Publié par : gperra | 6 janvier 2011

Mon recueil de citations de la Divine Comédie de Dante en 2011

Comme chaque année, j’ai préparé quelques petites phrases issue de l’œuvre d’un auteur, que chacun pourra venir tirer au sort le 1er janvier après l’office. Avec une bonne ouverture d’esprit, la mobilisation de notre intelligence et l’intervention des forces qui président à nos destinées lors de l’avènement de la nouvelle année, chacune de ces citations pourront trouver leur bon destinataire. Peut-être pourront-elles également devenir pour ce dernier le médiateur du message que le monde d’en haut cherche à adresser à son intelligence, à son cœur et à sa volonté, pour l’année qui vient. Cette année, ces petites phrases sont issues de l’œuvre du poète italien Dante et de sa Divine Comédie. A mon sens, si l’on sait dépasser ce que ce livre peut avoir d’inactuel dans sa conception du monde spirituel (est-il encore sain de se représenter le monde avec un Enfer, un Purgatoire et un Paradis ?), on pourra être sensible à quelque chose qui émane d’elle et qui peut encore avoir une portée bienfaisante aujourd’hui. En effet, à première vue, la Divine Comédie est le récit d’un homme traversant les différents cercle de l’Enfer, du Purgatoire et du Paradis pour finalement retrouver celle qu’il aime : Béatrice. Mais si l’on comprend ce qu’une telle œuvre peut nous dire aujourd’hui, on découvrira peut-être que Dante a voulu transcrire en images le périple de l’âme ayant perdu le lien avec son être intérieur et cherchant à le renouer. En effet, même lorsque la vie semble nous sourire, que les choses paraissent aller bien pour nous, que nous croyons même être dans le droit chemin, il peut arriver que nous soyons en réalité très éloigné de notre être véritable. Qui n’a jamais ressenti ce sentiment profond d’éloignement de soi-même ne peut véritablement se représenter ce qu’est son être profond. La religion cherche bien souvent à intervenir pour aider à retrouver ou à maintenir le lien avec ce dernier. Et pourtant, aucune confession ni aucune pratique religieuse, fût-elle celle de la Communauté des Chrétiens, ne saurait nous garantir que ce lien sera toujours préservé. De même, aucune doctrine ni conception du monde ne peut nous garantir que nous soyons dans le vrai, même l’Anthroposophie ! Précisément parce que vivre et être incarné sur la Terre comporte par essence le risque de la perte de son être profond et de s’égarer dans l’erreur. Dante est selon moi le grand maître qui a été sensible à l’éloignement de l’Homme par rapport à son moi véritable. Il a également pu approcher, avec la force d’une pensée vivante, les instances diverses et les processus sournois qui favorisent que l’on se perde et que l’on devienne étranger à soi-même. Mais il a également eu l’intuition des forces bienveillantes qui interviennent pour que ce lien puisse être renoué. A l’aube de l’année 2011, que l’esprit de Dante et que ses paroles, traversant les siècles, puissent être, pour ceux qui les recevront, un guide pour que l’âme retrouve le chemin qui la conduit à son essence véritable, par delà tout mensonges et toutes ténèbres.

Grégoire Perra

2011

« Au milieu du chemin de notre vie

Je me retrouvai par une forêt obscure

Car la voie droite était perdue. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 1,
p. 25, ed. GF Flammarion

2011

« Pourquoi ne vas-tu pas à la douce montagne qui est principe et cause de toute joie ? »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 1,

p. 29, ed. GF Flammarion

2011

« C’était le temps où le matin commence, et le soleil montait avec toutes ces étoiles qui étaient avec lui lorsque l’amour divin bougea la première fois ces choses belles. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 1,
p. 27, ed. GF Flammarion

2011

« Amour m’envoie, qui me fait parler »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 2,
p. 37, ed. GF Flammarion

2011

«  Allons : qu’as-tu ? Pourquoi, pourquoi t’attardes-tu, pourquoi accueilles-tu lâcheté dans ton cœur, pourquoi es-tu sans courage et sans tranquillité, puisque les trois dames bénies ont souci de toi dans la cour du ciel, et que mon parler te promet tant de bien ? »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 2,

p. 39, ed. GF Flammarion

2011

« Comme fleurette inclinée et fermée par la gelée nocturne, quand le soleil l’éclaire, se redresse épanouie sur sa tige, tel j’émergeai de ma vertu lassée, et tant de bon courage ressurgit en mon cœur que je commençai, en homme libre. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 2,

p. 39, ed. GF Flammarion

2011

« Va donc, car nous avons tous deux un seul vouloir : toi mon guide, mon seigneur et mon maître. Je lui parlai ainsi ; et quand il s’ébranla, j’entrai dans le chemin dur et sauvage. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 2,

p. 39, ed. GF Flammarion

2011

« Et toi qui es ici, âme vivante, va-t’en loin de ceux-ci, qui sont tous morts. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 3,
p. 45, ed. GF Flammarion

2011

« Le haut sommeil fut rompu dans ma tête par un éclat de foudre, et je repris mes sens comme un homme qu’on réveille de force. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 4,

p. 49, ed. GF Flammarion

2011

« A présent commencent les notes douloureuses à se faire entendre ; à présent je suis venu là où les pleurs me frappent. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 5,

p. 59, ed. GF Flammarion

2011

« Et ce seigneur qui m’avait mené jusque-là me dit : N’aie crainte ; il n’est personne qui puisse nous barrer le passage : trop grand est qui l’accorde. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 8,
p. 87, ed. GF Flammarion

2011

« Toi, ne t’inquiètes pas de ce que je m’irrite, car je vaincrai l’épreuve, quoiqu’ils préparent à l’intérieur pour leur défense. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 8,
p. 89, ed. GF Flammarion

2011

« Il nous faudra pourtant gagner cette bataille. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 9,
p. 91, ed. GF Flammarion

2011

« A quoi sert de heurter contre le destin ? »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 9,
p. 95, ed. GF Flammarion

2011

« Que tes mots soient pesés. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 10,
p. 101, ed. GF Flammarion

2011

« Quand tu seras devant le doux regard de celle dont les beaux yeux voient toutes choses, tu sauras d’elle tout le voyage de ta vie. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 10,

p. 105, ed. GF Flammarion

2011

« Ô soleil qui guéris la vue troublée, tu me rends si content quand tu résous mes doutes, que le doute m’est doux autant que le savoir. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 11,

p. 111, ed. GF Flammarion

2011

« Si tu suis ton étoile, tu ne pourras faillir au port glorieux. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 15,
p. 143, ed. GF Flammarion

2011

« Ah comme les hommes doivent être prudents auprès de ceux qui voient plus que les actes, et dont l’esprit pénètre les pensées ! »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 16,

p. 155, ed. GF Flammarion

2011

« Il faut maintenant que tu chasses la paresse. Ce n’est pas assis sous la plume ni sous la couette qu’on arrive à la gloire ; or qui consume sa vie sans elle laisse de soi, sur terre, trace pareille à celle de la fumée dans l’air, et de l’écume dans l’eau. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 24,

p. 219, ed. GF Flammarion

2011

« Lève-toi donc ; vaincs cette angoisse par le courage qui gagne les batailles, s’il ne fléchit pas sous le poids du corps »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 24,

p. 219, ed. GF Flammarion

2011

« Hélas, Angel, comme tu changes !

Voici que tu n’es plus ni deux ni un ! »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 25,

p. 231, ed. GF Flammarion

2011

« Je freine mon esprit plus que de coutume, pour qu’il ne coure pas sans que vertu le guide, afin que si un astre, ou la grâce divine m’a fait un don, je ne m’en prive moi-même. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 26,

p. 237, ed. GF Flammarion

2011

« Un non repenti ne peut se faire absoudre, vouloir et repentir ne se pouvant ensemble, par la contradiction qui ne le permet pas. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 27,
p. 251, ed. GF Flammarion

2011

« Ma conscience, bonne compagne qui rend l’homme libre, sous la cuirasse de pureté. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 28,
p. 259, ed. GF Flammarion

2011

« Moins de regret peut laver faute plus grosse que n’a été la tienne, aussi décharge-toi de tout chagrin, et comptes que je suis près de toi »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 30,
p. 275, ed. GF Flammarion
2011

« Lorsque ta vue veut pénétrer trop loin dans les ténèbres, il advient qu’en imaginant tu t’égares. Tu verras bien, si tu arrives jusque-là, combien les sens y sont trompés par la distance ; tâche de presser un peu le pas. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 31,
p. 279, ed. GF Flammarion

2011

« Prends garde quand tu passes ! Va, si tu peux, sans fouler sous tes pieds les têtes de tes frères humains, qui souffrent. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 32,
p. 287, ed. GF Flammarion

2011

« Voici le lieu où il convient de s’armer de courage. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 34,
p. 305, ed. GF Flammarion

2011

« Le soleil, qui maintenant se lève, vous montrera où prendre la montagne par sa pente plus douce. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 1,
p. 23, ed. GF Flammarion

2011

« Amour, qui raisonne en mon cœur »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 2,
p. 31, ed. GF Flammarion

2011

« Je me tournais vers le côté, avec la peur d’être abandonné, lorsque je vis le sol obscur devant moi seul ; et mon consolateur : pourquoi crains-tu ? Ne vois-tu pas que je suis là, pour te guider ? »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 3,

p. 33, ed. GF Flammarion

2011

« Lève les yeux : voici par là qui nous conseillera, si tu ne peux te conseiller toi-même. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 3,
p. 35, ed. GF Flammarion
2011

« L’infinie bonté a de si grands bras qu’elle y accueille ce qui s’adresse à elle. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 3,

p.39, ed. GF Flammarion

2011

« Cette montagne est telle qu’elle est toujours rude pour commencer ; mais plus on monte, et moindre est la fatigue. Aussi quand elle te paraîtra si douce que la montée te sera légère, comme aller en bateau en suivant le courant, alors tu seras au bout de ce chemin ; attends là-haut de reposer tes peines. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 4,

p. 47, ed. GF Flammarion

2011

« Sois comme une tour, à la cime assurée, que n’ébranle jamais le souffle des vents ; car l’homme en qui germe une pensée sur une autre pensée, s’éloigne de son but ; parce que la fougue de l’une amollit l’autre. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 5,

p. 53, ed. GF Flammarion

2011

« La prière plie les décrets du ciel. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 6,
p. 61, ed. GF Flammarion

2011

« Ce matin, par les tristes pays je suis venu, et je suis dans ma première vie, bien qu’en allant ainsi, je gagne l’autre. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 8,
p. 79, ed. GF Flammarion

2011

« La juste ferveur brûle dans un cœur avec mesure. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 8,
p. 81, ed. GF Flammarion

2011

«  Vois là notre adversaire. Et il dressa le doigt pour qu’il regarde. Du côté où le val n’a plus de talus, se tenait un serpent, le même peut-être qui donna à Ève le fruit amer. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 8,
p. 81, ed. GF Flammarion

2011

«  Puisse la lampe qui te conduit là-haut trouver autant de cire dans ta volonté qu’il en faut pour aller jusqu’à l’azur suprême. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 8,
p. 83, ed. GF Flammarion

2011

«  Ne resserre pas ton cœur, élargis-le. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 9,
p. 87, ed. GF Flammarion

2011

« Comme qui dans le doute se rassure, et change sa peur en confiance, quand la vérité se découvre à lui, ainsi je changeai. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 9,
p. 87, ed. GF Flammarion
2011

« L’ange de Dieu tenait ses pieds posés sur cette marche, et siégeait sur le seuil, qui me semblait en pierre de diamant. Je montai les degrés de tout mon cœur, entraîné par mon guide qui disait : demande lui humblement qu’il ouvre la serrure. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 9,

p. 91, ed. GF Flammarion

2011

« N’arrête pas ta pensée en un lieu, dit le doux maître, qui me tenait auprès de lui, du côté du cœur »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 10,
p. 95, ed. GF Flammarion

2011

« Ne considère pas la forme du tourment, pense à ce qui le suit. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 10,
p. 99, ed. GF Flammarion

2011

« Ne voyez-vous pas que nous sommes des vers nés pour former l’angélique papillon qui vole sans écran vers la justice ? »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 10,
p. 99, ed. GF Flammarion

2011

« Notre Père, qui es dans les cieux, non circonscrit en eux, mais pour le plus d’amour que tu as là-haut pour tes premières œuvres, que ton nom soit loué, et ta valeur, par toute créature, comme il convient de rendre grâce à ta douce vapeur. Que vienne à nous la paix de ton royaume, car de nous-mêmes nous ne pouvons aller à elle si elle ne vient à nous, malgré tous nos efforts. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 10,

p. 99, ed. GF Flammarion

2011

« Si là-bas on prie toujours pour nous, ici que peut-on dire et faire pour eux, quand le vouloir a bonne racine ? Il faut les aider à laver les taches qu’ils portèrent ici, pour que, purs et légers, ils puissent monter aux sphères étoilées. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 11,
p. 103, ed. GF Flammarion

2011

« Il est bon ici, avec les ailes, avec les rames, que chacun pousse, autant qu’il peut, sa barque. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 12,
p. 109, ed. GF Flammarion

2011

« Ô douce lumière, sur la foi de qui j’entre en cette voie nouvelle, conduis-nous comme il faut conduire par ici. Tu réchauffes le monde, tu brilles sur lui ; si une autre raison ne nous chasse ailleurs, tes rayons devraient toujours être nos guides. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 13,

p. 117, ed. GF Flammarion

2011

« Le ciel vous appelle et tourne autour de vous, en vous montrant ses beautés éternelles, et votre œil pourtant regarde à terre ; c’est pourquoi vous frappe celui qui voit tout. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 14,

p. 135, ed. GF Flammarion

2011

« Ne t’étonne pas si tu es ébloui par la famille du ciel. C’est un messager qui invite à monter. Un temps viendra bientôt où voir ces choses ne sera plus pour toi un poids mais un plaisir, autant que la nature te dispose à sentir. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 15,
p. 139, ed. GF Flammarion
2011

«  Plus il y a là-haut d’êtres épris, plus on y trouve à bien aimer, et plus on aime ; et l’un répond à l’autre, comme un miroir. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 15,
p. 141, ed. GF Flammarion

2011

« Que ferons-nous à qui nous veut du mal, si nous condamnons qui nous aime ? »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 15,

p. 141, ed. GF Flammarion

2011

« Ce que tu as vu était pour t’empêcher de refuser ton cœur aux eaux de la paix qui coulent de la source éternelle.»

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 15,
p. 143, ed. GF Flammarion

2011

« Comme un aveugle va derrière son guide, pour ne pas se perdre, ni se heurter à chose qui le blesse, ou peut-être le tue, je m’en allais par l’air sale et amer, en écoutant mon guide qui ne cessait de dire : prends garde à ne pas te couper de moi. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 16,
p. 145, ed. GF Flammarion

2011

« Lumière vous est donnée pour le bien et pour le mal, et le libre vouloir qui, s’il souffre d’abord, dans les premiers combats avec le ciel, gagne toujours plus tard, si on le nourrit bien. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 16,
p. 149, ed. GF Flammarion

2011

« Libres, vous dépendez d’une force plus grande et de meilleure nature ; c’est elle qui crée l’esprit en vous, que le ciel ne gouverne pas. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 16,
p. 149, ed. GF Flammarion
2011

« Tu peux donc saisir qu’il faut que l’amour soit la semence en nous de toute vertu, et de toute action qui mérite une peine. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 17,

p. 161, ed. GF Flammarion

2011

« Dresse vers moi les yeux aigus de l’intellect, et te deviendra claire l’erreur des aveugles qui se font guides. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 18,
p. 163, ed. GF Flammarion

2011

« Ceux qui sont allés au fond de la raison ont reconnu cette liberté innée et ont ainsi laissé la morale au monde. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 18,
p. 167, ed. GF Flammarion

2011

« Tout amour qui s’allume en vous, vous avez le pouvoir de le retenir. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 18,
p. 167, ed. GF Flammarion

2011

« Le vouloir combat mal contre un vouloir meilleur. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 20,
p. 183, ed. GF Flammarion

2011

« La pureté se prouve par le seul vouloir, qui, tout à fait libre, à changer de séjour, surprend l’âme, et le vouloir lui plaît. »

*

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 21,
p. 195, ed. GF Flammarion

2011

« La vertu qui veut ne peut pas tout. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 21,
p. 197, ed. GF Flammarion

2011

« En vérité on voit souvent des choses qui donnent fausse matière à douter parce que les vraies raisons restent cachées. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 22,
p. 203, ed. GF Flammarion

2011

« Et je lui montrai le soleil : il m’a mené par la profonde nuit des vrais morts, avec cette vraie chair qui le suit. Puis ses conseils m’ont conduit en haut, montant autour de la montagne qui vous redresse, vous que le monde avait tordus. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 23,
p. 217 ed. GF Flammarion

2011

« Je suis homme qui note, quand Amour me souffle, et comme il dicte au cœur, je vais signifiant. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 24,
p. 221, ed. GF Flammarion

2011

« Décoche l’arc de ton dire, que tu as bandé jusqu’au fer. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 25,
p. 229, ed. GF Flammarion

2011

« A présent elle s’étend, fils, elle s’élargit, la vertu qui vient du cœur du père, là où veut la nature en tous les membres. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 25,
p. 231, ed. GF Flammarion

2011

« Ouvre ton cœur aux vérités qui viennent. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 25,
p. 233, ed. GF Flammarion

2011

« Semblable à la flamme qui suit le feu partout où il remue, partout l’esprit suit sa forme nouvelle. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 25,
p. 233, ed. GF Flammarion

2011

« Nul ne va plus loin sans que le feu le morde, âmes saintes : entrez en lui, et au chant de là-bas ne soyez pas sourdes. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 27,
p. 247, ed. GF Flammarion

2011

« Le sommeil qui souvent, avant qu’un fait advienne, en sait la nouvelle. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 27,
p. 251, ed. GF Flammarion

2011

« N’attends plus mon dire ni mon signe ; ton jugement est libre, droit, et sain. Ne pas faire à son gré serait une faute : aussi je mets sur toi la couronne et la mitre. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 27,
p. 253, ed. GF Flammarion

2011

« Si tu taisais ou si tu niais ce que tu avoues, ta faute n’en serait pas moins connue : un grand juge la sait ! Mais quand jaillit de sa propre bouche l’accusation du péché, dans notre cour la roue se tourne contre le fil du glaive. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 31,
p. 285, ed. GF Flammarion

2011

« Mon âme joyeuse et pleine de stupeur goûtait cet aliment qui, rassasiant de soi, affame de soi. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 31,

p. 289, ed. GF Flammarion

2011

« Je m’en revins de l’onde sainte, régénéré comme une jeune plante renouvelée de feuillage nouveau, pur et tout prêt à monter aux étoiles. »

Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 33,
p. 311, ed. GF Flammarion

2011

« Vraiment tout ce du saint royaume dont j’ai pu faire trésor dans mon âme sera désormais matière de mon chant. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 1,
p. 21, ed. GF Flammarion

2011

« Ô divine vertu, si tu te prête à moi assez pour que je montre l’ombre du règne heureux inscrite dans ma tête, tu me verras venir à ton bois merveilleux et me couronner alors de ces feuilles dont la matière et toi me ferez digne. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 1,
p. 21, ed. GF Flammarion

2011

« Béatrice regardait en moi, et moi en elle. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 2,
p. 29, ed. GF Flammarion

2011

« L’intelligence déploie sa bonté multipliée par les étoiles en se tournant vers son unité. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 2,
p. 35, ed. GF Flammarion

2011

« Notre paix est dans sa volonté ; il est cette mer vers qui se meut tout ce qu’il a créé ou que fait la nature. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 3,
p. 43, ed. GF Flammarion

2011

« Jamais notre intellect ne s’assouvit, si ne l’éclaire le vrai en dehors duquel aucun vrai n’a lieu. Il se repose en lui, comme bête en son gîte, dès qu’il l’a rejoint ; et il peut le rejoindre ; sinon tout désir serait en vain. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 4,
p. 53, ed. GF Flammarion

2011

« Le plus grand don que Dieu dans sa largesse fit en créant, le plus conforme à sa bonté, et celui qu’il estime le plus, fut la liberté du vouloir. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 5,
p. 55, ed. GF Flammarion

2011

« Soyez, chrétiens, plus lents à vous mouvoir : ne soyez pas comme plume à tout vent, et ne croyez pas que toute eau vous lave. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 5,
p. 59, ed. GF Flammarion

2011

« Et si l’étoile changea et rit, que fis-je, moi, qui par nature suis transmuables en toutes formes ! »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 5,
p. 59, ed. GF Flammarion

2011

« Je vois comment tu fais ton nid dans ta propre lumière, et qu’elle vient de tes yeux, parce qu’elle brille encore plus quand tu ris. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 5,
p. 59, ed. GF Flammarion

2011

« L’œuvre est d’autant plus aimée de l’ouvrier qu’elle reflète plus de la la bonté du cœur dont elle est sortie. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 7,
p. 77, ed. GF Flammarion

2011

« Ma joie me tient caché à toi. Elle rayonne alentour et me dérobe, comme un animal vêtu de sa soie. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 8,
p. 83, ed. GF Flammarion

2011

« Tu m’as beaucoup aimé, et tu avais raison ; car si j’étais resté sur terre, je t’aurais montré bien plus que le feuillage de mon amour. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 8,
p. 83, ed. GF Flammarion
2011

« De douce graine peut naître un fruit amer. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 8,
p. 85, ed. GF Flammarion

2011

« Tout ce que l’arc décoche tombe à terre ordonné pour une fin prévue, comme une flèche qui vole vers sa cible. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 8,
p. 85, ed. GF Flammarion

2011

« Vous tordez à la religion tel qui est né pour ceindre l’épée, et faites roi tel qui devrait prêcher ; c’est pourquoi vos pas sont hors du chemin. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 8,
p. 89, ed. GF Flammarion

2011

« Dieu voit tout, et ta vue entre en lui, esprit heureux, si bien que nul désir ne peut se dérober à toi. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 9,
p. 95, ed. GF Flammarion

2011

« Je t’ai servi ; à présent nourris-toi par toi-même. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 10,
p. 99, ed. GF Flammarion

2011

« Quand le rayon de la grâce, d’où s’allume le vrai amour qui grandit en aimant, multiplié en toi, resplendit tant qu’il te conduit en haut par cette échelle qu’on ne descend pas sans la remonter, qui te refuserait le vin de sa fiole pour ta soif, ne serait pas plus libre qu’une eau qui ne coule pas vers la mer. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 10,
p. 103, ed. GF Flammarion

2011

« Que les hommes ne soient donc pas trop assurés, quand ils jugent, comme celui qui croit que les blés sont mûrs avant qu’ils ne le soient. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 13,
p. 133, ed. GF Flammarion

2011

« De tout mon cœur et avec ce langage qui est le même en tous, j’offris un holocauste à Dieu comme il fallait pour la grâce nouvelle. L’ardeur du sacrifice n’était pas encore épuisée dans mon cœur, lorsque je compris qu’il était accepté avec faveur. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 14,
p. 139, ed. GF Flammarion

2011

« Le miroir où, avant que tu penses, apparaît ta pensée. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 15,
p. 145, ed. GF Flammarion

2011

« Pour que l’amour sacré en qui je veille en vision perpétuelle, et qui m’assoiffe d’un doux désir, s’accomplisse mieux, que ta voix sûre, hardie et joyeuse sonne ta volonté, sonne ton désir, pour qui ma réponse est déjà prête ! »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 15,
p. 145, ed. GF Flammarion

2011

« Toutes vos choses ont leur mort, comme vous ; mais cela est caché pour certaines qui durent longtemps ; et les vies sont courtes. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 16,
p. 157, ed. GF Flammarion

2011

« Montre au-dehors la flamme de ton désir, afin qu’elle sorte bien marquée par l’empreinte intérieure ; non que grandisse notre connaissance par ta parole, mais pour t’accoutumer à dire ta soif, et qu’on te verse à boire. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 17,
p. 163, ed. GF Flammarion

2011

« La conscience obscurcie ou par sa faute ou par celle d’autrui trouvera ta parole brutale. Néanmoins, écartant tout mensonge, porte au jour ta vision toute entière, et laisse gratter là où est la gale. Car ta voix, qui sera déplaisante au premier goût, laissera ensuite, une fois digérée, nourriture de vie »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 17,
p. 169, ed. GF Flammarion

2011

« A sentir plus de joie à bien agir, l’homme de jour en jour comprend que sa vertu progresse. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 18,
p. 173, ed. GF Flammarion

2011

« Dans la justice sempiternelle, la vue que reçoit votre monde pénètre à l’intérieur comme l’œil dans la mer qui, bien que du rivage il voie le fond, en haute mer ne le voit plus ; et pourtant il y est, mais sa profondeur le lui cache. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 19,
p. 181, ed. GF Flammarion

2011

« Mais toi, qui es-tu, qui veut t’asseoir en chaire pour juger à distance de mille milles avec la vue qui porte à un empan ? »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 19,
p. 183, ed. GF Flammarion

2011

« Tu fais comme celui qui apprend bien la chose par son nom, mais ne peut voir quelle est sa quiddité si autrui ne l’extrait. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 20,
p. 193, ed. GF Flammarion

2011

« L’épée d’en haut ne frappe pas en hâte, ni en retard. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 22,
p. 207, ed. GF Flammarion

2011

« Ce qui t’abat est une force à quoi rien ne résiste. Là est la sagesse et la puissance qui ouvrit la voie entre ciel et terre, dont jadis le monde eut un si long désir. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 23,
p. 219, ed. GF Flammarion

2011

« Ce ne sont point parages pour un petit bateau ceux que va fendant ma proue hardie, ni pour un nocher qui ménage sa peine. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 23,

p. 221, ed. GF Flammarion

2011

« Lève la tête et prends de l’assurance : car ce qui vient ici du monde mortel doit se mûrir à nos rayons. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 25,
p. 237, ed. GF Flammarion

2011

« L’espoir, qui en bas enamoure, se renforce par là, en toi et en autrui. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 25,
p. 237, ed. GF Flammarion

2011

« L’être du monde et mon être, la mort qu’il endura pour que je vive, et ce qu’espère tout fidèle comme je fais, m’ont tiré de la mer de l’amour dévié et m’ont mis sur la rive de l’amour vrai. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 26,
p. 245, ed. GF Flammarion

2011

« Le vrai fruit viendra après la fleur. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 27,
p. 259, ed. GF Flammarion

2011

« Tu dois savoir que tous ont de la joie selon que leur vue va plus profond dans la vérité où tout esprit s’apaise. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 28,
p. 267, ed. GF Flammarion

2011

« Je ne veux pas que tu doutes ; sois certain que recevoir la grâce est méritoire selon que le désir s’ouvre pour elle. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 29,

p. 273, ed. GF Flammarion

2011

« Tourne à nouveau les yeux vers la voie droite, pour que la route s’ajuste avec le temps. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 29,
p. 275, ed. GF Flammarion

2011

« Et je vis une lumière en forme de fleuve fulgurant de splendeur, entre deux rives peintes d’un merveilleux printemps. »

Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 30,
p. 281, ed. GF Flammarion

Contrat Creative Commons
Mon recueil de citations de la Divine Comédie de Dante en 2011 by Grégoire Perra est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France.

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