Publié par : gperra | 2 janvier 2012

Mon recueil de citations de J.R.R. Tolkien en 2012

2012, les Elfes et le Courage !

Chaque année depuis quelques temps, je choisis ainsi un auteur pour extraire de son œuvre tout un lot de petites sentences poétiques et sages. Cette année, c’est l’oeuvre de Tolkien : Le Seigneur des Anneaux, Bilbo le Hobbit, Le Silmarillion, etc. J’avais pourtant déjà lu et relu ces livres depuis mes 14 ans, mais ce n’est que dernièrement que j’ai compris ce qui en est selon moi son fond essentiel, au-delà de l’univers fantastique qui peut enchanter ou ensorceller : le Mystère du Courage. Le Courage y est en effet décrit dans toutes ses nuances, sous toutes ses formes, avec toutes ses couleurs, dans une multitude d’images féériques ou d’épisodes épiques exprimant sa nature, déployant ce phénomène qui se passe le plus souvent dans les profondeurs cachées du coeur.

Que ferions nous sans le Courage ? Celui de sortir du confort et des habitudes où nous nous sommes endormis pour accepter la mission périlleuse que des Nains et un Vieux Magicien nous proposent, celui de faire preuve de sagacité contre nos adversaires et de prendre les Trolls au piège de la lumière du Soleil, celui de supporter les situations personnelles difficiles et les attaques des Gobelins chevauchants des Loups, celui d’assumer des responsabilités et le fardeau des Anneaux Magiques qui arrivent dans nos existences, celui de faire front contre l’inacceptable et de tenir le passage du guet contre les Cavaliers Noirs, celui de prendre des décisions justes et de se déclarer volontaire au Conseil d’Elrond, celui d’accepter nos sentiments profonds et les présents de la dame Galadriel, celui d’aller jusqu’au bout de nos pensées et de suivre sans renoncer les chemins qui mènent au Mordor, celui de reconnaître ce qui est vrai et de ne pas écouter les paroles endormantes de Grima Langue de Serpent, celui de garder les yeux bien ouverts et de faire rayonner le Cristal d’Étoile quand Arachnée s’avance contre nous dans les ténèbres, celui d’être présents pour les autres et de venir à temps au secours du Gondor, et celui surtout de ne pas céder le passage aux Balrogs !

Alors, s’il s’avérait qu’en 2012 nous ayons besoin de trouver du courage, au fond de nous-mêmes ou dans des lieux inattendus, que ces petites sentences poétiques, guidées par la grâce bienveillante du pouvoir magique des Elfes qui vivent au-delà des Mers Occidentales, arrivent à leurs bons destinataires et leur donnent le courage qui leur sera nécessaire !

En souhaitant aux êtres courageux et sincères une bonne année 2012 !

Grégoire Perra

2012

« Aulë trouve sa joie et sa fierté dans l’acte de création et dans le résultat de cette création, non dans sa possession ni dans sa maîtrise. C’est ainsi qu’il donne et ne garde pas par devers lui, qu’il est libre de tout souci et passe sans cesse à une œuvre nouvelle. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p.12

2012

« Nienna, sœur des Fëanturi, est au-dessus de Estë, et elle vit seule. Son domaine est la souffrance, elle pleure encore toutes les blessures que la Terre a reçu (…). Mais pour elle-même elle ne pleure pas, et ceux qui l’écoutent apprennent la pitié et l’espoir. (…) Ceux qui attendent dans les cavernes de Mandos l’appellent à grand cri pour qu’elle rendent force à leur esprit et change le chagrin en sagesse. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 20

2012

« Si la source qui jaillit au soleil est pleine de gaieté, elle prend naissance dans des puits de douleur qui plongent jusqu’aux fondations de la terre. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 32

2012

« Il arriva qu’un jour Elwë, seigneur des Teleri, se trouva seul sous les étoiles dans la forêt de Nan Elmoth et qu’il entendit monter le chant des rossignols. Alors un charme le saisit, la voix de Melian emplit son cœur d’un désir émerveillé. (…) Il fut bientôt perdu au plus profond de la forêt, mais arriva enfin dans une clairière ouverte sous un ciel étoilé où se tenait Melian. Lui, dans la nuit, la contemplait, et la lumière d’Aman était sur son visage. Elle ne dit pas un mot, mais, tout empli d’amour, Elwë vint à elle et lui pris la main. Aussitôt un enchantement les saisit qui les fit rester ainsi debout pendant que les étoiles parcouraient le ciel au-dessus d’eux. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 51

2012

« Fëanor ne suivait que le feu de son cœur, il travaillait vite et seul et n’acceptait l’aide d’aucun de ceux qui vivaient à Valinor, grand ou petit, si ce n’est pendant un temps la sage Nerdanel, son épouse. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 61

2012

« Pour les plus humbles comme pour les plus grands il est une œuvre qu’il ne leur est donné d’accomplir qu’une fois, et dans cette œuvre leur cœur se met tout entier. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 74

2012

« En ce temps-là le Roi Thingol était sur son trône comme les seigneurs des Maiar, la puissance en repos : la joie était dans l’air qu’on respirait tout le jour, l’esprit un courant qui s’écoulait sans remous des sommets aux profondeurs. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 91

2012

« Les paroles du roi des Elfes étaient empreintes de sagesse et ceux qui l’écoutaient en devenaient plus sages, car ce que son chant disait, la création d’Arda, le bonheur d’Aman avant les ombres de la mer, s’offrait à leurs yeux avec la clarté d’une vision et la langue des Elfes se faisait entendre à chacun suivant ce que son esprit pouvait en comprendre. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 141

2012

« Il arriva un jour, peu avant la venue du printemps, que Luthien dansait sur une colline verdoyante, et qu’elle se mit soudain à chanter , d’une voix haute et claire, un chant qui vous perçait le cœur comme celui de l’alouette quand il s’élève des portes de la nuit pour lancer sa mélodie vers les étoiles mourantes, voyant déjà le soleil derrière les murailles du monde. Et le chant de Luthien défit les liens de l’hiver, libéra les eaux gelées qui se mirent à bruire, et des fleurs naquirent de la terre glacée là où s’étaient posés ses pas. Alors l’enchantement fut levé qui contraignait Beren au silence, et il l’appela Tinuviel, en pleurant, et la forêt fit écho à ce nom. Surprise, elle s’arrêta, cessa de fuir, et Beren vint près d’elle. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 166

2012

« Et il alla devant Manwë, Seigneur des Valars, qui régnait sur le monde au nom d’Iluvatar, et Manwë prit conseil au plus profond de son cœur, où lui fut révélée la volonté d’Iluvatar. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 189

2012

« Voyant ses armées en déroute et son pouvoir affaibli, Morgoth eut peur et n’osa pas s’avancer en personne. Il lâcha sur ses ennemis les forces qu’il avait gardées en réserve dans une attaque désespérée, et on vit sortir des cavernes d’Angband les dragons ailés qu’on n’avait encore jamais vus. L’assaut de cette terrible armada fut si brutal et si dévastateur que les armées des Valars reculèrent devant le tonnerre, les éclairs et l’ouragan de flammes qui précédaient les dragons.

Alors Eärendil s’avança, illuminé d’un éclat blanc. Tous les oiseaux du ciel accompagnaient Vingilot [son vaisseau des airs], conduits par Thorondor [le roi des aigles], et la bataille fit rage dans les airs tout un jour et toute une nuit de doute et d’inquiétude. Avant le lever du soleil, Eärendil transperça le noir Ancalagon, le plus grand des dragons, et le précipita du haut du ciel. Alors le soleil se leva, les armées des Valars eurent à nouveau l’avantage, presque tous les dragons furent exterminés, les cavernes de Morgoth furent enfoncées et mises au jour et la puissance des Valars descendit jusqu’aux entrailles de la terre. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 253

2012

« Souvent l’aide vient des faibles quand les Sages font défaut. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 297

2012

« Prends cet Anneau, dit Cirdan à Gandalf. Ton travail sera dur et ta charge pesante, et il t’aidera en tout et soulagera ta fatigue. Car c’est l’Anneau du Feu et avec lui tu pourras peut-être rallumer le courage d’antan dans les cœurs d’un monde refroidi. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 300

2012

« Par les ténèbres, on peut atteindre la lumière. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 394

2012

« Tu ne marcheras pas longtemps dans les ténèbres. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 395

2012

« Ne crois pas que notre rencontre soit chose de hasard ; car l’Habitant des Profondeurs gouverne encore bien des choses ici-bas. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 395

2012

« Anar kaluva tielyanna !

(le soleil sur ton chemin déversera sa clarté!). »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 395

2012

« Mais vois donc, dit Ulmo, à toute cuirasse il y a un défaut, même à la cuirasse du Destin (comme le nomme les Enfants de la Terre) ; et il y a une brèche dans les murailles de la Fatalité, et ce jusqu’à ce que vienne l’accomplissement, ce que vous autres appelez la Fin. Ainsi en sera-il tant que je dure : une voix secrète qui ne se taira point, et une lumière là où furent décrétées les ténèbres. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 402

2012

« Si tu parviens jusqu’à Turgon, répondit Ulmo, alors mes mots naîtront d’eux-mêmes en ton esprit. Et ta bouche parlera comme j’aurais moi-même parlé. Ne crains rien et parle ! Et désormais fais ce que t’inspire ton cœur valeureux. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 403

2012

« Dans les vastes pays hors les murs, bien des choses étranges peuvent advenir, et des tâches imprévus peuvent t’être assignées. Celui qui erre au loin devient autre qu’il était en partant. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 420

2012

« Nos navires voguent sous sauvegarde et il est d’autres mains pour les guider que les nôtres. Alors rabat de ta superbe, ou bien la grâce ira s’épuisant. »

J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion,

Ed. Christian Bourgeois, p. 565

2012

« J’aurais bien voulu que cela n’eût pas à se passer de mon temps, dit Frodon. Moi aussi, dit Gandalf, comme tous ceux qui vivent pour voir de tels temps. Mais la décision ne leur appartient pas. Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est donné. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 68

2012

« Ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Car même les très sages ne peuvent voir toutes les fins. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 77

2012

« Nous pouvons encore rencontrer derrière le tournant

Un arbre soudain ou une pierre levée

Que nul autre n’a vu que nous seuls. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 96

2012

« La maison est derrière, le monde devant,

Et il y a bien des chemins à parcourir

A travers les ombres jusqu’à l’orée de la nuit,

Jusqu’à ce que les étoiles soient toutent allumées. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 96

2012

« Elen sila lumeni, omentielvo,

une étoile brille sur l’heure de notre rencontre. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 99

2012

« Les Elfes donnent rarement un avis inconsidéré, car un avis est un don dangereux, même de sage à sage, et tous les partis peuvent mal tourner. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 103

2012

« Mais où trouverai-je le courage ? demanda Frodon. C’est ce dont j’ai le plus besoin. Le courage se trouve parfois dans des endroits inattendus, dit Gildor. Ayez bon espoir ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 104

2012

« Les Compagnies Errantes seront au courant de votre voyage, et ceux qui ont du pouvoir pour le bien seront aux aguets. Je vous nomme Ami des Elfes ; que les étoiles brillent sur la fin de votre route ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 104

2012

« Ennemis devant, derrière la peur,

Sous les cieux sera notre lit,

Jusqu’à ce que soit enfin achevé notre peine, fini notre voyage, terminé notre course.

Il faut partir ! Il faut partir !

Nous serons en selle avant le point du jour ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 127

2012

« Tout dépend de ce que tu veux, dit Merry, intervenant. Tu peux nous faire confiance pour rester attachés à toi contre vents et marées, jusqu’au bout. Et tu peux nous faire confiance pour garder n’importe quel secret – mieux que tu ne le fais toi-même. Mais tu ne peux pas nous faire confiance pour te laisser affronter seul le danger et te laisser partir sans un mot. Nous sommes tes amis, Frodon. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 126

2012

« Tout ce qui est or ne brille pas. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Tout ceux qui errent ne sont pas perdus. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Le vieux qui est fort ne dépérit point. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Des cendres, un feu s’éveillera. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Des ombres,

une lumière jaillira. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Renouvelée sera l’épée qui fut brisée. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Le sans-couronne de nouveau sera roi. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 194

2012

« Le temps de ma réflexion, c’est à moi d’en décider ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 268

2012

« Il n’est d’autre possibilité pour vous que de résister, avec ou sans espoir. Mais vous n’êtes pas seuls. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 269

2012

« Qui brise quelque chose pour découvrir ce que c’est a quitté la voie de la sagesse. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 287

2012

« L’épée d’Elendil fut forgée à neuf par des forgerons elfiques, qui tracèrent sur la lame le dessin de sept étoiles placées entre le croissant de la Lune et le Soleil radié, et autour étaient gravées de nombreuses runes ; car Aragorn fils d’Arathorn partait en guerre sur les marches de Mordor. Elle était très brillante, cette épée, quand elle fut de nouveau complète ; la lumière du soleil y scintillait avec un éclat rouge et celle de la lune y luisait avec un reflet froid ; et le fil était dur et tranchant. Et Aragorn lui donna un nouveau nom, l’appelant Anduril, Flamme de l’Ouest. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 306

2012

« Car il y a tant de choses encore que je n’ai jamais vues : dans chaque bois à chaque printemps il y a un vert différent. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 308

2012

« Déloyal est qui dirait adieu quand la route s’assombrit, dit Gimli. Peut-être, dit Elrond, mais que ne jure pas de marcher dans les ténèbres qui n’a pas vu la tombée de la nuit. Pourtant parole donnée peut fortifier cœur tremblant, dit Gimli. Ou le briser, dit Elrond. Ne regardez pas trop loin en avant ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 310

2012

« Que la bénédiction des Elfes, des Hommes et de tous les Gens Libres vous accompagne. Que les étoiles brillent sur vos visages ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 311

2012

« Le Balrog atteignit le pont. Gandalf se tenait au milieu de la travée, appuyé sur le bâton qu’il tenait de la main gauche, tandis que dans l’autre son épée Glamdring luisait, froide et blanche. Son ennemi s’arrêta de nouveau face à lui, et l’ombre qui l’entourait s’étendait comme deux vastes ailes. Il leva le fouet, et les lanières gémirent et claquèrent. Le Feu sortait de ses narines. Mais Gandalf demeura ferme. Vous ne pouvez passer, dit-il. (…) Je suis un serviteur du Feu Secret, qui détient la flamme d’Anor. Vous ne pouvez passer. Le feu sombre ne vous servira de rien, flamme d’Udün. Retournez à l’Ombre ! Vous ne pouvez passer. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 362

2012

« De cet endroit élevé, vous pouvez contempler les deux pouvoirs qui s’opposent l’un à l’autre ; et toujours ils luttent par la pensée à présent ; mais alors que la lumière perçoit le cœur même des ténèbres, son propre secret n’a pas été découvert. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 384

2012

« Les autres se jetèrent sur l’herbe odorante, mais Frodon resta un moment debout, encore plongé dans l’émerveillement. Il lui semblait avoir passé par une haute fenêtre donnant sur un monde évanoui. Il s’étendait dessus une lumière pour laquelle sa langue n’avait point de nom. Tout ce qu’il voyait était de belle forme, mais ces formes semblaient en même temps nettement découpées, comme si elles venaient d’être conçues et dessinées au moment où on lui avait retiré son bandeau, et aussi anciennes que si elles duraient depuis toujours. Il ne voyait d’autres couleurs que celles qu’il connaissait, or et blanc, et bleu et vert, mais elles étaient fraîches et vives comme s’il venait de les percevoir à ce moment et d’inventer des noms nouveaux et merveilleux. Ici, l’hiver, aucun cœur ne pouvait pleurer l’été ou le printemps. Nulle imperfection, nulle maladie, nulle difformité n’était visible en rien de ce qui poussait sur terre. Sur le pays de Lorien n’existait aucune souillure. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 383

2012

« Laissez-moi réfléchir ! dit Aragorn. Puissé-je faire maintenant un bon choix et changer le sort néfaste de ce malheureux jour ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 455

2012

« Dans le doute, un homme de valeur s’en remet à sa propre sagesse. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 553

2012

« Va, Eowyn, fille-soeur ! dit le vieux roi. Le temps de la crainte est passé. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 556

2012

« Nul ne sait ce que lui apportera le nouveau jour. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 582

2012

« Nos ennemis ont d’étranges pouvoirs, et aussi d’étranges faiblesses ! dit Theoden. Mais il y a longtemps qu’on dit : la volonté du mal ruine souvent le mal. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 640

2012

« Périlleux pour nous tous sont les moyens d’un art plus profond que celui que nous possédons nous-mêmes. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 643

2012

« Une main brûlée est la meilleure leçon. Après, les avis sur le feu vont droit au cœur. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 644

2012

« Assez curieusement, Frodon se sentit rafraîchi. Il avait rêvé. L’ombre noire avait passé, et une belle vision lui était apparue dans cette terre inquiétante. Il n’en restait rien dans son souvenir, mais, à cause d’elle, il se sentait bien et le cœur plus léger. Son fardeau lui pesait moins. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 682

2012

« Souvent la nuit apporte des nouvelles aux proches. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 713

2012

« De belles paroles peuvent cacher un cœur infâme. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 724

2012

« Je suis assez sage pour savoir qu’il est certains dangers que l’on doit fuir. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 730

2012

« Si vous paraissez avoir trébuché, dites-vous que c’était écrit et qu’il devait en être ainsi. Vous avez le cœur aussi perspicace que fidèle, et vous avez vu plus clair que vos yeux. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 731

2012

« La louange de ceux qui sont dignes de louange est au-dessus de toute récompense. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 732

2012

« Allez avec la bonne volonté de tous les hommes de bien ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 746

2012

« Ils ne peuvent vaincre éternellement ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 754

2012

« Le désespoir ne l’avait pas quitté, mais la faiblesse avait passé. (…) Il sentait que ce qu’il avait à accomplir, il fallait l’accomplir dans la mesure du possible, et qu’il importait peu que Faramir, Aragorn, Elrond, Galadriel, Gandalf ou quiquonque le sût jamais. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 760

2012

« Maître, maître ! cria Sam, dont la voix avait retrouvé vie et instance. Le présent de la Dame ! Le cristal d’étoile ! Une lumière pour vous dans les endroits sombres, elle a dit que ça devait être. Le cristal d’étoile !

Le cristal d’étoile ? Murmura Frodon, comme répondant du fond du sommeil, sans guère comprendre. Mais oui ! Comment l’avais-je oublié ? Une lumière quand toutes les autres lumières se seront éteintes. Et maintenant certes seule la lumière peut nous venir en aide.

Sa main monta lentement à sa poitrine, et lentement il éleva la Fiole de Galadriel. Pour un moment, elle répandit une petite lueur, faible comme celle d’une étoile luttant à son lever au milieu des lourdes brumes de la terre ; puis, comme son pouvoir grandissait, en même temps que l’espoir dans la pensée de Frodon, elle se mit à brûler et devint une flamme argentée, minuscule cœur d’une lumière éblouissante, comme si Eärendil fût descendu en personne du cours du soleil couchant avec le dernier Silmaril au front. L’obscurité recula. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 772

2012

« A présent, une étoile était descendue au sein de la terre même. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 773

2012

« Idiot, il n’est pas mort, et ton cœur le savait. Ne te fie pas à ta tête, Samsagace, ce n’est pas ce qu’il y a de meilleur en toi. Ce qui cloche chez toi, c’est que tu n’as jamais vraiment eu aucun espoir. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 793

2012

« Le plus puissant des hommes peut être tué d’une seule flèche. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 810

2012

« Ce serait folie que l’orgueil qui dédaignerait l’aide et les conseils en temps de besoin. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 811

2012

« Toutes choses de valeur qui sont en danger dans le monde tel qu’il est à présent, voilà mon souci. Et pour ma part, je n’échouerai pas entièrement dans ma tâche, même si le Gondor devait périr, si quelque chose franchit cette nuit, qui puisse encore croître en beauté ou porter de nouveau fleur et fruit dans les temps à venir. Car moi aussi, je suis un intendant. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 813

2012

« Les actes généreux ne doivent pas êtres retenus par de froids conseils. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 814

2012

« Si nous tombons, qui tiendra ? »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 820

2012

« Tout petit concours est un gain. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 826

2012

« Au-delà des ombres, nous nous rencontrerons tous de nouveau ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 841

2012

« Les décisions sont meilleures le matin, et la nuit change maintes pensées. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 856

2012

« Où la volonté ne manque pas, une voie s’ouvre. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Ed. Christian Bourgeois, p. 860

2012

« Le Seigneur des Nazgûl pénétra à cheval dans la ville. Grande forme noire détachée sur les feux qui brûlaient derrière elle, sa stature devenait une immense menace de désespoir. Il passa ainsi sous la voûte que nul ennemi n’avait jamais franchie, et tous fuirent devant sa face. Tous sauf un. Attendant là, silencieux et immobile, dans l’espace précédent la Porte, se tenait Gandalf monté sur Gripoil : Gripoil qui, seul parmi les chevaux libres, affrontait la terreur sans broncher, aussi ferme qu’une image taillée dans Rath Dinen. « Vous ne pouvez entrer ici, dit Gandalf – et l’ombre énorme s’arrêta. Retournez à l’âbîme préparé pour vous ! Retournez ! Tombez dans le néant qui vous attend, vous et votre Maître. Allez ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 887

2012

« Gandalf ne bougea pas. Et, au même moment, loin derrière dans quelque cour de la Cité, un coq chanta. Son chant était clair et aigu, insoucieux de toute sorcellerie et de toute guerre, saluant seulement le matin qui, dans le ciel, bien au-dessus des ombres de la mort, venait avec l’aurore. Et comme en réponse s’éleva dans le lointain une autre note. Des cors, des cors, des cors. L’écho se répercuta faiblement sur les flancs sombres du Mindolluin. De grands cors du Nord, sonnant furieusement. Le Rohan arrivait enfin. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 887

2012

« La nécessité ne souffre aucun délais, mais mieux vaut tard que jamais. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 894

2012

« Théoden ne pouvait être gagné de vitesse. Il paraissait emporté par la folie. La fureur de bataille de ses pères courait comme un nouveau feu dans ses veines, et il était porté par Nivacrin comme un dieu de jadis, voire même comme Oromë le Grand à la bataille des Valars, quand le monde était jeune. Son bouclier d’or, découvert, brillait telle une image du Soleil, et l’herbe flamboyait de vert autour des pieds blancs de son coursier. Car le matin se levait, le matin et un vent venu de la mer ; les ténèbres se dispersèrent ; les hommes de Mordor gémirent, et la terreur s’empara d’eux ; ils s’enfuirent, et moururent, et les sabots de la colère passèrent sur eux. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 897

2012

« Sorti du doute, sorti des ténèbres au lever du jour,

Je vins chantant au soleil et tirant le glaive. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 906

2012

« Voilà donc que nous nous retrouvons en dépit de toutes les armées de Mordor qui s’étendaient entre nous, dit Aragorn. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 907

2012

« Ne marchez plus dans les ombres, mais réveillez-vous ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 926

2012

« Ces maux sont réparables, tant sont grandes sa force et sa gaieté. Il n’oubliera pas son chagrin ; mais celui-ci n’assombrira pas son cœur et lui enseignera simplement la sagesse. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 929

2012

« Mieux vaut aimer d’abord ce qu’on est fait pour aimer, je suppose ; il faut commencer quelque part et avoir des racines, et la terre de la Comté est profonde. Il y a cependant des choses plus profondes et plus hautes ; et sans elles pas un ancien ne pourrait soigner son jardin en ce qu’il appelle paix, qu’il en ait entendu parler ou non. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 930

2012

« Il en est toujours ainsi dans les entreprises des Hommes : il y a un gel au printemps ou une brûlure en Été, et ils ne répondent pas à ce qu’ils promettaient. Il est rare toutefois qu’ils manquent à semer, dit Legolas. Et cette semence demeurera dans la poussière et ne pourrira que pour germer de nouveau en des temps et des lieux imprévus. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 933

2012

« Souvent naît l’espoir quand tout est perdu. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 937

2012

« Il ne nous appartient toutefois pas de rassembler toutes les armées du monde, mais de faire ce qui est en nous pour le secours des années dans lesquelles nous sommes placés, déracinant le mal dans les champs que nous connaissons, de sorte que ceux qui vivront après nous puissent avoir une terre propre à cultiver. Ce n’est pas à nous de régler le temps qu’ils auront. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 939

2012

« Nous arrivons à présent au bord même, où l’espoir et le désespoir se touchent. Hésiter, c’est tomber. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 940

2012

« Mais maintenant, il faut que je fasse de mon mieux. Il tira son épée et la regarda ; et les caractères coulant de Numénor étincelaient comme du feu sur la lame. Elle a été faite précisément pour une telle heure, pensa-t-il. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 952

2012

« Au plus profond de lui-même, vivait toujours intact son simple bon sens de Hobbit : il savait au fond de son cœur qu’il n’était pas de taille à porter pareil fardeau, même si de telles visions n’étaient pas un leurre destiné à le tromper. Le seul petit jardin d’un jardinier libre répondait à son besoin et à son dû, et non pas un jardin enflé aux dimensions d’un royaume ; il devait se servir de ses propres mains et non commander à celles des autres. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 961

2012

« Bien qu’ici en fin de voyage je sois

Dans les ténèbres profondément enfoui,

Au-delà de toutes les tours fortes et hautes,

Au-delà des montagnes escarpées,

Au-dessus de toutes les ombres vogue le Soleil,

Et les Étoiles à jamais demeurent :

Je ne dirai pas « le jour est fini »,

Je ne ferai pas aux étoiles mes adieux. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 969

2012

« Loin au-dessus de l’Ephel Duath à l’ouest, le ciel nocturne était encore terne et pâle. Là, Sam vit, pointant au milieu des nuages légers qui dominaient un sombre pic haut dans les montagnes, une étoile blanche et scintillante. Sa beauté lui poignit le cœur, tandis qu’il la contemplait dans ce pays abandonné, et l’espoir lui revint. Car, tel un trait, net et froid, la pensée le transperça qu’en fin de compte l’Ombre n’était qu’une petite chose transitoire : il y avait à jamais hors de son atteinte de la lumière et une grande beauté. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 984

2012

« Mais au moment même où l’espoir mourait ou semblait mourir en Sam, il se transforma en une nouvelle force. Le brave visage de Hobbit de Sam se fit sévère, presque menaçant, tandis que la volonté se durcissait en lui, et il sentit dans tous ses membres un frémissement comme s’il se muait en quelque créature de pierre et d’acier que ni le désespoir, ni la fatigue, ni des milles d’aridité sans fin ne pourraient réduire. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 996.

2012

« Ce pain de voyage des Elfes avait cependant un pouvoir qui s’accroissait quand les voyageurs s’en remettaient à lui seul, sans le mêler à d’autres aliments. Il nourrissait la volonté et donnait une force d’endurance, ainsi qu’une maîtrise des nerfs et des membres dépassant celle des simples mortels. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 998

2012

« Je suis nu dans les ténèbres, Sam, et il n’y a aucun voile entre moi et la roue de feu. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1000

2012

« Nul débat ne lui troublait plus l’esprit. Il connaissait tous les arguments du désespoir et refusait de les écouter. Sa volonté était arrêté, et seule la mort pouvait la briser. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1002

2012

« Dans toute cette ruine du monde, il ne ressentait pour le moment que joie, une grande joie. Le fardeau était parti. Son maître avait été sauvé ; il était de nouveau lui-même, il était libre. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1010

2012

« Ils se tinrent ainsi sur les murs de la Cité de Gondor, et un grand vent s’éleva et souffla, et leurs cheveux, noirs de jais et blond d’or, flottèrent mêlés dans l’air. Et l’Ombre partit, le Soleil se dévoila, et la lumière jaillit ; les eaux de l’Anduin brillèrent comme de l’argent, et dans toutes les maisons de la Cité les hommes chantèrent, car la joie emplissait leur cœur sans qu’ils puissent en dire la source. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1027

2012

« Je me tiens dans Minas Anor, la Tour du Soleil, dit-elle ; et voilà que l’Ombre est partie ! Je ne serais plus une vierge guerrière, je ne le disputerai plus aux grands Cavaliers, et je ne trouverai plus la joie dans les seuls chants de massacre ; Je serai guérisseuse, et j’aimerai tout ce qui pousse et n’est pas stérile. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1029

2012

« Il est dit que, bien que le fruit de l’Arbre arrive rarement à maturité, la vie qui est en lui peut alors rester assoupie pendant de nombreuses années, et nul ne peut prévoir le moment de son réveil. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1036

2012

« Ceci est l’achèvement. Dorénavant, ce ne sera pas seulement le jour qui sera aimé, mais la nuit aussi sera belle et bénie, et toute peur en sera bannie ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1037

2012

« Un arbre croît mieux au pays de ses pères. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1038

2012

« Elle prit alors une gemme blanche semblable à une étoile, qui reposait sur son sein au bout d’une chaîne en argent, et elle passa cette chaîne au cou de Frodon. Quand vous serez troublé par le souvenir de la peur et des ténèbres, dit elle, ceci vous apportera de l’aide. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1039

2012

« Hors du doute, hors des ténèbres, vers le lever du jour, il chevaucha, chantant dans le Soleil et l’épée hors du fourreau. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1041

2012

« Ne laissez pas vos têtes devenir trop grandes pour vos chapeaux ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1051

2012

« La Route se poursuit sans fin

Descendant de la porte où elle commença.

Maintenant loin en avant s’est poursuivie la Route ;

Que d’autres la suivent, qui le pourront !

Qu’un nouveau voyage ils commencent ;

Moi enfin, les pieds las,

Vers l’auberge éclairée je me tournerai,

Pour trouver mon repos du soir et le sommeil. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1052

2012

« A quelque chose malheur est bon, comme je l’ai toujours dit. Et tout est bien qui finit Mieux ! »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1089

2012

« Tu es fait pour être solide et entier, et tu le seras. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1094

2012

« Nous nous souvenons encore, nous qui vivons en cette terre lointaine sous les arbres, la lumière des étoiles sur les Mers Occidentales. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1095

2012

« Tu ne peux être toujours déchiré en deux. Il te faudra être un et entier pendant de nombreuses années. Tu as tant d’objets de jouissance, tant de choses à être, et tant à faire. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1096

2012

« Il doit souvent en être ainsi, Sam, quand les choses sont en danger : quelqu’un doit y renoncer, les perdre de façon que d’autres puissent les conserver. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1096

2012

« Eh bien ici enfin, sur les rives de la Mer, s’achève notre communauté en Terre du Milieu. Allez en paix ! Je ne dirai pas : ne pleurez pas, car toutes les larmes ne sont pas un mal. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1097

2012

« Mais avec votre espoir, j’espérerai. Et l’Ombre, je la rejette entièrement. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1133

2012

« Voyez ! Nous ne sommes pas liés à jamais aux cercles du monde et, au-delà, il y a plus que le souvenir. »

J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,

Ed. Christian Bourgeois, p. 1135

2012

« Il y a plus de bon en vous que vous ne le soupçonnez, fils de l’aimable Ouest. Un mélange de courage et de sagesse, en juste proportion. »

J. R. R. Tolkien, Bilbo le Hobbit,

Ed. Le livre de poche, p. 297

2012

« Si un plus grand nombre d’entre nous préféraient la nourriture, la gaieté et les chansons aux entassements d’or, le monde serait plus rempli de joie. »

J. R. R. Tolkien, Bilbo le Hobbit,

Ed. Le livre de poche, p. 297

2012

« Ainsi vient la neige après le feu, et même les dragons ont une fin !, dit Bilbo. »

J. R. R. Tolkien, Bilbo le Hobbit,

Ed. Le livre de poche, p 304

2012

« Le dragon est desséché,

Ses os sont maintenant effrités ;

Son armure est brisée,

Sa splendeur est abaissée ! »

J. R. R. Tolkien, Bilbo le Hobbit,

Ed. Le livre de poche, p. 304

2012

« Les étoiles sont bien plus scintillantes

Que les joyaux sans mesure,

La lune est bien plus blanche

Que l’argent d’un trésor :

Le feu est plus brillant

Dans le foyer au crépuscule

Que l’or acquis dans les mines,

Alors, pourquoi courir le monde ?

Oh ! Tra-la-la-lally

Revenez à la vallée. »

J. R. R. Tolkien, Bilbo le Hobbit,

Ed. Le livre de poche, p. 305

2012

« Les routes se poursuivent

encore et toujours

Sous les nuages et sous les étoiles,

Mais les pieds qui sont partis à l’aventure,

Reviennent enfin au lointain foyer. »

J. R. R. Tolkien, Bilbo le Hobbit,

Ed. Le livre de poche, p. 309

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :