Publié par : gperra | 21 février 2012

Explication de texte : Descartes, Lettre au Père Gibieuf, 19 janvier 1642

Explication de texte : Descartes, Lettre au Père Gibieuf, 19 janvier 1642

Ce texte évoque la question de l’adéquation ou de l’inadéquation des idées avec les choses. Autrement dit, de la question de la validité de la connaissance. En effet, dans les Méditations Métaphysiques, Descartes avait découvert qu’il existe dans l’âme certaines idées qui ne peuvent être le produit de ma propre invention mais sont celles de Dieu. Comment moi qui suit fini pourrait en effet posséder en moi l’idée de l’infini, ou celle de la perfection alors que je suis imparfait, si un être parfait et infini ne les avait mise en moi ? Je découvre donc en moi un ensemble d’idées claires et distinctes par lesquelles je puis comprendre le monde. Mais d’où viennent de telles idées ? Émanent-elles des objets eux-mêmes, comme le pense les nominalistes ? Ou bien existe-t-il un monde d’Idées préexistant de tout ce qui existe ici bas, comme l’envisage les idéalistes ?

Dans ce texte, Descartes se situe dans cette question qui oppose deux courants philosophiques diamétralement opposé en tentant d’apporter une réponse fondée sur l’expérience initiale des Méditations Métaphysiques et du Discours de la Méthode. Elle détermine les conditions de possibilité de la vérité…

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La première constatation opérée par Descartes est qu’il n’y a connaissance que par les idées et que ces idées se trouvent dans la conscience. Ce ne sont donc pas les choses elles-mêmes qui m’informent sur leur existence ou sur leurs diverses qualités. Il n’y a de connaissance des choses que médiates. En ce sens, Descartes peut affirmer que les choses elles-mêmes n’ont rien de positif. Il n’y a de connaissance des choses que médiatisée par les idées qui se trouvent dans la conscience.

Le terme de positivité employée ici par Descartes renvoie à la reconnaissance par la conscience d’une qualité, attribut ou existence. Si une chose peut émerger de quelque manière que ce soit, ne serait-ce que par sa simple existence, du fond neutre du néant, nous pouvons la déclarer positive. Mais jamais cette positivité ne peut être donnée par la chose elle même selon Descartes. C’est toujours ma conscience qui, en reconnaissant son existence ou ses qualités propres à la chose par le biais d’idées qui sont en elle (la connaissance), donne à la chose sa positivité. C’est pourquoi ont ne peut attribuer aux choses rien de positif. Seule la conscience détermine la positivité des choses.

Cette position semblerait donner raison à l’hypothèse idéaliste selon laquelle seules les Idées auraient une réalité propre, le monde des apparences, le sensible n’ayant pas d’autre réalité que celle d’une ombre projetée. Cependant, Descartes affirme en même temps que ces idées se trouvent nécessairement dans les choses. En conséquence, la positivité des choses reconnue par la conscience ne peut être considérée seulement comme une détermination de l’esprit mais aussi des choses elles-mêmes.

Pour Descartes, on trouve donc bien les idées dans la conscience, ou dans sa propre pensée, comme Platon découvrait le monde des Idées en se détournant du sensible. Mais Descartes reconnaît, au contraire de Platon une positivité aux choses en affirmant que les idées que je découvre en moi-même sont aussi dans les choses, comme Aristote affirmait que les idées sont dans les choses.

Comment justifier cette position qui, à première vue, semble vouloir concilier deux grandes options de la pensée séparée dès l’origine de la fondation de la Philosophie à travers les doctrines divergentes de Platon et d’Aristote ?

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L’adéquation des idées et des choses

Pour résoudre cette question, Descartes examine le problème de l’accord de l’idée avec la chose. En effet, certaines idées peuvent s’avérer inadéquates, ne pas correspondre à la chose qu’elles désignent. On peut alors parler d’un manque, ou d’une inadéquation de l’idée avec la chose. Mais d’où provient cette inadéquation ?

Déterminer la provenance de l’inadéquation d’une idée avec une chose, nous dit Descartes, nécessite un examen des idées qui sont en moi et non pas « de quelque chose hors de moi qui soit plus complète ». Autrement dit, conformément au principe énoncé au début de ce texte, c’est dans la conscience et dans la conscience seule que se trouve selon Descartes les idées des choses. Je ne découvrirais rien de plus au sujet d’une chose, je ne saurais définitivement pas pourquoi l’idée que j’ai d’elle est inadéquate, en élargissant mon investigation sensible. Ce n’est qu’en examinant mes idées elles-mêmes et la façon dont je l’applique à la chose en question que je pourrait résoudre cette question.

Mais cet examen révèle une difficulté inhérente à la connaissance, à savoir que toute idée est liée à une idée plus large qui l’englobe. Ainsi, l’idée de la figure est liée à l’idée plus vaste de l’extension. En conséquence, lorsque je connais une chose particulière, comme une figure géométrique spécifique, c’est toujours par abstraction de l’esprit, c’est-à-dire en négligeant volontairement le lien intrinsèque d’une idée avec l’idée plus vaste qui l’englobe. Pour connaître une chose particulière, je dois détourner ma pensée de l’idée plus ample qui englobe nécessairement l’idée de la chose.

En conséquence, pour déterminer si une idée est inadéquate ou adéquate à la chose à laquelle elle se réfère, il me suffit de considérer si tout ce qui est contenu dans cette idée se rapporte bien spécifiquement et exclusivement à la chose dont elle est l’idée, et qu’il ne se trouve rien en elle qui excède cette chose spécifique. Une idée est adéquate à une chose lorsqu’elle ne contient rien de plus que les déterminations de la chose. Pour penser une figure de façon adéquate, je dois provisoirement séparer l’idée de cette figure des idées plus vaste qui l’englobet et auxquelles elle est intrinsèquement liée, comme la substance et l’extension son liées à l’idée de la figure.

Mon esprit procède donc en quelque sorte en dirigeant spécifiquement son attention sur tel ou tel objet. Cette direction exclusive de l’attention n’est cependant pas une négation, un acte de séparation des idées entre elles. Les idées en tant que telles sont inséparables. Mais pour connaître de façon adéquate une chose, je dois provisoirement réduire le champs de mon attention à ce qui, dans l’idée de la chose, ne concerne strictement que la chose elle-même. Toute erreur ou toute inadéquation provient de que subsiste dans l’idée que j’ai de la chose quelque chose qui n’appartient pas en propre à la chose elle-même.

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Deux idées complètes

Cependant, il existe en moi, nous dit Descartes, deux sortes d’idées qu’aucune idée supérieure n’englobe : la substance étendue et figurée et la substance pensante. Ce sont deux idées qui désignent toute entière leur objet.

En effet, lorsque je m’examine moi-même, comme Descartes le fait dans les Méditations, je découvre que je suis une chose qui sent, veut, ne veut pas, désire, etc. Mais le trait commun de chacune de ces particularités de mon âme, de cet ensemble hétéroclite et disparate, est la pensée. La substance pensante est donc le trait commun de toutes les activités de mon âme. Rien n’excède la pensée, si ce n’est la pensée.

De même, le monde est composé d’un ensemble de figures très diverses, voire infinies dans leur diversité. Cependant je puis reconnaître à chacune de ces figures, quelque soit leurs formes, une extension. L’extension est donc l’idée au delà de laquelle il n’existe aucune autre idée. En ce sens on peut dire que c’est une idée complète, une idée qui contient sa propre détermination en elle-même et non hors d’elle-même dans une idée plus vaste.

Ainsi, la substance pensante et la substance étendue et figurée sont donc des idées complètes.

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La validité du critère de vérité

Mais alors, s’interroge Descartes, qui me garantie l’adéquation de ces deux idées avec les choses qu’elles désignent ? Comment puis-je savoir que l’idée d’une substance pensante correspond bien à la chose qui pense dont Descartes fait l’expérience dans les Méditations Métaphysiques ? De même, comment puis-je être certain que l’idée de substance étendue et figurée corresponde bien à la substance qui emplit le monde ?

Quel est donc le critère de la vérité de l’adéquation de ces deux idées complètes avec les réalités ultimes qu’elles semblent désigner ?

Il faut remarquer ici à quel point Descartes pose de façon radicale la question de la vérité dans la connaissance. Après avoir montrer que nous pouvons avoir des idées adéquates des choses à condition de s’assurer qu’il n’y ait rien dans l’idée de la chose que ce qui appartient à la chose-même, Descartes pose à présent la question de la validité de l’adéquation des idées avec les choses en considérant les idées ultimes contenues dans la conscience, ces idées qui ne se fondent que sur elles-mêmes.

Descartes répond à cette interrogation fondamentale par plusieurs remarques :

La première, c’est que toute connaissance est établie par le truchement du rapport d’une idée avec une chose. Une connaissance n’est possible en dehors de cet acte de la conscience. Autrement dit, aucune idée supérieure, intervenant sous le mode de la révélation, ne pourra venir garantir extérieurement la validité de l’adéquation entre l’idée de la substance pensante et ce qu’elle désigne, non plus que l’adéquation entre l’idée de la substance étendue et figurée avec ce qu’elle désigne pour sa part. Il n’y a pas d’instance supérieure à la connaissance qui pourrait venir garantir extérieurement la validité de notre connaissance elle-même. Ou, si une telle instance supérieure existait, rien ne pourrait me garantir sa validité hormis la connaissance elle-même. Il est donc vain de chercher en dehors de la connaissance un critère de validité de la connaissance, puisque en définitive c’est toujours à la connaissance qu’il reviendra d’établir la validité de ce critère de validité.

En conséquence, si un critère ultime de validité des idées existe, celui-ci ne peut être trouvé que dans la conscience et par la connaissance elle-même. C’est donc en examinant notre connaissance proprement dite que Descartes va s’employer à déterminer sa validité.

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Le principe de non-contradiction

Or l’enchaînement nécessaire de nos idées entre elles nous apprend que les contradictions sont pour nous un critère négatif de l’existence de la vérité dans la connaissance. Car il est impossible de penser une contradicrtion sans penser aussitôt son impossibilité.

Si une contradiction est pensable, c’est toujours de manière provisoire dans l’esprit, parce que je ne conçois qu’une partie de la réalité. Par exemple, il est vrai que je puis concevoir une montagne sans vallée, mais je ne puis le faire que par abstraction, par focalisation réductrice de mon attention sur une idée particulière d’une chose sans examiner l’idée plus vaste dans laquelle elle se trouve nécessairement englobée.

Ce qu’il importe de remarquer ici, c’est que Descartes pose le concept de contradiction comme critère de l’invalidité de certaines connaissances. En quelque sorte, la reconnaissance de la validité de la connaissance s’opère grâçe à celle de l’invalidité qu’elle permet de reconnaître avec certitude. Puisque je puis savoir que certaines connaissances sont invalides, c’est que je possède en moi un critère certain de la validité. La critère de la validité n’est donc pas fondé sur une instance supérieure externe, mais sur les invalidités qu’il permet de déterminer.

On pourrait concevoir ce raisonnement de Descartes comme un artifice logique par lequel la vérité se détermine elle-même comme vérité à partir de sa capacité à reconnaître ce qui n’est pas vrai. Il n’en est rien. L’argument de Descartes n’est pas ici un argument logique mais un argument ontologique, à savoir que la vérité ne saurait se déterminer qu’elle-même et par elle-même. Seule la vérité permet de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux. En conséquence, le fait que nous puissions déterminer que certaines idées soient vraies et certaines soient fausses prouve que nous avons en nous un critère valable de la vérité.

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Validité des idées complètes de la substance étendue et figurée et de la substance pensante

Or parmi ces contradictions que mon critère de la vérité refuse de considérer comme vraies, il en est une qui vient justifier l’idée de la substance étendue et figurée : celle de l’indivisibilité.

En effet, je puis toujours concevoir la divisibilité d’une chose. Sur toute chose, aussi infime soit elle, je puis procéder à une opération de division. En conséquence, l’indivisibilité d’une chose est strictement contradictoire avec ce que je reconnais comme vrai. C’est pourquoi nous devons reconnaître par ce biais la divisibilité infinie de la substance comme vraie, puisque l’idée de son indivisibilité est contradictoire en-soi. Le caractère contradictoire de l’idée d’indivisibilité de la substance m’indique donc que la substance est divisible à l’infinie, c’est-à-dire que la substance est étendue et figurée. Ainsi, la première idée complète évoquée par Descartes se trouve validée par le caractère contradictoire de sa propre négation. Puisqu’il est contradictoire en soi de penser l’indivisibilité de la substance, c’est que l’idée de la substance comme figurée et étendue est vraie.

La même démonstration eut être faite pour la seconde idée complète évoquée par Descartes, celle de la substance pensante. En effet, lorsque je pense le corps et l’âme, il m’apparaît absolument contradictoire de les penser comme inséparables. Le caractère contradictoire de cette inséparabilité me permet donc de conclure à l’existence de la pensée en tant que chose séparée du corps, c’est-à-dire comme substance pensante.

Les deux idées complètes déterminantes de l’adéquation des idées avec les choses en tant qu’elles les englobe sont donc fondées sur le principe de l’impossibilité de leur contradiction.

Là encore, la détermination du caractère contradictoire d’une idée vaut comme critère de validité de l’idée contraire. Le critère de la vérité dans la connaissance est donc interne à la connaissance. Mais rien ne viendra justifier de ce critère interne de vérité dans la connaissance si ce n’est la connaissance elle-même. Il se peut que ce critère soit erroné, mais alors toute connaissance le serait également et plus rien ne serait connaissable.

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L’argument de Dieu

C’est dans cette optique qu’il faut comprendre l’argument de Dieu employé par Descartes à la fin de ce texte. Celui-ci n’apparaît pas en effet comme caution externe à notre critère interne de la vérité dans la connaissance. C’est la connaissance elle-même qui valide son propre critère de vérité fondé sur l’existence de Dieu.

En effet, la connaissance possède un critère interne de vérité qui lui permet de posséder des idées qu’elle sait adéquates. Parmi ces idées adéquates réside l’idée complète de la substance pensante distincte de celle du corps. Or nous savons par les Méditations Métaphysiques que la substance pensante possède en elle-même l’idée de Dieu avec celles de l’infinité et de la perfection. En conséquence, l’idée de Dieu est elle-même validée par le critère interne de la vérité de la connaissance. Comme elle valide l’idée de la substance pensante, la connaissance valide également l’idée de Dieu qui est intrinsèquement liée à celle de la substance pensante.

On pourrait croire à la lecture de la dernière phrase que toute l’argumentation du texte est contredite, puisque Descartes en appel à l’instance hypothétique d’un Dieu qui n’est pas trompeur comme une sorte de critère externe pour la vérité de la connaissance. Cependant il n’en est rien. Car le texte présente une argumentation progressive qui montre bien que le critère de la vérité est absolument interne à la connaissance. L’idée de Dieu elle-même est validée par celle de la substance pensante indépendante du corps que ma connaissance reconnaît comme vraie.

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Restriction possible de la connaissance

Cependant, le texte ouvre sur une perspective particulière que la philosophie prolongera par la suite avec Kant : la question des limites de la connaissance. En effet, Descartes reconnaît la possibilité qu’il puisse y avoir dans l’âme ou dans le corps des plusieurs propriétés dont je n’ai aucune idée. La reconnaissance d’une telle lacune de la connaissance reconnaît donc l’éventualité de ses limites.

En revanche, ce que Descartes ne reconnaît pas, c’est la possibilité d’une falsification du critère même de la vérité. Ma connaissance du monde ou de la pensée peut être incomplète, mais elle ne peut être fausse, pour autant que je vérifie l’adéquation de mes idées avec les choses qu’elles désignent. La connaissance est donc potentiellement limitée, puisque je n’ai pas la certitude d’avoir toutes les idées sur toutes les choses existantes. Mais lorsque la vérité détermine de manière interne l’adéquation d’une idée avec une chose, je suis assurée que cette idée désigne une réalité. Sinon la vérité se nierait elle-même, ou, pour le dire dans les termes employés par Descartes, Dieu serait trompeur.

Si Dieu n’est pas trompeur, c’est parce que la vérité ne saurait se nier elle-même sans être en contradiction avec elle-même.

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L’étude de ce texte présente donc une argumentation en plusieurs points qu’il faut se garder de présenter séparément les uns des autres en ce qu’ils sont, comme les idées selon Descartes, intrinsèquement liés les uns les autres. On peut même parler d’idées englobées par d’autres idées plus larges, elles-mêmes englobées dans cette idée complète de la vérité.

En effet, le texte commence par montrer qu’il n’y a de connaissance que par la conscience et les idées qui y sont contenues. Si des idées sont inadéquates, c’est parce que toute idée étant reliée à une idée plus large qui l’englobe, il m’est possible d’appliquer à une chose des idées qui l’excède, qui ne lui correspondent pas spécifiquement. Pour déterminer si une idée est adéquate, je devrais donc toujours procéder avec méthode et retrancher abstraitement de l’idée d’une chose tout ce qui ne concerne pas cette chose proprement.

Cependant, je découvre dans ma connaissance deux idées qui ne sont englobées par aucune autre idée plus large, deux idées complètes : celle de la substance figurée et étendue et celle de la substance pensante. Rien ne peut, en dehors de la connaissance, me garantir que ces deux idées correspondent bien à des réalités. Seul le caractère contradictoire des idées inverses me confirme la validité de ces deux idées complètes, puisque l’idée même d’une substance indivisible est contradictoire et que l’idée d’une substance pensante ne peut de même se concevoir qu’indépendante du corps.

Le critère de validité de la vérité est donc interne à la connaissance. Il se vérifie par le caractère contradictoire des idées inadéquates. On peut admettre des limites à cette connaissance en tant qu’elle ne posséderait pas toutes les idées correspondant aux choses existantes. Mais on ne peut admettre que la vérité reconnu comme critère de la connaissance soit fausse, sinon à considérer qu’il n’y ait plus de connaissance possible.

On peut dire que toute l’argumentation de ce texte repose en fait sur le présupposé de l’adéquation entre vérité et réalité. Pour Descartes l’existence d’une chose qui correspondrait à une idée contradictoire est impossible, puisque la vérité ne peut se nier elle-même. C’est ce passage logique de la vérité à la réalité qui détermine la possibilité ontologique pour la connaissance d’être vraie.

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