Publié par : gperra | 20 février 2012

Fiche de lecture de « De la nature humaine » de HOBBES

 

De la nature humaine

 

HOBBES

 

 

 

 

Épître dédicatoire

 

La raison donne naissance aux sciences mathématiques. Certitudes.

La passion donne naissance aux sciences dogmatiques. Disputes.

Toute les fois que la raison sera contraire à l’homme, l’homme sera contraire à la raison.

Établir des principes que la passion ne puissent attaquer pour fonder la science politique et la

justice.

Ch. Premier

Nature de l’homme composée des facultés du corps et de celles de l’esprit.

1 – Le droit naturel est fondé sur la nature de l’homme. La vraie science ne doit produire ni doutes ni disputes.

2 – Hobbes veut exposer des vérités déjà connues ou que l’on peut connaître par sa propre expérience.

3 – Des raisonnements justes peuvent être rejetés par ceux qui sont satisfaits de leur propre savoir.

4 – La nature de l’homme est la somme de ses facultés naturelles. Dont la raison.

5 – Il y a les facultés du corps et celle de l’esprit.

6 – Corps : nutritive, motrice, générative.

7 – connaître et imaginer.

Imagination : images ou concepts de choses qui sont hors de nous dans notre esprit ne dépendant pas de

leurs existence effective.

Connaître : la faculté même d’imaginer.

Ch. II

1 – Que sont les conceptions ?

2 – Toute conception procède de l’action de la chose dont elle est la conception. Lorsque l’action se présente, elle se nomme sentiment.

Sa cause : l’objet du sens.

3 – Vue : conception ou image composée de couleur et de figure. Ouïe : conception appelée son. Etc.

4 – Le son ou le bruit ne sont pas les qualités de la cloche ou de l’air. Il n’y a pas d’espèces visibles et intelligibles allant et venant de l’objet.

a) le sujet auquel la couleur et l’image sont inhérentes n’est point l’objet ou la chose vue.

b) Il n’y a hors de nous rien de ce que nous appelons image ou couleur.

c) Ce sont des apparences du mouvement que l’objet produit sur le cerveau.

Dans toutes les conceptions qui nous viennent des

sens, le sujet de leur inhérence n’est pas l’objet mais l’être qui sent.

5 – L’image peut être là où la chose n’est pas. Le soleil réfléchit dans une marre. Ou le fait de voir double : l’une des images n’est nécessairement pas inhérente à l’objet. Donc aucune n’est dans l’objet.

6 – L’image d’un être dans de l’eau n’est pas un être existant.

7 – Tout choc au cerveau produit une certaine lumière qui n’est rien d’extérieur. Seul est réel la concussion du nerf optique.

8 – Les corps lumineux produisent un mouvement sur l’œil, le nerf optique puis le cerveau, ce qui occasionne l’apparence de la lumière.

Le feu est mouvement en tous sens, expansion et contraction (scintillation). Mouvement fait bouger le médium qui lui est continue et ainsi jusqu’à l’œil. Il y a continuité du mouvement jusqu’au cerveau. Celui-ci rebondit alors sur l’œil et ce choc produit l’impression de la lumière.

Quand la lumière vient frapper directement l’œil, on

l’appelle lumière.

Quand elle frappe les objet et est donc réfléchit jusqu’à l’œil : couleurs. C’est une lumière troublée.

9 – La couleur n’est pas inhérente à l’objet mais l’action de cet objet sur nous causé par le mouvement.

Idem pour le son. Phénomène de l’écho. Ils ne sont pas inhérents à l’objet qui les produit puisqu’il ne sont pas dans le même lieu.

La seule chose qu’on peut avoir en soi-même est le mouvement. La cloche a du mouvement mais pas de son, de même pour l’air qui le communique jusqu’au cerveau et cela rebondit sur les nerfs.

De même pour l’odeur et la saveur qui ne sont pas les mêmes pour tous les hommes. Elles sont donc dans les organes.

Le feu est agréable ou désagréable ou il ne peut y avoir ces qualités dans les charbons. Le sujet de leur inhérence n’est pas dans l’objet mais dans celui qui sent.

10 – Ce que nos sens nous montrent comme existant dans le monde n’y est pas réellement. Ce sont des

apparences. Hors de nous : que des mouvements qui produisent les apparences.

Ch. III

1 – L’effet qu’un objet a produit sur le cerveau ne cesse pas aussitôt que cet objet cesse d’agir sur les organes.

Le sentiment ne subsiste plus, mais son image ou sa conception reste, plus confuse car le mouvement n’est plus entretenu donc faible. C’est la fantaisie ou imagination.

2 – Dans les rêves, les sensations sont cependant fortes et claires comme la sensation même. Le sommeil est la privation de l’acte de sensation quoique le pouvoir de sentir reste toujours. Les rêves sont les imaginations de ceux qui dorment.

3 – La cause des songes e des rêves sont les actions des parties internes (le cœur, etc.) d’un homme sur son cerveau. La preuve est que les vieux font moins de rêve car ils ont un corps endommagé.

Un mouvement réciproque du cerveau et des parties vitales qui agissent et réagissent les uns sur les autres. Ce mouvement produit une imagination semblable à celle qui l’avait excité.

Dans le rêve il n’y a aucune liaison, enchaînement logique. Car dans le rêve le cerveau ne jouit pas dans toutes ses parties également. Nos pensées apparaissent comme des étoiles à travers une trouée de nuages et non dans l’ordre.

4 – L’esprit est un mouvement composé de toutes ces forces pour composer une imagination totale. Association de la montagne et de l’or pour former une montagne d’or. Cette composition est une fiction de l’esprit.

5 – Les fantômes. Une autre espèce d’imagination : celle que nous avons lorsque l’action du sens a été longue ou véhémente. Les images qui demeurent dans l’œil après avoir regardé le soleil.

6 – Les sens nous avertissent des objets hors de nous. Ce qui forme la conception que nous avons d’eux. C’est la même chose que d’imaginer une chose

passée. C’est une sorte de sixième sens, interne : le ressouvenir.

7 – L’imagination est une conception qui s’affaiblit peu à peu. Le souvenir n’est que le défaut de perception des parties obscurcies par le temps. Voir à grande distance de temps ou de lieu produit la même chose : indistinction des parties.

8. Un homme ne peut jamais savoir qu’il rêve. sente distinctement toutes les parties de l’objet. La vision du rêve est aussi claire que la vision des sens.

9. Cette clarté ôte tous les doutes sur ce qu’on voit en rêve. Sauf en cas de grande invraisemblance. Là on se réveille.

10. On peut même croire que son rêve s’est réellement passé si on se réveille dans des circonstances semblables à celles de la fin du rêve.

Ch. IV.

1. La succession des conceptions dans l’esprit peut être

ordonnée ou désordonnée (comme dans le rêve). Série ou la première pensée amène la suivante : discours, raisonnement.

2. La liaison logique est produite par la perception d’une succession dan le temps. Association d’idées de Saint Pierre, à pierre, à peuple, à tumulte.

3. Il y a aussi les liaisons extravagantes ou écarts. Partir d’un point arbitraire.

4. Quand le désir est le point de départ du raisonnement. C’est la sagacité, ou ce que nous pouvons appeler chasse ou traque.

5. Raisonnement par désir de recouvrir une chose perdue par retour sur son chemin. Une réminiscence.

6. Le souvenir de ce qui a précédé suivi et accompagner une chose s’appelle une expérience. Avoir fait un grand nombre d’observations est ce que nous appelons avoir de l’expérience.

7. On ne peut prédire l’avenir car celui-ci n’existe pas encore. Quand on est accoutumé à voir les mêmes causes suivies des mêmes effets, on s’attend aux

mêmes conséquences. Le futur est la présomption de ce qui doit arriver.

8. De même, on pense que ce que l’ion voit dans le présent résulte des mêmes effets dans le passé. Les cendres viennent du feu. C’est la conjecture du passé ou présomption du fait.

9. À force de voir les mêmes effets suivre les mêmes causes, on dit que l’antécédent et le conséquent sont des signes l’un de l’autre. Les nuages sont le signe de la pluie.

10. La sagesse est la connaissance de ces signes. Ce n’est pas la faculté de connaître car les signes sont des conjectures : leur certitude est relative au nombre d’exceptions observées. La succession du jour et de la nuit n’est pas forcément éternelle.

L’expérience ne fournit aucune conclusion universelle. Ceux qui ont le plus d’expérience peuvent le mieux conjecturer. La prudence n’est que la conjecture d’après l’expérience.

11. Nous ne pouvons pas conclure d’après l’expérience qu’une chose est juste ou injuste, vraie ou fausse. Un

jugement rendu mille fois dans un cas semblable ne suffit pas pour conclure qu’un jugement est juste. Il faut bien se garder de conclure qu’il y ait hors de nous des choses telles que celles qui sont en nous.

Ch. VI.

1. La succession des conceptions de l’esprit ne dépends pas de nous mais de la façon dont les sens nous les ont présenté. Ex des animaux qui oublient l’endroit où ils ont cachés leur nourriture. L’homme place des marques pour se souvenir. C’est ce que nous présente les sens qui produit l’enchaînement de nos pensées.

2. Les noms sont ainsi es marques pour notre esprit.

3. Les noms désignent soit les objets eux-mêmes, soit leurs qualités ou leur absence de qualités. Il y a donc des noms positifs et des noms privatifs.

4. Les noms permettent la science. C’est pourquoi les animaux en sont incapables. Faute de savoir les

nombres, la louve ne sait pas combien elle a de petits.

5. Nous avons plusieurs noms et attributs pour une seule et même chose : un homme peut être fort et vaillant. Et plusieurs choses ont aussi la même appellation : plusieurs choses sont visibles. ces noms sont universels. Certain sont individuels : Socrate.

6. On a cru que les noms universels comme homme représentaient des choses existantes. Il n’y a pas d’homme en général mais des hommes en particulier. Il n’y a d’universel que les noms.

7. Certains noms universels sont équivoques et offrent à notre esprit d’autres pensées que celles qu’elles sont destinées à nous représenter. Presque tout les mots sont équivoques dans le tissu du discours.

8. Il est donc difficile de retrouver les conceptions pour lesquelles le nom avait été fait. Découvrir le vrai sens de ce qui est dit malgré l’équivocité des noms est l’intelligence.

9. Le mot est permet soit une affirmation (il est), soit une négation (il n’est pas).

10. Dans toute affirmation, affirmative ou négative, la dernière appellation comprends la première.

11. Former des syllogismes est ce que nous appelons raisonnement.

12. Un raisonnement juste est conforme à la droite raison. Sinon c »est une absurdité.

13. Les mots nous ont tiré de l’ignorance mais ont aussi précipité les hommes dans l’erreur. Les bêtes n’ont pas, comme les hommes des raisonnements par le moyen desquels les faussetés se multiplient.

14. Les corps qui se meuvent de la même manière acquiert plus de facilité à faire le même mouvement. Ainsi les passions sont les principes des discours et des mouvements de la langue de l’homme. Le discours des mots sert à communiquer aux autres les discours de l’esprit. La raison n’est ainsi plus qu’une oraison.

Toutes les raisons mentionnée font que les hommes sont en proie à un nombre d’erreurs considérables. Pour les rectifier il faut cesser de lire des livres mais lire nos propres conceptions, se connaître soi-même.

Ch. VI

1 – Il y a deux sortes de connaissance. La première est l’effet des sens, l’autre est celle de la vérité des noms que l’on donne aux choses. Science des effets que les objets extérieurs ont sur nous. Science des noms dans le langage.

Toute expérience étant souvenir, toute science est souvenir.

2 – La vérité et l’évidence. Ce qu’on croît connaître et qui est faux est une opinion. Une vérité doit être évidente pour faire l’objet d’une science.

3 – L’évidence est la concomitance de la conception d’un homme avec les mots qui signifient cette conception dans l’acte du raisonnement. On peut parler sans concevoir ce qu’on dit et être dans le vrai, mais alors ce qu’on dit n’est pas évident pour nous. L’évidence est pour la vérité ce que la sève est pour l’arbre : penser ce qu’on dit est la vie de la vérité.

4 – La science est l’évidence de la vérité fondée sur quelque principe des sens. Car nous ne pouvons nous rappeler nos conceptions sans la chose qui les a produite sur nos sens.

a) Science = avoir des conceptions.

b) nommer les choses.

c) joindre ces noms de manière à former des propositions vraies.

d) les rassembler de manière concluante.

Expérience des faits = prudence – commun aux animaux.

Évidence de la vérité = sagesse – propre à l’homme.

5 – La croyance = une proposition qui n’est pas évidente et est provisoirement admise en attendant de voir si on peut arriver à une conclusion.

6 – Si ces propositions n’aboutissent pas à des conclusions absurdes, elles sont probables, de même que celles que nous admettons par erreur ou confiance. Ce sont des opinions.

7 – Un opinion admise par confiance entre d’autres

hommes est la foi.

8 – La conscience est acquiescement à la science ou à l’opinion. On certifie en conscience sans nécessairement savoir avec certitude la vérité de ce qu’on dit. C’est l’opinion de l’évidence.

9 – Il y a des cas où la croyance ne vient pas moins du doute que de la science. Par exemple en histoire : on croît ce que nous disent les autres, à moins de prétendre que tout l’univers ait conspirer pour me tromper.

La faculté motrice de l’esprit diffère de celle du corps (la force) : donner du mouvement animal à notre corps, les passions.

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