences déduites de la théorie. Mais la théorie n’est pas vérifiée par un énoncé expérimental.

Non seulement un énonc doit être testé, mais il doit résister à des tests nombreux et difficiles. Il est impossible d’être assez sévère avec ses propres hypothèses. L’homme de science renonce aux certitudes individuelles – et à la valeur de la certitude ) et accepte que ses propres conjectures soient publiquement débattues e combattues dans les intitutions de la communauté scientifiques.

Avec le positivisme, l’histoire sientifique naissante entendait rompre avec une histoire littéraire, réthorique et incertaine. A ceci près qu’on expérimente pas en histoire…

II. La distinction entre compréhension et explication. La question de l’autonomie de l’histoire.

1. L’empathie de l’historien analysée par G.

Simmel

Simmel donne à la notion d’empathie un rôle clé dans l’activité de l’historien : retrouver les motivations des acteurs, sentir leur pesonnalité, comprendre leurs traits de caractère, se glisser dans un système de force d’une complexité extrême, la reproduire en lui-même. »

Ils s’agit de retrouver la signification universelle de ces événement et de la faire partager.

Pour comprendre un homme politique historique, il use d’une psychologie de convention, abstraite, dérivée de l’idée de politique.

Ce qui compte pour lui, ce n’est pas l’expérience vécue de tel ou el sujet mais le contenu d cette expérience.

Toutefois nous disposons de la faculté de reconstituer l’unité de notre expérience vécue come une totalité hétérogène et continue, capacité de

reprendre l’instant présent une activité que j’ai interrompue comme celle d’une même personne, moi-même.L’histoire se fonderait ainsi sur une commune subjectivité dont l’unité « a son point de départ dans le moi, tire ses accents du moi et prend son sens dans le moi. »

Notion de personne, de totalité individuelle. L’empathie est une capacité de conférer une universalité à ce qui est purement individuel et singulier. »

Mais il y a des limites à cette empathie car certaines expériences subjectives et intérieures sont très éloignées des nôtres.

Notre capacité de compréhension, même si elle n’est pas illimitée, s’étend bien au delà de la fontières où nous cessons de coïncider avec les acteurs historiques. « Tout se passe comme si nous utilisions pour comprendre autrui des modèles sujectifs en quelque sorte latents, parralèles à notre propre moi, et différents

de lui. »

Comment donner un statut scienifique à l’empathie, si opposée à une objectivité neutre, idéal de la rationalité ?

2. La compréhension au sens de Dilthey. La première problématique anti-psitiviste visant à reconnaître la spécificité des sciences humaines et de l’historicité.

Ce n’est pas s’engager vers une sorte d’irraionnalisme, un arrêt devant l’individuel et le singulier que de refuser à lhistoire la scienificité des sciences de la nature.

La méthodologie de la compréhension des Sciences de l’Esprit. L’hisoriisme affirmait le caractère non répétable et non réductible à des lois des événements et des processus. On pouvait seulement les comprendre au sens d’identifier un sens…

Les théories de la compréhension ont cherché les éléments permettant de fonder la possibilité de dégager les condition d’une approche scientifique propre aux sciences de l’Esprit en général, toutes individualisantes. L’élément de la subjectivité préset dans les domaines où intervient l’esprit est irréductible :

– L’homme se caractérise parce qu’il a la capacité de réer un monde culturel significatif, transcendant au monde réel donné, et à être modifié par lui.

– L’explication d’un événement physique se fait en termes de conditions causales antécédentes. Or les hommes agissent intentionnellement. Le caractre significatif du comportement, son caractère humain, ne peut entrer dans les catégories scientistes.

L’historien est interessé à faire revivre des événements dans leur singularité irrépétable, des événements singuliers

inexplicaples par subsombtion sous des lois. Et la complexité irrédutible des év. h. rend improbable l’énonciation de lois. Et l’év. h. étant passé, il n’est pas observable comme un év. présent.

Immergeant dans les poussières des archives, un historien devient un homme entendant la parole d’autres hommes, éveillant des présences singulières humaines.

3. Critique de la compréhension par Paul Veyne : elle n’est pas un instrument de découverte ni un critère de vérité, elle permet de reconstituer les intentions et les fins des hommes, mais nous ne savons pas quelles fins.

A. Nous ne comprenons l’homme qu’après coup.

Pour Paul Veyne, l’opposition entre cmpréhension et explication est une des plus mémorables impasses de

l’histoire des sciences.

1 / de l’anthropocentrisme ;

2/ bien que nous nous flattions de comprendre l’homme par une idée innée, comme nous le faisons pour les sciences de la nature, nous ne le comprennons qu’après coup. Malraux : connaître les hommes est de ne pas être surpris par eu après l’événement.

B. L’introspection n’est pas la bonne méthode pour écrire l’histoire : la compréhension empathique n’est qu’un déguisement du bon sens ou de la croyance en un prétendu homme éternel.

La méthose de compréhension diltheyenne n’es que le masque de la psychologie vulgaire ou de nos préjugés.

L’iconographie s’emploie à déchiffrer le sens des gestes

et l’expression des émotions dans une civilisation donnée, tant est limitée notre compréhension innée d’autrui.

La compréhension est une illusion rétrospective.

Si nous puvionss entrer dans la pensée d’un Carthaginois qui sacrifie son premier-né aux dieux, nous y trouverions seulement un sentiment intense et monotone d’horreur sacrée. Seule la moindre partie de sa conscience est en oeuvre,

sous dorme de « ça se fait » ou « comment faire autrement ».

Presonne ne pensait vraiment les rites : Il n’est pas du tout certain que le plus primitif des primitifs ait jamais proprement cru que les morts mangeaient et vivaient sous terre.

« Notre conscience n’est pas le témoin fidèle de nos fins » Ce qu’on prend pour de la routine n’est souvent pas plus opaque et inintentionnel que la

décision transparente et le projet licite.

C. La conscience n’est pas à la racine de l’action. Nous savons que les hommes ont des fins mais nous ne savons pas lesquelles. « Notre conscience n’est pas le témoin fidèle de nos fins » et « l’ordre de l’action est irréductible à celui de la connaissance ».

La vertu de la méthode de compréhension sera seulmt de nous montrer le bais sious lequel toute conduire

nous paraîtra explicable et banale.

Comprendre c’est , ou bien expliquer une action à partir de ce qu’on sait des valeurs d’autrui, ou bien se renseigner sur les fins d’autrui

Mais ces fins, nous ne pouvons deviner lesquelles, et si nous l’ignorons, l’intriospection ne nous les donnera jamais.

On ne peut écrire l’histoire si on ne porte pas de

jugement de valeur. Sinon il lui serait interdit de parler de moralité, de religion, d’aryt, de civilisation, lorsqu’il interprêterait la pensée des peuples ou de tribus auxquelles ces notions sont inconnues. (Léo Strauss, Droit Naturel et Histoire).

Ex. : Le copain de Sénèque qui élevait des Murènes pour leur jeter des petits esclaves. Il ne le condamne pas en justice mais l’appel à la clémence… Les valeurs étaient différentes, quoique semblables.

Pour savoir la vraie opinion des gens, il faut plutôt prendre garde à ce qu’ils pratiques qu’à ce qu’ils disent, à cause qu’ils l’ignorent eux mêmes. Les fins ne sont ni conscientes ni observables à l’état pur. (Veyne).

« Les passions historiques n’aparaissent jamais qu’à l’état sauvage, (…). On ne peut en dire le pourquoi, en ce sens qu’ion ne peut les ramener à une structure anthropologique, retrouver en elles un certain

nombre de fins permanentes de l’homme (…). » Veyne

L’histoire apparaît comme une succession de caprices datés.

4. La notion de « bonne subjectivité », liée au métier d’historien.

Il faut donc resituer la psychologie dans le métier.

Les vérités que délivrent les sciences de la nature sont d’ordre expérimental : l’observation et l’expérience permettent de rattacher les faits les uns aux autres par des relations immédiates. Établissement des lois. « La science s’applique à connaître la réalité en associant utilité et vérité. » B. Valade.

La recherche d’objectivité en histoire s’est accompagnée d’une remise en question du rôle de la subjectivité de l’historien dans son élaboration.

Ricoeur ;: cette subjectivité est une entreprise raisonnée d’analyse. « Il n’y a pas non plus de physique sans physiciens, cad sans les essais et les erreurs, des tâtonnements, des abandons, des trouvailles singulières… »

Le métier d’historien éduque la subjectivité de l’historien.

L’entreprise de vérité diésintéresée provient des sujets, contre le soupçon psychologiste.

Hegel, La Raison dans l’histoire, s’il n’y a pas de grands hommes pour son valet de chambre, c’est pq le valet de chambre ignore ce qui est grand.

III. La conception néo-positiviste de l’objectivité de l’histoire. La thèse nomologique de Carl Hempel.

Chercher les conditions de l’explication historique a

conduit à réfléchir sue les prétendues « lois de l’histoire » et sur le type de rationalité conféré aux agents ‘(les hs qui font l’H.).

Chez Carl Hempel, définit l’objectivité de l’histoire par l’existence de véritables lois censées lui condférer sa scientificité.

Deux thèses :

Hempel : la thèse nomologique-déductive, cad

positivistes, non autonomie de l’H. / aux autres sciences humaines.

Collingwood et W. Dray : es idéalistes, thèse autonomiste, spécificité épistémologique de l’H.

Popper, n’accepte qu’une unité méthodologique et non ontologique entre les sciences. Admet un positivisme et un assimilationnisme jusqu’à un certain point mais refuse d’exclure de la démarche scientiqfiquela philosophie et les engagements métaphysiques

subjectifs du chercheur.

1. La non-scientificité de l’histoire selon G.-G. Granger.

L’H. est une sciene spéculative. L’analyse scientifique des significations vécues est une impossibilité transcendantale.

« Une science de l’individuel est impossible. » (Pensé

formelle et science de l’homme).

La scientificité est définit comme projet d’élaboration de modèles permettant une manipulation de réalités

Il n’y a de science que du général. La formalisation est condition nécesaire. La pratique opératoire comme véification de la pertinence des modèles. Ce point 3 est le plus litigieux.

Le fait humain ne relève pas de la science mais

constitue d’une part la przatique de la vie, d’autre part la tâche du philosophe. (Granger). En fixant pour tâche à la seule philosophie l’approche des significations, Granger semble accepter la condamnation positiviste de la métaphysique spéculative. (A. Boyer).

Le rapport de l’histoire avec l’individuel ne saurait être que spéculatif. L’histoire constitue un savoir technique visant, non à modifier le monde, mais à nous édifier un passé. Loin d’être une objectivation du passé, c’est une

idéologie.

Cristique de la thèse de Granger.

Cette condamnation de la scientificité de l’histoire donne beaucoup trop d’imortance à la formalisation et l’expérimentation.

Ainsi l’astronomie ne produit pas de modèles efficaces visant à dominer une pratique, mais n’en est pas moins

une science.

La question propre à l’histoire, où l’exérimentation est impossible puisque le temps est irréversible, est de savoir s’il existe un équivalent d’hypothèses contrôlables, et s’ils faut systématiquement rejeter come idéologiques ou métaphysiques celles qui ne le sont pas.

La science en général ne peut se passer d’énoncés

spéculatifs.

Selon Popper, la science elle-même :

1/ La manipulation des phénomènes n’est pas un critère nécessaire de scientificité. Expérimenter, c’est « torturer » la narture (Bacon). Or on ne peut faire d’expérimentation en géologie, archéologie, paléontologie… En toutes science, on doit poser des questions de telle manière que l’observation puisse y répondre au

mieux.

2/ Certaines pratiques magiques costruisent des modèles très efficaces pour la manipulation des phénomènes humains.

3/ L’efficacité technique n’est pas suffsante à assurer la contrôlabilité empirique (testabilité). Une théorie fausse peut avoir des conséquences vraies et donc permettre d’agir.

Spéculatif signifie dons : « renvoyant à des hypothèses non-testables, provisoirement ou à jamais (pour des raisons empiriques ou logiques).

Comme toute science, l’histoire comme discours est pluys ou moins engagée à produire des énoncés spéculatifs. Cela ne veut pas dire qu’elle soit une métaphysique ou un art.

Popper : « il n’est pas question de s’abstenir de

prononcer aucun énoncé qui ne soit pas testable, mais d’énoncer ses thèses de telle manière qu’elles soient clairement exprimées commetentative de solutions de problèmes ; qu’elles soient cohérentes et non circulaires ; qu’il soit possible de les critiquer en montrant par exemple qu’elles ne résolvent le problème qu’en le posant en d’autres termes ou que certain,s aspects du problème ne sont pas résolus… »

« La testabilité est un réquisit idéal, mais l’attitude à adopter devant des hyothèses non testables est d’essayer d’en

imaginer des conséquences logiques imprévues qui puissent servir de test. »

2. La science n’étudie pas des objets mais des problèmes.

Étudier des objets etconstituer des disciplines génériques en fonction d’eux est une survivance de l’aristotélisme.

Le réel est ce qui résiste à nos tentatives de solution.

3. La thèse « nomologique-déductive » de Carl Hempel : l’histoire, comme les autres sciences, explique au moyen de lois. Elle atteint des esquisses d’explication.

En toute science, expliquer est subsumer sous des lois. La compréhension subjective n’est qu’heuristique.

Selon le modèle de Hempel, un événement historique est expliqué lorsqu’il est subsumé sous une loi générale ou englobante.

L’objectivité en histoire ne dépasse pas des explications conjoncturales.

Il n’y a pas une logique propre à l’histoirequi obéirait à d’autres règles ue celles de la logique classique et toute explication doit pouvoir être explicitée : on doit

pouvoir repérer en histoire les généralisation abusives, les présupositions cachées, les chaînons manquants, dévoiler les explications triviales restées non critiquées.

En toute science il s’agit de considérer l’énoncé décrivant le phénomène comme devant être déduit d’un ensemble de prémisses explicatives.

Les indiscrétions de la subjectivité du chercheur se reconnaîtront sous le masque de l’appareil logique mal fondé.

« L’historiographie n’étant pas formalisée, il convient d’être d’autant plus attentif aux enchaînements qu’il est toujours possible de faire passer un énoncé affirmant l’occurence d’un événement pour une prédiction , et donc pour la confirmation d’une théorie, alors même que les deux énoncés sont en fait indépendant. »

Ainsi l’histoire pourrait prétendre à une objectivité

quasi-égale, compte tenu de ses difficultés propres, à celles des sciences naturelles.

L’historien doit se soumettre à ce va-et-vient incessant entre les théories et les preuves empiriques.

Selon le modèle nomolgique-déductif : l’histoire ne doit pas se passer de toute théorie pour être objective. Elle atteint des esquisses d’explications.

La scientificité de l’histoire réside dans la structure logique de l’explication et celle-ci n’exige pas qu’on se passe de théories.

C’est la logique qui garantit l’objectivité de l’historien et le problème de l’objectivité ne se pose pas plus en histire qu’en physique. Exclusion des énoncés qui ne sont ni vérifiables ni analytiques, en particulier des énoncés sur les valeurs.

Mais quelles sont les lois de l’historien ?

Pour Hempel et Popper, ces lois sont triviales : ils s’agit de constantes relevant de la psychologie individuelle ou sociale.

Même si une explication complète en termes de lois est impossible en histoire, on ne doit pas renoncer ç rechercher des généralités sur lesquelles nous fondons nos explications, et d’essayer de les

formuler avec précision. L’intérêt du mdèle est de pousser à rejeter les pseudo-explications par analogies non fondées empiriquement.

Les historiens proposent plutôt des esquisses d’explications, une indication plus ou moins vague des lois et conditions initialesconsidérées comme pertinentes.

Une faible précision d’une théorie fait baisser son degré de testabilité, cad. son contenu informatif ou

empirique.

Il y auait donc une démarcation entre entre une pseudo explication sans aucune valeur scientifique et une esquisse d’explication scientifiquement acceptable. Les premières ne donnent aucune indication qui permettent de les tester, ce sont des métaphysiques de l’histoire (ex : marxisme).

Popper : « rendre au passé l’incertitude de l’avenir ». Il replace observable par testable (réfutable par

l’expérience) = epiririque, et modifie ainsi l’approche positiviste.

A la différence du romancier, l’historien se doit d’alerter son lecteur sur les différentes bases empiriques de ses hypothèses, et de signaler au besoin ses conjectures incontrôlables.

IV. Critique du modele nomologique d’objectivité. Le « modèle rationnel » de William Dray.

Reconnaissance du rôle de la subjectivité en histoire par l’individualisme méthodologique.

Critique du modèle de Hempel par la notion e schémas décisionnels des agents.

Il existe des entité sociales qui constitue le milieu, à l’intérieur de laquelle les individus – et eux seuls – prennent des décisions, acceptent ou non des situations, résolvent des problèmes sous certaines contraintes.

1. La scientificité de l’histoire, même renforcée par la rigueur déductive, n’est pas du type de celle de la physique. Ses procédures d’objectivité ne font pas abstraction de la subjectivité, ni dans l’objet, ni dans le sujet qui fait la science.

William Dray Laws and explanation in History. Éla bore u modèle rationnel qui tient compte du caractère subjectif raisonnable des actes des agents

historiques.

Selon dray, les lois de Hempel sont soit trop vagues, soit trop précises et fausses. Ni nécessaires à l’explication historique, ni nécessaire pour la fonder, les lois englobantes sont artificielles et inutiles à l’historien, soit prce que trop générales, soit parce qu’inaptes à s’appliquer à d’autres cas que celui dont il s’agit d’expliquer la sinularité.

L’intelligence de la situation est rendue lorsque

l’historien rend compte du caractère raisonnable de l’action en question, eu égard aux croyances et aux intentions de l’agent ; son action peut alors être expliquée comme ayant été appropriée.

Expliquer en histoire se ramène essentiellement à comprendre les raisons des actes et à en réciter l’enchaînement narratif, lequel est impossible à déduire et à prédire.

Toute action humaine possède un aspect-pensée, un aspet de sujectivité rationnelle.

La nuit des passions, l’obscurité affective, ne fait pas tomber les actes des hommes en dehors du champ de l’intelligible : elles sont une expression d’un refus, plus ou moins conscient de la rationalité, un choix en faveur de la violence et du mal.

2. Nuances de Popper au modèle nomologique : il y a une spécificité de l’objectivité historique.

Le refus des philosophies de l’histoire monistes, voire déterministes, ne doit pas conduire àrefuser toute intelligibilité à la science historique.

Ce qui interesse les historiens n’est pas d’ennoncer des lois mais de décire des faits.

L’objectivité de lhistorien ne vient pas deson absence

de point de vue, mais commence au contraire par la reconnaissance de son point de vue, lequel est souvent le résultat d’un intérêt ancré dans le présent.

L’agent historique es supposé libre, mais pas en général inconstant.

La plupart du temps, l’historien construira un modèle situationnel singulier, idéalisation de la situation réelle.

Le principe de rationalité signifie que les individus

agissent en tirant les conséquences de leurs analyses.

3. L' »engagement » subjectif de l’historien : lucidité sur le point de vue, non absence de point de vue. Aron et la dissolution de l’objet et de l’objectivité.

L’historien doit être engagé, en ce sens qu’il doit être conscient des enjeux de son temps, des points de

vue qui sont les siens.

R. Aron Introduction à la philosophie de l’histoire. Essai sur les limites de l’objectivité historique, on ne peut en histoire penser séparemment sujet et objet. Ou plutôt cette séparation est méthodologique et artificielle. Historien et être historique diffère, mais ils appartiennent à un même tout.

L’objectivité d’un fait historique construit par l’historien est pensée, non pas donnée. L’histoire, en se détachant

des hommes, perdrait son essence.

La réalité historique, parce qu’elle est humaine, est équivoque et inépuisable.

Réduire le fait historique à sa réalité perceptible, c’est occulter toute la dimension spirituelle et intentionnelle de l’événement.

Critique de la notion d’objet : Impossible de dégager dans le récit d’une bataille le oindre atome historique,

puisque le geste du moindre grenadier nous renverrait au passé de l’hommeet au milieu de l’événement. L’unité de la bbataille vient de l’esprit.

Nécessité d’idées métaphysiques cad un système de valeurs et une conception de l’homme qui permettent de mettre en perspective le passé et de lui conférer une signification.

4. L’individualisme méthodologique fait droit à la

subjectivité, de l’historien et de l’agent.

A. Les agents sont des acteurs. La méthodologie individualiste contre la méthodologie holiste.

Notion d’individualisme méthodologique. Simmel. Tout phénomène social ou historique doit être interprêté comme un effet de composition ou d’agrégation par la combinaison d’action élémentaires. Nous libérer de l’objectivisme qui prétend transcender les processu hist particulier pour en rendre compte.

Les régularités empiriques macroscopiques sont fragiles et n’ont pas de lois. Expliquer un phénomène selon des catégories de la conaissance scientifique, ce n’est pas viser des lois ni s’en contenter, mais montrer comment tels ou tels groupes d’acteurs ont été amenés à se comporter de telle ou telle manière.

Les causes réellles contiennent nécessairement en dernière analyse des comportements individuels où

sont déterminants des traits de sa subjectivité : conscience, intentionnalité, réflexion.

Duby, L’histoire continue, La notion de vérité en histoire s’est modifiée parce ce que l’objet de l’histoire s’est déplacé, are que l’histoire désormais s’intéresse moins à des faits qu’à des relations.

C’est une bonne subjectivité, celle qui rapproche l’hitorien du metteur en scène, médiateur entre le texte et la chaleur pour restituer la vie-même. « Je dois

m’identifier à eux, qui ne sont plus que des ombres, et cet effort d’incorporation imaginaire exige de moi que j’y mette du mien. »

B. Les interprétations non scientifiques ont un rôle dans l’objectivité de l’histoire. Les grands systèmes d’interprétation cohérents font l’intérêt des recherches historiques.

L’historien ne peut utiliser des théories générales pour

expliquer des événements singuliers.

Nécessité selon Popper des interprétations métaphysiques.

Le Programme de Recherche Métaphysique : des constructions intellectuelles qui, tout en étant pas testables, n’ayant aucun statut scientifiquue, peuvent pourtant servir de cadre à des théories scientifiques.

Popper insiste sur la réfutabilité de l’histoire.

C’est la recherche de systèmes d’interprétation cohérents qui fait l’intérêt des recherches de grands historiens. Si discutées soient-elles, ces grandes oeuvres constituent par leur sérieux objectif/subjectif des bases objectives de discussion. on mesure l’intérêt d’une théorie historique no à sa vérité intrinsèque absolue mais à la conqistance de discussion qu’elle suscite.

Il faut cpt concevoir une dialectique entre philosophie et histoire telle qu’elle n’entraîne pas un relativisme.

Ce qui caractérise l’histoire, c’est le rôle de la rationnalité des agents.

C. Popper : concilier l’unité de la méthode scientifique et la spécificité de l’approche historique. Les méthodes : analyse situationnele et principe de rationalité.

Pour Popper, l’identification entre la méthoe scientifique et la nécessité déterministe est une erreur. La seule question pettinente est le type de problèmes que se pose l’histoire. Les ennoncés doivent ête formulés de telle manière qu’une certaine réalité (les documents), puisent leur répondre négativement (les tester, les réfuter) et que des comparaisons rigoureuses entre hypothèses concurrentes soient ainsi rendues possibles.

Les documents jouent le rôle des énoncés, vérificateurs potentiels des hypothèses singulières ou falsificateurs potentiels des hypothèses universelles.

Nous n’étudions que des problèmes et le réel objectif est ce qui résiste à nos tentatives de solution.

La science historique bricole, elle doit se faire avec tout ce que l’ingéniosité de l’historien peut lui permettre d’utiliser… Quelque soit la définition

que l’on choisisse de la science, la scientificité n’est pas une valeur en soi qui puisse être considérée comme plus importante que le progrès des connaissances, la scieznce est un moyen en vue d’une fin.

Notion d’individualisme méthodologique. Appliquer aux acteurs le principe e compréhensuon rationnelle au lieu de considérer les faits sociaux comme des choses totalement transcendantes, coupant l’objectif du subjectif.

p. 40

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