Publié par : gperra | 18 février 2012

Quatrième Fête Théâtrale Étudiante & Deuxième Marathon-Théâtre

Quatrième

Fête Théâtrale Étudiante

&

Deuxième

Marathon-Théâtre

 

 

 

projets de l’Association Théâtrale Étudiante

de Paris III

année universitaire 1999 – 2000

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle orientation pour le festival de Censier

 

Depuis les grèves étudiantes de 1995, le Comité Théâtre puis l’Association Théâtrale Étudiante de Paris III se sont posé la question de la place de la pratique théâtrale étudiante à l’Université, sa spécificité, ses rêves et ses désirs de théâtre.

Nous nous sommes aussi donner les moyens de donner corps à cette pratique théâtrale en la mettant en lumière par le biais des festivals et de manifestations ponctuelles que nous avons organisées depuis lors. Cette tentative et ces efforts ont révélé une présence très importante de la pratique théâtrale étudiante au sein de l’Université, en particulier à Censier où près d’une centaine de compagnies se constituent et produisent chaque année un spectacle. Nous avons ainsi conçu et mis en oeuvre des principes d’organisation qui, loin de l’esprit élitiste et sclérosé des concours, tentaient de faire vivre en toute simplicité le partage d’un moment de spectacle et de convivialité à l’Université.

À présent que nous devons décider de notre engagement dans un tel projet pour la quatrième année consécutive, il nous semble important de dresser un premier bilan de nos espoirs et de leurs réalisations :

En premier lieu, il nous faut constater que l’espace de l’Université tel qu’il est aujourd’hui organisé et administré ne pourra jamais, malgré nos efforts et ceux de l’Intendance, devenir ce lieu de convivialité que nous souhaitons de tout coeur voir accompagner les spectacles.

En second lieu, nous devons constater que notre esprit d’ouverture et de non-sélection des productions artistiques ne nous a permis que dans une moindre mesure de poursuivre notre recherche d’une spécificité du théâtre universitaire. Nous avons au contraire bien souvent eu l’impression de servir d’organisateurs à des spectacles et des compagnies ne s’investissant que peu dans ce projet et cette réflexion commune.

C’est la raison pour laquelle nous avons décider à présent de repartir à la source de notre aspiration première, la recherche et la promotion de la spécificité du théâtre étudiant, et de nous donner d’autres moyens de poursuivre cette quête.

 

Un festival de la création et de l’expérimentation

 

Un théâtre étudiant, ou universitaire, n’est pas nécessairement un théâtre d’intellectuels joués par des intellectuels. Autrement dit, il est clair que toute définition de ce théâtre – et surtout toute désignation de ceux qui en font ou qui n’en font pas – ne doit pas être entrepris dans une démarche sectaire et élitiste. Certes, mais il faut aussi pouvoir distinguer entre ce qui réponds à une certaine originalité de la création à l’Université et ce qui aurait pu voir le jour ailleurs.

Selon nous, l’Université possède cette particularité d’être un lieu possible d’innovation. L’innovation n’est pas nécessairement l’invention étonnante de pratiques théâtrales nouvelles : elle peut tenir dans le simple fait de se lancer pour la première fois dans un projet de spectacle. L’important est que se tienne derrière le travail du jeu et de la mise en scène une démarche de recherche et de questionnement sur le processus théâtral lui-même. Cette définition peut sembler abstraite à première vue, pourtant le résultat final révèle bien souvent sans aucune ambiguïté de quelle démarche a procédé le travail.

Ces critères ne visent aucunement à définir une esthétique commune, mais à produire un esprit commun, celui de la création et de l’expérimentation. Ce sont ces critères, la création et l’expérimentation, qui seront notre support de discrimination pour la prochaine année.

 

Engager un lien avec l’Université en tant que lieu possible d’une pratique théâtrale différente

L’objectif d’un tel projet est également d’aboutir à une certaine forme de collaboration entre cette initiative étudiante et l’Université. Bien évidement, cette collaboration est déjà présente sur le plan financier par le biais des subventions accordées par les divers organismes, mais il s’agit là d’une collaboration entre une institution et une association.

La collaboration à laquelle nous aspirons ne peut être qu’une collaboration de personnes à personnes. Par exemple, envisager des interventions ponctuelles d’enseignants du théâtre sur des sujets précis auprès des étudiants se posant des questions sur leur pratique théâtrale. Donner ainsi la possibilité de mettre en perspective cette quête d’autres formes théâtrales, etc.

 

Développer la spécificité et l’originalité du théâtre des étudiants

 

C’est la raison pour laquelle se mettra l’année prochaine en place, contrairement aux autres années où la porte était ouverte à tous les spectacles, un groupe qui se donnera la mission délicate d’accepter ou non les projets en fonction de leurs affinités avec ce que nous croyons être la spécificité et l’originalité d’un théâtre étudiant. C’est en fonction de ces affinités possibles que se constituera un projet de festival.

Bien évidemment, constituer un esprit commun ne peut se décréter par le simple fait de la présence d’un « comité de sélection » ou encore d’un thème imposé aux compagnies. Il ne s’agit là que de moyens, pas toujours efficaces d’ailleurs, de donner corps à cet esprit commun, à cette recherche ensemble de la spécificité théâtrale universitaire. Il nous semble donc certain qu’il faudra inventer d’autres moyens pour révéler cette affinité profonde. Par exemple la constitution d’un atelier en commun ou nous pourrions échanger sur la pratique ? Par exemple également par le développement de ces « petites formes » ou « interventions théâtrales rapides » que nous avons esquissé à travers le festival de cette année ? En tout cas, il ne pourra simplement s’agir de lire les dossiers et de voter pour sélectionner les candidats : dans ce domaine, tout reste à inventer.

Faire entendre cette originalité dans le contexte théâtral actuel

 

Si cette originalité peut être mise à jour au sein de l’Université, il nous semble ensuite important qu’elle puisse être portée à la connaissance un public et du monde théâtral actuel. Ainsi cette année, le festival de Censier s’est en quelque sorte produit en deux temps : la Fête Théâtrale Étudiante à Censier et le Marathon Théâtre à la Cartoucherie de Vincennes (théâtre de l’Épée de Bois). Cette double articulation nous a permis de toucher un autre public et surtout de confronter la production théâtrale étudiante au public extérieur. Ainsi a pu se constituer une passerelle entre le théâtre universitaire et le théâtre hors de l’Université.

Plus nous développerons cette spécificité d’un théâtre étudiant, plus nous devons également veiller au danger que celui-ci ne s’enferme sur lui-même et dans l’Université. Au contraire, il faut qu’il puisse devenir une force de propositions ! C’est pourquoi il est vital, et ce de plus de plus, que le travail et la production à l’Université soit suivie d’un mouvement hors de l’Université.

C’est la raison pour laquelle l’année prochaine, deux temps jalonnerons l’organisation du festival. L’écho très favorable qu’a rencontré cette initiative dans le public, dans la presse et parmi les théâtres qui nous ont accueillis laisse augurer de la pérennité d’une telle entreprise et de ses possibilités de développement. Par ailleurs, le marathon théâtre nous a enfin permis, d’une part de réaliser cette forme d’organisation plus souple à laquelle nous aspirions (car plus condensée dans le temps et surtout libérée des contraintes de l’administration universitaire), d’autre part d’aboutir à une convivialité réelle (manger et dormir sur place, etc.).

De nouveaux moyens

Pour réaliser un tel projet, nous aurions besoin :

de la mise à disposition d’un créneau horaire hebdomadaire dans une salle de répétition ;

de la mise à disposition pendant la durée du festival, à temps plein, d’une salle de représentation (par exemple et de préférence la salle 25). Nous sommes bien conscient du sacrifice que représenterait une telle mise à disposition, mais il ne nous est plus envisageable d’organiser un festival à Censier en devant continuellement jongler avec les horaires des diverses salles, des cours, etc. Si nous ne voulons pas à nouveau nous perdre dans les efforts colossaux que nécessitent l’organisation d’un festival à Paris III, nous devons pouvoir bénéficier d’une telle mesure qui nous simplifierait considérablement la tâche et nous permettrait de nous consacrer à l’esprit véritable de notre projet : la recherche de la spécificité d’un théâtre étudiant.

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