Publié par : gperra | 4 janvier 2011

Mon recueil de citations poétiques de Khalil Gibran en 2008

Cette fois-ci, c’est avec des phrases de sagesse extraites de l‘œuvre de Khalil Gibran. Cet auteur qui a été tres célèbre dans les années soixante avec le Prophète, le livre culte du mouvement Hippie. Mais en fait, cet auteur a bien d’autres dimensions, assez méconnues : il s’agit de quelqu’un qui a été profondément touché par plusieurs courants culturels dont il fait une synthèse particulièrement riche et originale dans son œuvre. Tout d’abord, la Bible et le Coran sur lesquels il médite en esprit libre et en âme fervente ; ensuite, la Théosophie où il puise au début du siècle une sagesse sur la réincarnation qui l’accompagnera toute sa vie ; puis le Romantisme, qui lui permet d’exprimer sa profonde sensibilité pour les mystères de la Nature, en particulier celle de son Liban natal ; ensuite la Peinture et l’art du Portrait qui lui permettent de communier avec autrui d’une manière infiniment délicate ; enfin la Musique, sur laquelle il réfléchit beaucoup, mais aussi dans le sens où Gibran est à mon sens tout simplement une âme qui chante.

 

 

 

 

 

L’âme est une fleur délicate exposée au vent de la destinée. Les brises du matin la secouent et les gouttes de rosée lui ploie le cou. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 6

2008

« Ô mer de délicatesse et de bonté, c’est à tes vagues que nous accordons nos âmes, et dans tes profondeurs que nous déposons nos cœurs, emporte-les donc au-delà de la matière et montre-nous ce que recèlent les mondes de l’invisible. »
K. Gibran Œuvres complètes, p. 14

2008

« Proclame, ô univers ! la grandeur de ceux qui diffusèrent dans les cieux  leurs souffles, remplirent l’air de subtils esprits et apprirent à l’homme à voir avec son ouïe et à entendre avec son cœur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, 14

2008

« Les rêves et les sentiments perdurent autant que perdure l’esprit universel, éternel. Il est des moments où ils disparaissent et d’autres où ils sommeillent, semblables au soleil à la tombée de la nuit, et à la lune à l’approche du matin. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 20

2008
« La vérité est pareille aux étoiles qui ne sont visibles que derrière l’obscurité de la nuit. Elle est comme toute chose belle dans ce monde qui ne révèle ses attraits qu’à ceux qui ont souffert de la fausseté. La vérité est ce sentiment secret qui nous apprend à nous réjouir de nos jours et à souhaiter cette même joie pour tout le monde. »          K. Gibran
Œuvres complètes, p. 87

2008

« Je souhaiterais que ma vie continue d’être larme et sourire : une larme qui purifie mon cœur et me fait saisir les secrets et les énigmes de la vie, et un sourire qui me rapproche de mes semblables et symbolise la gloire que je rends aux divinités. »
K. Gibran
Œuvres complètes, 167

2008

« Cette vie est un paradis dont la porte est le cœur humain. »

K. Gibran
Œuvres complètes, 171

2008

« Il n’est de rose qui se laisse cueillir sans que ses épines fassent saigner les doigts. »

K. Gibran
Œuvres complètes, 171

2008

« L’éther porte tout sourire et tout soupir qui émanent de nos cœurs et garde l’écho de tout baiser dont la source est l’amour. Et les anges comptent toute larme que la tristesse verse de nos prunelles et répètent à l’oreille des esprits qui planent dans l’espace de l’infini toute mélodie que la joie extrait de nos cœurs. » K. Gibran
Œuvres complètes, p. 182

2008

« Les efforts dont nous ne sommes pas récompensés à présent continueront à vivre avec nous et proclameront notre gloire. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 182

2008

«  Les malheurs que nous endurons aujourd’hui seront des couronnes de laurier pour nos lendemains. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 182

2008

« J’ai bâti un temple entre mes côtes au nom de l’amour et Dieu l’a consacré si bien qu’il est protégé contre toutes forces. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 183

2008

« Comme la fleur prend de la terre son parfum et sa vie, l’âme tire de la matière et de ses torts une force et une sagesse. »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 183

2008

« L’éternité ne garde que l’amour, car l’amour lui ressemble. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 184

2008

« Où sont donc les vastes plaines ? où sont les ruisseaux chantants ? Où est l’air pur ? Où est la gloire de la nature ? Où est mon souffle divin ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 187

2008

« La lanterne de la sagesse s’étiole, alors arrosez-la d’huile. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 188

2008

« La lumière chercherait-elle à se mêler à l’obscurité ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 189

2008
« N’aie pas peur, mon enfant, par-delà la neige qui tombe, les nuages qui s’amoncellent et le vent qui se déchaîne, il est un Esprit universel qui connaît les besoins des champs et des collines. Derrière toute chose, il est une force qui regarde la médiocrité de l’homme d’un œil de pitié et de compassion. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 190
2008

« La fleur ne revient à la vie que par la mort et l’amour ne se révèlera grand qu’après la séparation. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 192

2008

« Avance et ne t’arrête point. Aller de l’avant, c’est aller vers la perfection. Marche et n’aie pas peur des épines sur le chemin, car elles ne rejettent que le sang impur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 195

2008

« L’homme ignore de quelle manière l’âme se libère de la servitude de la matière tant qu’elle ne s’est pas libérée. De même qu’il ignore comment les fleurs sourient tant que le soleil ne s’est pas levé. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 196

2008

« L’âme, par sa sagesse, peut cueillir des figues sur un roncier et le cœur, par son amour, peut tirer de la lumière des ténèbres. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 197

2008

« Le grand amour fait de mon cœur un autel pur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 197

2008

« La vie nous porte d’un lieu à l’autre et le destin nous mène d’un milieu à l’autre, mais nous ne voyons que les pierres d’achoppement qui se dressent sur le chemin et nous n’entendons que le bruit qui nous effraie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 198
2008

« Combien nous aimons la vie, mais combien nous sommes éloignés de la vraie vie ! »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 199

2008

« Ne désespérez pas, car au-delà des injustices de ce monde, au-delà de la matière, au-delà des nuages, au-delà de l’éther et de toutes choses, il est une force qui est justice, compassion, tendresse et amour. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 199

2008

« Vous êtes comme des arbres nus croulant sous les neiges de l’hiver : le printemps va bientôt venir et vous couvrir d’un feuillage vert et tendre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 200

2008

« Tu sais, à présent, que la vie n’est pas une poursuite du vent et que rien sous le soleil n’est vanité, mais que tout chemine et continuera à cheminer vers la vérité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 205

2008

« Celui qui ne passe pas sa vie dans les théâtres des rêves est esclave de la vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 209

2008

« Le soleil se lève, le rossignol et le moineau chantent, le myrte et la giroflée exhalent leurs senteurs ; moi, je veux me libérer des limbes du sommeil pour marcher avec les agneaux blancs. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 209

2008

« Les épreuves m’ont rendu clairvoyant, les larmes ont poli ma vision et la tristesse m’a appris le langage des cœurs. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 209

2008

« Ah ! que l’amour est grand et que je suis petit ! »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 211

2008

« Il faut chercher le bonheur dans le sacro-saint de l’âme et point ailleurs. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 215

2008

« Pleurer c’est prier, et les larmes de la pitié sont comme la charité, elles ne sont pas versées en vain lorsqu’elles émanent d’une âme pleine de vie et de sensibilité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 218

2008

« Par-delà l’existence, il est une sagesse sempiternelle qui, à partir des catastrophes et des fléaux, crée des bienfaits que nous ne pouvons pas voir dans l’immédiat. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 221
2008

« L’indigence qui te condamne à la misère est celle-là même qui t’inspire le sens de la justice et t’insuffle la compréhension de l’essence de la vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 224

2008

« Les malheurs que tu subis sont la force qui illumine le cœur et qui élève l’âme depuis les bas-fonds de la dérision jusqu’au haut de l’échelle de la considération. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 224
2008

« Le chagrin que tu as enduré, toi le triste, se métamorphosera en joie par la volonté du Ciel. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 225

2008

« Regarde comme le soleil point du cœur des ténèbres. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 229

2008
« Cet immense amour qui est blotti dans l’étable isolée de ma poitrine, ce merveilleux amour enveloppé dans les langes du sentiment, ce tendre nouveau-né appuyé sur la poitrine de l’âme a transformé la tristesse en allégresse dans mon for intérieur, le désespoir en gloire et la solitude en félicité. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 236
2008

« Entends-tu, toi qui es vie pour celui qui entend ? »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 241

2008

« Qui pourrait unir le fracas de la mer au gazouillement d’un rossignol, les tempêtes au soupir d’un enfant ? Quel être humain peut déclamer le chant des dieux ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 247
2008

« L’amour véritable se reconnaît par la veille. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 248

2008

« La force sème au fond de mon cœur et moi, je moissonne et rassemble les épis pour les offrir en brassée aux affamés. L’Esprit vivifie ce petit cep de vigne et moi, je presse ses grappes pour donner à boire aux assoiffés. Le ciel emplit cette lampe d’huile et moi, je l’allume et la pose sur la fenêtre pour éclairer la route aux passants dans l’obscurité de la nuit. J’accomplis ces actes car je vis grâce à eux. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 252
2008

« J’ai compris que la matière tue l’homme sans le faire souffrir et que par la souffrance l’amour le fait vivre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 252

2008

« L’humanité est l’esprit de la divinité sur terre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 253

2008

« Il est en moi un ami qui me console à chaque fois que les malheurs m’accablent et les revers de la vie m’affligent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 257

2008

« La vie fuse du plus profond de l’homme et non point de ce qui l’entoure. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 257

2008

« Je suis venu afin d’être, pour tous les autres et à travers eux. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 257

2008

« Vous et moi sommes passionnés par l’écorce du moi et les superficialités du vous ; c’est pour cela que nous n’apercevons pas ce que l’esprit a celé dans le moi ni ce qu’il a enfoui dans le vous. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 379
2008

« Ce que nous voyons de nos propres yeux n’est autre qu’un nuage qui dissimule ce qu’il faudrait que nous percevions par notre vue intérieure, et ce que nous écoutons de nos oreilles n’est autre qu’un tintement qui perturbe ce qu’il faudrait saisir par nos cœurs. »
K. Gibran  Œuvres complètes, p. 380

2008

« L’enthousiasme est un volcan ; autour de son cratère l’herbe du doute ne pousse guère. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 385

2008

« Le savoir fait germer tes propres graines, mais il ne saurait semer des graines en toi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 385
2008

« L’art est un pas du connu apparent vers l’inconnu caché. »

K. Gibran  Œuvres complètes

2008

« Qu’es-tu, Terre, et qui es-tu ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 406

2008

« Marche dans la lumière de la vérité que ne sauraient point éteindre les vents. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 443

2008

« La mer, qui convie à elle toutes choses, me convie moi aussi et il faut que j’embarque. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 523
2008

« Quand l’amour vous interpelle, suivez-le. Même si ses chemins sont escarpés et raides. Et s’il vous enveloppe de ses ailes, abandonnez-vous à lui, même si le fil acéré de son pennage doit vous blesser. Et quand il vous parle, accordez-lui foi, lors même que sa voix casse vos rêves comme le vent du nord dévaste le jardin. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 526
2008

« Ne pense pas que tu puisses diriger le chemin de l’amour car c’est l’amour qui, s’il t’en trouve digne, dirigera ton chemin. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 527

2008

« Lorsque vous oeuvrez, vous accomplissez, du plus sublime rêve de la terre, une parcelle de cela que vous aviez reçu mission d’accomplir à la naissance même de ce rêve. Et, en union avec le travail, ce qu’en réalité vous aimez, c’est la vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 532
2008

« Or, agir avec amour, c’esT quoi ?
C’est insuffler de votre âme à tout ce que vous faîte, et c’est savoir que tous les morts bienheureux se dressent autour de vous et vous observent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 532

2008

« Le travail, c’est l’amour rendu visible. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 533

2008

« Plus la tristesse creuse profond dans votre être, plus s’ouvre en vous un espace pour la joie. La coupe qui contient votre vin n’est-elle pas celle qui passa par le four du potier ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 533

2008

« De même que vous faites retour en vos maisons le soir, de même il existe un retour pour l’errant qui est en vous, ce solitaire, cet éloigné incessant. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 534
2008

« N’oubliez pas que la terre se réjouit de toucher vos pieds nus et que les vents aspirent à jouer dans vos cheveux. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 536

2008

« Beaucoup de votre souffrance a été par vous-mêmes choisi. C’est le remède amer adopté par le médecin qui est en vous pour soigner votre moi malade. Ayez foi en ce médecin et buvez son remède en silence, paisiblement : parce que sa main, fût-elle dure et pesante, est guidée par la main bienveillante de l’Invisible. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 543
2008

« C’est dans la rosée des choses petites que le cœur trouve sa matinée et se ravive. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 545

2008

« Quand vous rencontrez votre ami au bord d’une route ou sur la place du marché, laissez l’âme en vous animer vos lèvres et inspirer votre langue, et que la voix qui est à l’intérieur de votre voix parle à l’écoute de son écoute. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 546

2008

« Lorsque vous priez, vous vous élevez jusqu’à rencontrer dans l’espace ceux qui prient en même temps que vous et que vous ne rencontrez que dans la prière. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 549
2008

« Si vous prêtiez l’oreille à la sérénité de la nuit, vous l’entendriez dire en silence : Notre Dieu, toi qui es notre moi ailé, c’est Ta volonté en nous qui veut, c’est ton désir en nous qui désire, et c’est Ta force en nous qui transforme nos nuits. »
K. Gibran  Œuvres complètes, p. 549
2008

« Votre corps n’est que la harpe de votre âme, et c’est à vous qu’il revient d’en tirer accord mélodieux ou sons désaccordés. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 551

2008

« La beauté c’est la vie quand la vie dévoile la sainteté de son visage. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 552

2008

« Toutes vos heures sont des ailes qui battent l’air entre un moi et un autre moi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 553

2008

« Votre vie quotidienne est votre sanctuaire et votre religion. Chaque fois que vous y pénétrez, prenez avec vous tout ce qui est vous. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 553

2008

« Ayez foi en vos rêves car en eux se cache la porte de l’éternité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 554

2008

« Puis qu’est-ce donc que mourir sinon se dresser nu dans le vent et s’abîmer dans le soleil ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 554

2008

« C’est dans l’homme vaste que tu es vaste. »

K. Gibran
Œuvres complètes

2008

« Le printemps qui repose en toi sourit dans son sommeil, guère assombri. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 556

2008

« Ce qui paraît en vous le plus faible et le plus indécis est ce qu’il y a en vous de plus fort et de plus décidé. N’est-ce pas votre souffle qui a dressé l’armature de vos os et qui leur a donné solidité ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 559

2008

« Une perle est un temple édifié par la souffrance autour d’un grain de sable. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 566

2008

« Le souvenir est une forme de rencontre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 567

2008

« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 567

2008

« Tu es aveugle et je suis sourd-muet, que nos mains se touchent alors et que la compréhension soit. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 568

2008

« La signification de l’homme ne réside pas en ce qu’il atteint, mais plutôt en ce qu’il brûle d’atteindre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 569
2008

« Lorsque tu désires ardemment des bénédictions sans pouvoir les désigner et que tu éprouves de la peine sans en connaître la raison, c’est qu’en vérité tu grandis avec tout ce qui grandit et que tu t’élèves vers ton plus grand moi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 570

2008

« Toute graine est un désir ardent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 571

2008

« Si tu ouvres grand les yeux et que tu regardes,
tu verras ton image dans toutes les images.
Et si tu tends bien l’oreille et que tu écoutes,
Tu entendras ta propre voix dans toutes les voix. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 571

2008

« Volontiers je marcherais avec tous ceux qui marchent. Je ne resterais point immobile à regarder passer la procession. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 572

2008

« Tout dragon engendre un saint Georges qui le terrasse. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 572
2008

« Les mots sont éternels. Tu devrais les dire ou les écrire avec la conscience de leur éternité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 573

2008

« Comment pourras-tu chanter, si ta bouche est pleine de nourriture ? Comment pourras-tu lever la main pour bénir, si elle est pleine d’or ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 574

2008

« Ton autre moi a toujours de la peine pour toi. Mais ton autre moi se nourrit de cette peine ; alors tout va pour le mieux. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 575
2008

« Il n’y a point de lutte entre l’âme et le corps, si ce n’est dans l’esprit de ceux qui ont l’âme endormie et le corps désaccordé. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 575
2008

« Lorsque tu auras atteint le cœur de la vie, certes tu trouveras de la beauté en toutes choses, même dans les yeux qui sont aveugles à la beauté. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 575
2008

« Sème une graine et la terre te donnera une fleur. Elève haut ton rêve et le ciel t’amènera ton être aimé. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 576

2008

« Ton plus bel habit est tissé par autrui. Ton mets le plus savoureux est celui que tu manges à la table d’autrui. Ton lit le plus confortable se trouve dans la maison d’autrui. Dis-moi, à présent, comment peux-tu te distinguer de lui ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 577

2008

« Tu ne vois que ton ombre lorsque tu tournes le dos au soleil. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 578

2008

« Nous sommes tous des mendiants à la porte du temple et chacun de nous reçoit sa part de la générosité du Roi lorsqu’il entre dans le temple et lorsqu’il en sort. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 578
2008

« Le pain que tu possèdes est à moitié à autrui, et tu dois en garder encore un petit morceau pour l’hôte imprévu. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 578

2008

« Qui peut mettre le doigt sur ce qui dissocie le bien du mal peut toucher le pan même de l’habit de Dieu. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 579

2008

« Si ton cœur est un volcan, t’attends-tu à voir des fleurs s’épanouir dans tes mains ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 579

2008

« J’ai souvent haï pour me défendre ; si j’avais été plus fort, je n’aurais pas eu recours à une telle arme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 581

2008

« La vie est une procession. Celui qui marche lentement la trouve trop rapide et la quitte. Et celui qui marche vite la trouve trop lente, et lui aussi la quitte. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 582

2008

« En vérité, autrui est ton moi le plus sensible auquel il a été donné un autre corps. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 583

2008

« Tu ne peux juger un homme qu’avec ce que tu sais de lui, mais combien infime est ce que tu en sais. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 584

2008

« La solitude est une tempête silencieuse qui arrache toutes nos branches mortes. Et pourtant, elle enfonce nos racines plus profondément dans le cœur vivant de la terre vivante. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 585

2008

« Il se peut que les funérailles chez les hommes soient fiançailles chez les anges. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 586

2008

« Je suis la flamme et je suis le buisson tout sec ; ainsi une partie de moi consume l’autre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 587

2008

« Nous cherchons tous à atteindre le sommet de la Montagne sainte ; mais notre chemin ne sera-t-il pas plus court, si nous considérons le passé comme une carte et non comme un guide ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 588

2008

« Creuse la terre n’importe où, et tu trouveras un trésor ; mais tu dois creuser avec la foi du paysan. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 588

2008

« Je dis à la Vie : J’aimerais entendre parler la Mort. Alors la Vie éleva légèrement la voix et dit : Tu l’entends maintenant. »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 589

2008

« C’est seulement en allant à la rencontre de tous les hommes que j’apprendrai à me connaître moi-même. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 590

2008

« Celui qui écoute la vérité n’a pas moins de mérite que celui qui la dit. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 591

2008

« Nous choisissons nos joies et nos peines bien avant de les éprouver. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 591

2008

« La tristesse n’est qu’un mur entre deux jardins. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 592

2008

« Il doit y avoir quelque chose d’étrangement sacré dans le sel. Il est à la fois dans nos larmes et dans la mer. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 596

2008

« À ta place, je n’imputerais pas la faute à la mer qui est à marée basse. Le navire est bon et notre capitaine compétent ; c’est toi qui as des haut-le-cœur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 597

2008

« Si tu t’asseyais sur un nuage, tu ne verrais pas la ligne frontière entre un pays et un autre, ni la pierre de bornage entre une ferme et une autre. Il est regrettable que tu ne puisses t’asseoir sur un nuage. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 597
2008

« Toi le Crucifié, Tu es crucifié sur mon cœur ; et les clous qui transpercent Tes mains percent mon flanc. Et demain, l’étranger qui passera près de ce Golgotha ne saura pas que nous fûmes deux à saigner en ce lieu. Il n’y verra que le sang d’un seul homme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 598
2008

« Tu as peut-être entendu parler de la Montagne sacrée. C’est la plus haute montagne de notre monde. Si tu atteignais le sommet, tu n’aurais plus qu’un seul désir, celui de descendre pour rejoindre ceux qui vivent dans la vallée la plus profonde. C’est pourquoi on l’appelle la Montagne sacrée. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 599
2008

« Toutes les pensées que j’ai emprisonnées en les exprimant, force m’est de les libérer par mes actes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 599

2008

« Mon royaume se trouve là où deux ou trois d’entre vous se rencontreront dans l’amour et en admiration devant la beauté de la vie, ainsi que dans la gaieté et en souvenir de moi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 605
2008

« Seuls les arbres chargés de fruits sont secoués ou lapidés pour nourrir les hommes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 622

2008

« Ne vous préoccupez pas du lendemain, mais contemplez plutôt le jour présent, car à chaque jour suffit son propre miracle. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 623
2008
« Le Christ, celui qui fut dans l’ancien des jours, est la flamme de Dieu qui habite l’esprit de l’homme. Il est le souffle de la vie qui nous visite et se donne un corps à l’image du nôtre. Il est la volonté du Seigneur. Il est le Verbe premier qui désire parler par notre voix et vivre dans notre ouïe afin que nous fassions attention et que nous comprenions. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 624
2008

« Dans mon cœur habite Jésus de Galilée, l’homme supérieur à tous les hommes, le poète qui fait de nous tous des poètes, l’esprit qui frappe à notre porte pour nous réveiller, nous lever et sortir à la rencontre de la vérité nue. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 625

2008

« Oui, comment reconnaîtrai-je la main de Dieu ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 627

2008

« Puissiez-vous chercher le Père comme un ruisseau cherche la mer. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 630

2008

« Lorsque Jésus parlait, il parlait aux anges à qui nous confiions nos rêves avant que le limon en nous ne s’endurcît au soleil. Et son discours continue à dormir paisiblement dans nos cœurs comme une chanson d’amour à moitié oubliée, et parfois il se fraye un chemin de flammes jusqu’à notre mémoire. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 638
2008

« Le mort en moi enterra leurs morts ; et le vivant vivra pour le Roi Oint, celui-là même qui fut le Fils de l’homme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 641

2008
« Peut-être la cécité n’est-elle qu’une pensée obscure qui peut être vaincue par une pensée lumineuse. Peut-être la paralysie d’un membre n’est-elle qu’une indolence qu’on peut réveiller par l’énergie. Et il se peut que les démons, ces éléments turbulents dans notre vie, soient chassés par les anges de la paix et de la sérénité. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 650
2008

« Si notre Dieu accorda à la terre l’art de couver la graine, alors que la graine semble être morte, pourquoi n’accorderait-Il pas à un cœur humain le pouvoir de souffler la vie dans un autre cœur, même un cœur apparemment mort ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 650
2008
« En vérité, nous regardons, mais nous ne voyons pas ; nous écoutons, mais nous n’entendons pas ; nous mangeons et buvons, mais nous ne savourons pas. Et c’est là que réside la différence entre Jésus de Nazareth et nous. Ses sens étaient constamment renouvelés, et pour lui le monde était toujours un nouveau monde. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 651
2008

« Je ne me soucie pas de ce qui peut m’arriver demain, car je sais que Jésus a remué mon sommeil et a fait de mes rêves lointains mes camarades et mes compagnons de route. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 654
2008

« Qui sait ? Il se peut que je vienne. Il y a de fortes chances que je vienne si ton cœur est un autel dans ton temple. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 659

2008

« Les oiseaux des airs et les cimes des montagnes ne se soucient pas des serpents dans leurs trous obscurs. Soyez vous-mêmes parmi les vivants et volez haut. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 662

2008

« Quel homme, faisant face au monde en armes, ne préférerait-il pas être vaincu en son présent afin de conquérir les temps ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 663

2008

« Il est bon de connaître la jeunesse de la vie. Il est bon de connaître sa joie chantante. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 664

2008

« Il vient comme un ange blanc avec des ailes ; et avec sa grâce, il apaise ma terreur des ténèbres. Et il m’élève jusqu’à des rêves encore plus lointains. »

K. Gibran
Œuvres complètes

2008
« Dans chaque aspect du jour, Jésus était conscient du Père. Il Le contemplait dans les nuages et dans les ombres des nuages qui passent à fleur de la terre. Il voyait le visage du Père reflété dans les lacs tranquilles ainsi que les légères traces de Ses pas sur le sable ; et souvent il fermait les yeux pour plonger son regard dans les Yeux sacrés. La nuit lui parlait avec la voix du Père et, dans sa solitude, il entendait l’ange du Seigneur l’appeler. Et quand il dormait, il entendait le chuchotement des cieux dans ses rêves. »                K. Gibran
Œuvres complètes, p. 669

2008

« La raison pèse et mesure, mais c’est l’esprit qui atteint le cœur de la vie et embrasse le secret ; et la semence de l’esprit est immortelle. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 670
2008

« Le vent peut souffler puis il tombe, et la mer peut se déchaîner puis elle se lasse. Mais le cœur de la vie est une sphère quiète et sereine, et l’étoile qui y brille est fixée à tout jamais. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 670
2008

« Frères d’un jour non encore arrivé, ces murs s’écrouleront, et de leurs pierres surgiront d’autres formes qui seront façonnées par Celui dont le maillet est lumière et dont le burin est vent, et vous serez libres dans la liberté de mon jour nouveau. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 675
2008

« Rappelez-vous ceci : un voleur est un homme en proie au besoin, un menteur est un homme en proie à la peur ; le chasseur qui est poursuivi par le gardien de votre nuit est aussi traqué par le gardien de ses propres ténèbres. Je voudrais que vous ayez pitié d’eux tous. S’ils frappent à votre porte, ne manquez pas de leur ouvrir et de les inviter à votre table. Si vous les rejetez, vous ne serez innocents de rien de ce qu’ils ont commis. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 676
2008

« Seul celui qui a le pied ferme peut tendre la main à celui qui trébuche. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 677

2008

« Nous sommes tous le geste miraculeux de l’instant. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 679

2008

« Qu’est-ce que l’homme si ce n’est cet être qui ignore le repos et cherche à s’élever de la terre ? Qu’est-ce que l’homme, si ce n’est une aspiration qui vise les étoiles ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 683
2008
« Nous mourrons pour donner vie à la vie, de même que nos doigts tissent le fil pour des vêtements que nous ne porterons jamais. Et nous lançons nos filets pour des poissons que nous ne goûterons jamais. C’est pour cela que nous nous attristons, bien que dans tout cela se trouve notre joie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 686
2008

« J’ouvris alors les yeux et je vis son corps blanc suspendu contre le nuage ; ses paroles que j’avais entendues prirent forme en moi et je devins un homme nouveau. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 687
2008

« On n’a pas besoin de langage pour percevoir une colonne de lumière ou une montagne de cristal. Le cœur comprend ce que les lèvres ne peuvent jamais prononcer, ni les oreilles jamais entendre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 688
2008

« Il y a de la paix dans ma peine et de la liberté dans mes larmes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 689

2008

« Où vas-tu, fleur de notre premier printemps, où vas-tu ? Ne nous reviendras-tu plus ? Ton jasmin ne nous rendra-t-il pas visite de nouveau,
Et ton cyclamen ne bordera-t-il plus notre route,
Pour nous dire que nous aussi avons nos racines profondes dans la terre,
Et que notre souffle incessant veut éternellement gravir le ciel ? »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 694

2008

« Où que vous m’appeliez, là je vous entendrai, et partout où votre esprit veut me chercher, là certes je serai. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 700

2008

« Il fut crucifié, et son sang renouvela le limon de la terre. Et je continue à vivre ; je vis du rayon de miel de sa douce vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 702

2008

« Vous ne savez pas que la terre a été donnée en mariage au soleil, et que c’est la terre qui nous envoie dans la montagne et le désert. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 706

2008

« Que celui qui veut la sagesse la cherche dans une renoncule ou une pincée d’argile rouge. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 772

2008

« La Vie chante dans nos silences et rêve dans notre sommeil. Même lorsque nous sommes vaincus et humiliés, la Vie trône dans les hauteurs. Et quand nous pleurons, la Vie sourit au jour, et elle reste libre quand bien même nous traînons nos chaînes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 773
2008

« Lorsque le soleil de Son visage se lèvera par-dessus le très large horizon, quelle harmonie glacée refusera de se muer en mélodie fluide ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 776

2008

« Nous vivons aux dépens de l’un et de l’autre, selon la loi ancienne et éternelle. Vivons donc en affectueuse bonté. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 780

2008

« Mon ami, tout ce qui existe vit toujours aux dépens de tout ce qui existe ; et tout ce qui existe vit, dans la foi sans rivage, de la générosité du Très-Haut. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 780

2008

« Bien que les douleurs de la nuit en travail culminent en moi, l’aube naîtra à ma rencontre tout comme elle se lèvera à la rencontre des collines. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 781
2008

« Bois ta coupe seul et fais-le avec enthousiasme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 781

2008

« Comme tu as maudit cette pierre parce que, dans ton aveuglement, tu as trébuché sur elle, tu maudiras aussi bien une étoile, si ta tête venait à en rencontrer une dans le ciel. Mais le jour viendra où tu rassembleras pierres et étoiles comme l’enfant cueille le lys dans la vallée , et tu sauras alors que toutes ces choses sont vivantes et parfumées. »
K. Gibran  Œuvres complètes, p. 782

2008

« Vous pourriez, en imagination, vous élever jusqu’aux nuages, et vous estimeriez avoir atteint une haute altitude ; vous pourriez survoler la vaste mer, et vous prétendriez avoir parcouru une large distance. Mais je vous le dis, quand vous plantez une graine dans la terre, vous vous élevez plus haut encore ; et lorsque vous saluez votre voisin, au nom de la beauté du matin, vous traversez une mer plus vaste encore. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 783

2008

« Seul celui qui est dénué d’artifices chevauche le vent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 784

2008

« Vous descendrez plus profond que vos paroles, mais encore plus profond que tous les sons, jusqu’au cœur même de la terre, et là vous serez seuls avec Celui qui se promène aussi sur la Voie Lactée. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 785

2008

« Être sage, c’est suivre la Beauté, même si elle vous mène au bord du précipice ; et bien qu’elle soit ailée, alors que vous ne l’êtes pas, et bien qu’elle en franchisse le bord, suivez-la. Car le néant est là où la Beauté n’est pas. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 786

2008

« Être sage, c’est être volé, trompé, abusé, mais encore fourvoyé, piégé puis bafoué ; mais malgré tout, regarder du haut de votre plus grand moi et sourire. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 786

2008

« Si une seule de vos fenêtres est ouverte à l’est, vous ne serez jamais vides. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 786

2008

« Même quand nous serons séparés par les mers et les vastes terres, nous resterons des compagnons dans notre voyage jusqu’à la Montagne Sacrée. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 790L’âme est une fleur délicate exposée au vent de la destinée. Les brises du matin la secouent et les gouttes de rosée lui ploie le cou. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 6

2008

« Ô mer de délicatesse et de bonté, c’est à tes vagues que nous accordons nos âmes, et dans tes profondeurs que nous déposons nos cœurs, emporte-les donc au-delà de la matière et montre-nous ce que recèlent les mondes de l’invisible. »
K. Gibran Œuvres complètes, p. 14

2008

« Proclame, ô univers ! la grandeur de ceux qui diffusèrent dans les cieux  leurs souffles, remplirent l’air de subtils esprits et apprirent à l’homme à voir avec son ouïe et à entendre avec son cœur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, 14

2008

« Les rêves et les sentiments perdurent autant que perdure l’esprit universel, éternel. Il est des moments où ils disparaissent et d’autres où ils sommeillent, semblables au soleil à la tombée de la nuit, et à la lune à l’approche du matin. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 20

2008
« La vérité est pareille aux étoiles qui ne sont visibles que derrière l’obscurité de la nuit. Elle est comme toute chose belle dans ce monde qui ne révèle ses attraits qu’à ceux qui ont souffert de la fausseté. La vérité est ce sentiment secret qui nous apprend à nous réjouir de nos jours et à souhaiter cette même joie pour tout le monde. »          K. Gibran
Œuvres complètes, p. 87

2008

« Je souhaiterais que ma vie continue d’être larme et sourire : une larme qui purifie mon cœur et me fait saisir les secrets et les énigmes de la vie, et un sourire qui me rapproche de mes semblables et symbolise la gloire que je rends aux divinités. »
K. Gibran
Œuvres complètes, 167

2008

« Cette vie est un paradis dont la porte est le cœur humain. »

K. Gibran
Œuvres complètes, 171

2008

« Il n’est de rose qui se laisse cueillir sans que ses épines fassent saigner les doigts. »

K. Gibran
Œuvres complètes, 171

2008

« L’éther porte tout sourire et tout soupir qui émanent de nos cœurs et garde l’écho de tout baiser dont la source est l’amour. Et les anges comptent toute larme que la tristesse verse de nos prunelles et répètent à l’oreille des esprits qui planent dans l’espace de l’infini toute mélodie que la joie extrait de nos cœurs. » K. Gibran
Œuvres complètes, p. 182

2008

« Les efforts dont nous ne sommes pas récompensés à présent continueront à vivre avec nous et proclameront notre gloire. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 182

2008

«  Les malheurs que nous endurons aujourd’hui seront des couronnes de laurier pour nos lendemains. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 182

2008

« J’ai bâti un temple entre mes côtes au nom de l’amour et Dieu l’a consacré si bien qu’il est protégé contre toutes forces. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 183

2008

« Comme la fleur prend de la terre son parfum et sa vie, l’âme tire de la matière et de ses torts une force et une sagesse. »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 183

2008

« L’éternité ne garde que l’amour, car l’amour lui ressemble. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 184

2008

« Où sont donc les vastes plaines ? où sont les ruisseaux chantants ? Où est l’air pur ? Où est la gloire de la nature ? Où est mon souffle divin ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 187

2008

« La lanterne de la sagesse s’étiole, alors arrosez-la d’huile. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 188

2008

« La lumière chercherait-elle à se mêler à l’obscurité ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 189

2008
« N’aie pas peur, mon enfant, par-delà la neige qui tombe, les nuages qui s’amoncellent et le vent qui se déchaîne, il est un Esprit universel qui connaît les besoins des champs et des collines. Derrière toute chose, il est une force qui regarde la médiocrité de l’homme d’un œil de pitié et de compassion. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 190
2008

« La fleur ne revient à la vie que par la mort et l’amour ne se révèlera grand qu’après la séparation. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 192

2008

« Avance et ne t’arrête point. Aller de l’avant, c’est aller vers la perfection. Marche et n’aie pas peur des épines sur le chemin, car elles ne rejettent que le sang impur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 195

2008

« L’homme ignore de quelle manière l’âme se libère de la servitude de la matière tant qu’elle ne s’est pas libérée. De même qu’il ignore comment les fleurs sourient tant que le soleil ne s’est pas levé. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 196

2008

« L’âme, par sa sagesse, peut cueillir des figues sur un roncier et le cœur, par son amour, peut tirer de la lumière des ténèbres. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 197

2008

« Le grand amour fait de mon cœur un autel pur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 197

2008

« La vie nous porte d’un lieu à l’autre et le destin nous mène d’un milieu à l’autre, mais nous ne voyons que les pierres d’achoppement qui se dressent sur le chemin et nous n’entendons que le bruit qui nous effraie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 198
2008

« Combien nous aimons la vie, mais combien nous sommes éloignés de la vraie vie ! »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 199

2008

« Ne désespérez pas, car au-delà des injustices de ce monde, au-delà de la matière, au-delà des nuages, au-delà de l’éther et de toutes choses, il est une force qui est justice, compassion, tendresse et amour. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 199

2008

« Vous êtes comme des arbres nus croulant sous les neiges de l’hiver : le printemps va bientôt venir et vous couvrir d’un feuillage vert et tendre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 200

2008

« Tu sais, à présent, que la vie n’est pas une poursuite du vent et que rien sous le soleil n’est vanité, mais que tout chemine et continuera à cheminer vers la vérité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 205

2008

« Celui qui ne passe pas sa vie dans les théâtres des rêves est esclave de la vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 209

2008

« Le soleil se lève, le rossignol et le moineau chantent, le myrte et la giroflée exhalent leurs senteurs ; moi, je veux me libérer des limbes du sommeil pour marcher avec les agneaux blancs. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 209

2008

« Les épreuves m’ont rendu clairvoyant, les larmes ont poli ma vision et la tristesse m’a appris le langage des cœurs. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 209

2008

« Ah ! que l’amour est grand et que je suis petit ! »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 211

2008

« Il faut chercher le bonheur dans le sacro-saint de l’âme et point ailleurs. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 215

2008

« Pleurer c’est prier, et les larmes de la pitié sont comme la charité, elles ne sont pas versées en vain lorsqu’elles émanent d’une âme pleine de vie et de sensibilité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 218

2008

« Par-delà l’existence, il est une sagesse sempiternelle qui, à partir des catastrophes et des fléaux, crée des bienfaits que nous ne pouvons pas voir dans l’immédiat. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 221
2008

« L’indigence qui te condamne à la misère est celle-là même qui t’inspire le sens de la justice et t’insuffle la compréhension de l’essence de la vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 224

2008

« Les malheurs que tu subis sont la force qui illumine le cœur et qui élève l’âme depuis les bas-fonds de la dérision jusqu’au haut de l’échelle de la considération. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 224
2008

« Le chagrin que tu as enduré, toi le triste, se métamorphosera en joie par la volonté du Ciel. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 225

2008

« Regarde comme le soleil point du cœur des ténèbres. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 229

2008
« Cet immense amour qui est blotti dans l’étable isolée de ma poitrine, ce merveilleux amour enveloppé dans les langes du sentiment, ce tendre nouveau-né appuyé sur la poitrine de l’âme a transformé la tristesse en allégresse dans mon for intérieur, le désespoir en gloire et la solitude en félicité. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 236
2008

« Entends-tu, toi qui es vie pour celui qui entend ? »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 241

2008

« Qui pourrait unir le fracas de la mer au gazouillement d’un rossignol, les tempêtes au soupir d’un enfant ? Quel être humain peut déclamer le chant des dieux ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 247
2008

« L’amour véritable se reconnaît par la veille. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 248

2008

« La force sème au fond de mon cœur et moi, je moissonne et rassemble les épis pour les offrir en brassée aux affamés. L’Esprit vivifie ce petit cep de vigne et moi, je presse ses grappes pour donner à boire aux assoiffés. Le ciel emplit cette lampe d’huile et moi, je l’allume et la pose sur la fenêtre pour éclairer la route aux passants dans l’obscurité de la nuit. J’accomplis ces actes car je vis grâce à eux. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 252
2008

« J’ai compris que la matière tue l’homme sans le faire souffrir et que par la souffrance l’amour le fait vivre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 252

2008

« L’humanité est l’esprit de la divinité sur terre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 253

2008

« Il est en moi un ami qui me console à chaque fois que les malheurs m’accablent et les revers de la vie m’affligent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 257

2008

« La vie fuse du plus profond de l’homme et non point de ce qui l’entoure. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 257

2008

« Je suis venu afin d’être, pour tous les autres et à travers eux. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 257

2008

« Vous et moi sommes passionnés par l’écorce du moi et les superficialités du vous ; c’est pour cela que nous n’apercevons pas ce que l’esprit a celé dans le moi ni ce qu’il a enfoui dans le vous. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 379
2008

« Ce que nous voyons de nos propres yeux n’est autre qu’un nuage qui dissimule ce qu’il faudrait que nous percevions par notre vue intérieure, et ce que nous écoutons de nos oreilles n’est autre qu’un tintement qui perturbe ce qu’il faudrait saisir par nos cœurs. »
K. Gibran  Œuvres complètes, p. 380

2008

« L’enthousiasme est un volcan ; autour de son cratère l’herbe du doute ne pousse guère. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 385

2008

« Le savoir fait germer tes propres graines, mais il ne saurait semer des graines en toi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 385
2008

« L’art est un pas du connu apparent vers l’inconnu caché. »

K. Gibran  Œuvres complètes

2008

« Qu’es-tu, Terre, et qui es-tu ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 406

2008

« Marche dans la lumière de la vérité que ne sauraient point éteindre les vents. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 443

2008

« La mer, qui convie à elle toutes choses, me convie moi aussi et il faut que j’embarque. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 523
2008

« Quand l’amour vous interpelle, suivez-le. Même si ses chemins sont escarpés et raides. Et s’il vous enveloppe de ses ailes, abandonnez-vous à lui, même si le fil acéré de son pennage doit vous blesser. Et quand il vous parle, accordez-lui foi, lors même que sa voix casse vos rêves comme le vent du nord dévaste le jardin. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 526
2008

« Ne pense pas que tu puisses diriger le chemin de l’amour car c’est l’amour qui, s’il t’en trouve digne, dirigera ton chemin. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 527

2008

« Lorsque vous oeuvrez, vous accomplissez, du plus sublime rêve de la terre, une parcelle de cela que vous aviez reçu mission d’accomplir à la naissance même de ce rêve. Et, en union avec le travail, ce qu’en réalité vous aimez, c’est la vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 532
2008

« Or, agir avec amour, c’esT quoi ?
C’est insuffler de votre âme à tout ce que vous faîte, et c’est savoir que tous les morts bienheureux se dressent autour de vous et vous observent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 532

2008

« Le travail, c’est l’amour rendu visible. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 533

2008

« Plus la tristesse creuse profond dans votre être, plus s’ouvre en vous un espace pour la joie. La coupe qui contient votre vin n’est-elle pas celle qui passa par le four du potier ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 533

2008

« De même que vous faites retour en vos maisons le soir, de même il existe un retour pour l’errant qui est en vous, ce solitaire, cet éloigné incessant. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 534
2008

« N’oubliez pas que la terre se réjouit de toucher vos pieds nus et que les vents aspirent à jouer dans vos cheveux. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 536

2008

« Beaucoup de votre souffrance a été par vous-mêmes choisi. C’est le remède amer adopté par le médecin qui est en vous pour soigner votre moi malade. Ayez foi en ce médecin et buvez son remède en silence, paisiblement : parce que sa main, fût-elle dure et pesante, est guidée par la main bienveillante de l’Invisible. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 543
2008

« C’est dans la rosée des choses petites que le cœur trouve sa matinée et se ravive. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 545

2008

« Quand vous rencontrez votre ami au bord d’une route ou sur la place du marché, laissez l’âme en vous animer vos lèvres et inspirer votre langue, et que la voix qui est à l’intérieur de votre voix parle à l’écoute de son écoute. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 546

2008

« Lorsque vous priez, vous vous élevez jusqu’à rencontrer dans l’espace ceux qui prient en même temps que vous et que vous ne rencontrez que dans la prière. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 549
2008

« Si vous prêtiez l’oreille à la sérénité de la nuit, vous l’entendriez dire en silence : Notre Dieu, toi qui es notre moi ailé, c’est Ta volonté en nous qui veut, c’est ton désir en nous qui désire, et c’est Ta force en nous qui transforme nos nuits. »
K. Gibran  Œuvres complètes, p. 549
2008

« Votre corps n’est que la harpe de votre âme, et c’est à vous qu’il revient d’en tirer accord mélodieux ou sons désaccordés. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 551

2008

« La beauté c’est la vie quand la vie dévoile la sainteté de son visage. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 552

2008

« Toutes vos heures sont des ailes qui battent l’air entre un moi et un autre moi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 553

2008

« Votre vie quotidienne est votre sanctuaire et votre religion. Chaque fois que vous y pénétrez, prenez avec vous tout ce qui est vous. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 553

2008

« Ayez foi en vos rêves car en eux se cache la porte de l’éternité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 554

2008

« Puis qu’est-ce donc que mourir sinon se dresser nu dans le vent et s’abîmer dans le soleil ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 554

2008

« C’est dans l’homme vaste que tu es vaste. »

K. Gibran
Œuvres complètes

2008

« Le printemps qui repose en toi sourit dans son sommeil, guère assombri. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 556

2008

« Ce qui paraît en vous le plus faible et le plus indécis est ce qu’il y a en vous de plus fort et de plus décidé. N’est-ce pas votre souffle qui a dressé l’armature de vos os et qui leur a donné solidité ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 559

2008

« Une perle est un temple édifié par la souffrance autour d’un grain de sable. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 566

2008

« Le souvenir est une forme de rencontre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 567

2008

« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 567

2008

« Tu es aveugle et je suis sourd-muet, que nos mains se touchent alors et que la compréhension soit. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 568

2008

« La signification de l’homme ne réside pas en ce qu’il atteint, mais plutôt en ce qu’il brûle d’atteindre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 569
2008

« Lorsque tu désires ardemment des bénédictions sans pouvoir les désigner et que tu éprouves de la peine sans en connaître la raison, c’est qu’en vérité tu grandis avec tout ce qui grandit et que tu t’élèves vers ton plus grand moi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 570

2008

« Toute graine est un désir ardent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 571

2008

« Si tu ouvres grand les yeux et que tu regardes,
tu verras ton image dans toutes les images.
Et si tu tends bien l’oreille et que tu écoutes,
Tu entendras ta propre voix dans toutes les voix. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 571

2008

« Volontiers je marcherais avec tous ceux qui marchent. Je ne resterais point immobile à regarder passer la procession. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 572

2008

« Tout dragon engendre un saint Georges qui le terrasse. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 572
2008

« Les mots sont éternels. Tu devrais les dire ou les écrire avec la conscience de leur éternité. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 573

2008

« Comment pourras-tu chanter, si ta bouche est pleine de nourriture ? Comment pourras-tu lever la main pour bénir, si elle est pleine d’or ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 574

2008

« Ton autre moi a toujours de la peine pour toi. Mais ton autre moi se nourrit de cette peine ; alors tout va pour le mieux. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 575
2008

« Il n’y a point de lutte entre l’âme et le corps, si ce n’est dans l’esprit de ceux qui ont l’âme endormie et le corps désaccordé. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 575
2008

« Lorsque tu auras atteint le cœur de la vie, certes tu trouveras de la beauté en toutes choses, même dans les yeux qui sont aveugles à la beauté. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 575
2008

« Sème une graine et la terre te donnera une fleur. Elève haut ton rêve et le ciel t’amènera ton être aimé. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 576

2008

« Ton plus bel habit est tissé par autrui. Ton mets le plus savoureux est celui que tu manges à la table d’autrui. Ton lit le plus confortable se trouve dans la maison d’autrui. Dis-moi, à présent, comment peux-tu te distinguer de lui ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 577

2008

« Tu ne vois que ton ombre lorsque tu tournes le dos au soleil. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 578

2008

« Nous sommes tous des mendiants à la porte du temple et chacun de nous reçoit sa part de la générosité du Roi lorsqu’il entre dans le temple et lorsqu’il en sort. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 578
2008

« Le pain que tu possèdes est à moitié à autrui, et tu dois en garder encore un petit morceau pour l’hôte imprévu. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 578

2008

« Qui peut mettre le doigt sur ce qui dissocie le bien du mal peut toucher le pan même de l’habit de Dieu. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 579

2008

« Si ton cœur est un volcan, t’attends-tu à voir des fleurs s’épanouir dans tes mains ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 579

2008

« J’ai souvent haï pour me défendre ; si j’avais été plus fort, je n’aurais pas eu recours à une telle arme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 581

2008

« La vie est une procession. Celui qui marche lentement la trouve trop rapide et la quitte. Et celui qui marche vite la trouve trop lente, et lui aussi la quitte. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 582

2008

« En vérité, autrui est ton moi le plus sensible auquel il a été donné un autre corps. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 583

2008

« Tu ne peux juger un homme qu’avec ce que tu sais de lui, mais combien infime est ce que tu en sais. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 584

2008

« La solitude est une tempête silencieuse qui arrache toutes nos branches mortes. Et pourtant, elle enfonce nos racines plus profondément dans le cœur vivant de la terre vivante. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 585

2008

« Il se peut que les funérailles chez les hommes soient fiançailles chez les anges. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 586

2008

« Je suis la flamme et je suis le buisson tout sec ; ainsi une partie de moi consume l’autre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 587

2008

« Nous cherchons tous à atteindre le sommet de la Montagne sainte ; mais notre chemin ne sera-t-il pas plus court, si nous considérons le passé comme une carte et non comme un guide ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 588

2008

« Creuse la terre n’importe où, et tu trouveras un trésor ; mais tu dois creuser avec la foi du paysan. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 588

2008

« Je dis à la Vie : J’aimerais entendre parler la Mort. Alors la Vie éleva légèrement la voix et dit : Tu l’entends maintenant. »

K. Gibran  Œuvres complètes, p. 589

2008

« C’est seulement en allant à la rencontre de tous les hommes que j’apprendrai à me connaître moi-même. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 590

2008

« Celui qui écoute la vérité n’a pas moins de mérite que celui qui la dit. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 591

2008

« Nous choisissons nos joies et nos peines bien avant de les éprouver. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 591

2008

« La tristesse n’est qu’un mur entre deux jardins. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 592

2008

« Il doit y avoir quelque chose d’étrangement sacré dans le sel. Il est à la fois dans nos larmes et dans la mer. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 596

2008

« À ta place, je n’imputerais pas la faute à la mer qui est à marée basse. Le navire est bon et notre capitaine compétent ; c’est toi qui as des haut-le-cœur. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 597

2008

« Si tu t’asseyais sur un nuage, tu ne verrais pas la ligne frontière entre un pays et un autre, ni la pierre de bornage entre une ferme et une autre. Il est regrettable que tu ne puisses t’asseoir sur un nuage. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 597
2008

« Toi le Crucifié, Tu es crucifié sur mon cœur ; et les clous qui transpercent Tes mains percent mon flanc. Et demain, l’étranger qui passera près de ce Golgotha ne saura pas que nous fûmes deux à saigner en ce lieu. Il n’y verra que le sang d’un seul homme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 598
2008

« Tu as peut-être entendu parler de la Montagne sacrée. C’est la plus haute montagne de notre monde. Si tu atteignais le sommet, tu n’aurais plus qu’un seul désir, celui de descendre pour rejoindre ceux qui vivent dans la vallée la plus profonde. C’est pourquoi on l’appelle la Montagne sacrée. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 599
2008

« Toutes les pensées que j’ai emprisonnées en les exprimant, force m’est de les libérer par mes actes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 599

2008

« Mon royaume se trouve là où deux ou trois d’entre vous se rencontreront dans l’amour et en admiration devant la beauté de la vie, ainsi que dans la gaieté et en souvenir de moi. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 605
2008

« Seuls les arbres chargés de fruits sont secoués ou lapidés pour nourrir les hommes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 622

2008

« Ne vous préoccupez pas du lendemain, mais contemplez plutôt le jour présent, car à chaque jour suffit son propre miracle. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 623
2008
« Le Christ, celui qui fut dans l’ancien des jours, est la flamme de Dieu qui habite l’esprit de l’homme. Il est le souffle de la vie qui nous visite et se donne un corps à l’image du nôtre. Il est la volonté du Seigneur. Il est le Verbe premier qui désire parler par notre voix et vivre dans notre ouïe afin que nous fassions attention et que nous comprenions. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 624
2008

« Dans mon cœur habite Jésus de Galilée, l’homme supérieur à tous les hommes, le poète qui fait de nous tous des poètes, l’esprit qui frappe à notre porte pour nous réveiller, nous lever et sortir à la rencontre de la vérité nue. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 625

2008

« Oui, comment reconnaîtrai-je la main de Dieu ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 627

2008

« Puissiez-vous chercher le Père comme un ruisseau cherche la mer. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 630

2008

« Lorsque Jésus parlait, il parlait aux anges à qui nous confiions nos rêves avant que le limon en nous ne s’endurcît au soleil. Et son discours continue à dormir paisiblement dans nos cœurs comme une chanson d’amour à moitié oubliée, et parfois il se fraye un chemin de flammes jusqu’à notre mémoire. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 638
2008

« Le mort en moi enterra leurs morts ; et le vivant vivra pour le Roi Oint, celui-là même qui fut le Fils de l’homme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 641

2008
« Peut-être la cécité n’est-elle qu’une pensée obscure qui peut être vaincue par une pensée lumineuse. Peut-être la paralysie d’un membre n’est-elle qu’une indolence qu’on peut réveiller par l’énergie. Et il se peut que les démons, ces éléments turbulents dans notre vie, soient chassés par les anges de la paix et de la sérénité. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 650
2008

« Si notre Dieu accorda à la terre l’art de couver la graine, alors que la graine semble être morte, pourquoi n’accorderait-Il pas à un cœur humain le pouvoir de souffler la vie dans un autre cœur, même un cœur apparemment mort ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 650
2008
« En vérité, nous regardons, mais nous ne voyons pas ; nous écoutons, mais nous n’entendons pas ; nous mangeons et buvons, mais nous ne savourons pas. Et c’est là que réside la différence entre Jésus de Nazareth et nous. Ses sens étaient constamment renouvelés, et pour lui le monde était toujours un nouveau monde. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 651
2008

« Je ne me soucie pas de ce qui peut m’arriver demain, car je sais que Jésus a remué mon sommeil et a fait de mes rêves lointains mes camarades et mes compagnons de route. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 654
2008

« Qui sait ? Il se peut que je vienne. Il y a de fortes chances que je vienne si ton cœur est un autel dans ton temple. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 659

2008

« Les oiseaux des airs et les cimes des montagnes ne se soucient pas des serpents dans leurs trous obscurs. Soyez vous-mêmes parmi les vivants et volez haut. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 662

2008

« Quel homme, faisant face au monde en armes, ne préférerait-il pas être vaincu en son présent afin de conquérir les temps ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 663

2008

« Il est bon de connaître la jeunesse de la vie. Il est bon de connaître sa joie chantante. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 664

2008

« Il vient comme un ange blanc avec des ailes ; et avec sa grâce, il apaise ma terreur des ténèbres. Et il m’élève jusqu’à des rêves encore plus lointains. »

K. Gibran
Œuvres complètes

2008
« Dans chaque aspect du jour, Jésus était conscient du Père. Il Le contemplait dans les nuages et dans les ombres des nuages qui passent à fleur de la terre. Il voyait le visage du Père reflété dans les lacs tranquilles ainsi que les légères traces de Ses pas sur le sable ; et souvent il fermait les yeux pour plonger son regard dans les Yeux sacrés. La nuit lui parlait avec la voix du Père et, dans sa solitude, il entendait l’ange du Seigneur l’appeler. Et quand il dormait, il entendait le chuchotement des cieux dans ses rêves. »                K. Gibran
Œuvres complètes, p. 669

2008

« La raison pèse et mesure, mais c’est l’esprit qui atteint le cœur de la vie et embrasse le secret ; et la semence de l’esprit est immortelle. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 670
2008

« Le vent peut souffler puis il tombe, et la mer peut se déchaîner puis elle se lasse. Mais le cœur de la vie est une sphère quiète et sereine, et l’étoile qui y brille est fixée à tout jamais. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 670
2008

« Frères d’un jour non encore arrivé, ces murs s’écrouleront, et de leurs pierres surgiront d’autres formes qui seront façonnées par Celui dont le maillet est lumière et dont le burin est vent, et vous serez libres dans la liberté de mon jour nouveau. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 675
2008

« Rappelez-vous ceci : un voleur est un homme en proie au besoin, un menteur est un homme en proie à la peur ; le chasseur qui est poursuivi par le gardien de votre nuit est aussi traqué par le gardien de ses propres ténèbres. Je voudrais que vous ayez pitié d’eux tous. S’ils frappent à votre porte, ne manquez pas de leur ouvrir et de les inviter à votre table. Si vous les rejetez, vous ne serez innocents de rien de ce qu’ils ont commis. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 676
2008

« Seul celui qui a le pied ferme peut tendre la main à celui qui trébuche. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 677

2008

« Nous sommes tous le geste miraculeux de l’instant. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 679

2008

« Qu’est-ce que l’homme si ce n’est cet être qui ignore le repos et cherche à s’élever de la terre ? Qu’est-ce que l’homme, si ce n’est une aspiration qui vise les étoiles ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 683
2008
« Nous mourrons pour donner vie à la vie, de même que nos doigts tissent le fil pour des vêtements que nous ne porterons jamais. Et nous lançons nos filets pour des poissons que nous ne goûterons jamais. C’est pour cela que nous nous attristons, bien que dans tout cela se trouve notre joie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 686
2008

« J’ouvris alors les yeux et je vis son corps blanc suspendu contre le nuage ; ses paroles que j’avais entendues prirent forme en moi et je devins un homme nouveau. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 687
2008

« On n’a pas besoin de langage pour percevoir une colonne de lumière ou une montagne de cristal. Le cœur comprend ce que les lèvres ne peuvent jamais prononcer, ni les oreilles jamais entendre. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 688
2008

« Il y a de la paix dans ma peine et de la liberté dans mes larmes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 689

2008

« Où vas-tu, fleur de notre premier printemps, où vas-tu ? Ne nous reviendras-tu plus ? Ton jasmin ne nous rendra-t-il pas visite de nouveau,
Et ton cyclamen ne bordera-t-il plus notre route,
Pour nous dire que nous aussi avons nos racines profondes dans la terre,
Et que notre souffle incessant veut éternellement gravir le ciel ? »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 694

2008

« Où que vous m’appeliez, là je vous entendrai, et partout où votre esprit veut me chercher, là certes je serai. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 700

2008

« Il fut crucifié, et son sang renouvela le limon de la terre. Et je continue à vivre ; je vis du rayon de miel de sa douce vie. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 702

2008

« Vous ne savez pas que la terre a été donnée en mariage au soleil, et que c’est la terre qui nous envoie dans la montagne et le désert. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 706

2008

« Que celui qui veut la sagesse la cherche dans une renoncule ou une pincée d’argile rouge. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 772

2008

« La Vie chante dans nos silences et rêve dans notre sommeil. Même lorsque nous sommes vaincus et humiliés, la Vie trône dans les hauteurs. Et quand nous pleurons, la Vie sourit au jour, et elle reste libre quand bien même nous traînons nos chaînes. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 773
2008

« Lorsque le soleil de Son visage se lèvera par-dessus le très large horizon, quelle harmonie glacée refusera de se muer en mélodie fluide ? »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 776

2008

« Nous vivons aux dépens de l’un et de l’autre, selon la loi ancienne et éternelle. Vivons donc en affectueuse bonté. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 780

2008

« Mon ami, tout ce qui existe vit toujours aux dépens de tout ce qui existe ; et tout ce qui existe vit, dans la foi sans rivage, de la générosité du Très-Haut. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 780

2008

« Bien que les douleurs de la nuit en travail culminent en moi, l’aube naîtra à ma rencontre tout comme elle se lèvera à la rencontre des collines. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 781
2008

« Bois ta coupe seul et fais-le avec enthousiasme. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 781

2008

« Comme tu as maudit cette pierre parce que, dans ton aveuglement, tu as trébuché sur elle, tu maudiras aussi bien une étoile, si ta tête venait à en rencontrer une dans le ciel. Mais le jour viendra où tu rassembleras pierres et étoiles comme l’enfant cueille le lys dans la vallée , et tu sauras alors que toutes ces choses sont vivantes et parfumées. »
K. Gibran  Œuvres complètes, p. 782

2008

« Vous pourriez, en imagination, vous élever jusqu’aux nuages, et vous estimeriez avoir atteint une haute altitude ; vous pourriez survoler la vaste mer, et vous prétendriez avoir parcouru une large distance. Mais je vous le dis, quand vous plantez une graine dans la terre, vous vous élevez plus haut encore ; et lorsque vous saluez votre voisin, au nom de la beauté du matin, vous traversez une mer plus vaste encore. »
K. Gibran
Œuvres complètes, p. 783

2008

« Seul celui qui est dénué d’artifices chevauche le vent. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 784

2008

« Vous descendrez plus profond que vos paroles, mais encore plus profond que tous les sons, jusqu’au cœur même de la terre, et là vous serez seuls avec Celui qui se promène aussi sur la Voie Lactée. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 785

2008

« Être sage, c’est suivre la Beauté, même si elle vous mène au bord du précipice ; et bien qu’elle soit ailée, alors que vous ne l’êtes pas, et bien qu’elle en franchisse le bord, suivez-la. Car le néant est là où la Beauté n’est pas. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 786

2008

« Être sage, c’est être volé, trompé, abusé, mais encore fourvoyé, piégé puis bafoué ; mais malgré tout, regarder du haut de votre plus grand moi et sourire. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 786

2008

« Si une seule de vos fenêtres est ouverte à l’est, vous ne serez jamais vides. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 786

2008

« Même quand nous serons séparés par les mers et les vastes terres, nous resterons des compagnons dans notre voyage jusqu’à la Montagne Sacrée. »

K. Gibran
Œuvres complètes, p. 790

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