Publié par : gperra | 4 janvier 2011

Mon recueil de citations poétiques de Christiane Singer en 2007

Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?

« Qui irait chercher le miel sur la falaise ? Folie bien sûr. Toute folie finit par s’avérer raisonnable quand on la cultive assez longtemps. (préface, p. 7)

« Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? »

« Il y a des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier. Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même.' » p. 12

« Le paysage est si vaste à l’intérieur d’un seul homme que toutes les contradictions y veulent vivre et y ont place. » p. 15

« Le travail de l’enfantement est dès lors engagé ! Une légende d’abord pour donner le ton : le chevalier à l’araignée. Un chevalier a vu de ses yeux la terrible araignée dont le venin détruit les lieux qu’elle traverse. Il part à fond de train sur son cheval prévenir à la ronde tous les habitants, mais tous ceux qu’il rencontre se détournent avec effroi et s’enfuient. Désemparé, il fait halte près d’une source pour donner à boire à sa monture… et voilà que, dans le reflet de l’eau, il peut voir enfin que l’énorme araignée est accrochée au cimier de son heaume. » p. 17

« Seul celui qui a osé voir que l’enfer est en lui y découvrira le ciel enfoui. C’est le travail sur l’ombre, la traversée de la nuit, qui permettent la montée de l’aube. » p. 18

« Le ciel, c’est de ressentir que tout ce que je ne mettrai pas au monde de gratitude et de célébration n’y sera pas ».

« J’ai beaucoup fait pour ce monde quand je suspends ma course pour dire merci ».

« Le message, même s’il n’atteint pas celui auquel on l’adresse, parvient toujours à quelque destination. Dans les affaires du coeur et de l’esprit, on s’adresse à la personne qu’on a devant soi et, par ricochet, c’est un autre qui reçoit le message en plein coeur ; c’est ce qui importe ». p. 22

« Tout sur terre nous interpelle, nous hèle, mais si finement que nous passons mille fois sans rien voir. Nous marchons sur des joyaux sans les remarquer. Les sens nous restituent le sens. » p. 25

« Je suis partout. Quand tu vas pour couper du bois, je suis dans le bois. Quand tu soulèves la pierre, je suis sous la pierre… ». Non pas : je suis le bois, je suis la pierre, mais chaque fois que tu es là, vraiment là, absorbé dans la rencontre du monde créé, alors JE SUIS là ! Là où tu es, dans la présence aiguë, JE SUIS aussi. Être là ! Le secret, il n’y a rien d’autre. Il n’est pas d’autre chemin pour sortir des léthargies nauséabondes, des demi-sommeils, des commentaires sans fin, que de naître enfin à ce qui est. » p. 29

La traversée de la nuit

« Dans tous les lieux habités par la souffrance, se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses noeuds de mystères. Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde ou, comme l’exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors.  » p. 32

« Dans une description du monde, où seule la réalité objectivable, mesurable, chiffrable, analysable, est prise en considération, le Réel – c’est-à-dire l’espace entre les choses et les êtres, la relation, le tissu de corrélations, l’insaisissable, le mouvant, le vide, l’obscur, l’invisible respiration qui tient ensemble l’univers – n’a pas sa chance. » p. 32/33

« Les anonymes vont ensemble, inséparables. L’un se montre, l’autre se cache. Un ballet sublime et terrifiant. On ne peut pas faire l’économie du tremendum de l’effroi sacré devant le monde créé. » p. 36

« Tu ne sais jamais ce qui relie les choses entre elles. Jamais par la seule volonté, tu ne peux avoir accès au sens ou à l’essentiel. Tout le monde feint de croire que ce monde est stable et solide, mais toi qui as été un enfant, tu sais bien qu’il n’en est rien ». p. 37

« L’habilité qu’ont tout naturellement les enfants, les mystiques et le poètes, d’aller et venir d’un versant du monde à l’autre, de se faire pèlerins des deux mondes, danseurs sur les crètes, relieurs de bergers, constructeurs de passerelles, « pontifiés », a été simplement perdue. p. 38

« Il existe un lieu en chacun où nous sommes non seulement guéris mais rendus déjà à nous-mêmes. La maladie est un accident, un malheur, une épreuve, qui n’atteint pas le noyau. » p.39

Le sens de la vie

« Pour de nombreuses cultures, la vie déborde à tout moment de sens. Le rite relie l’homme en permanence au sens originel. Ce monde visible est la réplique mystérieuse du monde invisible. Les corrélations sont tissées dans chaque geste, dans chaque acte : manger, boire, se laver, se coucher, laver un enfant, célébrer l’union amoureuse, faire un feu, etc… Tout est imbibé. Pas un pan d’étoffe ne reste sec. Ces cultures suintent de sens comme on dit d’un mur qu’il suinte d’humidité. L’image est juste. Il y a certes un mur dressé entre le monde visible et le monde invisible, mais ce mur laisse passer l’humidité. C’est-à-dire qu’il ne sépare pas vraiment ; il relie par la sécrétion d’un côté à l’autre. » p. 44

« La vie, appelons ainsi approximativement cette force dérangeante qui se charge, à brève ou longue échéance, de délabrer tout système, n’a cure des bonnes intentions. Non que ces intentions précitées n’aient pas été sincères, mais la vie ne les respecte pas. Dans toute croyance, dans tout principe, dans toute idéologie, elle flaire le « système », la réponse toute faite. La vie ne tolère à la longue que l’impromptu, la réactualisation permanente, le renouvellement quotidien des alliances. Elle élimine tout ce qui tend à mettre en conserve, à sauvegarder, à maintenir intact, à visser au mur ».

p. 47

« Ce qui importe, c’est de remettre cet idéal chaque jour à l’épreuve de la vie, d’oser une réponse unique (surgie du riche humus de l’expérience amoncelée) à une situation unique. C’est la haute discipline à laquelle nous sommes invités chaque jour de neuf. » p. 48

« La vie n’a pas de sens, ni sens interdit, ni sens obligatoire.

Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle va dans tous les sens, et déborde de sens, inonde tout. Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans une autre. Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens ». p. 50

« Le noeud exprime le mystère du monde créé. Rien n’est ni linéaire, ni causal, ni prévisible. Le noeud nous dit : prends soin du monde et de tout ce qui te rencontre. L’inattention te coûterait cher, te ferait rater les plus grands rendez-vous. Tu ne sais jamais à quoi le fil que tu tiens est relié de l’autre côté. A l’autre bout.

Chaque inconnu(e) qui te rencontre peut être le messager des dieux ». p. 51

« Chaque geste que tu fais peut t’ouvrir ou te fermer une porte. Chaque mot que bredouille un inconnu peut être un message à toi adressé. A chaque instant, la porte peut s’ouvrir sur ton destin et, par les yeux de n’importe quel mendiant, il peut se faire que le ciel te regarde. L’instant où tu t’es détourné, lassé, aurait pu être celui de ton salut. Tu ne sais jamais. Chaque geste peut déplacer une étoile ». p. 52

« Nos sens, maîtres du sens, nous rendent la richesse originelle et nous délivrent du désir féroce d’avoir raison ». p. 53

Les corps conducteurs

p. 60

« Il n’est pas d’engagement possible en amour sans le respect des corps. Sans un saisissement devant l’énigme du corps – l’alambic de toute alchimie ! »

« L’amour n’est pas définissable« , dit Ibn Arabi (Traité de l’amour). Il est une aspiration, une énergie qui attire l’être tout entier vers son origine divine« . Nous n’avons que l’amour pour avoir accès au réel. »

p. 61

« L’amour nous livre le Mystère de l’Un, nous y accueille après que nous ayions franchi le seul de l’effroi. Se perdre ! Oui, pour se trouver ».

« L’amour nous offre la chance de mourir sans avoir à y laisser la vie ! »

p. 62

« L’essentiel est de savoir que nous avons part à l’amour en tout lieu et à tout instant. Quand nous cherchons dans nos vies les traces que la tendresse y a laissées (même si dans certaines de nos existences c’est là un dur travail archéologique !), nous créons aussitôt un espace de résonance qui la met au monde. »

Parle-moi d’amour

« Nous avons oublié que, sans la puissance amoureuse qui nous habite, le monde est perdu. Tout sur terre appelle notre regard amoureux. »p. 68

« Le drame des édifices religieux est la poussière dont le temps les recouvre. Nous sommes continuellement appelés à enfanter dans le temps. »p. 69

« Le monde menace de tomber en agonie si nous ne réveillons pas en nous cette faculté de louange. C’est l’intensité qui manque le plus à l’homme d’aujourd’hui. »

« J’appelle amour tout ce qui est porosité absolue à Sa présence. »

p. 74

« … Il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être. »

p. 76

« Ce qui est sorti de l’humble – du marais de l’auto-accusation, de la haine de soi – est mis au sec où il ne peut plus proliférer. L’ombre habite la vase et y prolifère. Au sec, de la conscience, elle se dessèche et meurt, se laisse composter si j’ose dire. Notre misère de meurtrier en puissance est nécessaire pour nous révéler que tout peut être transmué ! Dans l’espace ainsi libéré, l’amour s’engouffre et l’absolue compassion ».

p. 77

« La vérité ne peut être une massue dont on assène un coup sur la tête de son voisin ; elle ne peut être que ce vêtement de compassion dont je couvre ses épaules. »

« Tout reste inutile jusqu’au jour où, confronté à la désertification des coeurs humains et de la planète, nous fondons une oasis. »

p. 78

« Le miracle de l’amour c’est d’être debout dans la nuit, plein de silence dans le fracas de l’insignifiance, plein de louange au milieu de la haine ».

Histoires d’enfant

« Les dieux de cendre et de sang, de mort et de fers croisés, les dieux de la compétition, de la rivalité, de la domination et de la guerre, qui peut nous obliger de les honorer ? »p. 83

« Partout où des mains se joignent et de rejoignent continue la plus vieille histoire de la nature et de l’humanité, la saga de la solidarité. »

La mémoire vive

« Il y a en toi une force salvatrice qui t’enlumine mais te rend tout aussitôt impatient, dur, à force d’espoir ! Cette part du monde qui s’oppose à la lumière, tu la pulvériseras ». p. 88

« L’inutile tornade de l’urgence n’a pas de fruit. Seule la patience donne du fruit, seule la durée. » p. 89

« Quand tu espères, tu es la part du monde qui espère, et quand tu désespères, tu es la part du monde qui désespère ! C’est tout ! » p. 90

« La vraie vie entre en catimini comme un voleur. Ni vu, ni connu ».p. 91

« Tu tires un fil et tu ne sais jamais ce que tu vas ramener à l’autre bout. … Tu tires un bout de ficelle, et tu tiens un dieu par la patte. »p. 92

« Ne cherche plus au tombeau ceux qui vivent. Ne t’attarde pas au constat de la haine et de la destruction. Ose voir qu’aux forêts de la mémoire, l’incendie de l’amour fait rage ».p. 100

47/ « Quand tout est brûlé, ne demeure au fond du tamis qu’un diamant incombustible ». P. 101

Utopie

« Ce sont nos représentations qui nous enferment. Nous vivons plus dans l’échafaudage de nos représentations que dans la réalité objective. Le Réel, lui, n’a ni porte ni fenêtre, il est l’infini de l’infini des possibles« .P. 105

 » Ce que nous devons tenter, c’est d’activer en nous ce potentiel en jachère, d’ouvrir les yeux que nous avons sous nos yeux de chair, d’entrer ainsi dans notre véritable humanité de cocréateur. »p. 106

« Le plus difficile, c’est la haute voltige de l’imaginable. »P. 107

« Nous sommes en permanence nécessaires à la création quotidiene du monde. Nous ne sommes jamais les gardiens d’un accompli, mais toujours les cocréateurs d’un devenir ».P. 109

« J’appelle VIE aujourd’hui cet étrange jeu d’équilibriste, cet acte qui consiste à tenir, comme deux coupes à l’extrémité d’une gaule, les contraires en équlibre, tout en restant debout sur le fil, mieux, en y dansant. »

« Et qu’attends-tu pour le devenir, Celui que tu attends ? ».P. 110

« Partout où l’homme rencontre l’impensable, l’inconcevable, l’inimaginable, la foudre frappe, quelque chose commence. »P. 111

« Personne n’exige de moi que je réussisse, mais seulement que je franchisse un pas en direction de la lumière. L’important n’est pas que je porte le flambeau jusqu’au bout, mais que je ne le laisse pas s’éteindre ».

Le massacre des innocents

 » Dans la réalité, je suis cousu(e) dans ma peau et mes représentations. Dans le réel, rien jamais ne me sépare de rien ni de personne ».P. 115

« Notre langue est sacrée. Veillons sur elle comme sur une lampe qui éclaire la nuit du monde ».P. 123

La leçon de violon

« Le corps est cette oeuvre d’un grand luthier qui aspire à la caresse de l’archet. « Tout ce qui vit aspire à la caresse du Créateur« , dit Hildegarde von Bingen. Séparé de la résonance à laquelle aspire ce corps, séparé de la musique pour laquelle il a été créé, il perd sa tension, il s’affaisse, il se laisse aller, il se désespère. Nous vivons à une époque où rien ne nous dit la merveille de l’ordonnance du corps ; on croit vraiment que se laisser aller est une manière de se sentir mieux, personne ne nous signale : attention, ton chevalet est déplacé, ta corde est distendue, le maître ne peut pas jouer sur toi. Ces corps inhabités de tant d’entre nous aujourd’hui, qui, à défaut d’entrer dans la résonance pour laquelle ils étaient créés, vont se rouiller, se déglinguer, perdre le souvenir de ce qu’ils sont. Pourtant, nous le savons tous, la mémoire du corps est la plus profonde. »P. 130

« Mystère de cette incarnation… Ce qui paraît à tant d’entre nous, dans certaines cultures, à tant d’époques, un exil sur terre, le fait d’être cousu dans ce sac de peau, prison terrible lorsque la souffrance en devient le geôlier, tout cela peut, par un retournement imprévisible, s’avérer chemin de délivrance et de lumière ».

P. 135

« L’amour ne rend pas aveugle, il rend visionnaire. » P. 136

qq

« L’amour essuit la pruine de fruit, dissout la brume et fait voir, derrière les apparences, la perfection du projet divin que chacun de nous incarne sans le savoir ».

« En somme, cette percée directe, à travers les apparences, ce que l’amour me permet de voir, c’est l’accomplissement de ce qui est en devenir, une sorte d’avance, sans versement d’intérêts, une sorte d’acompe sur l’héritage de lumière de celui que j’aime ».

« Dans chacun de nous, l’univers entier est reproduit encore une fois. Dans chacun de nous, l’entière création se reflète avec les abîmes des océans et les spirale des galaxies. Combien d’entre nous sont en mesure d’affronter la conséquence d’une pareille révélation et la responsabilité qui en découle ? »P. 139

Les deux soeurs

« Qui est ce « je » promis à la mort depuis l’heure de ma naissance ? Et qui est en moi, celui ou celle qui lui échappe obstinément depuis le début des temps ? »P. 141

« C’est surtout cette intuition première que je voudrais rendre sensible : la vie, la mort vont ensemble, main dans la main. »P. 143

« Rendre hommage à la vie. Chaque jour de neuf, et jusqu’à la fin de nos jours ! »P. 145

« Dès que je livre passage à ce qui est, que je m’ouvre au flux du réel dans une porosité toute amoureuse, la mort perd son aiguillon ».P. 147

« Le sens du désespoir, s’il en est un, n’est-il pas de dégager cette énergie « scandaleuse » qui est seule en mesure de fracasser les murailles de nos coeurs ?P. 149

Les saisons du corps

« De notre conception à notre mort, la vie est conçue comme un chemin d’initiation, un cycle d’expériences successives ».p. 151

« La vie ne commence à faire mal, très mal, que lorsque nous ne nous laissons pas porter par son courant, lorsque nous refusons d’en épouser le cours et les méandres, lorsque nous tentons de nager à contre-courant. »p. 152

« Refuser de mûrir, refuser de vieillir, c’est refuser de s’humaniser. »

« Retenir le flux de l’existence, c’est oublier que la vie est l’art de la métamorphose ».p. 153

« D’un pays à l’autre, d’un espace à l’autre, il y a le passage par la mort. Je quitte ce que je connaissais, et je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas où j’entre. »

« La vie est une école de métamorphose. Fais confiance à la métamorphose ».p. 154

« Nous avons à insuffler à notre monde la mémoire de ce divin dont il est, dont nous sommes. C’est bien là la raison de notre passage sur terre. »p. 155

« Mourir à chaque instant, non plus comme un désastre, mais en comprenant à quel point cet apprentissage est celui de la Présence ».p. 156

C’est le moment de construire le monde. Nous avons chacun la responsabilité d’une parcelle de l’univers ».p. 162

« Nous sommes responsables de ce lieu où le destin nous place. »p. 163

Un autre monde est possible

« Dans une situation unique, dans cet instant unique, je sais ou je pressens ce qui est préférable, je crois, un début acceptable ».p. 169

« Rien n’a lieu sur cette terre qui ne m’implique. »

p. 170

« Tandis que chaque action juste, chaque parole claire, redresse ma tête, me restitue mon humanité perdue. »

« L’espoir ne doit plus être tourné vers l’avenir, mais vers l’invisible. »

p. 172

« Ne pas vouloir répondre tout de suite. Affamer en nous la vache sacrée de la « créativité », de « l’innovation ». Suspendre le temps, laisser la vie reprendre son souffle ».

« Vider l’océan de la haine au compte-gouttes. »p. 173

« Ce qui fait la royauté de notre aventure, c’est l’élan qui nous habite, le désir qui nous porte et nous brûle. » p. 174

Extraits du livre de Christiane SINGER :

Les Âges de la vie

« Ne peut conquérir sa patrie que celui qui lui tourne le dos. »

« Le plus court chemin qui mène à soi-même est encore le plus long détour. »

« Chaque rôle, chaque fonction, chaque métier où s∂inscrivent mes faits et gestes dépassent de loin, que je le sache ou non, les bornes de ma propre destinée. »

« Il ne peut exister d’entité psychique indépendante. »

« La responsabilité active de quelques-uns assure encore, en secret, au monde, son quotidien lever de soleil »

« En s’absorbant corps et âme dans une tâche, EN SE PERDANT TOTALEMENT DE VUE, l’homme se place d’emblée où il est vraiment : au fur des choses, partout et nulle part, ici et hors du temps, en lui et en tout être.»

« Corps ami, corps connu, corps de la maturité, mon corps. Façonné par la longue route parcourue – l∂amour, l∂effort, les maternités, les empoignades, les désespoirs, les maladies, les délices – je le déchiffre à livre ouvert. J∂ai enfin cessé de rôder autour de lui pour élire en lui domicile. »

« Même lorsque le sens de ce que je traverse m∂échappe, il finit toujours beaucoup plus tard, dans quelque nuit, par m∂apparaître. »

« « Réveillons encore un vieux secret qu’il ne faut pas oublier d∂emporter dans le viatique de nos maturités : l∂art de se ménager des haltes. Ce sont les rendez-vous que nous nous devons à nous-mêmes. »

« Laissons partir qui nous aimons. »

« Entre toutes les incarnations, choisir la nôtre. Nous désirer où nous sommes et qui nous sommes, à l∂instant où nous le sommes. »

« La représentation même de la déchéance entraîne irrévocablement sa venue. Nous vivons et mourrons de nos images. «

« Où que le voyage mène – et fût-ce nulle part – ne sommes-nous pas déjà gagnants, si les seuls préparatifs ont illuminés notre attente et notre vie ? »

« La société doit de rester vivante aux réguliers séïsmes que provoque en elle la montée des générations neuves. »

L’important est de ne pas abandonner trop tôt les morts, de leur prêter quelques jours assistance, comme le veulent les rites multiples de toutes les cultures humaines. »

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